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Bernard Grua

Bernard Grua

Photographe voyageur | Contributeur : Russia Beyond the Headlines, Diploweb, L'Express, La Tribune, Ouest France, Breizh-Info, Informnapalm, Ukrinform, Ukraine Crisis Media Center, , ... 
Intéressé par les pays de l'ex-URSS : Russie (nombreux voyages en Sibérie en été et en hiver - Monts Saïans, Baikal, Iakoutie, Extrême Orient) Ukraine, Tadjikistan, Ouzbekistan, Kirghizstan.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/02/2018
  • Modérateur depuis le 20/02/2018
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Bernard Grua Bernard Grua 7 février 22:54

    @Dudule

    Non. Ce que vous m’attribuez est faux, et relève d’une caricature volontaire de mon propos.

    Je n’ai jamais écrit que « toute la Russie ne parle russe que par assimilation de populations non slaves », ni que « seuls les Ukrainiens seraient de vrais Russes ». C’est une déformation grossière, que je vous invite à cesser.

    Ce que j’expose – et que de nombreux historiens russes documentent – c’est la différence entre continuité linguistique et continuité ethno‑historique. La langue russe s’est diffusée très tôt dans le nord-est, mais cela ne signifie pas une continuité démographique directe avec la Rus’ de Kiev. La formation de la Moscovie repose largement sur des processus de slavisation culturelle et religieuse de populations finno‑ougriennes et turco‑tatares, dans un cadre politique profondément marqué par l’héritage de la Horde d’Or.

    Cela n’a strictement rien à voir avec une hiérarchie raciale, ni avec une quelconque « pureté », notion que je récuse explicitement. Ce sont vos projections, pas mon texte.

    Enfin, qualifier toute analyse historique qui contredit le récit impérial russe de « bandériste » est un procédé rhétorique, pas un argument. L’indignation et l’invective ne remplacent ni la lecture attentive, ni le débat historique.

    On peut avoir des opinions différentes, mais cela ne justifie pas l’invective grossière ni le discours haineux, comme le montrent d’ailleurs les autres commentaires sous cet article. Je vous invite très fermement à écrire de façon plus éduquée et courtoise si vous souhaitez poursuivre ce débat.



  • Bernard Grua Bernard Grua 7 février 22:41

    @Dudule
    La continuité ethno-historique désigne le lien réel entre un peuple ancien et un peuple moderne : elle combine territoire, démographie, culture et institutions. Autrement dit, ce n’est pas la langue seule qui fait qu’un peuple moderne descend d’un peuple médiéval, mais la persistance de ses habitants, de ses structures politiques et de sa culture sur plusieurs siècles.



  • Bernard Grua Bernard Grua 7 février 22:29

    Après les invasions mongoles, la Rus’ de Kiev n’existe plus comme entité centralisée, et les principautés du Nord comme Novgorod, Souzdal, Vladimir, Tver ou Rostov poursuivent leur trajectoire propre. La Moscovie émerge comme formation politique distincte, héritière partielle des pratiques administratives et fiscales de la Horde d’Or, intégrant des lignages non-slaves, des populations finno-ougriennes, et des influences diverses issues des contacts avec les steppes. Cette discontinuité ethno-historique explique pourquoi la Russie moscovite ne peut être considérée comme une continuité directe de la Rus’ kiévienne, contrairement aux Ukrainiens ou aux Biélorusses, qui présentent une continuité démographique et culturelle plus forte.

    Cette distinction est essentielle  : l’article ne nie pas la diversité culturelle, linguistique et ethnique de la Russie contemporaine, ni son rôle historique en Europe. Il démontre que la prétention russe à représenter le “monde slave” repose sur une construction idéologique, utilisant des récits historiques romancés ou idéalisés. La langue russe, riche et subtile, est un vecteur culturel majeur, mais elle ne remplace pas l’analyse des lignages historiques, de la continuité ethno-historique et des institutions politiques.

