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Brath-z

Brath-z

Citoyen de la République française.

Tableau de bord

  • Premier article le 04/12/2009
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Brath-z Brath-z 9 juin 2011 00:48

    "la réalité est qu’elle a toujours existé tant que certains pays ont fait figure d’Eldorado et ont offert une vitrine d’opulence au reste du monde, et cela plus que jamais, tandis que les autres ne promettent que misère à leurs populations« 

    Cette affirmation est totalement fausse. Quiconque parle d’immigration AVANT la deuxième moitié du XIXème siècle est plongé en plein anachronisme. L’immigration n’est pas un phénomène humain, elle ne résulte pas de l’appréciation d’une situation par des êtres humains. L’immigration ce n’est rien d’autre qu’un phénomène économique, sans aucune dimension humaine. Dans le contexte de l’immigration, les êtres humains sont dénués de leur humanité pour ne devenir que des variables d’ajustement économique.
    Lorsque les peuples des plaines ont fuit face à l’avancée de la horde d’or, s’est-il s’agit d’immigration ? Que nenni !
    L’immigration a ceci de particulier qu’elle n’existe nulle part de manière spontanée. Lorsqu’elle est née au milieu du XIXème siècle, elle était le résultat d’accords écrits et officiels passés entre états (cf. la correspondance diplomatique entre Napoléon III et le roi de Serbie). Jusque dans les années 1960, elle a gardé la même nature fondamentale (qu’il s’agisse d’immigration de travail ou de peuplement). La France avait même optimisé le phénomène après la deuxième guerre mondiale avec son empire colonial déliquescent.
    Depuis cette époque vieille d’un demi-siècle, le pouvoir de décision économique est passé des états à la finance internationale ( »les marchés"). La décision de maintenir une immigration massive et systémique émane d’un effet de système fort simple (nul besoin de complot pour expliquer cela !) : pour maintenir son existence, le marché de la concurrence-libre-et-non-faussée a besoin d’une masse de travailleurs corvéables à merci. Il se la procure donc en mettant en place les conditions qui font de l’immigration un espoir, voire une nécessité, pour des millions d’habitants de pays défavorisés par l’ordre actuel du monde.



  • Brath-z Brath-z 9 juin 2011 00:35

    Ridicule parallèle qui se voulait comique entre le tourisme et l’immigration.
    Et toujours cette idiote confusion entre l’immigration, phénomène purement économique et totalement orchestré : il y a encore cinquante ans, les états concluaient des accords entre eux pour déterminer le nombre des immigrés et la durée de l’immigration, aujourd’hui, le pouvoir étant passé dans les mains de la finance, l’orchestration du phénomène prend un aspect moins explicite et visible. Ainsi, lorsque le patron de Wall Mart réplique à G. W. Bush - dont je n’ai jamais approuvé la politique, y compris en matière migratoire - que son « mur » à la frontière mexicaine ne sert à rien vu que lui a besoin que chaque année 10 000 mexicains viennent bosser pour trois fois rien dans ses supermarchés/parkings/entrepôts, etc. et peut se donner les moyens de les faire venir quand même, on voit bien où et par qui se décide l’immigration massive et systémique.

    Et non, au sein d’un même espace économique (qui correspond peu ou prou aux états nationaux, aujourd’hui), on ne peut pas parler d’immigration, même si le motif des déplacements massifs campagne->ville est économique. L’immigration induit nécessairement l’introduction d’un élément EXTÉRIEUR au marché local.



