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anvil mac lipton

anvil mac lipton

Ingénieur spécialisé dans le développement en langage Ada et le trafic Aérien, je suis aussi médiéviste, cuisinier amateur, joueur de diplomatie (« diplomacy », le jeu de plateau) et lecteur boulimique.
J’estime néanmoins que le champ d’intérêt de chacun doit être le plus vaste possible, et j’essaie donc d’aller voir « de l’autre côté de la barrière ».

Au point de vue de mon comportement, je suis abrupt et direct, on peut me considérer comme un « barbare cultivé », c’est à dire que je tape fort, vite, mais que je sais quand même faire des longues phrases.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/01/2008
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
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Ses articles classés par : ordre chronologique




Derniers commentaires



  • anvil mac lipton anvil mac lipton 27 février 2008 14:31

    Monsieur ou madame Zalka,

    Discréditer monsieur ou madame Black Ader au prétexte que par ailleurs il ou elle a des opinions contestables et condamnables n’est pas une manière de débattre.

    Il se trouve qu’à l’exception de la première phrase de son commentaire - qui n’a rien de raciste ou d’injurieux - le reste de son commentaire, même si on peut être en désaccord, est pertinent.

    De fait donc, répéeter sur plusieurs sujets le message que monsieur ou madame Black Ader a posté n’est pas une bonne chose :
     - d’une part, vous diffusez son message largement plus que lui (qu’on en parle en bien, qu’on en parle en mal, l’essentiel est qu’on en parle, c’est le principe de la publicité)
     - d’autre part vous faites de l’obstruction aud ébat.

    Sans vouloir être un donneur de leçon, c’est l’essence même de la démocratie, ou de la liberté de parole que de ne pas tenir rigueur des opinions sur un sujet donné lorsqu’on parle d’un sujet qui n’a rien de commun.

    Concernant l’article de monsieur Dugué, il n’apporte hélas rien, et ne fait que surfer sur un ensemble de données accessibles àtous, même si, comme d’habitude, il est bien écrit, et son titre ravageur(1). Cet article est certes suffisant(2), mais est il bien nécessaire ?

     

    __

    (1) Rien que le titre mérite le vote plus que je viens de lui apporter, et sa lecture.
    (2) suffisant dans tous les sens du terme, principalement le sens mathématique initialement, mais je n’ai pu m’empêcher de faire le bon mot, état par là moi-même suffisant. Pardon...



  • anvil mac lipton anvil mac lipton 27 février 2008 10:28

    D’un autre côté, Poutine a été élu au suffrage universel, et Medvedev le sera. Pourtant, qui peut nier la réelle implication de ces deux personnes dans des entreprises pour le moins frauduleuse, ou la concentration des richesses russes aux mains d’un groupe centré sur Poutine, le "groupe de Saitn Petersbourg", mélange de notable de cette ville, et de responsables de l’ancien KGB ?

    D’autre part, Silvio Berlusconni a aussi été élu à deux reprise, pourtant, il n’est plus à démontrer qu’il a utilisé et instrumentalisé le gouvernement italien qu’il dirigeait pour se protéger et pour favoriser directement ses affaires. Sans compter ses liens avec la mafia, ses très forts liens avec les partis d’extrême droite italiens - fascistes pour certains (1) (Alexandra Mussolini, la "fille de"...).

    Enfin, l’exemple de Georges Bush aux Etats-Unis (même si des doutes restent sur la validité des élections, passons ...), qui a favorisé clairement les entreprises "amies" de sa famille, au mépris même des vies américaines (Halliburton, ça vous dit quelque chose ?) enfonce le clou.

    De manière générale, certes, la démocratie et le suffrage universel protègent assez bien des dérives tant "facistes" (1) que clientélistes ou délinquantes. Mais l’utilisation des liens avec les médias permet de circonvenir dans une certaine mesure cet usage de la démocratie et du suffrage universel(2). D’ailleurs, lorsqu’on est attaché au suffrage universel, on ne peut qu’être opposé à la façon dont a été voté le traité de Lisbonne en France, même si on est pour le traité : il y a des moyens qui discréditent la fin.

