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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 22 octobre 2007 09:43

    @Yannick

    Intéressante remarque - mais savez-vous qu’avant c’était bien pire. J’ai l’air d’encenser les années 70-80, certes, les contacts étaient plus faciles, mais à l’époque l’habillement des jeunes filles un peu ’intello’ me désespérait : jeans, pull et chemise emprunés à leur frère, Clarks aux pieds, pas de maquillage, pas de boucles d’oreille. Ne jouons pas à l’ancien combattant, mais je me souviens d’avoir fréquenté, lycéen encore, une jeune prof (pas la mienne, je précise) qui me recevait chez elle en jupe un peu folklo avant d’endosser l’incontournable jean pour aller dîner. Et quand je lui demandai de garder ladite jupe elle me regarda comme si j’avais dit une énormité.

    Cela a bien changé, j’en conviens, mais souvent l’enveloppe extérieure ne va pas avec le contenu : tenues hyper-féminines mais attitudes hommasses, démarche style ’aller aux pommes de terre’...



  • armand armand 22 octobre 2007 00:29

    Bof...

    On s’attend à des révélations catastrophiques et on a l’inventaire de toute grosse institution qui contraint de nombreux êtres assez complexes, fréquemment névrotiques (longues études obligent), à travailler ensemble dans un équilibre forcément précaire entre des missions différenciées d’enseignement, de recherche, d’administration.

    Le mode de recrutement ? Ce sont généralement ceux qui sont recalés à la qualification qui s’en plaignent. Le CNU n’a absolument pas comme mission clandestine de recaler un maximum de dossiers - je peux en témoigner de l’intérieur. Bien au contraire, et de plus en plus, le CNU aurait tendance à trop qualifier compte tenu du petit nombre de postes, suscitant forcément de grands espoirs suivis de grosses déceptions. Et les critères de qualification, souvent tendancieux et étroits d’il y a quinze ans, se sont élargis pour tenir compte d’un maximum de facteurs (notamment l’enseignement et l’administration).

    En quinze ans de temps, depuis que j’ai eu la lubie, me trouvant simple vacataire devant un amphi de 500 étudiants (ça ne m’a pas fait peur), de devenir enseignant-chercheur, j’ai franchi tous les échelons : chargé de TD, ATER, associé, MC, PR depuis trois ans. J’ai rencontré du sadisme psychologique, des oeillères, du mépris parfois, mais jamais la malhonnêteté, le bluff ou l’esbrouffe qui caractérise les autres milieux professionnels où j’ai trainé mes guêtres (militaire, sportif, littéraire, et j’en passe...).

    Au niveau local je vous l’accorde, on cherche tout naturellement à placer ses thésards. C’est normal car, appelons les choses par leur nom, le rapport maître- disciple est au coeur de la transmission du savoir, et si blocage il y a, c’est souvent dû aux membres médiocres et peu productifs des commissions (notamment les vieux MC...) qui font obstacle au recrutement des jeunes plus brillants. J’ai imposé le recrutement d’une MC absolument remarquable en menaçant de recourir au CA pour casser le classement préconisé, qui avantageait une candidate très jeune, docile, qui ne ferait pas de vagues.

    Mais justement, dans le monde feutré et parfois hypocrite de l’université, il faut savoir parler fort, dire non, se placer en opposition. Les intellectuels sont mal armés pour cela, et je reconnais que mon passé me donne un avantage.

    Vous brandissez la sempiternelle légende du ’mépris’ affiché pour les étudiants. Peut-être de la part de certains mandarins parisiens. J’ai l’expérience de trois universités de proximité (Le Mans, Lille, Littoral) et je peux vous dire que les étudiants sont au centre des préoccupations. Et qu’ils peuvent être très procéduriers en cas de défaillance ! Mais il y a aussi un revers de la médaille:livrés à eux-mêmes, les étudiants ont un comportement de consommateurs dans un libre-service:absentéisme, inattention, rares sont ceux qui font les préparations demandées. Et le système de compensation des notes les incite à se contenter des matières où ils ont de bons résultats et ne pas se fatiguer pour les autres. Comme dans toutes les relations professionnelles, lorsqu’il y a implication de l’étudiant, les profs savent lui faire bon accueil et l’encourager. Et quand un prof se passionne pour son cours, à leur tour les étudiants apprécient.

    Quant à la réforme actuelle, je vois surtout l’obsession de la concentration des pouvoirs. Sachez que dans les grosses facs américaines (citées en exemple), bien loin de réserver le recrutement à une mini-commission nommée par le CA, ce sont tous les enseignants titulaires du département qui votent. Et le président de la fac doit composer avec plusieurs conseils et non dominer de son pouvoir de veto un CA croupion comme celui qu’on nous prépare. Bizarre...



