"Vous n’avez répondu à aucun des points sus mentionnés, en résumé avez
vous une connaissance identique du vocabulaire dans les deux langues ? "
A l’heure actuelle je ne suis plus parfaitement bilingue car cela fait
quelques années que je ne pratique pas au quotidien la langue de mon
pays de naissance. Cela étant dit je n’ai pas perdu mon vocabulaire,
j’ai simplement perdu pied, je ne me sens plus aussi à l’aise qu’avant.
Mais je peux lire couramment, sans l’aide du dico. Quand j’étais enfant
puis adolescent je lisais à peu près autant de romans dans les deux
langues, sans dico et sans effort. Idem pour l’écrit.
Ce qui m’amuse c’est votre obsession sur le vocabulaire. Ce n’est
vraiment pas la partie la plus cruciale. Traduire tous les mots d’une
langue à l’autre est parfaitement naturel chez un bilingue. Mais le
parfait bilingue va plus loin, il rit pleure et « chante » (pas grave si
il chante faux) dans les deux langues.
J’ai l’impression que vous faites fausse route avec l’espéranto. Vous
restez sur l’idée qu’une langue c’est uniquement des mots. En fait une
langue c’est d’abord une culture. Vous ne riez pas pareil en chinois
qu’en français, et ce sans dire un mot.
Quand on partage deux cultures dés l’enfance, que le milieu permet une pratique quotidienne dans chacune des deux langues et surtout si les parents ont déjà un bon niveau linguistique, alors les conditions sont réunies pour le parfait bilinguisme. Le cas que vous citez représente un exemple type du parfait bilingue. L’enfant a d’abord baigné dés la naissance dans les deux univers et les a adoptés comme siens dés le départ. Ensuite les deux langues sont pratiquées quotidiennement (point crucial) et enfin le bon niveau culturel des parents et leur faculté a établir des rapports dans les deux cultures (amis, famille, affaires ou travail) donnent l’exemple et nourissent l’environnement biculturel.
Ce n’est donc pas donné à tout le monde et je vois mal un programme scolaire remplacer de telles conditions.
Cela étant dit je connais un cas de bilinguisme où la naissance et le milieu familial des parents n’y étaient pour rien. Mais là c’est vraiment rare.
Pratiquement toutes les sociétés ont vu d’un mauvais œil l’homosexualité pour la simple et bonne raison qu’il s’agit d’une déviation. La limité a été donc fixée là à mon avis pour se prémunir de déviations plus graves. Je m’explique.
Si l’homosexualité se normalise au point d’acquérir le même statut social que l’hétérosexualité, les personnes voulant transgresser les normes devront s’y prendre autrement. L’interdit se déplacera en toute logique vers la pédophilie.
Cascabel : »Cela donne d’ailleurs de parfaits bilingues.«
Hermes : "chose qui n’existe pas, une langue prédomine toujours l’autre même
si l’écart entre elles est très faible au niveau des capacités de
maitrise"