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Brath-z

Brath-z

Citoyen de la République française.

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  • Premier article le 04/12/2009
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
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Derniers commentaires



  • Brath-z Brath-z 8 juin 2011 11:15

    Eric > La légende d’un Robespierre « dirigeant de facto » du gouvernement révolutionnaire ne tient pas deux minutes face à l’évaluation des faits. De son entrée au Comité de Salut Public en juillet 1793 à son exécution, Robespierre aura été l’éternel minoritaire, aux côtés de Saint Just et de Couthon. S’il a pu un temps subjuguer la Convention Nationale et emporter nombre de décisions, ça n’a été qu’au prix d’une lutte de tous les instants. Seul Couthon fut plus contesté que lui au sein du Comité et à la Convention. Mais ces temps étaient ainsi faits que même le plus minoritaire pouvait à l’occasion remporter une majorité sur un texte. En fait, s’il fut un homme qu’on peut qualifier de « dirigeant de facto » du gouvernement révolutionnaire, loin d’être Robespierre, ce fut Barère, secrétaire du Comité de Salut Public (donc chargé de présenter le travail du Comité à la Convention) qui était doté, tous les témoins de l’époque sont unanimes, d’une faculté d’analyse et de synthèse stupéfiante mais qui oscillait entre un radicalisme extrême en matière judiciaire et militaire (il voulait que les armées françaises ne fassent plus de prisonniers, par exemple) et une grande pusillanimité en matière sociale (contre un bouleversement dans l’ordre de la propriété).

    Quant à la frontière entre le Nord et le Pas de Calais, je ne sais rien du tout sur ce sujet. Mais je sais qu’il est logique qu’en tant que député des états d’Artois, il ai participé avec ses collègues au redécoupage administratif de la région en départements. Je note simplement que la frontière entre les deux départements a été fixé sur un cours d’eau, ce qui était la consigne explicite.



  • Brath-z Brath-z 8 juin 2011 08:10

    Ah oui, au fait, de Gaulle lui-même a refusé de se faire qualifier de « droite » de 1945 à sa mort. Note qu’il ne voulait pas non plus se faire qualifier de « gauche » :

    "Vous me dites : à droite, on dit que je fais une politique de gauche au-dehors ; à gauche, du reste vous le savez bien, on dit : de Gaulle, il est là pour la droite, pour les monopoles, pour je ne sais quoi. Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j’appartiens à l’autre côté, prouve précisément ce que je vous dis, c’est-à-dire que, maintenant comme toujours, je ne suis pas d’un côté, je ne suis pas de l’autre, je suis pour la France. "
    Charles de Gaulle



  • Brath-z Brath-z 8 juin 2011 08:06

    Sachant que l’intégralité de ce que tu imputes à Robespierre (centralisation absolue, interventionnisme tous azimuts, massacres en Vendée, amélioration « par le haut » du peuple, rejet du catholicisme et de la foi religieuse en général, etc.) a été combattu pendant quatre ans par Robespierre lui-même, et avec un acharnement tout particulier pendant la Convention, je vais te laisser tirer toi-même la conclusion de l’erreur de ton constat.



  • Brath-z Brath-z 8 juin 2011 04:51

    Pour ce qui est de Lénine, j’avoue ne pas vraiment m’être intéressé de près à la question. Mais rappelons une chose sans cesse : Robespierre fut, de TOUS les personnages publics de l’époque, le SEUL à refuser inconditionnellement la guerre. En voyait-il les effets pervers ? Se doutait-il que la couronne chercherait à cette occasion à trahir la patrie ? Je ne sais pas, mais il a donné à cette occasion à l’humanité toute entière un mot d’ordre immortel : « la liberté ne s’exporte pas à la pointe des baïonnettes » !
    Une maxime que les ahuris partisans du « devoir d’ingérence » devraient méditer.



  • Brath-z Brath-z 8 juin 2011 04:47

    Entièrement d’accord avec toi ! Quoique dans le genre, ce bon vieux Boissy d’Anglas ai fait fort après le 10 Thermidor...

    Mais ne faisons pas retomber toute la responsabilité de cette infamie sur Barnave : il n’était, dans l’affaire, que la courroie de transmission de son oncle Bacon de la Chevalerie, et des grands propriétaires terriens de Saint Domingue.
    Ceci-dit, c’est dans son opposition à Barnave que j’ai trouvé le seul acte glorieux et honnête de Brissot.

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