     

    _______________

    (1) => monsieur Lerma, je remarque que vous utilisez de plus en plus souvent ce mot, sans visiblement en comprendre la portée ni la signification, ou alors en l’utilisant de manière à discréditer vos "adversaires" en les comparant aux sombres heures de l’histoire du XXème siècle. C’est un procédé méprisable et inutile dans le cadre de débats argumentés, et s’il faut reconnaître que certaines de vos interventions justifiées sont "masquées - mais pas toute, certaines sont à juste titre conservées - c’est bien à cause de votre propension à l’invective et à la caricature même d’un discours dont même les plus durs des politiciens n’usent plus.

    (2) => Notez que dans la plupart des cas, c’est dans les partis de droite que naissent de telles dérives (on aurait pu parler du Japon aussi, ou d’autres pays...). Mais les partis de gauche ne sont certainement pas exempts de tels travers, la seule limitation est que dans les pays occidentaux et démocratiques - dont nous parlons ici - le vote majoritaire est plutôt de droite, et que les "puissances de l’argent" sont aussi à droite. il est plus difficile pour un homme politique de gauche de fédérer des puissances médiatiques et financières permettant de telles dérives. Plus difficile, pas impossible.



  • anvil mac lipton anvil mac lipton 26 février 2008 18:36

    Cet article, intéressant bien que partisan (mais un esprit partisan assumé et somme toute pas trop envahissant) a un défaut majeur à mes yeux :

    Il traite le sujet de l’exterieur, de la France douillette et confortable (de moins en moins), où on va juger les candidats démocrates (le soutien religieux extrémiste de la plupart des candidats républicains horrifie en général les français qui, même pour les plus calotins, ont été formés par une école laïque, et savent les bienfaits qu’on a à vivre dans un pays laïque).

    Il est clair qu’en tant que non étatsunien, je préfère largement voir Obama, voire Mac Cain élu qu’Hillary Clinton. Les deux précédents ont le mérite de se positionner la plupart du temps contre la guerre, pour le dialogue, contre un interventionnisme unilatéral des Etats-Unis d’Amérique.

    Mais pour qui voterions nous si nous étions étatsuniens ? Là se trouve une vraie question... Même parmi les soutiens "français" à Barack Obama, il y a fort à parier que certains voteraient pour Mac Cain, voire pour Huckabee, car ils défendent largement plus une vision de l’économie "de droite" (certes, le parti Démocrate n’est pas franchement à gauche, mais Clinton ou Edwards donnent tout de même beaucoup plus dans l’esprit d’un parti socialiste français que dans le tatchérisme militant).

    Personnellement, et contrairement à l’auteur de l’article, je voterai Clinton. Pas pour ses positions internationales, pas pour son "experience" du pouvoir, pas pour ses soutiens médiatiques ou financiers. Non, je voterai pour Hillary Clinton si j’étais étatsuniens pour une raison capitale : la première dans la campagne - et de fait depuis très longtemps - elle veut revenir vers une conception "à la française" de la sécurité sociale, où la solidarité doit jouer un rôle moteur, et où tout le monde bénéficie d’une couverture sociale (chômage, maladie, vieillesse). Certes, c’est à partir du champ de ruines laissé par Reagan et Bush (le père), pas assez redressé par Clinton (le mari), et dont le démantelement a été continué par Bush (le fils), mais elle parle tout de même d’un sujet qui intéresse directement la vie quotidienne des étatsuniens, loin des envolées lyriques sur le rôle international, le commerce extérieur ou les réductions d’impôts aux riches.

    Car, aux Etats-Unis comme ailleurs, la grande masse de l’électoirat, ce sont les classes moyennes, qui aspirent à plus d’argent, moins de travail, et ... plus de sécurité (physique, financière et médicale).

    Les mêmes causes ayant les mêmes effets, on a voté en France pour Nicolas Sarkozy qui nous a promis plus d’argent (le "pouvoir d’achat") en nous disant qu’il ne toucherait pas - ou si peu - à notre sécurité médicale, tout en augmentant encore notre sécurité physique. On voit le résultat, décevant - mais cohérent avec le passé de sinistre de l’économie, ou de premier flic de France de notre président, mais l’important, ce sont les raisons pour lesquelles il a été élu, en séduisant la classe moyenne. Aux Etats-Unis, il parait logique que la campagne, une fois portée sur ce terrain - une première depuis fort longtemps outre-Atlantique - donne unr ésultat similaire en promouvant le candidat qui sera ou bien le plus démagogique, ou bien le plus sincère et paraissant le plus compétent pour les questions qui touchent au coeur des préoccupations de la classe moyenne.

