Travailler plus pour gagner plus ? La forme même des pyramides d'Egypte, nous enseigne que les ouvriers, et ce dès la plus haute antiquité, avaient développé une tendance naturelle à en faire de moins en moins.
Je me joins à ton soutien pour les mêmes raisons que celles qui t’animent. Et ne t’inquiète pas, il sera acquitté.
Depuis son arrestation et l’effet de manche du roi des flics de l’époque « Nous avons arrêté l’assassin du préfet Erignac », il n’y a eu aucune preuve apportée au dossier à charge. Etre idéaliste ou militer pour « A Cuncolta Naziunalista » ne constituent pas des crimes.
Stridi un so micca i fatti (les cris ne sont pas les faits). Il sera donc acquitté, si la justice est indépendante...
Attention aux amalgames, on fait le procès de Colonna, pas celui des indépendantistes.
D’ailleurs, il n’y a pratiquement plus d’indépendantistes en Corse. Il y a la mafia, la « brise de mer » et consorts. C’est comme partout et c’est à éradiquer, tout le monde est d’accord.
Les indépendantistes ont cédé la place aux autonomistes (la nuance est de taille), avec une jeune génération d’entrepreneurs qui est en train de prendre le pouvoir. Ces jeunes ont la plupart réussi « sur le continent » et reviennent dans leur île pour l’aider à sortir du marasme économique. Ils sont l’avenir des mouvements autonomistes Corses.
Et le procès de Colonna ? Simple ! En dépit des rodomontades, des déclarations tonitruantes et de la mise en scène du malheur (bien réel lui) de sa veuve, le dossier à charge est vide... Une cavale, pas de témoins, pas de preuve (ADN, empreintes, etc.), un coupable déclaré (Alessandri). Les avocats de Colonna auront beau jeu de démonter l’accusation, avec un non lieu prévisible dans l’affaire de l’assassinat du préfet Erignac (on trouvera à Colonna d’autres motifs pour le garder en prison).
Au fond, cette mise en scène est indigne car elle fait appel à l’émotion, au malheur des proches pour dresser les français les uns contre les autres, les continentaux contre les corses (en cas d’acquittement comme de condamnation). A une moindre échelle, c’est un peu le même système de demander aux étudiants non grévistes de s’opposer aux étudiants grévistes, aux usagers des transports de s’en prendre aux grévistes, etc...
Que devient la France quand l’état lui même n’est pas digne de sa fonction ? Que son chef ne sait prendre aucun recul et passe son temps à jeter de l’huile sur tous les feux, par tous les médias qu’il contrôle ?
Une république bananière ! Sauf qu’on n’a pas de bananes, pas de pétrole non plus, mais qu’on a Sarkozy !
@Lerma. J’admire votre foi mais permettez moi encore un exemple. Parmi d’autres. Récent (cet après midi).
26/10/2007 : Jean-Michel Charpin, DG de l’INSEE et réputé de gauche (il avait quand même été nommé pour 5 ans en 2003 par le gouvernement Raffarin) est débarqué sans préavis avant le terme de son mandat (une première à l’INSEE). Il s’était rendu coupable en 2004 de prises de bec concernant le calcul des prix à la consommation avec Michel-Edouard Leclerc et le ministre de l’Economie de l’époque... Nicolas sarkozy. Il avait plus récemment (janvier 2007) refusé de publier l’enquête annuelle sur le chômage, basée sur un nouveau « mode de calcul » plus favorable à l’action gouvernementale, alimentant ainsi les soupçons d’intervention politique sur la statistique nationale et la colère noire du candidat UMP.
Jean-Michel Charpin est remplacé par le « même pas statisticien » mais très souple Jean-Philippe Cotis.
12/11/2007 donc aujourd’hui : L’INSEE adopte le « nouveau mode de calcul » et publie une épatante enquête annuelle, claquant un formidable taux de chômage (8,1%) qui « confirme l’action du gouvernement » comme s’empresse de le souligner Madame Lagarde. Mieux, la décrue du chômage, initialement datée de fin 2005, est à présent repoussée à mi 2006, une date qui colle mieux avec l’idée présidentielle selon laquelle Villepin n’y est pour rien.
On apprend au passage que l’ancien mode de calcul était basé sur une « extrapolation fragile des données de l’ANPE » selon M Lollivier directeur des statistiques démographiques et sociales à l’INSEE. Bref, depuis des années on avait tout faux mais à présent on va dans le bon sens. Ouf ! Des années à s’étriper sur un chiffre fantaisiste.
Et demain ? Aurons nous la délicate surprise d’apprendre que 90% des métros circulaient lors de la grève du 14 novembre, que le prix de l’essence est passé sous la barre de 1 euro, que le pouvoir d’achat augmente régulièrement et que 98% des Français soutiennent l’action du président quand les 2% restants ne sont qu’une « extrapolation fragile » des lecteurs du Canard Enchaîné ?
C’est embêtant tout ça... Ces finesses, ces nuances subtiles... Lerma, j’admire votre foi ! Mais les nouveaux contours d’une presse et d’organismes (théoriquement) indépendants séparés des latrines présidentielles par une cloison chaque jour plus mince... Ce parfum préoccupant...Non ?
@Lerma. J’admire votre foi mais permettez moi encore un exemple. Parmi d’autres. Récent (cet après midi).
26/10/2007 : Jean-Michel Charpin, DG de l’INSEE et réputé de gauche (il avait quand même été nommé pour 5 ans en 2003 par le gouvernement Raffarin) est débarqué sans préavis avant le terme de son mandat (une première à l’INSEE). Il s’était rendu coupable en 2004 de prises de bec concernant le calcul des prix à la consommation avec Michel-Edouard Leclerc et le ministre de l’Economie de l’époque... Nicolas sarkozy. Il avait plus récemment (janvier 2007) refusé de publier l’enquête annuelle sur le chômage, basée sur un nouveau « mode de calcul » plus favorable à l’action gouvernementale, alimentant ainsi les soupçons d’intervention politique sur la statistique nationale et la colère noire du candidat UMP.
Jean-Michel Charpin est remplacé par le « même pas statisticien » mais très souple Jean-Philippe Cotis.
12/11/2007 donc aujourd’hui : L’INSEE adopte le « nouveau mode de calcul » et publie une épatante enquête annuelle, claquant un formidable taux de chômage (8,1%) qui « confirme l’action du gouvernement » comme s’empresse de le souligner Madame Lagarde. Mieux, la décrue du chômage, initialement datée de fin 2005, est à présent repoussée à mi 2006, une date qui colle mieux avec l’idée présidentielle selon laquelle Villepin n’y est pour rien.
On apprend au passage que l’ancien mode de calcul était basé sur une « extrapolation fragile des données de l’ANPE » selon M Lollivier directeur des statistiques démographiques et sociales à l’INSEE. Bref, depuis des années on avait tout faux mais à présent on va dans le bon sens. Ouf ! Des années à s’étriper sur un chiffre fantaisiste.
Et demain ? Aurons nous la délicate surprise d’apprendre que 90% des métros circulaient lors de la grève du 14 novembre, que le prix de l’essence est passé sous la barre de 1 euro, que le pouvoir d’achat augmente régulièrement et que 98% des Français soutiennent l’action du président quand les 2% restants ne sont qu’une « extrapolation fragile » des lecteurs du Canard Enchaîné ?
C’est embêtant tout ça... Ces finesses, ces nuances subtiles... Lerma, j’admire votre foi ! Mais les nouveaux contours d’une presse et d’organismes (théoriquement) indépendants séparés des latrines présidentielles par une cloison chaque jour plus mince... Ce parfum préoccupant... Non ?