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Argoul

Tableau de bord

  • Premier article le 07/09/2005
  • Modérateur depuis le 21/09/2005
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Derniers commentaires



  • Argoul Argoul 12 juin 2006 22:28

    C’est marrant les commentateurs : les premiers donnent le ton et tous les autres s’engouffrent - ou presque - dans la voie confortablement tracée. Il est où l’esprit critique tant vanté des « intellos » ?

    Les commentateurs n’ont curieusement pas noté la dimension POLITIQUE de ce texte, on est pourtant en pré-campagne électorale ! Ce que je point, au travers de mes ados et de 2 blogs pris en exemple, c’est la CONTRADICTION. Celle entre les déclamations anti-libérales, anti-américaines, anti-économiques de la plupart des intervenants en politique (du moins sur Agoravox) ET la réalité des ados d’aujourd’hui qui vivent dans la société réelle que les adultes (moi compris) leur ont faite. Cette réalité-mà, elle est de comportement libéral, de culture américaine et hantée par le fric, la thune, la marque, le paraître.

    Cette contradiction-là ne vous pose pas question ?

    Pour ma part, je suis très heureux que les ados soient pragmatiques et qu’ils agissent comme la société les y pousse : la compétition, le calcul, la rationalité mathématique, les efforts non-hédonistes, la « débrouille » (mot qui fait populaire, que mon grand-père employait volontiers, et qui est QUOI sinon l’application concrète et immédiate du « libéralisme » des intellos ?)

    Les ados sont adaptables, ils sont programmés pour ça, heureusement pour eux, et les miens, je les aime ! (Et, pour un commentateur « aigri », je n’ai jamais été dans l’Education Nationale !)

    Je dénonce les vélléitaires et les hypocrites, ces adultes soit-disant « révolutionnaires » (en paroles) après 68, « anti » libéraux-capitalistes-américains-modernité (rayez la mention inutile) et j’en passe. Ils déplorent mais ils ont carrément LAISSE FAIRE, démissionnés, se contentant de jouir dans leur coin tout en déclamant du Hugo (ou équivalent), petits bras, petits esprits.

    Le « socialisme » aujourd’hui s’aperçoit que la discipline, n’est peut-être pas si mal, au fond (voir le Royal coming out), que le capitalisme, c’est peut-être efficace, tous comptes faits(voir le Royal commentaire sur ce qu’a fait Tony Blair), que l’assistanat permanent et inégalitaire (voir le Royal air pincé sur les « 35 heures ») et la dette en mistigri pour les suivants (notamment la génération qui vient) induira peut-être un retour de bâton sévère. De quoi rigoler dans les années à venir !

    Moi, cette jeunesse me rend joyeux, au fond.

    Bien sûr, je ne parle pas des laissés-pour-compte du système : les banlieues. Mais je n’écris qu’une note de blog, pas un traité de sociologie. Je ne suis pas Bourdieu qui, à le lire avait arpenté tous les « champs » de forces sociales...

    Mais la question POLITIQUE, elle mérite d’être posée, non ?



  • Argoul Argoul 23 mai 2006 15:17

    Je ne suis pas d’accord avec nombre des commentaires, cet article a du mérite : celui de dire en peu de mots et avec peu de langue de bois militante l’enchaînement des conséquences économiques de l’incurie politique.

    Non l’économie n’est pas le nec plus ultra de la chose publique (le dernier commentateur l’a dit) ! Mais pas plus « yaka » comme le dit Artus (qui soigne sa pub). L’économie sera à sa place d’OUTIL lorsque les politiciens auront un projet pour la société, qui engendrera une adhésion, donc un « patriotisme » (à la Scandinave peut-être). Aujourd’hui, ils donnent le triste exemple du « chacun pour soi » à droite (voir Clearstream) comme à gauche (combien de prétendant(e)s déjà ?).

    Le libéralisme c’est la liberté, il a été inventé en France à l’époque des Lumières. Mais le libéralisme est POLITIQUE, le contraire même du laisser-faire comme du bon plaisir ! Ce que le gauchisme ambiant appelle (ultra ?)« libéralisme » n’est que la loi de la jungle des pétroliers texans appliqués aux faibles. C’est du caramel mou moralisateur, pas de l’ambition « politique » (qui est de convaincre des citoyens d’adhérer à un projet). Le projet reste à bâtir, Messieurs et Dames, loin des archaïsmes écolo-médiévaux ou crypto-archaïques.