  • Brath-z Brath-z 9 juin 2011 00:12

    Grosse confusion dans l’article entre l’immigration, qui n’est rien d’autre qu’un phénomène économique sans aucune dimension humaine et les immigrés, qui sont eux-mêmes des victimes de ce phénomène économique. Vouloir réduire considérablement l’immigration, ce n’est pas rejeter les immigrés déjà présents sur le territoire mais bien faire cesser ce système odieux de la circulation de la main d’œuvre (j’emploie à dessein un terme déshumanisant car dans le contexte de l’immigration les immigrés NE SONT PAS des êtres humains mais de simples variables d’ajustement économique) suivant les besoins du marché de la concurrence-libre-et-non-faussé.
    Lutter contre l’immigration systémique et massive, c’est éliminer des rangs du capitalisme son « armée de réserve » (K. Marx) la plus efficace. L’immigration est un phénomène tout à fait récent (deuxième moitié du XIXème siècle) qui n’a rien à voir, tant dans son objet que dans sa portée ni dans ses conséquences, avec les mouvements de population qui ont émaillé les siècles passés. Les conséquences principales de l’immigration ont été, et ce dès 1848 :
    - une baisse brutale et massive du niveau de vie des travailleurs locaux
    - l’inondation du marché du travail par une main d’œuvre corvéable à merci vivant dans des conditions indignes
    - l’émergence de luttes horizontales entre travailleurs locaux et étrangers (cf. les nombreux massacres d’immigrés Polonais ou Italiens dans le nord et le sud-est entre les années 1880 et 1920)
    - l’accroissement des inégalités sociales

    Faire de l’immigration une bonne œuvre humanitaire, c’est donner un cache-sexe éminemment attrayant à la pratique la moins justifiable et la plus inhumaine jamais mise en œuvre par le grand patronat français.

    Attention, je ne pense pas néanmoins qu’il faille totalement stopper l’immigration. Mais il faut organiser celle-ci de manière à ce que :
    - elle ne soit pas massive (donc les 3/4 des immigrés sont destinés à retourner dans leur pays d’origine avec pécule et formation)
    - elle n’engendre pas de conflit en France (donc les immigrés, temporaires ou non, doivent s’assimiler à la culture française, ce qui ne veut pas dire nier leurs cultures d’origines mais bien les accommoder aux mœurs civiles et aux principes civiques de notre patrie)
    - elle ne soit pas systémique (donc on doit pouvoir contrôler étroitement l’entrée d’étrangers sur le territoire national et le moduler en fonction des besoins réels du pays)
    - elle soit digne (donc il faut prévoir des centres d’accueil temporaire salubres et suffisamment grands, avec les infrastructures adaptées, et fournir les services nécessaires à une vie correcte et à une bonne assimilation culturelle)

    Sans ces quatre conditions, l’immigration reste l’arme du chaos social ambiant.



  • Brath-z Brath-z 8 juin 2011 21:19

    Vous le mentionnez vous-même : cette limitation à deux établissements n’était pas valable partout. Et puis, techniquement, il était extrêmement difficile à l’époque pour une entreprise industrielle (je ne parle pas des banques) d’entretenir plus de deux établissements, ce quelle que soit son importance (voir par exemple les immenses teintureries et draperies parisiennes, qui employaient chacune plus d’une centaine de salariés permanents, à quoi il fallait rajouter autant de travailleurs « indépendants » employés à un moment ou à un autre dans le processus de fabrication). En fait cette limitation était une régulation de la concurrence des « gros » industriels soutenus par les consortiums bancaires (et oui, déjà !) plus qu’une règle économique générale.

    Effectivement, je ne parle pas du décret Alarde car lui ne fut jamais aboli. Je l’ai mentionné plus haut : « Quant au système des métiers (dit aussi »corporations"), il n’a jamais été rétabli, mais il a persisté dans certaines professions et dans certaines régions (je pense notamment au Limousin et aux Ardennes) jusqu’au milieu du XIXème siècle, malgré son interdiction officielle« .

    Pour ce qui est des »syndicats« , si la loi Waldek-Rousseau a été la première à leur donner un statut légal, leur première reconnaissance légale date du milieu du second Empire, avec la reconnaissance officielle des »associations d’ouvriers« (à peu près au même moment où Napoléon III autorisait l’Internationale à séjourner et à mener ses activités en France). La forme particulière du groupement ouvrier revendicatif qu’est le syndicat n’existait pas avant cette période.

