avec un chômage particulièrement bas par rapport à nous.
Vi, vi, vi… et pour quel SALAIRE, je vous prie ? Moi aussi, je peux réduire le chômage à zéro : en rétablissant l’esclavage. C’est fou de qu’on trouve comme travail dès lors qu’il est gratuit, ou tout comme !
Rien d’étonnant : l’entreprise est un monde totalitaire à niveau démocratique zéro. Le règne absolu de l’arbitraire, du favoritisme, de la magouille à tous les étages. Les entretiens d’embauche ne visent pas à mesurer la compétence et le savoir-faire du candidat, mais sa soumission. Soyez bon à rien, on ne vous en voudra pas, pourvu que vous portiez une cravate pour les messieurs, et une jupe bien courte pour les dames. Commettez n’importe quelle bêtise, il y aura toujours un lampiste pour porter le chapeau. En entreprise, le propre du responsable est de fuir ses responsabilités, et quiconque a un peu bossé dans sa vie sait que la hiérarchie, c’est comme les étagères : plus c’est haut et moins ça sert.
Selon l’imbécile et criminelle politique de l’offre, produisez n’importe quoi, n’importe comment, le plus vite possible, sans vous soucier des conséquences : il vous suffira de qualifier votre production de « richesse », ce sera suffisant pour vous placer au-dessus des lois. Quand au secret industriel, là, je me marre franchement. Que croyez-vous que fait un pays client à qui on vend un avion (quand on réussit à en vendre) ? Eh bien, il le démonte, cette bonne blague, jusqu’à la moindre vis, jusqu’au plus petit boulon, il fait analyser en laboratoire la totalité des matériaux utilisés… et il ne reste plus qu’à copier. Secrets de Polichinelle ! Le petit Macron, ex branleur chez Rotschild, est en service commandé, sous la houlette de la droite solférinienne.
« Mon ennemi, c’est la finance, et c’est pourquoi j’ai choisi un Premier ministre dans le monde de la banque. » Ne cherchez pas à comprendre, vous êtes trop bêtes, et not’ maître sait ce qui est bon pour le peuple, il a fait des z’études, lui.
C’est l’athéisme qui a été frappé. Et, à la télé et dans tous les médias, on ne parle plus que de l’islam. La victime, l’athéisme, est passée à la trappe. Rares, très très rares sont les athées, véritables victimes de l’agression, appelés à s’exprimer. Il ne parviennent qu’à grand peine à obtenir quelques miettes de la liberté d’expression tant vantée et tant chantée.
C’est pourquoi je ne suis pas allé à la manifestation. Charlie, que je ne lisais plus depuis longtemps pour cause de Philippe Val, restait le seul journal de diffusion conséquente, avec le Canard enchaîné, à revendiquer son athéisme, c’est pourquoi je lui gardais un reste d’estime, malgré tout.
Croyants de toutes les boutiques, les athées n’ont que faire de vos compassions frelatées. Vous tenez le haut du pavé, on ne voit que vous, on n’entend que vous, jusqu’à la nausée. Les athées n’ont pas besoin de vos permissions ou de vos tolérances, juste qu’on respecte leur droit à la parole et à l’existence, quoique vous ressentiez ou pensiez : ce n’est que votre problème.
La liberté d’expression est totale, sans aucune restriction ni condition, ou elle n’est pas.