    Tant que les seuls « arguments » des commentateurs resteront les Grrrands Prrrincipes Morraux du Dogme dixneuviémiste, le laisser-faire et la loi du plus fort ont de beaux jours devant eux !



  • Argoul Argoul 28 mars 2006 11:12

    Un citoyen a TOUJOURS le droit de se poser des questions : telle est la démocratie. Un journaliste a pour fonction de mettre au jour ce qui dérange pour favoriser l’émergence de la vérité : telle est la déontologie. Mais le journaliste n’est souvent qu’une chambre d’échos de l’opinion commune - surtout de nos jours où la profession médiatique se mire en elle-même, encouragée par les politiciens qui réduisent leur action à de PETITES PHRASES et à des COUPS médiatiques.

    Le « journalisme citoyen » est né de cette dérive...

    Le citoyen a le même bulletin de vote que le journaliste ou que le politicien ; il participe de la même démocratie. Il n’a pas le pouvoir de cacher sous la « raison d’Etat », ni d’enquêter, avec les moyens à pleins temps du journalisme. Mais il aspire à l’élaboration de la vérité pour tous avec les mêmes armes intellectuelles. Du fait qu’il est EXTERIEUR à l’action politique comme à la profession médiatique, cette intelligence est un outil qui peut devenir redoutable : il raisonne dans la durée et pas dans l’immédiat ni pour la télé ; il questionne l’obscurité ; il ne lâche pas prise par ce que cela convient à quelques-uns ou que cela ne fait pas « vendre ».

    Mais bien sûr, le « journaliste-citoyen » n’est pas un professionnel du journalisme ; il n’est donc pas doté des remparts contre la désinformation, les rumeurs, les sources peu fiables. Sa fonction n’est donc pas de faire « du journalisme d’investigation » mais plutôt du journalisme de réflexion, de « l’éditorial » ou du « technique » - ne l’accusons pas d’amateurisme, les journaux en sont pleins de ces « opinions » et de ces « encadrés » qui sont les deux bouts du journalisme, mais qui en font partie.

    AGORAVOX est un media nouveau, semi-professionnel, où les opinions des uns et des autres, pros et amateurs éclairés, se rencontrent. La vérité ne surgira jamais toute armée du cerveau d’un Journaliste-justicier ; comme en tous domaines, la vérité se constitue par essais et erreurs, avec une méthode logique et une volonté de ne pas s’arrêter au superficiel, à l’émotionnel, à l’épidermique. Que cela agace les « journalistes » de métier, ceux qui en vivent et grenouillent à l’aise dans la mare médiatique, c’est un fait. Et alors ? S’ils ne cherchant pas à systématiquement anônner la pensée unique ou encenser le pouvoir ou, au contraire, s’ils n’étaient pas sans cesse à être « contre » par posture, ni à évoquer le « complot » sur tout ce qui arrive : en bref, s’ilsfaisaient leur boulot, correctement, comme tout le monde, ils n’auraient pas à s’en faire. D’ailleurs, un grand nombre de journalistes des medias ne s’en font pas, ils ont un professionnalisme qui les met à l’abri des amateurs car un métier bien exercé l’est par des spécialistes. Mais il y a les autres, ceux à qui AGORAVOX fait peur. Ceux-là peuvent trembler. Et c’est bien ainsi : c’est la démocratie et, lorsqu’on prétend à la compétence, cela s’appelle la méritocratie.



  • Argoul Argoul 19 janvier 2006 05:59

    N’y aurait-il pas discrimination pour motif sexuel ? La Halde (Haute autorité) ne pourrait-elle être saisie ?



  • Argoul Argoul 2 novembre 2005 12:36

    La non-majuscule est une erreur d’écriture, pas une prise de position philosophique, pourquoi cette agressivité ? Sur le fond, que les Français créent, je ne demande que ça. Mais regardez les intellos : c’est le silence radio. Sauf Finkielkraut qui réfléchit sur la modernité et quelques autres (Marcel Gauchet, Jacques Attali). Plus de projet politique, que de « vagues aspirations » à un âge d’or (révolu) ou à une utopie « mondiale » - donc on peut attendre. Que proposez-vous concrètement ?

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