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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 5 juillet 2007 13:29

    Je n’aime pas spécialement le trotskyiste mais ça pourrait être drôle : si je me souviens bien Besancenot fait du karatè.



  • armand armand 5 juillet 2007 12:53

    @snoopy

    Excellent !



  • armand armand 5 juillet 2007 12:50

    Bien vu, Aurélien... Et n’oublions pas que Sarkozy est, a été avocat. Ce qui explique parfaitement son style - convaincre par des formules bien calibrées à l’auditoire, user tantôt de persuasion, tantôt passer en force quand on remarque une faille en face. D’ailleurs, n’est-ce pas une composante essentielle dans l’américainisation de la vie politique - outre-atlantique, les politiques sont pratiquement tous des avocats, et ce depuis des lustres.

    Pour le reste, je trouve, hélas, fort parlant qu’on remplace l’archévêque et le connétable du sacre de Reims par Johnny et le Fouquet’s pour le sacre du monarque républicain. Mais Sarkozy, outre ses goûts personnels, a sans doute compris que peoplisation, pour ridicule qu’elle paraisse aux yeux de certains, fascine la majorité. Mais en lui reprochant un certain anti-intellectualisme, on oublie que son adversaire malheureuse n’est pas une pointure non plus. Et que Chirac dissimulait sous une façade populaire son immense culture.



  • armand armand 5 juillet 2007 11:37

    En tant qu’enseignant chercheur ce qui m’indigne dans ce projet c’est la transformation du président d’université en véritable dictateur, élu par un mini-CA, disposant de pouvoirs de veto sur les recrutements, voire même du pouvoir de recruter lui-même. La légitimité des enseignants-chercheurs repose essentiellement sur la reconnaissance par leurs pairs de la totalité de leurs missions (enseignement, recherche, administration). Jusqu’à présent il y avait un triple contrôle : les jurys de thèse et de concours, le CNU, établissant au niveau national une liste de qualification, puis les commissions de spécialistes, élus par tous les enseignants-chercheurs de même catégorie, et chargées de pourvoir les postes dans chaque établissement. Et on remplace tout cela par une seule commission de sélection pour toutes les disciplines, choisie par un mini-CA et soumis au veto présidentiel.

    Je ne comprends pas comment mes collègues peuvent accepter cette application brutale du Führerprinzip qui a l’air de gangréné les institutions en ce moment. Pour faire efficace, on concentre un maximum de pouvoir entre les mains d’un seul, à la légitimité discutable. Et tout cela parce qu’on estime (dixit Pécresse) qu’un homme de consensus, résultant de plusieurs tours de scrutin d’un CA pléthorique, ne pouvait être un vrai chef, ’porteur d’un propos’. En somme, l’application de la Sarkolâtrie à l’université, et il n’est que d’entendre les trémolos dans la voix de cette charmante jeune femme, dont l’expérience en matière universitaire se imite à HEC, quand elle évoque son Maitre.

    Ou alors, allons jusqu’au bout de cette dérive plébicitaire à la Napo III - faisons élire le président d’université par tout le personnel et les étudiants inscrits ! Mais j’ai l’impression que dans notre République plébicitaire, seul le Prince-Président a besoin de rechercher ce type de sacre. Après, il a tout loisir de gouverner à sa guise et de favoriser un peloton de petits chefs qui eux, échapperont à tout contrôle.

    L’université ce n’est pas une entreprise, son président n’est pas un PDG.



  • armand armand 5 juillet 2007 10:15

    Bonjour Masuyer,

    Merci de votre réponse - c’est vrai que le fil devient difficile à suivre.

    Difficile parfois à démêler les courants et les chapelles. Il y a, effectivement, une tradition extrême-gauche de l’antisémitisme : nombre de Communards ont viré anti-dréyfusard comme le plus excité de tous, Cluseret, qui par ailleurs avait été général chez les Yankees pendant la G. de Sécession. En revanche, un réactionnaire comme Galliffet, le ’marquis aux talons rouges’ a défendu Dreyfus.

    Ce qu’il y a surtout c’est une mouvance de la provoc’ et du propos ordurier, présenté comme autant de gages de finesse intellectuelle, d’esprit et d’innovation. Et qui vaut souvent indulgence à ceux qui en usent. Je pense en particulier à Céline, que j’exècre personnellement à tout point de vue - je déteste son style, je hais ses idées. On foultitude de gens de gauche l’encensent sous prétexte qu’il serait un grand écrivain. Alors qu’ils vouent aux gémonies un Drieu, qui a eu, dans l’erreur, un comportement bien plus acceptable. Les Meyssan, Soral et Nabe sont sur la même ligne.

    En fait, à droite, c’est souvent la référence catholique qui a servi de garde-fou. On aime ou on aime pas, mais Villiers n’est ni raciste, ni antisémite. Et dans la droite chrétienne et aristocratique nombre sont ceux qui n’ont jamais transigé avec les idéologies néuséabondes - voyez, par exemple, le colonel de la Rocque.

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