Bonjour Horatiu Russin, Quand je dis « tous nos politiques en sont conscients...), la réalité est plus complexe. En effet, ils sont les »acteurs« d’une politique initiée bien antérieurement. Angela Merkel met en oeuvre les principes du Think Tank, la Fondation Bertelsmann financée par le Groupe Bertelsmann. Cette fondation s’intéresse à tous les domaines de la vie publique et privée par des contributions de spécialistes et propose des solutions »clés en main« , des interventions directes auprès des politiques, des institutions, mais surtout sur trois grands thèmes : - la construction européenne - partenariat transatlantique : traité du grand marché transatlantique (amérique du nord-europe occidentale) - politique du proche-orient avec les divisions Israël et le Monde musulman Dans la construction européenne, elle a joué un rôle éminent dans la proposition du Traité Constitutionnel Européen et sa relance après les »non« français, hollandais puis irlandais par les interventions, propositions des rapporteurs anglais et autrichiens du parlement européen, Andrew Duff et Johannes Voggenhuber qui ont fait présenter par Giscard d’Estaing une nouvelle mouture du traité qu’il a reconnu, lui-même, n’être qu’un clone de la première version Le Groupe Bertelsmann contrôle entre autres : - RTL, M6, - Géo, Femmes Actuelles, Stern, Voici, Gala... - groupe d’édition US, Random House qui a publié le livre d’Obama, »L’audace de l’espoir« pour un chiffre d’affaires total de 18 milliards d’euros.
Il ne faut pas se faire aveugler par le Bilderberg, la Trilatérale, le CFR, etc, la Fondation Bertelsmann est tout aussi »toxique" sinon plus, car européenne et liée à d’autres organisations
Souvenez-vous qu’à la Libération, dans le cadre du Plan Marshall, la stratégie américaine était d’imposer une monnaie « d’occupation » à la place du Franc. Le CNR et de Gaulle s’y sont opposés. Souvenez-vous de 2008, où l’on voyait Sarko gesticuler,
vociférer, promettre de réguler les marchés financiers avec au final
aucune décision des membres des G7, G20. Seuls, les Etats-Unis ont
modifié les règles prudentielles pour leurs activités financières, ont
mis en place un contrôle sur l’identité des capitaux étrangers investis
dans l’économie US. En France, Sarko a refinancé les banques pour 336
millions d’euros sans condition, sauf un engagement « moral » de
favoriser le financement des PME, de leur trésorerie. La solution
idéale, à ce moment, aurait été de rentrer au capital, avec un
représentant de l’Etat (Cour des Comptes, par exemple) comme
administrateur afin de contrôler la gestion des fonds. Il a préférer
favoriser ses amis financiers, lesquels au bout de douze mois avaient
remboursés les sommes prêtées tout en dégageant des profits tirés de
leur placement sur les marchés spéculatifs. Si l’Etat a récupéré sa
mise (capital+intérêts), il a perdu pratiquement plusieurs milliards
d’euros en renonçant aux dividendes de sa participation qui aurait été
nécessaire. Par ailleurs, cette participation au capital aurait
permis de mieux gérer cette dette, notamment sur l’exposition aux dettes
souveraines. Le 7 septembre 2011, les deux assemblées ont voté en
première lecture une loi rectificative de la loi de finances 2011,
augmentant de façon significative les prérogatives du FESF : - autorisation de recapitaliser les banques par achats sur le marché secondaire ’(réances « pourries » -
intervention plus importante en matière de défense de la stabilité
financière de la zone euro et renforcement de l’aide financière aux pays
exposés, Grèce, Portugal, Espagne, Italie... et toujours par un
financement sur le marché secondaire. Au niveau du MESF, la Banque-MESF (siège social au Luxembourg, comme le FESF) a vu son contrat de banque profondément modifié : - engagement solidaire et indéterminé en montant et durée des états membres sans possibilité de sortie. -
les engagements financiers sont décidés par les fonctionnaires du MESF
(tenus au secret), pour leur montant et leur durée et les achats
toujours sur le marché secondaire. A terme, le FESF sera absorbé par le système MESF. Avec ce système, nous aurons « droit » à la formation d’une dette éternelle au profit des marchés spéculatifs.
Finalement, on aboutira à la création d’une structure supranationale
qui gèrera les budgets des états européens et qui conduira à la
disparition des souverainetés nationales.
Tous nos politiques en sont conscients et laissent, volontairement, les citoyens dans l’ignorance.
La Grèce est le laboratoire de la déconstruction européenne et il
patent qu’elle est sous tutelle du FMI, de la BCE, du FESF de la
Banque-MESF et des marchés financiers spéculatifs. Papandréou, Président
de l’Internationale Socialiste, n’est que le porteur de mauvaises
nouvelles de ses tuteurs. Le courage politique aurait été de
démissionner, de convoquer une nouvelle élection présidentielle et
législative pour proposer des solutions alternatives d’organisation du
système bancaire grec, refuser la partie indue de cette dette.
