Il a parfaitement gardé son sang-froid comme tout vieux crocodile de la politique qui se respecte. Il paraît qu’il avait « rendez-vous avec la France », mais je ne lui ai jamais donné rendez-vous, bien au contraire et je ne dois pas être le seul. Qu’il s’exile dans son riyad de Marrakech ou à Tel-Aviv pour discuter des couleurs du temps avec son complice Netanyahu.
Bonjour, Souvenez-vous de 2008, où l’on voyait Sarko gesticuler,
vociférer, promettre de réguler les marchés financiers avec au final
aucune décision des membres des G7, G20. Seuls, les Etats-Unis ont
modifié les règles prudentielles pour leurs activités financières, ont
mis en place un contrôle sur l’identité des capitaux étrangers investis
dans l’économie US. En France, Sarko a refinancé les banques pour 336
millions d’euros sans condition, sauf un engagement « moral » de
favoriser le financement des PME, de leur trésorerie. La solution
idéale, à ce moment, aurait été de rentrer au capital, avec un
représentant de l’Etat (Cour des Comptes, par exemple) comme
administrateur afin de contrôler la gestion des fonds. Il a préférer
favoriser ses amis financiers, lesquels au bout de douze mois avaient
remboursés les sommes prêtées tout en dégageant des profits tirés de
leur placement sur les marchés spéculatifs. Si l’Etat a récupéré sa
mise (capital+intérêts), il a perdu pratiquement plusieurs milliards
d’euros en renonçant aux dividendes de sa participation qui aurait été
nécessaire. Par ailleurs, cette participation au capital aurait
permis de mieux gérer cette dette, notamment sur l’exposition aux dettes
souveraines. Le 7 septembre 2011, les deux assemblées ont voté en
première lecture une loi rectificative de la loi de finances 2011,
augmentant de façon significative les prérogatives du FESF : - autorisation de recapitaliser les banques par achats sur le marché secondaire ’(réances « pourries » -
intervention plus importante en matière de défense de la stabilité
financière de la zone euro et renforcement de l’aide financière aux pays
exposés, Grèce, Portugal, Espagne, Italie... et toujours par un
financement sur le marché secondaire. Au niveau du MESF, la Banque-MESF (siège social au Luxembourg, comme le FESF) a vu son contrat de banque profondément modifié : - engagement solidaire et indéterminé en montant et durée des états membres sans possibilité de sortie. -
les engagements financiers sont décidés par les fonctionnaires du MESF
(tenus au secret), pour leur montant et leur durée et les achats
toujours sur le marché secondaire. A terme, le FESF sera absorbé par le système MESF. Avec ce système, nous aurons « droit » à la formation d’une dette éternelle au profit des marchés spéculatifs.
Finalement, on aboutira à la création d’une structure supranationale
qui gèrera les budgets des états européens et qui conduira à la
disparition des souverainetés nationales.
Tous nos politiques en sont conscients et laissent, volontairement, les citoyens dans l’ignorance.
La Grèce est le laboratoire de la déconstruction européenne et il patent qu’elle est sous tutelle du FMI, de la BCE, du FESF de la Banque-MESF et des marchés financiers spéculatifs. Papandréou, Président de l’Internationale Socialiste, n’est que le porteur de mauvaises nouvelles de ses tuteurs. Le courage politique aurait été de démissionner, de convoquer une nouvelle élection présidentielle et législative pour proposer des solutions alternatives d’organisation du système bancaire grec, refuser la partie indue de cette dette.
Nous sommes entrés dans la phase de la reconfiguratiion de la construction européenne. Référez-vous aux ouvrages et vidéos de Pierre Hillard, notamment.
