« Si les travailleurs se mettent tous en grève ils risquent de comprendre qu’ils peuvent être leur propre dirigeant et se débarrasser de l’oligarchie capitaliste qui ruine le pays et les exploite. »
On se réjouirait presque de voir comment il se démerderait, le propre dirigeant, pour que 65 millions de Français trouvent de quoi claper tous les matins, dans les magasins de l’Hexagone...
« Thorez, chauffeur d’un adjudant, a déserté
l’armée d’un pays qui avait déclaré la guerre à l’Allemagne… »
…alliée de l’Union
soviétique, donc.
« …il a travaillé gratuitement pour les
nazis. Ce que Thorez n’a, lui, jamais fait.... »
C’est, au passage, un vanne
posthume contre Georges Marchais ?
« Mais l’URSS, aidée par Thorez… »
Si on se réfère aux Enfants modèles, les mémoires
de Paul Thorez, fils du Fils du Peuple, l’aide en question n’a été ni épuisante
ni périlleuse, ni déterminante, stratégiquement parlant.
« Hitler
a envahit la Pologne et Staline a occupé la partie que le traité de Versailles
(1919) avait attribué à l’URSS, suivant la ligne Curzon.... »
Il paraît que Hitler en a été
tellement stupéfié qu’il en est tombé de sa chaise. Et des photos prouvent qu’il
en a oublié d’interdire aux troupiers de la Wehrmacht de fraterniser avec ceux
de l’Armée rouge.
« Arabes
et Européens étaient donc obligés d’acheter les Noirs capturés par d’autres
Noirs ou alors leur intérêt était bien plus important et
primait ? Quels traités les obligeaient à se livrer à cette
abomination ? »
Affirmer que l’esclavage est une abomination est un anachronisme.
Il fait partie des réalités de l’époque et les chrétiens de race blanche en
sont tout pareillement victimes.
Deux ordres, les Trinitaires (Ordre de la Sainte Trinité des
captifs, 1194) et les Mercédaires (Ordre de Notre-Dame de la Merci, 1218), par
exemple, sont fondés au XIIe et XIIIe siècles, dans le but de racheter des
chrétiens réduits en esclavage par les musulmans.
Et cette perdure des siècles plus tard. Miguel de Cervantes
Saavedra (1547-1616), qui écrira L’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, sera racheté, avec d’autres
Espagnols en 1580, dont son frère Rodrigo, après cinq années d’esclavage à
Alger.
Quant au mot
« esclave », son origine n’a rien à voir avec l’Afrique. Il nous
vient du latin médiéval « sclavus », qui signifie « slave ».
Comme je sens que le sujet te… captive, je te recommande la lecture d’un ouvrage
paru en 2010, La Traite des Slaves : l’esclavage des Blancs du VIIIeau XVIIIesiècle, d’Alexandre Skirda, Ed. de Paris Max Chaleil.
« Il
faut réellement considérer les Africains comme des moins que rien, des
sous-hommes pour les imaginer se déposséder de leur plein gré leurs forces
vives - les négriers arabes et européens ne veulent pas de vieux, recherchant
plutôt des jeunes pour leur force de travail - et quasiment suicider. »
Et les Slaves aussi, par voie de connaissance. D’ailleurs, Hitler
le fera. Ce qui ne l’empêchera pas, va comprendre, d’intégrer des Slaves dans
la Wehrmacht, et Himmler d’en faire autant dans la Waffen SS. Mais là, nous
sortons du sujet.
« L’Afrique
en réalité ne décide plus pour elle-même depuis des siècles. Ce sont des êtres
« superieurs » comme toi qui décident pour elle. »
T’inventes là, moi, je te le dis ! A partir de clichés venus
de je ne sais où, et je m’en fous. Il reste que je fais partie de ceux qui
pensent que tout ce qui a été décidé pour l’Afrique, depuis le milieu du XIXe
siècle - a été une longue suite de conneries aux conséquences catastrophiques.
Et ça continue
« Tu
auras beau le nier, mais la réalité, la vérité. »
Nier quoi, au vu de ce qui précède ?
« La
roue de l’Histoire tourne et le temps de l’Occident s’achève. »
C’est possible. Il semble qu’il ait perdu l’instinct de
conservation. Et ce n’est pas Cioran qui prétendrait le contraire, lui qui a
écrit de la tolérance – une des fameuses valeurs à la mode – que c’est une « coquetterie
d’agonisant »…
Mais ce n’est pas une raison pour arrêter de se battre.
Tant qu’on n’est pas définitivement vaincu, on peut faire souffrir l’ennemi, et
ainsi sauver l’honneur.
« Personne ne vous a parlé du marxiste léninisme... »¨
Je croyais qu’on parlait de socialisme et de communisme, qui ne sont pas
des idées en l’air, mais l’expression de
doctrines élaborées par des idéologues, donc parler de marxisme-léninisme et de
leurs multiples avatars se situe dans le même sujet. D’autant plus qu’on affuble
souvent les communistes et assimilés du
sobriquet ironique « partageux », désignant ceux qui partagent des
biens qui ne leur appartiennent pas.
« ...d’autre part, quel long texte pour
répondre à l’évocation de quelque chose de si simple que le partage ! »
Le partage en soi, c’est une question individuelle
et personnelle, du moment que vous partagez quelque chose qui vous appartient en
propre. Mais si vous contraignez quelqu’un à partager, c’est de la spoliation.
Vous pouvez partagez votre appartement avec un sdf,
voire avec une famille de Syriens, vous n’avez aucun droit de partager mon
appartement avec un sdf et encore moins avec une famille de Syriens.
Quant à la longueur : 1. je n’écris pas que
pour vous, mais d’abord pour ceux dont je pourrais éventuellement renforcer les
convictions ; 2. je conserve mes textes, dont je pense avoir, ultérieurement,
l’usage, en totalité ou en partie : 3 je recherche systématiquement les
objections pertinentes qui peuvent m’être faites, soit pour modifier
l’éclairage de mon propos, soit pour en améliorer et en préciser la
formulation...
Dans le cas particulier, vous ne m’avez été d’aucun secours.
« 1945 Le PCF, qui était entré dans la guerre par la porte de la répression et de la dissolution... »
Et par la porte de la trahison un peu aussi, comme le démontrent au moins deux ouvrages d’Angelo Tasca (sous le pseudonyme d’Amilcare Rossi) - Les communistes français pendant la drôle de guerre et La guerre des papillons, quatre ans de politique communiste 1940-1944, - qu’on osait encore publier respectivement en... 1951 et 1954* !!!
Et puis il y a encore eu des communistes qui sont sortis de la guerre par la porte de la désertion...
*Dingue la liberté d’expression de l’époque, non ?