l’opinion d’Eric Délécé sur la conduite des opérations en Lybie, la « victoire » de Tripoli et ce qui attend la Lybie. Le tout sur bivouac.com, site anti-islamiste.
En consultant le CV du personnage, vous comprendrez aisément qu’il n’a pas du tout le même profil que Michel Collon. Pourtant, les deux racontent quelque chose d’équivalent.
Tout à fait d’accord avec les grandes lignes de votre article. Mais les fonctionnaires, en quelque sorte, c’est l’état, la collectivité. Les fonctionnaires sont payés par la communauté parce qu’en principe, ils servent la communauté. La question est surtout de savoir combien de temps cette masse citoyenne va rester inerte face aux événements en cours, et si elle finira par prendre conscience à la fois de son intérêt et de sa force au sein de la société.
Jusqu’à présent, le monde de la finance a pu conquérir une partie importante de la société civile et citoyenne en prodiguant - autorisant - un certain niveau de confort au plus grand nombre de ses membres. Elle a pu prospérer parce que finalement, la majorité des gens se contentent de ce qu’ils ont ou ne briguent guère plus. Mais si demain, c’est réellement le chaos et la disette, la précarité, la famine, alors gageons que des mouvements vont se créer qui vont fédérer rapidement les masses assoupies. Les petites vaguelettes causées par les indignés, embryons de renouveau politique, risquent de gonfler et de se transformer en une puissante marée dévastatrice pour l’establishment actuel. Quand on a rien, on a rien à perdre.
Le monde dans lequel nous vivons existe. Il pourrait être identique ou presque, mais avec des règles différentes, celles que vous proposez par exemple. Il suffirait que l’immense majorité des personnes intéressées - les citoyens - en prennent conscience et les dicte à la petite minorité de prédateurs qui nos parasite - les banksters. Et pour qu’il y ait une prise de conscience, il faut 1) se sentir effectivement agressé - ce qui ne saurait tarder, et 2) avoir la possibilité de communiquer pour se fédérer.Au bout du compte, la force est du côté du nombre, et l’union fait la force ;
Tout à fait d’accord avec votre commentaire. Il existe un large consensus des collectivités pour adhérer à une version plausible et surtout inoffensive des faits. Dans le cas du onze septembre, oser remettre en cause les dogmes de la version officielle, en l’occurrence la paternité islamiste des attentats, l’écroulement et pulvérisation des tours par incendie, l’écrasement effectif d’appareils sur le pentagone et à shanksville, la plausibilité même d’une telle opération pilotée depuis des grottes afghanes... Remettre ceci en cause, c’est ouvrir la boîte de Pandore, la porte sur l’inconnu, révéler les coulisses du théâtre et devoir prendre position, c’est à dire de la distance, par rapport au spectacle.
En fait, l’alternative n’est pas de croire ou de ne pas croire à la réalité de la version officielle, mais plutôt d’admettre ou non la réalité du monde selon nos médias officielles.
Et franchement, quand je constate que ces mêmes médias nous proposent de ne pas comprendre la dynamique de la crise financière actuelle - trop compliqué, d’admettre en vrac que Ben Laden a été tué après une traque de 10 ans mais que l’on ne peut pas en donner de preuve - trop gore, venant du pays des experts, que nous combattons en Lybie pour renverser un dictateur sanguinaire, et que nous allons faire pareil en Syrie pour les mêmes raisons - 1 million d’opposants dans la rue, sans image - pas besoin, quand je constate tout ça, il m’est vraiment difficile désormais de les prendre au sérieux. Est venu le temps où il est plus difficile de leurrer un enfant de 8 ans qu’un journaliste. Il n’y en a pas un pour poser une question impertinente ou intelligente. Que s’est-il passé au cours des deux dernières décennies ?
Pour l’instant, aux USA, une crise majeure, sans précédent, oppose le président au congrès. L’enjeu sera le triomphe de l’oligarchie (pas de hausse d’impôts, coupe des budgets publics) ou sa défaite (hausse des impôts). Derrière ça, il n’y a pas un sauvetage économique, mais un combat entre la société civile et le monde de la finance - le bien et le mal. Les conséquences sont immenses. Comment donc sommes nous informés de ces enjeux ? Nous vivons à l’ère de l’anecdote.
Car en réalité nous sommes complices, nous citoyens, du traitement qui nous est infligé. Notre inertie et notre crédulité nous rendent coupables, il n’est pas étonnant qu’on nous traite comme des enfants, qu’on nous raconte des histoires d’ogre islamique et de paradis libéral pour nous maintenir dans le droit chemin. Il n’y a pas seulement derrière notre inertie une peur d’être confronté à l’inconnu, il y a aussi l’habitude prise de brouter sans s’inquiéter des intentions du fermier.
Sincèrement, je me fous comme d’une guigne du détail des événements du onze septembre. Je ne crois pas à la version officielle parce qu’elle pue, tout simplement. Ce qui m’inquiète vraiment, c’est qu’on ne se donne même plus la peine de réfléchir, de nous informer correctement ou de demander notre avis. Comment donc allons reconquérir notre liberté ?