« redonneraient confiance en l’avenir et relanceraient donc la consommation et la croissance »
C’est marrant ça, de mettre des mots qui vont pas ensemble dans une phrase. Genre « confiance en l’avenir » et « relanceraient donc la consommation et la croissance ».
Sérieux, on croirait entendre Ayrault ou Hollande ! Il y a que ça dans leur avenir : de la croissance et de la consommation, sans oublier son pendant de disparitions d’espèces en masse, de pollution, d’individualisme, des sols stériles, j’en passe et des meilleurs. Mais ça, évidemment, c’est secondaire.
Disons que je pointe plutôt la propension des gens à le faire. Pour des boycott efficaces, il faut quand même un minimum de personnes. Être seul boycotteur ne change rien à la donne.
L’affaire Danone, je ne la connaissais pas : j’avais 12 ans à cette époque. Mais on retrouve bien ce que je dis : il faut un minimum d’acteurs à aller dans le même sens.
Et pour de vrais changements globaux, on ne peut pas compter uniquement sur le boycott. Pas dans notre système monétaire actuel, car les entreprises que l’on souhaite combattre sont aussi celles qui ont le plus de moyens et sont, de fait, la source de revenu d’une grande quantité de personnes (employés, mais aussi toute la chaîne de sous-traitance).
Le boycott dans notre système ne peut pas se généraliser. Or pour une efficacité maximale, c’est ce qu’il faudrait. On n’a quasiment que le choix entre la peste et le choléra.
Ce système monétaire nous piège, et de manière très insidieuse.
D’aucuns vous diraient que le boycott est en fait vain tant qu’on ne changera pas de système monétaire. Pourquoi ? Tout simplement car quand l’on tire ses revenus du fait que l’on travaille pour ceux-là même qui créent notre perte écologique, hé bien la transition est tout simplement impossible.
L’asservissement est énorme : si on boycotte, on risque très fortement de perdre nos emplois et les revenus qui vont avec. Du coup, on devra se remettre à consommer pas cher, et donc revenir acheter les produits que l’on voulait boycotter.
Vous y découvrirez notamment que la prétendue « valeur travail », ben c’est de la connerie ! En même temps, on s’en doutait. Mais s’il fallait une preuve, ce philosophe vous la donnera.
Oser parler de « fainéantise » et d’économie en général sans même prendre en compte le système sous-jacent qu’est la monnaie et ses implications, c’est faire preuve d’une sacrée malhonnêteté intellectuelle.
Vous êtes un Hayekien en puissance ? Un Friedman de la liberté du marché ? Alors assumez-le jusqu’au bout : libéralisez le marché du travail avec un Revenu de Base, aujourd’hui complètement biaisé par la nécessité des gens d’obtenir de l’argent auprès de ceux qui le possèdent.
Je ne comprends pas qu’un liberal comme vous soit contre cette mesure qui va dans le sens de la liberté de tous. A moins que ce que vous ne vouliez, ce soit simplement le profit.