    Pour ce qui est des caisses de bienfaisance, elles existaient déjà et en grand nombre, en effet. Certaines étaient entretenues par les corporations elles-mêmes, d’autres (la majorité) par les institutions charitables de l’Église. Cette forme particulière de protection sociale aux démunis (mais pas aux travailleurs !) constituait, avec le temps de travail, la pierre angulaire du système salarial au Moyen-Âge et jusqu’au XVIIIème siècle. En gros, le salaire effectivement perçu à la fin de la journée par l’ouvrier n’était que la moindre partie de sa rémunération, la partie la plus importante lui étant fournie sous la forme de bienfaisances et (surtout) de la location d’un toit (l’Église possédait à la fin du XVIIème siècle presque 25% du parc locatif français, jusqu’à plus de 30% à Paris) à un prix abordable et sans conditionnement aux ressources (une veuve, par exemple, qui n’aurait pas pu payer son loyer après la mort de son mari, n’était pas expulsée, de même pour un ouvrier qui ne pouvait plus travailler après un accident). Les institutions charitables de l’Église et même les caisses des corporations étaient principalement alimentées par les plus riches, au travers notamment des testaments et des dons (le rôle social des plus riches était totalement différent d’aujourd’hui).
    En revanche, à partir du XVème siècle, on a étendu la notion de »caquehan« ou »taquehan« (à l’origine, il s’agissait de révoltes ouvrières armées, puis, à partir du XIIIème siècle, le terme a désigné les réunions ouvrières fixant un salaire minimum) aux réunions ouvrières créant des caisses d’entraide mutuelle. Ces caisses d’entraide mutuelle n’étaient pas des caisses de bienfaisance. Elle servaient principalement à assurer un revenu aux ouvriers pendant les périodes chômées (l’ouvrier urbain moyen était employé à la journée et se retrouvait fréquemment au chômage un jour sur trois ou quatre), ce qui remontait mécaniquement le coût du travail. Les diverses législations particulières interdirent à partir du XVème siècle (période où presque chaque métier avait sa caisse d’entraide mutuelle) pareilles pratiques. Les plus riches corporations furent les premières où elles furent interdites (probablement parce qu’y dominaient les employeurs) et, petit à petit, cela s’étendit à toutes.

    Effectivement, le monde économique de l’Ancien Régime est particulièrement méconnu aujourd’hui. Rien à voir avec notre monde actuel. Ainsi un travailleur pouvait être payé pour 24h de travail par jour ! Ce système reposait en fait sur deux piliers principaux :
    - les institutions charitables précédemment citées
    - le temps de travail : il s’agit d’une norme fixée pour chaque métier, sur la base de laquelle on fixe une rémunération par accord mutuel (étant entendu que l’accord profiterait le mieux à celui qui est favorisé par le rapport de force). Ainsi, un tondeur de drap était payé en moyenne pour 18h de travail quotidien en hiver et 14/15 en été (tout le jour, en été), alors que son travail effectif comprenait environ 8h à 10h de travail par jour maximum. L’employeur »payait« le tondeur à dormir sur son lieu de travail en attendant que le drap sèche, en gros. De même, on pouvait être rémunéré pour 10 jours de travail même si on n’avait passé que 4 jours à effectivement travailler. Dans le cadre d’une économie de la demande (où on est sûr de vendre le produit de toutes façons), cette logique qu’aujourd’hui on qualifierait d’ »antiéconomique" était tout à fait rentable.
    Les articles de Mathieu Arnoux (http://gam.ehess.fr/document.php?id=124) sont à cet égard particulièrement éclairant.



  • Brath-z Brath-z 8 juin 2011 11:22

    Comme rappelé dans l’article, entre 1795 et 1946, il n’y a eu aucun texte législatif, réglementaire ou autre qui ai fait ne fusse que référence aux déclarations de 1789 et de 1793. Toute la philosophie du droit naturel a été oubliée, pour n’être redécouverte que dans les années... 1950 !
    Ce n’est pas au nom des « droits de l’homme » qu’on a colonisé l’Algérie mais au nom de « l’équilibre européen ». Ce n’est pas au nom des « droits de l’homme » qu’on a instauré l’indigénat mais au nom de « la civilisation » (les discours du colonialiste Jules Ferry sont tout à fait explicites sur la question). Et si l’on a enseigné Rousseau et Voltaire (et d’autres, mais ce sont les plus connus) dans les colonies, c’était pour promouvoir la culture littéraire et philosophique française (l’image de la « France, patrie de Ronsard et de Pasteur » plutôt que celle du « pays des droits de l’homme »). Que l’on porte un regard critique sur la Révolution, c’est salvateur, mais qu’on ne mélange pas tout !

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