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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 1er août 2011 09:44

    Lord Franz,

    Excellente remarque - sachant que les USA ont inscrit eux-mêmes leurs période de gestation (frontière, guerre de sécession, gangsters de la Prohibition) dans un Moyen-Age héroïque qui tient la même place dans leur imaginaire que le nôtre.
    Intéressant de constater combien s’est étiolée la bravoure « bien de chez nous » après avoir été au centre de nos valeurs - le Français au XIXe siècle passait pour bagarreur en tout point, par opposition à l’Américain qui croit aux vertus de l’accord politique ; Montherlant fait encore remarquer dans les années 30 que le Français, à défait de courage moral, à un courage physique qui confine à l’irréfléchi.
    Et quelques années plus tard, John Le Carré fait dire à un de ses combattants Tchétchènes, s’adressant à des Européens, qu’il leur rappelle l’époque où ces derniers « étaient encore des hommes ».
    Le problème de la référence israëlienne, notre époque préférant les raccourcis icôniques à l’analyse en profondeur, c’est que le pionnier courageux faisant jaillir la verdure du désert se heurte à la sensibilité écologique, et le rescapé des camps défendant sa famille avec un vieux Lee-Enfield est remplacé par le soldat surarmé.

    Pour revenir à la première remarque, il serait intéressant que l’un d’entre nous ponde un article sur l’engouement germanique pour l’Islam au début du XXe siècle - la fascination de jeunes et vigoureux Prussiens pour l’Orient (comme plus tard pour le Tibet), et la volonté de renverser l’empire britannique en fomentant une guerre sainte. On a même fait circuler des milliers de tracts laissant entendre que le Kaiser s’était converti en secret, ce à quoi la revue satirique Punch à répondu avec un gros titre « Deutschland über Allah » !
    L’Orient c’est aussi le lieu de toutes les transgressions sexuelles....



  • armand armand 31 juillet 2011 22:44

    franc,

    La complaisance envers l’islam - et même l’islamisme, sous des formes diverses, a toujours été présente au sein d’une certaine droite, et ce pour plusieurs raisons.
    Elle a existé bien avant la question palestinienne, se nourrissant bien souvent d’une authentique admiration pour une civilisation traditionnelle, brillante en son temps, et réfractaire aux laideurs du monde moderne (on trouve ce courant chez Loti et Farrère).
    Pour certains, l’Islam offre l’image d’une religion virile, de conquérants, qui s’est répandue par le glaive. On y trouve des traces chez les Allemands et les Italiens à une certaine époque. Evola, par exemple, encense l’aspect guerrier de l’Islam... ce qui ne l’empêche pas, au soir de sa vie, d’apprécier les « vertus guerrières » du nouvel état d’Israël....



  • armand armand 31 juillet 2011 10:12

    Et la greffe forcée de l’Islam ? Elle tient toujours après des centaines d’années. Alors même qu’elle s’est accompagnée de ce que Naipaul appelle la « névrose primaire du converti »...consistant à refuser toute légitimité au passé préislamique. Or les juifs d’Israël, comme les chrétiens d’Orient, sont un rappel que l’histoire et la légitimité n’ont pas commencé avec l’Islam, qui est une religion parmi d’autres.



  • armand armand 31 juillet 2011 10:10

    rakovsky,

    La définition républicaine de la citoyenneté n’en est qu’une parmi d’autres. J’en ai débattu avec Patrick Weil, le grand spécialiste de l’immigration en France. Elle ne saurait remplacer le passé, l’« armée des morts », l’imaginaire, et le sentiment d’appartenance collective (l’assabiya, ce terme génial utilisé par Ibn Khaldoun dès le Moyen Age). De plus, on ne saurait analyser un phénomène sans le situer dans son contexte : l’exclusivisme juif fait pendant à l’exclusivisme arabo-islamique qui l’entoure. Le jour où toutes ses sociétés se seront sécularisées (si jamais ela arrivait) alors les différences de statut entre Juifs et Arabes en Israël n’auraient pas lieu d’être.

    Les faits sont têtus : un groupe humain donné peut s’estimer menacé collectivement par un autre, ou par l’infiltration incontrôlée d’éléments assimilables susceptibles (à tort ou à raison) de représenter une menace. Dans ce cas là il se ferme et peut recourir aux dernières violences pour se protéger. Un phénomène analogue est à l’oeuvre en France en ce moment, et les joutes philosophiques ou les anathèmes politiques ne suffiront pas à faire tomber les tensions.



  • armand armand 31 juillet 2011 10:01

    rakosky,

    Bien d’accord avec vous - le démembrement de l’empire des Habsbourgs a été une catastrophe pour l’Euope (tiens, on a peu parlé du décès d’Otto, survenu il y a quelques semaines...), comme celui de l’empire Ottoman contenait en germe tous les malheurs du Proche Orient actuel. Inutile de chercher des responsables pour ces événements lointains - et les contemporains agissaient sans le recul nécessaire - mais il est amusant de noter que l’Allemagne wilhelmienne a été la première puissance occidentale à tenter d’utiliser le Djihad islamique pour abattre un de ses adversaires (en l’occurrence l’empire britannique).

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