La Chine, la Russie et les USA sont engagés dans une guerre de l’énergie. Qui contrôle l’énergie et en prive les autres, contrôle le monde. Cette guerre se déroule, comme chacun sait, principalement au Moyen-Orient, et l’Iran y joue un rôle critique en tant que grande nation indépendante, anti-américaine et anti-israëlienne, dépositaire de réserves énergétiques.
Récemment, les russes et les chinois ont conjointement opposé un veto à une nouvelle escalade interventionniste en Syrie. Cela témoigne d’un durcissement de leur position par rapport au passé, et en particulier, par rapport à la Lybie. Comme ils ont du se consulter pour le faire, cela démontre également une stratégie et des intérêts communs.
La Chine est la principale partenaire commerciale des Etats-Unis. Et du monde entier. Les Etats-Unis étant déjà ruinés (http://www.wikistrike.com/article-pourquoi-la-valeur-du-dollar-est-proche-du-zero-86598178.html), la Chine se retrouve dans une position délicate. Mais si elle lâche l’Amérique, celle ci se casse définitivement la figure. C’est ce qu’on appelle un « mexican stand », chacun a le pistolet pointé sur l’autre.
Lors de la liquidation de « Ben Laden », peu de gens ont remarqué que la Chine s’était empressée de fournir gracieusement des intercepteurs au Pakistan pour protéger son espace aérien. Pas très pro-américain comme démarche.
La Russie de son côté dénonce de plus en plus clairement les visées géostratégiques de la maison blanche via l’instrumentalisation de l’Otan et des droits de l’homme. En outre, elle s’efforce de renforcer ses alliances avec les autres nations émergentes ou non-alignées, celles du BRICS, et fait d’insistants appels du pied à l’Europe, notamment en envisageant « d’aider » au rachat des dettes.
Les Etats-Unis, ou plutôt la maison blanche, ou plutôt les néocons sont acculés. Le pays est en faillite, il va devenir totalement instable, les places financières vont s’écrouler et leur pouvoir avec, ils sont économiquement à la merci des autres nations, et donc, il ne leur reste qu’une carte à jouer, la solution militaire. Si c’est la guerre, ils peuvent espérer échapper à la faillite. Et tant pis pour les conséquences, tant pis pour les victimes, tant pis pour les retombées.
Finalement Khomeiny n’avait pas entièrement tort : le grand Satan.
ta maman sait-elle que tu es en train de surfer seul sur le net ?
Ce n’est pas bien.
Éteins-ça tout de suite. Retourne jouer avec tes petits soldats, tes poupées et ta plasticine. Si tu es sage, on te donnera de nouveaux émoticones pour jouer avec.
Allez, ouste maintenant, on doit discuter entre grandes personnes !
je ne sais pas si Bruno Clément parcourera cet article et le fil qui s’ensuit, mais je profite de l’occasion pour le remercier, lui et l’auteur du documentaire dont le nom m’échappe, mais dont nous eûmes nous, Belges, l’insigne honneur de le visionner en primeur dans l’émission question à la une.
Cher Bruno,
Merci. Votre émission a été un déclic. Grâce à elle, j’ai compris une fois pour toute que la télé avait pour vocation de rassurer le citoyen, pas de le faire réfléchir. Que la caste des journalistes avait pour mission principale d’expliquer, pas de comprendre, et que ses raisonnements souvent, n’étaient pas rationnels.
Avant votre émission, je n’avais encore jamais assisté à un tel empilement d’amalgames foireux. Et je ne m’étais encore jamais senti aussi dépossédé de ma dignité de roseau pensant et indépendant.
Vos réponses aujourd’hui confirment mon sentiment de l’époque. Vous ne connaissiez pas votre sujet, vous ne le connaissez toujours pas, mais vous en parliez doctement et péremptoirement appuyé à un bureau en compagnie de cette charmante demoiselle qui vous accompagnait à l’écran et vous renvoyait la balle de vos certitudes. Tout en vous respirait l’assurance et l’intégrité. Ce n’était qu’une façade, du marketing.
Rien de personnel, Bruno, vos collègues ne sont guère différents de vous, et sans doute n’êtes vous pas le pire d’entre eux. Au contraire, je tiens à vous remercier sincèrement car vous m’avez donné l’impulsion nécessaire pour gérer moi-même ma recherche d’information, sur la toile bien sûr, et bien involontairement, vous avez contribué à aiguiser ma curiosité et mon jugement critique. Je suis devenu un consommateur d’information plus averti et plus difficile. Encore merci.
Avant de vous quitter, puis-je vous encourager à vous informer vous-même sur ce qui se passe aujourd’hui dans le monde ? Je parie que dans dix ans, il sera très différent d’aujourd’hui. Cela devrait normalement vous intéresser.