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Cazeaux

Cazeaux

Français périphérique en colère. Politologue (de formation ) amateur. 

Tableau de bord

  • Premier article le 01/02/2017
  • Modérateur depuis le 24/02/2017
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Derniers commentaires



  • Cazeaux Cazeaux 13 février 2017 16:36

    @Gilbert Spagnolo dit P@py

    Pour avoir pas mal élagué d’arbres avec une simple scie, je connais le phénomène que vous décrivez. Je sais aussi, comme tout le monde, la difficulté de s’introduire un tout fin thermomètre, surtout si l’on force... Et je possède l’expérience plus rare d’avoir chuté, les pieds à plus de deux mètres de hauteur, pile l’entre fesses sur une pointe rocheuse. Le choc a été d’une violence telle que j’ai cru sur le moment que j’étais paralysé. Au final je m’en suis tiré sans fracture ni séquelles, mais j’ai perdu la sensibilité dans la zone pelvienne durant environ deux semaines et les douleurs ont duré plus d’un mois. Tout ceci pour dire qu’en dépit de la force de choc qu’un coup de boxeur poids lourd n’aurait pas pu atteindre, l’anus en tant que tel n’a pas été lésé. Il y a, la nature est bien faite, en cette zone, une protection à la fois anatomique et réflexe-musculaire considérable. Pour réussir une introduction anale (surtout ayant produit une lésion semble-t-il profonde) forcée, il faudrait immobiliser la victime par chaque jambe et par le tronc (ce qui veut dire trois personnes au moins), la frapper à la tête pour l’étourdir, puis écarter les contours de l’anus par contact direct sur la peau, ce qui veut dire un 4e homme. Or les policiers étaient trois sur le lieu des faits. On peut en déduire que :

    1. si la lésion est attestée, cela n’a pas pu se produire par un simple glissement brusque de la matraque ; il a fallu une volonté et des efforts particuliers ; 
    2. que très probablement l’acte d’introduction n’a pas été commis sur place.

    Pourquoi le jeune Théo aurait menti ? Une déclaration si précise n’a pu se faire que bien après les faits. Il est courant qu’un fort traumatisme vienne troubler la mémoire voire l’occulter partiellement.
    Dans le cas de mon propre accident, il a fallu un retour sur les lieux recoupé au témoignage d’un ami pour que je comprenne ce qui s’était produit.

    Voici ce que peut conclure un habitué des traumatismes violents et des analyses d’actes criminels.

    Ce qui est regrettable dans cette affaire est l’absence de témoignage des policiers incriminés et ceux de la patrouille et du commissariat. 



  • Cazeaux Cazeaux 10 février 2017 15:24

    Ne pas céder à la tentation conspirationniste ne doit pas empêcher de construire une explication cohérente à un phénomène a priori inexplicable. Dire que « ce n’est peut-être pas sérieux » devrait vous inciter à voir ce qui cloche dans mon raisonnement. D’autant que je ne dénonce pas un complot mais une opération de manipulation.



  • Cazeaux Cazeaux 10 février 2017 15:11

    @olivier cabanel

    Hollande / Macron : 
    1.cela faisait des mois que Macron préparait son départ par des provocations qui n’ont jamais été tolérées jusqu’ici par aucun président. 
    2. qu’Hollande aurait-il gagné à conserver un ministre qui ne travaillait que pour son projet, lançant de surcroît des piques contre son employeur ?


  • Cazeaux Cazeaux 9 février 2017 22:57

    Je vois que votre article et le mien  le-produit-macron-une-premiere  se disputent la 1ère place des plus lus, sur le même thème, Macron. 

    Nos vues concordent sur l’essentiel à ceci près que votre analyse a une limite qui me paraît quelque peu en contradiction avec le coeur de votre pensée : vous parlez de Macron comme si il s’agissait d’un politicien agissant de façon autonome, en toute liberté, de sa propre initiative. Or, et je ne vais pas refaire ici mes deux articles consacrés à la supercherie macronesque, je crois qu’il faut se demander pourquoi ces grands patrons le soutiennent ? Déjà, et ce n’est pas rien, parce qu’il existe...politiquement et depuis qu’il existe.

    Macron existe politiquement et médiatiquement depuis septembre 2014, une fois nommé ministre de l’Economie et de l’Industrie par Hollande. 

    Avant cela, personne ne savait qui était Macron. Savez-vous, spontanément, qui est en ce moment secrétaire général adjoint de la Présidence ? Et pourtant ce n’est pas rien un tel poste, auquel Macron a été nommé...par décision de Hollande. Certes des gens comme Attali ont poussé à la roue mais pour qui, pour quoi ? Pour la gauche incarnée par leur ami Hollande (lui-même entré dans l’équipe de campagne de Mitterrand en 1978 par l’entremise d’Attali). 

