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Brath-z

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Citoyen de la République française.

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  • Premier article le 04/12/2009
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
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Derniers commentaires



  • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 12:40

    J.-L. Mélenchon répète souvent qu’ayant déjà été ministre et n’ayant pas plus apprécié l’expérience que ça, il n’a aucune appétence au pouvoir pour le pouvoir, raison pour laquelle il ne désire faire partie d’aucun autre gouvernement que celui « qu[’il] dirigera ». De plus, il a déjà annoncé que, quels que soient les résultats aux élections de 2012 (sauf s’il est élu président de la République), il se retirerait de la vie politique de premier plan. Un Mélenchon ministre n’est donc pas d’actualité.
    En revanche, il est probable qu’en cas de victoire socialiste en 2012, particulièrement si le PS n’obtient pas de majorité assez large aux législatives, il y aura une participation du Front de Gauche (au moins du PCF) au gouvernement. Mais ça n’est pas l’hypothèse privilégiée au Front de Gauche actuellement.



  • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 11:26

    Si son élection est assez peu probable dans la configuration actuelle, elle reste malgré tout possible. Contrairement aux sornettes sorties sans cesse depuis 2002, ça n’est pas la multiplicité des candidatures à gauche qui a fait descendre Jospin en-dessous de 17% mais bien sa campagne et son orientation furieusement sociale-démocrate, tendance « mon programme n’est pas socialiste ».
    Avec les écologistes qui vont se donner à Hulot ou Joly, la confirmation de l’ancrage au centre et au libéralisme d’Europe Écologie va être tout à fait visible et faire retomber le soufflé, probablement bien en dessous de la barre des 5%. Pour peu que le PS se dote d’un candidat social-démocrate bon teint, une performance semblable à celle de 2002 (peut-être moindre encore si les candidatures orientées vers le centre se multiplient !) est tout à fait envisageable, faisant baisser la « barre de qualification » (pour rappel : barre de qualification en 2002 : 16.5% ; barre de qualification en 2007 : 24%). Avec une « autre gauche » rassemblée sur une candidature médiatique, le Front de Gauche dispose d’un potentiel électoral sensiblement équivalent à celui du Front National, c’est-à-dire au-dessus de 15%. Cela signifie que le jeu ne se résumerait pas à une triangulaire PS-UMP-FN mais deviendrait une quadrangulaire FG-PS-UMP-FN. Dans pareille configuration, on peut imaginer bien des possibilités.

    Évidemment, avant d’arriver dans cette configuration, il y a la question de la division de l’autre gauche. Les formations d’extrême-gauche (POI, LO, NPA) ont apparemment décidé de faire chacun cavalier seul, mais privées de leurs figures médiatiques historiques (Arlette Laguillier pour LO, Olivier Besancenot pour le NPA), il est probable qu’elles retournent à leurs résultats des années 1980, entre 1% et 2% des suffrages tous résultats confondus. Et puis si LO a déjà intronisé Nathalie Artaud (plus intelligente mais moins médiatique qu’Arlette), le NPA n’a toujours pas de candidat ! Enfin, Convergences & Alternative, modeste scission du NPA, s’est rapprochée du Front de Gauche et devrait s’y joindre pour les élections de 2012. C’est un tout petit mouvement, d’accord, mais il représente une ouverture culturelle vers l’extrême-gauche qui pourrait plus aisément convaincre le reste du NPA de rejoindre le Front de Gauche que la Gauche Unitaire de l’ancien éternel minoritaire de la LCR Christian Picquet.
    Du côté « gauche exubérante » (milieux associatifs, écologistes radicaux, mouvement syndicaux, etc.), le rassemblement devrait se faire. Déjà la FASE a dit « oui ». Les Alternatifs devraient suivre. Peut-être les décroissants et le mouvement AlterÉkolo. Ils ne représentent pas grand chose et, à mon avis, leur formation et leur prurit intellectuel sont plutôt faibles, mais ils passent tellement bien dans les médias. Il n’est que de voir Clémentine Autain. Pour le mouvement plus « sérieux » qu’est le M’PEP, j’espère qu’il se joindra à nouveau à l’aventure, mais je crains que sa récente radicalisation sur la question de l’euro ne le conduise à opter pour la voix de l’indépendance (donc de son absence pure et simple).
    Enfin, il y a la gauche « républicaine et citoyenne » (pour ne pas dire la « gauche nationale » dont je me revendique) qui, incarnée principalement par République & Socialisme, issu du MRC de J.-P. Chevènement, pourrait rassembler les patriotes sincères qui ne se voient pas représentés par Marine Lepen ni Nicolas Dupont-Aignan (bien que j’apprécie ce dernier, il n’a vraiment pas la carrure...). Le pas de deux du MRC et de J.-P. Chevènement me laisse cependant perplexe et me fait redouter un ralliement au PS dans la dernière ligne droite, voire pire : une candidature « de trop » du Che avec un score digne d’un gauchiste des années 1980.

    Donc le rassemblement va être difficile, mais le Front de Gauche peut (et doit) se déployer sur ces trois terrains politiques qui sont sa matrice naturelle. S’il y parvient, il peut faire jeu égal et même dépasser les « trois grands » que sont le PS, l’UMP et le FN.



  • Brath-z Brath-z 20 juin 2011 10:18

    Cet article est à l’origine une note de mon blog, disponible à l’adresse suivante : http://meselucubrations.hautetfort.com/archive/2011/06/19/front-de-gauche-ca-sera-melenchon.html



  • Brath-z Brath-z 18 juin 2011 18:35

    Pour Mélenchon, il y a aussi (surtout ?) le fait qu’il a été longtemps (il le dit lui-même) un fervent européiste, et qu’il pensait que l’UE ne se soumettait au libéralisme qu’à cause du manque de courage des socio-démocrates. Depuis, il est devenu député européen, il peut voir le fonctionnement de l’UE de près, et même très près, et constater que ce système est pourri.
    Il est cependant dur de se défaire d’un engagement de plus de 30 ans qu’on pensait capable de changer la donne. La désillusion est difficile à encaisser.



  • Brath-z Brath-z 16 juin 2011 13:49

    Marc Gelone > A la fin du XIXème siècle, l’immigration était réglée de manière plus formelle qu’aujourd’hui. Et les termes étaient clairs : les immigrés (particulièrement serbes et polonais, pour les italiens, c’était un peu plus compliqué...) étaient censés, pour la plupart, regagner leur pays d’origine au bout de quelques années. Il n’y avait donc aucune exigence d’assimilation. Cette exigence a commencé à se faire jour à partir des lois sur la citoyenneté des années 1920, qui ont abouti à la création d’un bureau de l’immigration.
    Pour ce qui est des massacres d’immigrés (le terme est fort, certes, mais c’est l’historiographie qui les a adopté), ceux d’Aigues-Morte ont été les plus impressionnants, certes, mais loin d’être les seuls. En fait, il y en a plus dans les régions de houille et dans les campagnes (de nombreux immigrés ont été employés dans les campagnes à partir des années 1860) que dans les villes.

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