    Et sur ce plan, c’est Hillary qui me parait la mieux armée, la plus sincère ET la première à avoir abordé ce sujet, ce qui est naturel compte tenu de son positionnement, le plus à gauche des candidats encore en lice.

    Et Ralph Nader ? J’avoue ne pas savoir...

     

    En Résumé, si j’étais étatsunien, je serai démocrate, et je choisirai Hillary. Pour ses meilleures positions, mais hélas en subissant ses pires.



  • anvil mac lipton anvil mac lipton 14 janvier 2008 17:02

    Oui, dire que tous les délinquants, ou même la majorité, ou même une grande partie, sont des magrhébins est du racisme.

    Pire, c’est même faux, car vous ne parlez que de la délinquance médiatisée.

    Vous oubliez que, par construction de la communauté magrhébine en France, les différentes politiques ont constitué des conditions sociales (et non culturelles) propices à la délinquance. La getthoïsation n’a jamais permis que l’éclosion de la criminalité, et ce sont bien dans les couches pauvres de la population que la criminalité nait.

    D’ailleurs, lorsqu’on étudie les archives de la Police Nationale, la majorité des actes de délinquance "visible" (i.e. vols à l’étalage, viols déclarés, meurtres), toutes périodes confondues, on observe nettement qu’indépendamment de la période (donc même lorsque la population non "française de souche" était marginale en nombre et en taux), ce sont les pauvres qui commettaient les délits. (mais bien sur, tout ce qui est du ressort de la délinquance "masquée" - fraudes comptables, exploitation, travail clandestin, relations exuelles forcées avec un lien du subordination, harcèlement, détournements de fonds, ... - était largemetn du ressort des "nantis", de la même manière inbdépendament de leur statut pré-français)

    Ainsi donc, si on voit plus souvent des magrhébins présentés dans les médias comme les "délinquants" c’est :

    - parcequ’on ne présente pas les actes de délinquances commis par des "blancs" (ce n’est pas vendeur de présenter un blond aux yeux bleus venant des cités qui a participé à une "tournante", ça contrarie le téléspéctateur raciste, lepéniste ou non, qui parle ensuite de "gauchisme", de "démagogie" ou "de cas particulier présenté comme une généralité")

    - parceque, comme ce sont les pauvres qui commettent les délits, et que, par construction, la proportion de pauvres chez les immigrés ou descendants d’immigrés (ceux qu’on a parqué dans des barres de béton bien loin du centre ville, pour ne pas choquer nos yeux, mais profiter quand même de leurs bras) est supérieure que dans la population totale, on a statistiquement plus de "chances" de voir quelqu’un ne présentant pas le phénotype du "français de souche" commettre un délit.

    - parce qu’il faut bien récupérer les voix et les sous des racistes aussi, et que les médias sont là pour ça.

    Il est intéressant de constater qu’avant la seconde guerre mondiale, et même juste après, les racistes jugeait que les espagnols, les italiens, et les portugais étaient tous des délinquants et des parasites venus profiter de la France et des français. Mais comme ils sont moins visibles, ça s’est tassé au bout d’une génération ou deux.

    Le seul tort réel des immigrés d’Afrique (du Nord ou non) ? Leur couleur qui dérange le raciste, persuadé que s’il ne réussi pas dans la vie, c’est à cause des autres, et non à cause de sa stupidité, de sa sclérose intellectuelle, de son incapacité à la tolérance, ou sa vision figée des choses.

    Le "père" sud-africain (blanc) de la greffe cardiaque a été sauvé par le don du coeur d’un noir. Les occidentaux vont chercher des enfants dans les pays de ceux là même qu’on ostracise, adultes, chez nous. La compatibilité d’un donneur n’est, de plus, pas du tout corrélée avec le taux de mélanine. Clairement, c’est bien d’un bouc émissaire dont on a besoin, et après les juifs du moyen-âge, les communistes de la fin du XIXème siècle, les européens du sud des trois premiers quarts du XXème siècle, les responsables de tous nos maux sont les vilains africains.

    Messieurs les racistes, chapeau.



  • anvil mac lipton anvil mac lipton 14 janvier 2008 16:41

    Jacques, vous ne vous aperceviez pas parce qu’ils étaient... blancs ?