    La banque Rothschild, banque liée au pouvoir depuis ses origines, a également engagé le peu expérimenté Macron sur la recommandation des amis de Hollande. Macron n’est pas le seul à avoir été repéré et mis en selle. Assurer le renouvellement de la garde rapprochée du Prince fait partie des taches impératives et incessantes des « amis » du Prince. Tous ne deviennent pas ministres à 36 ans mais tous ont été mis à l’épreuve. 

    Là où le cas Macron est stupéfiant - d’où ma propre réflexion - tient à la soudaineté de son avancement et à la fantastique médiatisation à laquelle il a eu droit, puis au financement (opaque) de sa mise sur orbite (il y aurait 150 personnes qui travaillent à plein temps pour lui, chiffre avancé en octobre). 
    J’ai eu beau chercher dans tous les recoins de ma mémoire et de la documentation disponible, il n’existe pas de précédent en France ni dans aucun pays occidental. 

    Pour conclure, permettez-moi de souligner que le soi-disant « coup de poignard dans le dos », c’est pour la galerie. Si opposition il y avait eu, Hollande l’aurait viré bien avant qu’il ne démissionne. 
    Rien ne tient dans cette affaire si l’on y met Hollande à l’écart. 
    Et vous verrez, hélas, que le discours économique vieillot aussi est un leurre. Une fois installé, Macron fera la politique du clan qui l’a formaté et placé. A mon avis, cela ne tiendra pas longtemps, mais il est logique que des potentats tentent tout pour conserver leur emprise.


  • Cazeaux Cazeaux 8 février 2017 22:41

    @moderatus
    Vous dénoncez le lynchage médiatique et « les médias qui manipulent les esprits ». Cela laisse entendre qu’il y aurait deux catégories de médias, ceux qui manipulent et ceux qui ne manipulent pas. Quand médiapart « lynche » Sarko avec Bygmalion, il ne manipule pas, mais si le Canard révèle l’affaire Fillon, il manipule. En gros, selon son point de vue, on trie les médias dans un camp ou l’autre, si je comprends bien...

    Croyez-vous vraiment que le problème soit là ? Les médias font partie d’un système dans lequel les alliances se font et se défont selon les circonstances, selon le poids de tel ou tel camp, de telle ou telle personnalité, en un moment T, selon les coups mal digérés ou les retours d’ascenseur qui s’imposent. 
    C’est ensuite à vous, à moi, à chacun, de décoder, de recouper les informations, pour se faire son opinion ou rester sur sa réserve. 

    Pour prendre un exemple qui a desservi un candidat de gauche mieux placé encore que Fillon : l’affaire du Carlton de Lille. Il est avéré que l’équipe de Sarko attendait que DSK fût désigné candidat du PS et qu’il eût commencé la campagne. La bombe eût été fatale pour le PS. Manque de pot pour Sarko, DSK a pris les devants au Sofitel. Et Hollande vint.
    Nous avons aujourd’hui un Carlton de Lille inverse et qui explose au bon moment. 
    Les médias suivent ou pas selon les calculs de leurs propriétaires, ainsi fonctionnent les choses.

    Sans revenir sur le contenu de l’affaire Fillon - les articles sont innombrables - je pose une autre question. Comment un homme qui envisage les plus hautes fonctions pouvait ignorer qu’il ouvrait le flanc à ses adversaires en se lançant dans ce système de rémunération ? Il était inévitable que l’affaire sorte et les résultats étaient aisément prévisibles. 
    Si, pour une raison que j’ignore, Fillon considérait comme juste d’agir ainsi, il lui eut été facile de désamorcer la bombe à retardement : il suffisait de faire savoir que femme et enfants travaillaient contre rémunération, qu’à aucun moment Pénélope ne dise qu’elle ne s’occupait pas des affaires politiques de son mari, qu’elle ne se qualifie pas de mère au foyer mais en toute simplicité, d’assistante ou de conseillère, peu importe le terme.
    La fille de Chirac a amplement travaillé pour son père. On la voyait partout. Personne ne s’est jamais demandé si et combien elle était payée. Il n’y a donc pas eu d’affaire Chirac.
    Cet aspect des choses est véritablement lourd. Inconsciemment, les déçus de Fillon l’ont pris en compte. Va-t-on confier le pays à quelqu’un d’aussi léger, d’aussi imprudent, quand bien même l’honnêteté ne soit pas en cause.
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