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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 17 octobre 2010 12:59

    bo,

    Je maintiens que le vélo est le moyen de transport le plus adapté pour se rendre à son travail dès lors qu’on a la chance d’habiter intra-muros. Ou pour se rendre à une gare d’où on prendra un train pour se rendre à son travail. Il n’y a pas de raisons que cela soit le cas dans la plupart des grandes villes européennes et non à Paris, où les distances sont moindres.
    Mais il y a une certaine « culture » de la bagnole qui fait partie du bagage culturel français - tout comme l’actuel obsession de devenir propriétaire dont parle Wald.
    Et cela a toujours été - dès la guerre de 14 pratiquement plus un seul transport hippotracté à Paris.

    Pour le reste, nous sommes d’accord. Mais j’ignore avec précision, dans la perspective d’une régulation, ce qui relève du Parlement et ce qui relève de la Mairie.



  • armand armand 16 octobre 2010 21:30

    bo,

    Pourquoi vous en prendre au vélo ? Paris intra muros est l’une des capitales les plus réduites en superficie, tout déplacement ou presque peut s’effectuer à vélo et la voiture, pour ceux qui habitent le centre, est un luxe coûteux. Les Velib c’est une des rares initiatives que j’approuve de tout coeur, pour en bénéficier tous les jours.

    Non seulement les milliardaires du Golfe, mais toute l’hyper-classe mondiale, apparemment, veut son pied-à-terre à Paris. Je ne crois pas à une interdiction (vous imaginez la réaction des commissaires européens !) mais décider en conseil que pas plus de tant de millièmes par copropriété ne peut être acheté en résidence secondaire, pour maintenir l’équilibre, ne devrait pas poser de difficulté juridique. Enfin, je pense...

    Ppour Laënnec, on avait là l’occasion rêvée d’aménager des immeubles de rapport pour revenus moyens. Au lieu de cela, il y a de l’hyper-luxe (avec domotique, conciergerie, sécurité, etc.) en lieu fermé - comme les ghettos pour très riches aux USA, saupoudrés de quelques HLM pour pauvres méritants...



  • armand armand 16 octobre 2010 21:21

    Bonjour à tous,

    Bien entendu, si je devais dresser la liste des responsabilités de cet état de fait quasi unique parmi les grandes capitales actuellement (à New York, on voit des prix de présentation qui ont baissé de 20% depuis deux ans... et ça continue ; idem à Londres), un petit article n’y suffirait pas.
    Je ne crois pas à une volonté malveillante de la part de la Mairie - elle a notamment consenti d’importants abattements pour atténuer le choc des surloyers voulus par Christine Boutin. Je dirais même que sont sont les communistes du conseil de Paris qui défendent avec le plus d’âpreté la place des classes moyennes dans ce centre ville.
    D’un côté on a le dogme de la libre circulation des capitaux et de la liberté des prix, imposé par directive européenne. On voit mal des plafonnements réglementaires, tout comme on ne verra aucune intervention pour taxer les importations de textiles à bas prix, aucune interdiction de délocaliser. De l’autre, l’application tatillonne des critères pour accéder à un logement social favorise automatiquement les grandes familles à revenus faibles - et, faut-il rappeler, à la différence de la plupart des pays, la nationalité ne joue aucun rôle.
    Les classes moyennes sont ainsi prises en tenaille.
    Sous des dehors activistes, Delanoë (et il le reconnaît) est un libéral économiquement. N’oublions pas que c’est Mitterrand qui a décrété au début des années 80 que les loyers dans le libre n’étaient pas assez chers, et a autorisé un rattrapage qui, à l’époque s’est soldé par des hausses énormes.

    Il y a un autre facteur que je n’ai pas évoqué. Le parc social « de fait » a Paris était le plus souvent vétuste. On en a fait des logements rutilants, bénéficiant du confort le plus moderne. Tout cela a un prix. Autrefois on pouvait trouver des logements moins chers, avec sanitaires sur le palier, escalier branlant, peintures écaillées. Actuellement on n’a plus le choix - tout est astiqué, ripoliné, gratté, optimisé, jusqu’au dernier mètre carré.

    Finalement, le maintien, voire la hausse à Paris et dans quelques autres grandes villes est sans doute dû aussi à la psychologie nationale. En Amérique et en GB, on achète avec ses économies, son salaire. En France l’achat est souvent une opération patrimoniale à laquelle toute la famille participe. Tant que Papamaman, aïeux, collatéraux acceptent de cracher au bassinet, quel que soit le prix, pour offrir un nid au jeune ménage, les hausses, pour douloureuses qu’elles soient, seront amorties. Et les prix se trouvent alors décorrélés de la valeur locative.



  • armand armand 15 octobre 2010 20:19

    Bonsoir Papy,

    J’avais bien saisi la nuance. Le problème c’est qu’il devient difficile de parler de nuances, les gens réagissent à l’emporte-pièce en ne suivant pas le raisonnement jusqu’au bout, mais en se braquant sur quelques mots clés.

    Cordialement,



  • armand armand 15 octobre 2010 19:12

    Pour ajouter à l’infamie, l’ignoble Santerre, chef sanguinaire et corrompu de la garde nationale de Paris du temps de la Terreur a eu droit à une plaque en son honneur rue de Charenton.

    Il faut dire que le conseiller municipal du coin s’est distingué récemment en réclamant qu’on donne une rue ou une place à Robespierre. Là même les hiérarques PS ont tiqué !

    Ceci dit, je cite l’exemple de la Révolution comme preuve que Paris - et les milieux politiques français - ne savent absolument pas sortir des camps retranchés politiques pour ce qui est de la mémoire.

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