« Ces peuples qui se taisent depuis 70 ans, sont devenus le cauchemar des euro-atlantistes !! »
Mais sur ce coup-là, Asselineau et ses alliés - parce qu’il y en a, je me souviens d’une réunion internationale Athènes, je crois - n’y sont pour rien du tout. Je vous l’ai déjà dit, ils ne participent pas à la bataille, avec leur article 50 en bandoulière.
« Surtout, évitez bien de demander aux Français... »
Une fois de plus, vous n’avez rien compris. Il s’agit de demander aux citoyens de tous les pays membres, quel avenir ils souhaitent pour l’U.E. « car Macron a expliqué à Londres qu’en cas de référendum sur le Frexit, le résultat serait le même que le Brexit. »
Ca, ce sont les maquillages de l’UPR., Macron a dit que les Français auraient probablement voté le Frexit dans un contexte similaire. Or je ne sais pas ce que cela signifie « contexte similaire », et votre gourou non plus. Alors, il y va carrément sur son site - tout le monde peut vérifier avec votre lien - avec ses gros sabots :
— Macron ayant déclaré sur la BBC que le « Frexit » est majoritaire parmi les électeurs français...
... avant de se contredire à peine au-dessous : Macron reconnaît que le Frexit est probablement majoritaire dans l’opinion publique française
Sur mon écran, il y a 4 centimètres entre les deux phrases. Ahurissant ! Qu’Asselineau lui-même ne l’ait pas remarqué en dit long sur ses limites.
« Vous démontrez par votre question, que vous ne voulez pas sortir de l’ UE & de l’euro, merci d’être enfin sincère ! »
Mais ce n’est absolument pas le sujet.
Dans la mesure où les pays auraient voté NON - et je pense qu’ils le feront tous, ou presque tous, on pourrait fixer un seuil : minimum 20 pays représentant au moins les deux tiers de la population - il faudrait passer à la phase 2, qui serait de consulter les peuples sur l’avenir qu’ils souhaitent pour leur pays. C’est à ce moment-là que se poserait, à tous, la question de la sortie de l’euro et l’U.E., mais seulement à ce moment-là., avec 28 référendums nationaux.
Cela ne se fera évidemment jamais- le rejet de l’U.E. étant trop prévisible, mais c’est quand même plus réaliste que le mantra de l’UPR - « article 50 » - dont je me moquais l’autre jour, dans un échange avec l’un de vos camarades de parti, en paraphrasant De Gaulle :
« …il faut prendre les choses comme elles
sont. Car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. Bien
entendu,on peut sauter sur sa
chaisecomme un cabrien disant «
50 ! » « 50 ! » « 50 ! »... mais cela
n’aboutit à rienet cela ne
signifie rien ». « Et qu’ils divisent inutilement les 55% d’électeurs qui ont voté non en 2005.
»
Vous croyez sérieusement que les collectivistes de la FI et les antii-immigrationnistes du FN auraient pu voter Asselineau ?Sérieusement et franchement ?
Ne croyez pas cela : tout est verrouillé pour que rien n’échappe au pouvoir de la commission. Ca peut donner une impression de foutoir, mais tout est sous contrôle de la commission, comme c’était prévu, dès 1957, dans le traité de Rome (al. 2 de l’art. 157 - le N° de l’article a changé, pas le contenu) :
« Les membres de la Commission exercent leurs fonctions en pleine indépendance, dans l’intérêt général de la Communauté.
« Dans l’accomplissement de leurs devoirs, ils ne sollicitent ni n’acceptent d’instructions d’aucun gouvernement ni d’aucun organisme.
« Chaque État membre s’engage à respecter ce caractère et à ne pas chercher à influencer les membres de la Commission dans l’exécution de leur tâche. »
Il faut encore préciser que les débats de la commission sont confidentiels, et que, pour les commissaires, la rupture de confidentialité se traduirait par une démission d’office et la perte de leur droit à une copieuse pension. Du coup, on comprend mieux pourquoi rien ne filtre
Cette idée de dialogue est saugrenue. Autant faire discuter le Front national et la France dite insoumise - on serait curieux de savoir à quels lois, règles et réglements, elle ne se soumet pas -, sur la mise en place d’une politique migratoire.
Non, la seule chose sensée par laquelle commencer serait la consultation des peuples de chaque pays, avec une question du genre :
Voulez-vous que l’U.E. continue de s’élargir avec l’accueil de nouveaux membres et souhaitez-vous que ses pouvoirs s’étendent à de nouvelles compétences, si nécessaire au détriment de la souveraineté des nations ?
En cas de OUI, les souverainistes n’ont plus que leurs yeux pour pleurer, et en cas de NON – plus que probable après de vrais débats sur les vraies réalités du bidule - , les fédéralistes rengainent leur rengaine.