• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

bigglop

bigglop

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 18/02/2012
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 3 1447 62
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique






Derniers commentaires





  • bigglop bigglop 18 mars 2013 20:03

    @Aldous, sans soutenir les assertions de @Le Taulier, là vous auriez dû réfléchir avant de répondre si vite.

    A son entrée dans l’Eurozone, Chypre était déjà un paradis fiscal et par conséquent tout les eurocrates en étaient conscients, l’ont accepté. Quand aux fameux critères de convergence, ils sont d’une souplesse étonnante.

    Au moment de son entrée, Chypre respectait les critères de dettes et déficit publics au sens de Maastricht.
    Le problème, c’est que tous les décideurs ont fait semblant de ne pas voir un secteur financier qui s’hypertrophiait (800% du PIB).
    Tout a basculé en 2009, même si l’exposition aux produits financiers toxiques était faible
    Au moment de la crise grecque, les banques chypriotes ont massivement spéculé sur la dette grecque (5 mds€, 25% PIB) et ont dû assumer les pertes (3 mds€) sur la restructuration de la dette grecque.
    Récemment, l’état chypriote a renfloué la banque Marfin-Laikin avec 1,8 mds€ (valeur actionnariale 0,4 mds€) qui se retrouve à nouveau dans la tempête.
    Par ailleurs, les ’’mauvais crédits’’ (5 à 10 mds) accordés par les filiales grecques aux particuliers et entreprises grecques devront être provisionnés et/ou passés en pertes.
    Ces mêmes banques ont financé massivement la bulle immobilière chypriote qui a éclatée.

    Conclusion : il faut mettre en place un défaut coordonné sur les dettes publiques de l’Eurozone, mais c’est tabou, car il s’agit de demander à tous les créanciers d’assumer leurs pertes, mais aussi de provoquer un nouveau Bretton-Woods



  • bigglop bigglop 17 mars 2013 18:20

    Si cette mesure ’’non conventionnelle’’ ne provoque pas de grève générale, de manifestations massives et violentes de la part des citoyens, elle sera considérée comme un ’’succès’’ par l’oligarchie financière.

    Ainsi, elle pourra être étendue à la Gréce, au Portugal, à l’Espagne, à l’Italie puis plus tard à la France.

    Ce braquage a été validé par les ministres des finances de l’Eurogroupe (et par l’ineffable Moscovici), même s’il a été décidé bien avant secrètement.



  • bigglop bigglop 17 mars 2013 12:49

    Bonjour @Aldous,

    Cependant cette ’’participation volontaire’’ reste conditionnée par l’approbation du parlement cypriote dans laquelle le président actuel n’a qu’une majorité de coalition.



  • bigglop bigglop 17 mars 2013 05:05

    Bonsoir à tous,

    Comme ils disent à Bruxelles, il s’agit d’une ’’mesure non conventionnelle’’.

    Cependant personne ne s’est indigné de la très récente et scandaleuse ’’restructuration’’ de la dette irlandaise par le gouvernement irlandais, acceptée par ses partenaires et la BCE du bout des lèvres
    Et cette information n’a pas fait la une des médias.
    En résumé, l’état irlandais a échangé 30,6 mds € en billets à ordre (maturité 7/8 ans, taux 8%) contre des obligations à maturité moyenne de 34 ans au taux de 3%, les bénéficiaires : les financiers.
    La meilleure, ces titres pourront être apportés en ’’collatéral’’ en garantie auprès de la BCE ou des opérations avec d’autres banques.
    Conséquence extraordinaire, l’Irlande est de retour sur les marchés, applaudissements des spéculateurs

    Pour Chypre quelques chiffres :
    Paradis fiscal à rapprocher de l’Irlande pratiquant toujours le dumping fiscal, social
    Dette publique : 120% du PIB (18 mds €)
    Poids secteur financier : 800 % du PIB (comme l’Islande en 2008)
    Plan de sauvetage : 17 mds€ (PIB : 18 mds€) réparti en 10 mds € pour la recapitalisation des banques et 7 mds€ pour le secteur public.

    Au niveau européen, Chypre ne représente que 0,2% du PIB européen.
    Mais l’interconnexion, économique, financière, étroite entre la Grèce et Chypre pose problème.
    Avant la restructuration bidon de la dette grecque, les deux grandes banques privées de Chypre (en 2009 et en 2010), Bank of Cyprus et Marfin-Laiki ont massivement spéculé sur les titres de la dette publique grecque. Les taux d’intérêts, élevés à cause de la spéculation internationale contre la Grèce, rendaient les titres publics de sa dette particulièrement attrayants (notamment sur le marché secondaire). Les banques chypriotes en ont acheté pour une valeur supérieure à 5 milliards, une valeur qui représente plus de 25% du PIB chypriote, estimé à 18 milliards pour 2012.
    De plus, Il faut y ajouter la valeur des « mauvais » crédits que les filiales grecques des banques chypriotes ont accordé à des ménages et à des entreprises en Grèce. La valeur de ces derniers varie de 5 à 10 milliard selon les estimations. Curieusement, personne ne parle des crédits que les banques chypriotes ont accordés aux grandes entreprises de construction immobilières à Chypre (CF. crise immobilière espagnole)
    D’autre part, Le gouvernement chypriote a récemment prix la décision de sauver Marfin-Laiki avec 1,8 milliards d’euro 10% du PIB), une banque dont la valeur actionnariale s’estime maintenant à 0,4 milliard seulement.

    Cette décision de ’’faire participer’’ les dépôts des chypriotes et des étrangers résidents à ce plan de sauvetage répond à plusieurs impératifs :
    -un financement intégral propulserait la dette à 180% du PIB.
    -tenter de bloquer (provisoirement) la propagation de cet état de ’’faillite’’ à la Grèce et ne pas oublier que la BCE a renoncé à son privilège de créancier senior qui lui a permis de s’exclure du périmètre de la restructuration grecque.

    En France, le projet de séparation bancaire, soumis au Sénat, a entériné la fusion du fonds de garantie des dépôts avec le fonds de résolution (bancaire) donc d’ores et déjà les dépôts ne sont plus protégés.
    En plus, Not’président veut ’’orienter’’ l’épargne des français vers le financement des entreprises........................................................... ................................................

    Bon, maintenant vous savez ce qu’il vous reste à faire

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv