« ...se vautrer dans la nostalgie d’une époque qui n’a jamais existé... »
Pourquoi parlez-vous toujours de « nostalgie d’une époque qui n’a jamais existé », alors que les patriotes d’aujourd’hui - dont certains voyagent tandis que d’autres découvrent plus modestement le monde à la télévision - luttent pour que leur coin de terre ne ressemble jamais à ce qu’ils ont découvert en voyageant, ou en regardant certains reportages, jusque sur Arte, d’ailleurs, chaîne de gauche, préférée du bobo progressiste, ami du genre humain ?
N’avez-vous donc jamais entendu parler de ces villages qui votent massivement Front national, alors qu’il n’y a pas un seul immigré exotique sur leur territoire ? Peut-être d’ailleurs vous demandez-vous pourquoi ils se comportent ainsi ? Et bien c’est tout simplement ce qu’on appelle prévention ou principe de précaution.
Là aussi, certains trouvent cela hautement louable quand il s’agit d’OGM, et absolument odieux quand il s’agit d’un possible futur voisin de palier...
« Le vote n’est donc ni xénophobe, ni mu par un problème économique. Il est identitaire, nostalgique, passéiste, illusoire... »
Pas du tout, il est territorial, parce que l’homme est un animal territorial.
L’étonnant, c’est qu’il y en a qui trouve cette territorialité admirable quand elle incite un petit peuple à tenir une grande puissance en échec, les armes à la main, et parfaitement méprisable, quand un autre petit peuple le fait pacifiquement au moyen de bulletins de vote.
Mais enfin bon, le deux poids deux mesures, on connaît
« Cette décennie semble bel et bien du passé, car le glas a sonné. Sous prétexte de revenir à une Suisse pré-industrielle totalement imaginaire et fantaisiste, les Helvètes ont décidé de limiter l’immigration. »
Et une place de choix dans mon bêtisier personnel, entre l’ex-vestale du mélenchonisme triomphant, Ariane Walter, et le disciplie du couple infernal Burgermeister/(Mike) Adams, Olivier Cabanel !!!
Les Suisses ont d’abord voté contre une augmentation annuelle de leur population de 80’000 habitants (650’000 en équivalent hexagonal), effective depuis près de dix ans, et pour une maîtrise de l’immigration en fonction des besoins réels de leur économie.
C’est quand même du grand n’importe quoi, le journalisme citoyen. Exactement, comme l’autre, en somme. Et c’est pas un compliment.
« ...’il faut aussi une information claire et impartiale et un peu de reflexion pour voter avec discernement. »
C’est l’avenir et rien d’autre qui dit si un peuple a voté avec discernement ou non.
Le 5 décembre 1992, une majorité de Suisses alémaniques, contre une majorité de francophones refusaient, à l’instigation de l’UDC déjà, d’entrer dans l’Espace économique européen. Tout le monde sait aujourd’hui que ce fut la chance du pays. Mais voici ce qu’écrivait un « discernementeur » résigné, dans le « Journal de Genève » du 8 décembre : "« Au lendemain de ce que
l’on peut considérer comme une grave erreur d’aiguillage de la Suisse (...) Même si le peuple s’est
trompé dans son jugement majoritaire, rien n’autorise la minorité à demander le
changement des règles du jeu au milieu de la partie."
Alors, vous voyez, le discernement n’est l’apanage ni le monopole de personne.