    J’ai vécu la majeure partie de ma vie en dehors de la France métropolitaine, et même dans des pays ou la religion dominante était loin d’être judéo-chrétienne. Lorsque je suis revenu en France, ce qui m’a le plus frappé, c’est cet amalgame entre "arabes" et "jeunes des banlieues". De fait, ce n’est pas tant l’origine ethnique que l’origine sociale qui génère cette "mauvaise image".>

    Bizarrement, de plus, lorsqu’un français d’origine polonaise, tchèque ou un "étranger blanc" commet un délit, et que ce délit est médiatisé, on ne parle jamais de son origine. Mais combien ed fois a t’on entendu, ou lu "un français d’origine algérienne" ?

    Il n’y a pas de français "d’origine" quoi que ce soit. Il y a des citoyens de nationalité française ("les français"), des citoyens de nationalité étrangère ("les résidents"), et éventuellement, si on veut faire le distingo, des non-citoyens de nationalité étrangère ou indéterminée (les "clandestins"). Toutes les autres distinctions, fussent elles "bien pensantes", sont le reflet d’un racisme, même inconscient.

    Le "racisme positif", de même que la "discriminition positive", reste du racisme, et ce n’est pas parce qu’on s’en sert de prétexte pour aider "les pauvres étrangers" (eussent-ils acquis la nationalité française !) que c’en est moins du racisme.

    De même que la religion, l’origine "anté-française" n’a pas à être un critère de jugement de l’autre, sauf si cet autre le revendique (i.e. certains français - de nationalité - qui se définissent comme pied-noir, ou algérien, ou israélien avant de se définir comme français), et n’est même pas une information eprtinente.<br><br>Pour tous les racistes qui se sont exprimés, qu’ils soient des racistes "négatifs" (bouh, le vilain étranger) ou "positifs" (oh, le pauvre sous-home qu’il faut aider), dites vous bien que, plongé dans le même contexte social, ayant subi la même pauvreté et le même manque d’accès à l’éducation et à la culture, le "français de souche" ou le "gaulois" (comme j’ai pu le lire ici) adopte exactement le même comportement qu’un "français d’origine étrangère".<br>Lorsqu’on désire faire des "statistiques ethniques", lorsqu’on parle de l’origine des personnes pour classer les comportements, on créé un biais qui se retrouvera dans toute étude tirée des chiffres recueillis.

    Aux Etats-Unis, une étude sur le QI avait été menée, qui "prouvait" que les blancs étaient 10% plus intelligents que les noirs. Mais lorsqu’on a réalisé le dépouillement des résultats, on s’est aperçu qu’en fait, la plus forte corrélation en terme de réussite à ce test de QI provenait uniquement du niveau social des examinés. Et qu’à niveau social égal, les personnes issues de familles ayant un lourd historique de défavorisation (donc ceux ayant des antécédents familiaux de pauvreté) réussissaient mieux que ceux dont les familles avaient été dans des milieux plus favorisés avant.

    L’important, c’est d’essayer toutes les corrélations possibles, pas de se rattacher à celle qui conforte le plus nos opinions personnelles.

    Enfin, dire que l’autre représente le danger, que celui qui a une couleur ou une origine différente vaut plus, ou moins, qu’il a des comportemnts et/ou une dangerosité différentes relèvent simplement d’une posture idéologique consistant à diminuer les autres pour se valoriser soi-même. C’est d’ailleurs la base principale des arguments utilisés par les terroristes, les racistes et les représentants de commerce.

    PS : Notez que les antillais, lorsqu’ils viennent en France métropolitaine, sont aussi régulièrement en butte au "contrôle au faciès", et que beaucoup de "jeunes de banlieue" ont de la famille aux Antilles. Il ne s’agit donc clairement pas d’une question de "culture", de "tradition", ou "d’intégration", puisque les antillais sont français depuis le XVIIIème siècle, alors que les niçois - par exemple - ne le sont que depuis la fin du XIXème. Il s’agit avant tout de continuer la politique habituelle de dénigrement de l’autre pour protéger ses intérêts, de la même manière qu’on a considéré que les noirs n’avaient pas d’âme pour permettre l’esclavage et la traite des noirs.<br><br>Pour information, je suis blanc, et à l’exception d’une grand-mère espagnole, on pourrait me considérer comme un "français de souche", ou un "gaulois". Donc aucun ressenti de "vacu" ou "d’humiliation". Si ce n’est que lorsque je suis bronzé, on controle carrément plus souvent mes papiers d’identité (l’inconvénient d’une peau mate et d’une barbe noire...)

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