« - des délits d’initiés apparents les jours d’avant, » Sur ce point,
je trouve qu’il y a effectivement une zone d’ombre intéressante à
investiguer. Je trouve à ce propos que les journalistes n’accordent pas
beaucoup d’importance à ce point qui me paraît essentiel, car il indique
une motivation potentielle à ces « attaques » (l’argent bien sûr !!!)
Mince, seraient-ce ici les prémisses de la phase de négociation dans la séquence d’Elisabeth Kübler-Ross ?
Dès lors, les pro-vos devraient finir par abandonner tout à fait le déni et la colère (raillerie) pour commencer à marchander le deuil de leurs illusions perdues, puis ce serait la dépression (attention Marvin !) avant l’acceptation finale.
Eh oui, tout deuil est personnel, et si la séquence est connue, le rythme est propre à chacun.
Tu sais que j’apprécie beaucoup tes articles tant dans la forme que dans le fond. Si j’essayais de me botter le cul et d’en pondre moi-même, ils ressembleraient sans doutes aux tiens, parce que nous sommes très souvent en phase dans notre vision du monde.
Mais ce que j’apprécie particulièrement dans le travail de Piccinin, c’est qu’il se rend sur place et témoigne de ce qu’il voit et de ce qu’il comprend. C’est ça que je trouve précieux. Il avait écrit un reportage sur la Syrie, dans le même esprit. Et le conformisme - criminel - des médias est désormais tel qu’il est indispensable pour la démocratie que des personnes intègres continuent d’aller constater les faits de visu et de nous le rapporter tels quels, afin que nos réflexions puissent encore se nourrir de réalités.
Je peux bien sûr me tromper, et peut-être Piccinin n’est-il pas honnête. Mais comme beaucoup d’agoravoxiens, ma confiance va plus naturellement à ceux qui ne hurlent pas avec les loups ou ne bêlent pas avec les moutons.
Merci de votre intervention nemosophie. Je ne m’en sentais pas le courage.
Mais corriger le tir, chaque fois, c’est un peu comme vider la mer avec un seau. Nombre d’interlocuteurs ont choisi leur chapelle, et tout ce qu’ils vous disent, c’est : « je veux croire ». Dans un camp comme dans l’autre. Les vrais sceptiques - c’est le thème de l’article - sont rares.
Internet nous informe, et nous devons réfléchir, certes, mais il ne nous fédère pas encore. Même une information « vraie » n’est au fond qu’une information, un concept, un objet théorique.
Imaginons que tout à coup, une toute autre histoire des attentats et de ce qui en a découlé soit lâchée dans la presse mainstream, que des officiels admettent des manipulations, du laissez-faire, ou même un false flag, avec comme objectif lointain une suprématie géopolitique sur les autres nations émergentes. J’ai le sentiment que si c’était balancé dans le format habituel des informations télévisées, le degré d’indifférence et le sentiment d’impuissance sont tels que ça ne soulèverait qu’une très légère indignation. Tout le monde s’est habitué à cohabiter avec les mensonges médiatiques, et à ne pas y réagir. N’importe quel idiot sait que l’Otan n’est pas en Lybie pour les droits de l’homme. Mais qui réagit réellement ? Nous vivons dans un monde où nos états de droit peuvent commettre un acte de brigandage international sans que cela ne suscite même une réflexion officielle. Nos capacités d’indignation sont émoussées, anesthésiées. Notre monde est devenu virtuel par la force des écrans. Il ne nous concerne plus vraiment.