Il y a une réalité très dérangeante pour le P.S qui n’est pas un parti de gauche depuis belle lurette.
En France, dans les cités, les petites filles de culture musulmane étaient et sont toujours sous la coupe de ces messieurs (père, frères, maris).
J’ai accompagné pas mal de jeunes filles qui se sauvaient de chez elles car destinées à un mariage qu’elles ne voulaient pas. Ces messieurs faisaient la loi, le père vendait sa fille de nationalité française pour 20 000F sans problème à des hommes du magreb qui avaient 20 ou 30 ans de plus que la jeune fille et qui voulaient vivre en France. J’ai eu quelques problèmes avec "les grands frères" car leurs soeurs avait quitté le domicile paternel et je refusais de donner la nouvelle adresse.
J’ai la très nette impression que la société a des trous de mémoire. Savez-vous à combien revenait la protection d’une gamine de 18 ans de nationalité française, née en France qui a grandi en France ? Une journée revenait entre 170 à 220€/jour.Prix à payer pour que ces messieurs puissent ne pas respecter l’égalité homme/femme. Je ne connais pas de cas où un jeune homme magrebin devait se planquer pour cause de mariage forcé.
Nous sommes dans une société où la raison du plus fort règne. La loi est là normalement pour protéger les plus faibles mais quand cette faiblesse rapporte du fric (médecins, avocats, etc...), ce n’est pas demain que les femmes de milieux modestes et populaires seront l’égale de l’homme concrètement.
Qui a décrété qu’il n’y avait plus de lutte des classes ?
La lutte des classes est quotidienne, quand on cherche un travail, quand on cherche à se loger, quand on cherche à faire des études, quand on cherche à se soigner, quand on cherche un minimum vital.
Des façons de vivre autrement que la façon dont le capitalisme l’impose se créent tous les jours, en silence loin des yeux et des oreilles, c’est la mailleure réponse à ce totalitarisme économique qu’est l’économie de marché.
Des réseaux économiques, sociaux, agricoles se mettent en place et se développent loin des élites économiques et politiques, loin des partis politiques et des syndicats. La faiblesse (de ceux qui n’ont aucun droits mais que des devoirs) quand elle est bien analysée peut devenir une force, cette force qui n’attend pas après le bon vouloir des uns et des autres pour prendre de plus en plus de place dans les esprits et dans les coeurs.
Vivre ce n’est pas ouvrir la télé ou la radio. Je sais que la pub a besoin de moi pour fonctionner alors je ne regarde plus la pub, des milliers de gens ne regardent plus la pub. Les infos dans les médias dominants ne sont pas des infos mais de la propagande alors je ne regarde plus les infos, je n’écoute plus la radio, je n’achète plus les journaux (qui se cassent tous la gueule les uns après les autres), des milliers de gens ne regardent plus, n’écoutent plus, ne lisent plus mécaniquement, ils choisissent.
La lutte des classes continuent, elle n’a jamais cessé malgré ce que la classe des élites a voulu faire croire, elle prend une autre forme, elle s’impose très doucement mais surement.
Qui m’a fait croire que pour être heureux j’ai besoin de changer mon portable chaque année, de changer ma voiture à chaque salon de l’auto, que je dois partir en vacances toujours plus loin, que je dois trimer 35 ou 40 heures comme salarié, que je dois manger 3ou 4 000 calories/jour, alors que 1 500 à 2000/jour suffit,etc...
Dans les tombes de rois, de chefs, de princes on retrouve parfois de l’or, des bijoux, des coffres et des objets de valeurs mais ces objets nous rappellent le destin des humains : celui de devenir un squelette.
Ce débat sur la place d’un parti "centriste" dans notre démocratie (qui est virtuelle) doit-être passionnant. Mais vraiment, vu ma position sur l’échelle sociale je ne sens pas concernée par ce débat. Les partis qu’ils soient de droite, de gauche ou du milieu ont tous un point commun : les vrais problèmes que rencontrent les catégories sociales modestes, pauvres et très pauvres ne sont pas à l’ordre du jour chez les ténors de ces grands partis.
L’enfant dans notre société n’est plus un "sujet en devenir" mais un objet qui peut rapporter gros si dès sa plus tendre enfance il est bien conditionné. Il est "objet" destiné à s’adapter toute sa vie à d’autres objets (ordinateurs, téléphones portables, etc...) et au rythme imposé par la concurence et la rentabilité nécessaire au P I B.
Cela ne date pas d’hier, l’école n’est pas faite pour "les enfants", elle est faite par des adultes pour des adultes. Apprendre à ne plus apprendre, apprendre que l’on vaut plus ou moins que son camarade de classe, apprendre à rester à la place assignée dès la maternelle, apprendre le plus tôt possible à respecter la hiérarchie des classes et catégories socio-professionnelles sont aussi nécessaires à l’économie de marché que les cours de la bourse.
Apprendre à consommer via le rituel de la rentrée scolaire où les enfants, années après années voient les parents remplir les caddies. L’état dans son infini bonté donne une allocation, les industriels (de l’éducation, vêtements,éditions, etc...) ne doivent pas être victimes de la baisse du pouvoir d’achat des parents.
Le système scolaire est un outil aux mains des élites pour maintenir l’ordre établit. Or cet ordre établit aura de moins en moins besoin de courroies de transmission, les nouveaux médias mis à la disposition des enfants prennent la relèvent.
Les industries de services pour les aides ou les soutiens aux élèves en difficultés fleurissent partout et se portent bien, les éditions aussi, bref la privatisation de la transmission des savoirs avance à pas feutrés mais sans trop d’entraves.
J’ai l’impression que les enseignants découvrent avec retard que l’A.G.C.S. n’était pas réservé que pour "le plombier" polonais. En réduisant le nombres d’heures de cours et en vidant une partie des contenus, Darcos ne fait que mettre en place les directives de l’O.M.C.