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Cazeaux

Cazeaux

Français périphérique en colère. Politologue (de formation ) amateur. 

Tableau de bord

  • Premier article le 01/02/2017
  • Modérateur depuis le 24/02/2017
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Derniers commentaires



  • Cazeaux Cazeaux 8 février 2017 19:13

    @Odin
    Excusez-moi, je vous ai mis destinataire de mon commentaire sur Lecanuet alors que vous n’êtes pas l’auteur de la réaction que je visais.


    En revanche, j’interviens sans me tromper sur ce que vous dites de Pompidou. J’en parle dans mon article auquel je vous renvoie. 
    La comparaison avec Macron porte sur le fait que dans les deux cas (si ma thèse est avérée) un Président a forgé en quelque sorte son successeur. Mais cela a pris pas mal de temps pour Pompidou... Le passage chez les Rothschild est aussi un point commun. Mais il ne faut pas inverser la causalité. Pompidou avait dix ans de carrière politique quand il est entré dans la fameuse banque et il a continué durant son passage à agir dans l’ombre pour De Gaulle. Croyez-vous d’ailleurs qu’il eût été pris sans avoir le label de proche conseiller du général ? et sans que ce dernier approuve ? 

    Pour Macron, c’est encore plus flagrant. Avec tous les diplômes de la terre, essayez-donc d’ être pris comme directeur chez Rothschild ou Lazare à 30 ans et d’y être muté à 32 au rang d’associé-gérant ?

    L’influence des grandes fortunes (très finement et richement explorée dans Les Responsabilités des Dynasties Bourgeoises de Beau de Loménie, période du XIXe siècle à 1940) est avérée. Mais elle s’inscrit dans une sorte de couplage avec le pouvoir des hauts responsables politiques. Tout cela est fort complexe. Il faut se garder de tomber dans le schématisme, au prix d’affaiblir la dénonciation de cette sulfureuse pratique.


  • Cazeaux Cazeaux 8 février 2017 18:44

    @lejules

    Rectification / Lecanuet : loin d’être un Macron du temps jadis, très loin. Je cite wikipédia (par simplicité car sa biographie est notoire) : 

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, tout en continuant à enseigner le jour, en 1943, il participe à la Résistance et entre dans la clandestinité. Son action inclut la participation à des réseaux de sauvetage des Juifs persécutés qui l’ont fait reconnaître comme un Juste parmi les nations. En août 1944, il est arrêté avec le commando qui venait de faire sauter la voie ferrée Lille-Bruxelles, et parvient à s’échapper avec la complicité d’un Polonais incorporé de force dans l’armée allemande. À la Libération, Jean Lecanuet devient inspecteur général au ministère de l’Information. Puis, sous la IVeRépublique, il est plusieurs fois directeur de cabinet de ministres MRP (Mouvement républicain populaire) de l’Information, de la Marine marchande, de l’Économie nationale, de l’Intérieur, des Finances, etc. (11 postes en 10 ans).

    EXCUSEZ DU PEU !

    Quand on évoque un personnage, historique ou contemporain, il est facile de vérifier ses dires. Lecanuet n’a jamais eu la moindre casserole, et peu d’hommes politiques de sa génération ont eu le titre de Juste parmi les nations. 



  • Cazeaux Cazeaux 7 février 2017 22:50

    @Fifi Brind_acier

    Je ne crois qu’on puisse repousser une option au prétexte qu’elle a déjà existé sous une certaine forme.
    Les pays, très majoritaires, où il y a la proportionnelle, n’ont pas changé leurs visions fondamentales tout simplement parce que l’opposition, même correctement représentée, n’y a pas encore atteint un score assez fort. Peut-on s’en plaindre si l’on demeure favorable à une république démocratique ?
    Tous les systèmes politiques, sous des combinaisons différentes, ont existé. Si l’on part du principe que tout ce qui a été essayé, mais dans des contextes différents, est mauvais, il n’y a plus qu’à aller se coucher et ne plus suivre du tout ce qui se passe, enfin je crois.


  • Cazeaux Cazeaux 7 février 2017 18:29

    @Fergus
    Tout dépend du marché sur lequel vous voulez lancer votre produit. Dans mon article précédent, j’ai comparé Macron au programme minceur « Comme J’Aime ». La campagne en pilonnage d’artillerie (surtout radiophonique) avait vite attiré mon attention : un lancement de produit de pur marketing digne des produits de lessive : pas le moindre discours justificatif, de l’affirmation délibérément simpliste, des ressorts rigoureusement adaptés aux segments ciblés...et comme dit la chute de la pub, ça marche ! 

    Comme ex-spécialiste de la question (j’ai aussi travaillé dans le marketing, bancaire d’ailleurs), penchez-vous sur le cas Comme J’aime, je parie que vous verrez combien le lancement du Macron a des traits comparables à Comme J’aime. C’est le retour massif en plus perfectionné du marketing US des années 60. Les « proctériens » d’HEC ont une perspective de revanche sur les financiers...


  • Cazeaux Cazeaux 7 février 2017 18:10

    @HELIOS
    Ce plafond de verre qui a permis à un Chirac d’être ré-élu comme un potentat d’Afrique noire, devrait à mon sens faire s’interroger sur la pertinence de l’élection du Président au suffrage universel. Dans l’esprit initial de la Constitution, le président n’avait pas le rôle que la pratique par De Gaulle couplée à l’élection au suffrage universel a suscité. Avec une ANale élue à la proportionnelle et un PR élu indirectement, donc limité à un rôle d’arbitre, de garant des institutions, le plafond de verre n’existerait plus. Le FN serait dûment représenté à la Chambre et la présidence ne serait pas le résultat d’un choix pipé et nous n’aurions pas deux ans sur cinq consacrés au suffrage suivant. 

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