  • armand armand 21 octobre 2007 23:51

    Cher Martin, « tant que les femmes n’aurant pas accédé à un rôle équivalent à celui des hommes (c’est à dire non des victimes ou des saintes nitouches, mais des personnes entières qui assument leur désir) »,

    je ne veux pas paraître grincheux, ou simplement macho (encore que, j’assume) mais j’ai bien souvent l’impression que cette évolution est largement entamée, et que c’est bien dommage. En effet, nombre de femmes semblent s’aligner sur les hommes en ce qu’ils ont de plus mauvais.En somme, les goujats et non les gentlemen. Je trouve les (relativement) jeunes indépendantes, d’un bon niveau socio-professionnel, terriblement dures, sans une once de romantisme, et convaincues d’avoir toujours raison. J’irais plus loin, les caprices, cruautés, revirements jadis associés à une hypohétique ’nature féminine’ sont désormais pratiqués sous couvert de l’absolue liberté de la femme à disposer d’elle-même. Les séries télévisées françaises, toujours consensuelles, nous renvoient en ce moment l’image de la jeune professionnelle, larguant un tel pour son meilleur ami, voire même son frère, au vu et au su de tous, et l’homme n’a qu’à s’écraser. Quant à l’actualité, faite de mères récidivistes qui divorcent avec un enfant en bas-âge... bon, je me tais pour ne pas aggraver mon cas.

    J’espère, chère Claude, que vous me pardonnerez ces grincements de dent, mais je trouve que les rapports entre les sexes brillent en ce moment par la recherche implacable du toujours-mieux, assortis d’une grande difficulté ne serait-ce qu’à éprouver de l’attachement.



  • armand armand 21 octobre 2007 17:36

    @brieli67

    Souvenirs, souvenirs smiley smiley C’est peut-être bien une question de milieu professionnel et de géographie. Je vous assure, à Paris dans les ’eighties (et la fin des ’seventies’, avant j’étais trop jeune)les terrasses des cafés étaient parfaites pour rencontrer des inconnues à condition d’avoir un discours phiosophico-artistique assorti au style de l’établissement. Mention spéciale la ’Patisserie viennoise’ de la rue de l’Ecole de Médecine. Pas tellement les étudiantes (en effet, vous avez raison, beaucoup se mariaient vite, ’changeaient de nom’ en cours d’année’) mais de jeunes profs, employées. Et il y a avait toute une catégorie de nanas qui refusaient le mariage.

    Mention spéciale, aussi, les clubs de sports, surtout les arts martiaux ; mouvements politiques itou(ah, le romantisme des distributions de tracts, collages d’affiches, banquets).Et ces camarades révolutionnaires qui, bien qu’en ménage, voulaient prouver qu’elles rejettaient les convenances bourgeoises (j’étais plutôt du bord d’en face, mais justement, les extrêmes s’attiraient...).

    Et pour finir, le bon vieux train Corail, alors tout neuf. En général les gens se causaient plus volontiers que maintenant. Et pour cause, il n’y avait ni walkman, ni téléphone portable. C’est ce dernier que j’incrimine tout particulièrement - on est branché en permanence avec sa ’tribu’ laissant d’autant moins de place à la nouveauté.



  • armand armand 21 octobre 2007 14:39

    Cher Masuyer,

    Quelques précisions tout de même : si le sionisme a fleuri parmi les ashkenazes c’est principalement en réponse à deux phénomènes : l’Affaire Dreyfus qui a démontré aux yeux de beaucoup de Juifs que toute tentative d’assimilation (et quoi de plus assimilé qu’un officier comme Dreyfus) était illusoire ; son corollaire, que le seul salut se trouvait dans le nationalisme à l’européenne, faisant coïncider un foyer national et un peuple liés par une myhologie historique plongeant ses racines dans l’Antiquité (à la même période voyez la France des Gaulois, l’Allemagne des Niebelungen, l’Angleterre des Saxons, etc...). Et même l’Orient n’était pas en reste puisque le sultan ottoman offrait aux peuple islamiques d’Asie centrale le droit de l’installer en Anatolie.

    Quant à l’antisémitisme religieux, il a toujours existé en Orient, même s’il y a eu effectivement moins d’explosions violentes qu’en Europe. Et chaque communauté nourrissait des stéréotypes à propos des autres.

    Ce sont les grands idéologues athées, adeptes d’une pseudo-science raciale et politique qui ont été les grands génocideurs : Jacobins français, Bocheviks russes, Nazis allemands.

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