Nous sommes entrés dans la phase de la reconfiguratiion de la construction européenne. Référez-vous aux ouvrages et vidéos de Pierre Hillard, notamment.
Bonjour, Je
n’ai aucune sympathie pour Kadhafi comme dictateur, mais c’est aussi un
homme politique visionnaire qui a eu un projet ambitieux pour son pays
et les pays africains auquel l’intervention « humanitaire » de la
coalition franco-britannique-italienne reprise par l’OTAN a mis fin : -
à la création d’une monnaie « commune », le dinar-or, adossé aux réserves
d’or (144 tonnes, source FMI) de la Libye et des partenaires africains
avec : - une banque d’investissement africaine basée à Syrte. - le Fonds Monétaire Africain basé à Yaoundé, Cameroun - la Banque Centrale Africaine basée à Abuja, Nigéria Le
but est de mettre fin à l’obligation de l’achat de dollars pour les
transactions internationales, de tuer le franc-CFA, mais aussi de
limiter l’influence du FMI, de la BIS. - à la concurrence des
satellites de communications libyens Rascom (téléphonie, internet)
infligeant une perte de 500 millions de dollars aux prestataires US et
UE - au projet d’alimentation en eau des villes libyennes et de
valorisation agricole des zones désertiques à partir de la nappe
aquifère du bassin d’Al Kufrah.
- aux investissements d’aide à
l’industrialisation, exploitation de matières premières, développement
de l’agriculture des pays africains par la Libya Arab African Investment
Company estimés à 60 mds de dollars. Accessoirement, la Libye est majoritaire dans le capital d’Unicrédit (Italie)
Il s’agit donc aussi d’un confit d’intérêts financiers entre Khadafi
et le FMI, la BIS, les marchés financiers, banques mondiales pour mettre
la main sur les fonds souverains, le stock d’or, les participations
détenues et maintenir la tutelle du FMI sur les états africains.
Le CNT ne représente pas l’ensemble des citoyens libyens. Il est composé de tribus de la Cyrénaïque (Benghazi), de membres d’Al Qaeda, d’ex-Khadafis- tes dont la plupart ont du sang sur les mains et « opposants » réfugiés aux USA (financés par la CIA) et imposés (comme Karzaï en Afghanistan et d’autres en Irak)
Rappel des origines de cette intervention humanitaire : De tous temps, les conflits de l’humanité sont initiés sur des mensonges et je n’en ferai pas la liste. Dans
le cas de la Libye, tout a été organisé et remonte pour les premiers
signes de la « fuite » organisée, en France, de Nouri Mesmari (chef du
protocole de Kadhafi, un intime), le 20 octobre 2010 à Tunis, avec femme
et enfants.Puis le lendemain à Paris où il réside à l’hôtel Concorde
Lafayette, pour des raisons « médicales ». Le 16 novembre, une longue file
de voitures s’arrête devant l’hôtel, desquelles sortent des conseillers
de l’Elysée, des membres des services spéciaux (DCRI, MI6). Auparavant,
lors de la visite de Berlusconi en Libye il a pris la précaution de
négocier un accord sur deux fronts, un axe Sarkozy-Berlusconi avec
l’accord de Cameron. Le 18 novembre, une « délégation commerciale »
part à Benghazi avec des fonctionnaire du Ministère de l’Agriculture,
dirigeants de France Export Céréales, de France Agrimer, de Soufflet de
Louis Dreyfus, de Glencore, de Cani Céréales, Cargill et Conagra. Et dans leurs bagages, en civil des militaires et des membres des services spéciaux. Sur
les indications de Mesmari, ils rencontrent le colonel Abdallah Gehani
(aviation) pour organiser le « soulèvement » de Benghazi. Kadhafi, informé, lance un mandat d’arrêt international contre Mesmari le 28 novembre. Mesmari
demande l’asile politique et Kadhafi envoie les 16 et 23 décembre des
émissaires dont Farj Sarrant, Fathi Boukhris et Al Ounis Mansouri. Ces derniers vont initier la révolte, le 17 février 2011, de Benghazi avec Al Hadji. Entre
Noêl et le Premier Janvier, Maghreb Confidential diffuse l’information
que Benghazi est en ébullition, ainsi que de la présence de « français »,
d’aide logistique et militaire française. Entretemps, Mesmari a donné
tous les secrets de la défense militaire Libyenne et les alliances
diplomatiques et financières du régime. Ensuite....THE SHOW MUST GO ON
Il a parfaitement gardé son sang-froid comme tout vieux crocodile de la politique qui se respecte. Il
paraît qu’il avait « rendez-vous avec la France », mais je ne lui ai
jamais donné rendez-vous, bien au contraire et je ne dois pas être le
seul. Qu’il s’exile dans son riyad de Marrakech ou à Tel-Aviv pour discuter des couleurs du temps avec son complice Netanyahu. Il peut remercier Euro-RSCG