L’ignorance sur ce sujet est extrêmement vaste, et c’est pourtant le coeur du système. Mais quand on naît dans le jeu, difficile de prendre du recul .. d’autant plus quand même les êtres de confiance (la famille, les amis) ne nous en parlent pas non plus.
Bref, l’éléphant est posé devant nous. Peut-être sommes-nous tellement près de lui qu’on n’arrive pas à en distinguer les contours, nous empêchant d’en prendre conscience.
En tous les cas, rembourser les dettes dans ce système alors même que toute l’économie est basée sur ce système est un pur suicide. Pour nos dirigeants, cela relève soit d’une catastrophique ignorance ou d’une volonté de nuire. Dans ce dernier cas, je dirais même que c’est criminel. Regardez la Grèce : il subissent de plein fouet la simple tentative de remboursement de dettes.
Gabriel : je vous invite à lire le livre la Théorie Relative de la Monnaie, disponible librement sur Internet. L’auteur, un ingénieur français, y fait une démonstration mathématique (accessible pour un bachelier scientifique, je vous rassure) qui conclue qu’un système monétaire qui se veut respectueux des hommes entre eux à la fois dans l’espace et dans le temps (générations actuelles et futures donc) doit créer sa monnaie à l’aide duDividende Universel, une forme de revenu de base.
Autant vous prévenir : cela démonte beaucoup d’idées préconçues, et demande une certaine ouverture d’esprit. Mais le jeu en vaut la chandelle.
De plus, nous disposons aujourd’hui de moyens informatique pour réaliser un tel système sans le concours des Etats, et 2 projets de systèmes monétaires basés sur le DU sont dors et déjà en cours de développement.
Au risque de passer pour un monomaniaque : passer à un système monétaire à Dividende Universel, engendrant une monnaie libre, permettrait de résoudre pratiquement tous ces problèmes, à relativement courte échéance.
Nous avons déjà un consensus à travers la monnaie : simplement, celui-ci repose sur un système qui incite à la concurrence et à la destruction de l’autre : j’ai nomméla monnaie-crédit.
« ils privent le pays d’une possible croissance... »
Si tant est qu’une croissance soit désirable. Personnellement, je vois la croissance (du PIB) comme un ennemi à part entière. Mais dès lors, on entre dans la contradiction : déjà qu’on y arrive pas sans croissance, comment la décroissance peut-elle être une bonne chose ?
Tout simplement car si on en arrive à des résultats contradictoires, c’est que nos postulats de départ sont faux. A savoir les liens entre travail, revenus et modes d’émission de la monnaie.
En général quand on commence à me balancer cette phrase, c’est qu’on arrive à court d’argument. La preuve juste en-dessous :
« L’inflation ne choisit pas les possédant ou pas, tout le monde est victime de l’inflation. »
Et voilà la belle ânerie, ou mauvaise fois je ne sais pas. Pourquoi ? Parce que l’inflation touche en proportion et donc frappe bien plus ceux qui possèdent davantage d’argent. De fait, quelqu’un qui n’en n’a pas ne verra pas son capital fondre. C’est mécanique.
« Absolument personne ne va vous vendre un produit au prix d’aujourd’hui si on sait que demain il sera plus cher. »
C’est oublier que ce genre de raisonnement fait que, poussé à l’extrême, on ne vend plus rien, ce qui est totalement contradictoire avec le but initial qui était de se faire de l’argent.