Et c’est déjà en place... Cela s’appelle la laïcité »
Ce pauvre Démosthyène est tellement confit dans son ethnocentrisme, avec la supériorité qu’il lui attribue, qu’il est incapable de concevoir que, pour le musulman, la laïcité est une invention de mécréants non pas destinée à assurer la paix civile, mais à le brimer, lui, le Fidèle, dans l’accomplissement de ses obligations religieuses.
C’est un problème que l’on rencontre fréquemment chez les esprits étroits - on en côtoie beaucoup sur le web : ils pensent que tous reçoivent et ressentent les choses comme ils les reçoivent et les ressentent eux-mêmes. Pour lui, Démosthyène, la laïcité c’est bien, c’est la solution, donc, la laïcité, c’est bien, c’est la solution pour tout le monde, musulmans compris.
« D’ailleurs il n’y a que *NOUS* qui nions ce clivage, *EUX* , ils ne le nient absolument pas. »
C’est logique. Ils sont conscients d’avoir quelque chose en commun qu’ils ne partagent pas avec les « Gaulois », leur origine d’abord, mais aussi les rigides interdits alimentaires et une même rigueur à propos des questions de moeurs.
Il se raconte qu’actuellement, des musulmans - qui avaient massivement voté Flamby lors de la présidentielle - appellent à boycotter la gauche coupable d’avoir introduit le mariage pour tous.
« L’auteur de cette article fait preuve quand même de beaucoup de naïveté. »
Beaucoup de gens, pour des raisons de « convenance idéologique », nient l’existence du clivage entre les *EUX* et les *NOUS*, pourtant il est omniprésent. Il n’induit ni hostilité ni mépris, mais il est toujours là et plus ou moins chez tout le monde.
Il est chez votre voisine comme il est chez Azouz Begag quand il parle des « Gaulois » et des « descendants de Vercingétorix » ou comme chez Thuram quand il dit : - Venez par ici, les Blacks, on va faire une photo avec la coupe.
Nier ce clivage n’est pas une bonne manière d’aborder la problématique de la cohabitation.
« On ne vous a pas forcé à acheter une télé, si ? »
Ni à mettre du temps de cerveau à disposition de la pub ! Cette réclame, je l’ai vue une bonne demi-douzaine de fois et je n’ai rien remarqué de tout ce que l’auteur nous décrit.
Je ne m’étais pas aperçu que la gonzesse boit le café que Clooney a laissé sur la table et je n’avais pas cherché à comprendre la motivation de la gonzesse qui criait aux autres que Clooney était là. Bref, je me fous complètement des spots que la télé me met sous le nez, j’attends que ça passe...
Les seuls trucs où j’accroche, c’est la Maaf avec Phillipot et Gamelon. Et au premier degré, sans me soucier de savoir si, en arrière-plan, ’il y a un groom ou un technicien de surface subsaharien, destiné à mettre en évidence l’assujettissement de l’homme noir.
« Dire qu’il y a des différences entre civilisations, ne fonde en rien le fait qu’il puisse y avoir une hiérarchie entre elles, avec des « supérieures et des inférieures ».
Evidemment non. Toute civilisation est le produit de son histoire et il est en résulte un éloignement, par rapport aux autres, qui n’est pas transposable sur un plan qualitatif. Personne ne se hasardera à dire que les poires sont supérieures aux pommes, ou inversement, elles sont simplement le produit de deux évolutions différentes, l’aboutissement de deux trajectoires différentes. Il en va de même et des civilisations et des sociétés.
« L’exemple cité par Mr Le Pen, sur l’affection, forcément différente, en intensité et nature, que l’on porte pour ses proches par rapport à des étrangers à sa famille, est une transposition inadaptée et monstrueuse par rapport aux sujets que nous traitons sur la différence de civilisations. »
Absolument pas. Parce que ce n’est pas qu’une question d’affection, mais aussi d’affinités. Donc tout le reste de votre démonstration, qui ne repose que sur l’affectif est beaucoup trop réducteur pour qu’il soit possible d’entrer en matière.