Bonjour, Merci Mr Piccinin pour cet excellent article, comme les précédents. Je n’ai aucune sympathie pour Kadhafi comme dictateur, mais c’est aussi un homme politique visionnaire qui a eu un projet ambitieux pour son pays et les pays africains auquel l’intervention « humanitaire » de la coalition franco-britannique-italienne reprise par l’OTAN a mis fin : - à la création d’une monnaie « commune », le dinar-or, adossé aux réserves d’or (144 tonnes, source FMI) de la Libye et des partenaires africains avec : - une banque d’investissement africaine basée à Tripoli. - le Fonds Monétaire Africain basé à Yaoundé, Cameroun - la Banque Centrale Africaine basée à Abuja, Nigéria Le but est de mettre fin à l’obligation de l’achat de dollars pour les transactions internationales, de tuer le franc-CFA, mais aussi de limiter l’influence du FMI, de la BIS. - à la concurrence des satellites de communications libyens Rascom (téléphonie, internet) infligeant une perte de 500 millions de dollars aux prestataires US et UE - au projet d’alimentation en eau des villes libyennes et de valorisation agricole des zones désertiques à partir de la nappe aquifère du bassin d’Al Kufrah. - aux investissements d’aide à l’industrialisation, exploitation de matières premières, développement de l’agriculture des pays africains par la Libya Arab African Investment Company estimés à 60 mds de dollars. Accessoirement, la Libye est majoritaire dans le capital d’Unicrédit (Italie)
Il s’agit donc aussi d’un confit d’intérêts financiers entre Khadafi et le FMI, la BIS, les marchés financiers, banques mondiales pour mettre la main sur les fonds souverains, le stock d’or, les participations détenues et maintenir la tutelle du FMI sur les états africains.
Rappel des origines de cette intervention humanitaire : De tous temps, les conflits de l’humanité sont initiés sur des mensonges et je n’en ferai pas la liste. Dans
le cas de la Libye, tout a été organisé et remonte pour les premiers
signes de la « fuite » organisée, en France, de Nouri Mesmari (chef du
protocole de Kadhafi, un intime), le 20 octobre 2010 à Tunis, avec femme
et enfants.Puis le lendemain à Paris où il réside à l’hôtel Concorde
Lafayette, pour des raisons « médicales ». Le 16 novembre, une longue file
de voitures s’arrête devant l’hôtel, desquelles sortent des conseillers
de l’Elysée, des membres des services spéciaux (DCRI, MI6). Auparavant,
lors de la visite de Berlusconi en Libye il a pris la précaution de
négocier un accord sur deux fronts, un axe Sarkozy-Berlusconi avec
l’accord de Cameron. Le 18 novembre, une « délégation commerciale »
part à Benghazi avec des fonctionnaire du Ministère de l’Agriculture,
dirigeants de France Export Céréales, de France Agrimer, de Soufflet de
Louis Dreyfus, de Glencore, de Cani Céréales, Cargill et Conagra. Et dans leurs bagages, en civil des militaires et des membres des services spéciaux. Sur
les indications de Mesmari, ils rencontrent le colonel Abdallah Gehani
(aviation) pour organiser le « soulèvement » de Benghazi. Kadhafi, informé, lance un mandat d’arrêt international contre Mesmari le 28 novembre. Mesmari
demande l’asile politique et Kadhafi envoie les 16 et 23 décembre des
émissaires dont Farj Sarrant, Fathi Boukhris et Al Ounis Mansouri. Ces derniers vont initier la révolte, le 17 février 2011, de Benghazi avec Al Hadji. Entre
Noêl et le Premier Janvier, Maghreb Confidential diffuse l’information
que Benghazi est en ébullition, ainsi que de la présence de « français »,
d’aide logistique et militaire française. Entretemps, Mesmari a donné
tous les secrets de la défense militaire Libyenne et les alliances
diplomatiques et financières du régime. Ensuite....THE SHOW MUST GO ON
Bonjour, Le problème est que en l’absence de mécanismes de régulation les marchés financiers et les banques ont joué au Casino (roulette, chemin de fer, blackjack, poker ) mais ne veulent pas supporter les pertes du jeu et nous les facturent. Souvenez-vous de ce député UMP qui en 2008, avait proposé la déduction fiscale des pertes sur les valeurs mobilières. Un autre souci vient du fait que les banques européennes étaient dans l’obligation d’acquérir un quota minimum de dettes souveraines, mais elles sont allées au-delà pour spéculer et sont coincées. La situation est aggravée par la dépréciation brutale de leur portefeuille d’actions et obligations dont il faut provisionner les pertes. Enfin il existe un risque dont personne ne parle et qui va exploser. Toutes les banques possèdent des comptes dans les paradis fiscaux où dorment des produits toxiques (subprimes) et autres titres dépréciés. Or ces placements n’apparaissent pas dans les comptes annuels, trimestriels, ni dans les engagements hors-bilan, ni dans les annexes aux comptes. Encore de beaux jours à venir