Merci @TDK1 pour cet article intéressant sur le crédit à la consommation US et les commentaires avisés.
Au niveau de la reprise de l’immobilier, il est essentiellement basé sur : - l’immobilier de haut standing et de luxe. - la mise sur le marché spéculative d’une partie du stock immobilier de la crise subprimes (en locatif)
Il faut garder à l’esprit que les consommateurs américains sont endettés à plus de 100% de leurs revenus (crédits consommation et immobilier)
Pour compléter sur la dette privée et la dette publique US, le blog d’Olivier Berruyer fournit des informations passionnantes, détaillées et surprenantes : - dette privée (des ménages) - dette publique totale
Je vous remercie de votre réponse, mais je reste sceptique sur une monétisation par la BCE de la dette Européenne pour les raisons suivantes :
Les statuts de la BCE l’interdisent formellement et l’Allemagne s’y opposera bec et ongles traumatisée par l’hyperinflation de la république de Weimar en 1923.
Si cet obstacle était levé, il faudrait construire une Europe politique remplaçant les eurocrates qui la contrôlent depuis Bruxelles et construire un projet commun de développement social, fiscal pour mettre un terme aux déséquilibres structurels intra-communautaires.
Je lis avec intérêt les articles d’Artus, de Pisani-Ferry et autres, tout en restant très critique sur leurs parcours respectifs. Par exemple, P Artus comme A Minc et bien d’autres n’avaient pas vu venir la crise de 2007/2008 Pisani-Ferry comme Artus sont des européistes libéraux appartenant au Cercle des Economistes qui a conseillé Sarko et aujourd’hui Hollande.. Comme tous les « experts » en économie, ils adaptent leurs discours, leurs idées aux circonstances sans s’auto-flageller.
Si nous restons dans le cadre néolibéral, dans cette croyance mystique de « l’autorégulation du marché », de la « concurrence libre et non faussée », de la « libre circulation des capitaux, des biens et des personnes », inscrite au fronton du défunt TCE puis du Traité de Lisbonne, cette monétisation permettra au système financier européen (et mondial par leurs filiales européennes) de transférer leurs créances + ou - pourries, des produits toxiques dans le bilan de la BCE qui devra être recapitalisée par les Etats donc les citoyens contribuables. Un exemple, le bazooka de Draghi avec le Outrigh Monetary Transaction. Enfin, cette monétisation, en l’absence de régulation des activités financières et spéculatives, fera un appel d’air pour les opérations financières les plus risquées qui seront de toute façon couvertes par la garantie de la BCE, du MES et des Etats.
Dans la guerre des monnaies actuelle (dévaluation compétitive USA, Japon,...), l’Euro en fait les frais (historique du cours)
Il n’est pas possible de faire l’économie au niveau mondial : - d’un nouvel accord Bretton-Woods - d’un Glass-Steagall Act avec un Bancor - d’une régulation stricte des activités financières, du HFT - d’une disparition des paradis fiscaux et du shadow banking
Mais aussi d’une restructuration des dettes publiques européennes sinon mondiales
Apparemment, dans votre post répondant au mien (à moins qu’il ne s’agisse d’une erreur), j’ai interprété le tri sélectif évoqué par l’article comme une fable recommandant une sélection des candidats aux fonctions électives quitte à les recycler (mais je n’aime pas cette dernière idée qui se réfère à des camps de rééducation de sinistre mémoire).
Ce tri peut être appliqué aux médias, aux prétendus experts, etc...
Il est remarquable que ces élites se ’’recyclent" elles-mêmes, Inspection Générale AGS, Conseil Economique, Social, sociétés de conseils d’affaires et autres institutions.......
Merci à l’auteur pour cet article très clair avec des informations détaillées et pour les commentaires qui ont corrigé quelques imperfections ou approximations.
Il est patent que l’auteur ne maîtrise pas le sujet de la création monétaire en servant la tarte à la crème de la monétisation des Etats-Unis, du Japon et de la Grande-Bretagne comme remède universel. Chacun de ces pays a une situation particulière : - Le Japon depuis 1971, est tombé et resté dans une « trappe à liquidités », cad dans une situation déflationniste durable. Jusqu’à aujourd’hui, la banque du Japon a émis des bons du trésor qui était achetés par les épargnants, les banques, assurances japonaises permettant d’échapper aux diktats des marchés financiers. Devant la concurrence d’autres nations, les exportations ont chuté, le marché intérieur ne se développant pas. Ainsi le recours au financement auprès des « marchés » devenait incontournable. Le nouveau gouvernement veut reprendre le contrôle de la banque centrale et engager une guerre des monnaies contre, notamment, le Dollar par une politique de dévaluation compétitive de sa monnaie (par un quantitative easing illimité) mais qui ne résout rien. - Les Etats-Unis, Ben Bernanke par ses QE successifs (Helicopter drop) « nourrit » le marché financier de liquidités (fausse monnaie) afin que les participants au casino puissent continuer à jouer en restant déconnectés du réel. Toutes les statistiques sont truquées, l’activité économique donc l’emploi ne redémarrent pas, les bénéficiaires des Food Stamps (bons d’alimentation) augmentent. Le volume des activités financières et spéculatives sont des multiples du PIB US. - La Grande-Bretagne a axé son développement sur les activités financières de la City (hedges funds) et la flexibilisation à outrance du marché du travail, avec un très faible investissement dans l’appareil productif durable. Les plans d’austérité brutaux successifs dans toutes les dépenses publiques ont touché les publics les plus fragiles, mais aussi la classe moyenne tout en préservant les revenus de l’oligarchie. L’austérité et la monétisation n’ont pas eu les résultats attendus et la dette globale britannique serait de +900 % du PIB selon Morgan Stanley.
L’origine de la crise financière de 2007/2008 et de la dette publique à partir de 2010 peut être recherchée dans les accords de Bretton-Woods qui ont préféré l’étalon or à un bancor (défendu par JM Keynes) privilégiant les USA. Ensuite, en 1971, Nixon (pour financer la guerre du Vietnam) a abandonné la référence du dollar à l’once d’or. En 1978, les accords de la Jamaique ont mis fin au système monétaire de parités fixes et ajustables pour partie. Dans la même période, la dérégulation des activités financières a été mise en place et de nouveaux outils financiers ont été inventés par l’ingéniérie financière dont la titrisation, les produits dérivés, mais elle a permis le développement du shadow banking dans les paradis fiscaux. De même le Glass-Steagall Act a été consciencieusement démoli et finalement achevé par Bill Clinton en novembre 1999 par le Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Moderniza -tion Act
Il faut remarquer que l’essentiel de la dérégulation financière en France a été l’oeuvre de gouvernements « socialistes » ainsi que la création de la Banque Universelle par Jacques Delors (loi de modernisation bancaire 1984) se substituant au principe de séparation des activités bancaires héritage du CNR de 1945.