    Il est important de rappeler que la Russie a intégré des lignages non-slaves à son élite, notamment après les contacts avec la Horde d’Or  : noblesse partiellement turco-tatare, populations finno-ougriennes assimilées, et influence de divers groupes ethniques dans le Nord-Est de la Russie. Les habitants des campagnes périphériques ont souvent été plus sollicités pour l’armée et les tributs, mais ce phénomène ne signifie pas que la Russie actuelle est homogène ou “purement slave”.

    Le cas de Novgorod illustre parfaitement cette dynamique  : la ville, entourée de marais et de monastères forteresse, n’a pas été prise par les Mongols en raison de la topographie et de la fonte des glaces. Elle est devenue tributaire de la Horde d’Or, tout en conservant des liens avec la Rus’ kiévienne. Mais cet héritage a été détruit par Ivan Grozny, qui a exterminé l’élite de la république de Novgorod, imposant le système fiscal et administratif construit par son ancêtre Ivan Kalika.

    Certains commentaires se perdent dans les insultes ou approximations  : l’histoire de la Russie médiévale, des principautés du Nord, de la Moscovie, et de la Horde d’Or est complexe. L’analyse ethno-historique, basée sur des sources fiables d’historiens russes, polonais et allemands, montre l’importance de distinguer  : langue, culture, institutions, lignages et continuité démographique. Les trolls et insultes ne remplacent jamais la recherche historique factuelle.

    En résumé, cette analyse historique permet de comprendre  :

    • la formation démographique et politique de la Russie moscovite,

    • la divergence culturelle et ethno-historique avec la Rus’ de Kiev,

    • la composition multi-ethnique et l’intégration de lignages non-slaves,

    • la complexité des peuples slaves et de leurs interactions avec la Horde d’Or et les principautés nordiques.

    Lire attentivement l’article et ses sources permet de dépasser les simplifications, de saisir la richesse de l’histoire médiévale russe et slave, et de constater que l’insulte ou le trollisme n’ont jamais remplacé le travail historique sérieux.



  • Bernard Grua Bernard Grua 7 février 22:17

    @Dudule

    Vous mélangez continuité politique et continuité ethno-historique. Après les invasions mongoles, la Rus’ de Kiev n’existe plus  : la Moscovie n’est pas sa continuation, mais une nouvelle formation politique, héritière en partie des pratiques fiscales et administratives de la Horde d’Or et intégrant des lignages non-slaves.

    Je vous invite à lire attentivement l’article que vous commentez  : il ne s’agit pas de “propagande ukrainienne”, mais d’une synthèse d’historiens russes reconnus.

    Je comprends que ce texte dérange car il contredit certains discours largement admis en France. Mais cette analyse factuelle et documentée finira par être reconnue. L’insulte et le trollisme ne sont ni une preuve, ni un argument, mais exactement le contraire  : ils empêchent d’entendre la recherche historique.



  • Bernard Grua Bernard Grua 7 février 22:02

    @Dudule

    Vous mélangez plusieurs plans qui doivent justement être distingués si l’on veut raisonner sérieusement.

    1. Le discours officiel russe se présente certes comme multiethnique, mais dans le même temps le pouvoir revendique explicitement une mission historique fondée sur la Rus’ de Kiev, le « monde russe » et le « monde slave ». C’est cette contradiction idéologique que l’article analyse, pas la communication institutionnelle.

    2. La question des forces engagées en Ukraine n’est pas morale mais sociologique. Qu’il s’agisse de volontariat ou non, les données disponibles montrent une surreprésentation des régions périphériques et des minorités, slaves ou non. Cela ne relève pas d’un fantasme identitaire, mais d’un constat documenté sur les déséquilibres territoriaux et sociaux du recrutement.

    3. Enfin, invoquer les mythes ukrainiens pour disqualifier toute analyse des mythes russes est un contre-feu rhétorique, pas un argument historique. Que l’Ukraine produise aussi ses récits nationaux n’invalide en rien l’étude de la construction idéologique russe, qui est précisément l’objet de cet article.

    L’enjeu n’est pas de distribuer des bons et des mauvais points contemporains, mais de déconstruire des récits historiques instrumentalisés pour légitimer des politiques de puissance aujourd’hui.

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