« Ce que j’ai vu, c’est une voiture de police, avec deux policiers, envoyée en mission au milieu des manifestants + des individus louches armés de barre de fer. »
Et la preuve que c’étaient des poulets, c’est que ces individus louches ne se sont pas pris, chacun, un plein chargeur dans le buffet.
« ...suite à son arrestation violente et est soutenu par tous les syndicats... Une belle preuve d’unité et de solidarité qu’on aimerait voir partout ! »
Ouais, ouais... Mais, concrètement, ça veut dire quoi unité et solidarité ? Que « tous les syndicats » clapent plus nous plus ?
Parce que s’en tenir à un soutien purement verbal, ça mange pas de pain. Et ça ne prohibe pas le steak, frites, salade ou les spaghettis bolognaise !
« D’autres parts, ce discours que vous
prétendez inadapté aux réalités humaines n’est il pas celui du
partage ? »
Désolé, si vous traduisez le marxisme-léninisme et
ses multiples avatars, plus ou moins déviants, ses centaines de théoriciens,
ses milliers de livres consacrés à l’analyse de la doctrine, à son application, à ses développements et ses perspectives, en un simple discours sur le partage, nous ne jouons
dans la même catégorie.
« …ce que vous
décrivez est la société occidentale dite avançé… »
C’est normal, c’est la mienne. Et c’est la mienne pour ce
motif tout bête que ce fut, avant moi, celle de mes ancêtres. Ce sont eux qui l’ont
édifiée, qui l’ont conservée génération après génération, et qui nous l’ont
transmise, à charge pour nous de la transmettre aux générations futures.
« …qui est la
cause des disparitées entre pays dèvellopés et ceux à qui le colomialisme ne
l’a pas permis. »
C’est une façon de voir les
choses. La mienne est sensiblement différente. Quand les navigateurs portugais
entreprennent l’exploration des côtes de l’Afrique, ils utilisent des
caravelles pour aller à la rencontre de peuples qui ne connaissent que la
pirogue, qui sont armés de sagaies, de coupe-coupe et qui se protègent avec des
boucliers en bois et en cuir. Les Portugais, eux, ont des armures, des canons,
des épées, des couleuvrines à mains, et bientôt des arquebuses.
Alors que les rois africains
vivent dans des cases en brique crue, recouvertes de chaume, les souverains des
pays d’origine des navigateurs habitent des palais somptueux, et si les marins
n’y ont pas accès, ils connaissent la somptuosité des églises, des basiliques
et des cathédrales. On pourrait parler des costumes, des arts, de l’imprimerie,
de la nourriture et de quantités d’autres choses montrant que, depuis des
siècles avant la colonisation, deux mondes ont vécu leur propre développement dans des directions, non pas opposées, mais complètement différentes.
De ce fait, au moment de leur rencontre,
l’un d’eux a atteint un stade qui le prédispose à parcourir la planète en tous
sens et à s’approprier de nouvelles terres, tandis que l’autre se satisfait de
la connaissance et de la disposition du territoire qui l’entoure. Le premier a
donc la capacité de dominer le second, le second n’a que des moyens dérisoires
pour tenter s’y opposer, si tant est qu’il en ait réellement envie.
Par exemple, les tribus qui capturent leurs semblables d’autres tribus, pour les vendre
aux Arabes depuis le VIIIe siècle et aux Européens depuis le XVe, ne vont pas
se révolter contre le trafic d’esclaves du moment que leurs propres besoins en « instruments
humains » ne sont pas menacés.
« Le temps est venu d’un changement de
paradigme… »
C’est votre avis, c’est donc
à vous de faire ce qui vous paraît juste et bien… Moi, de mon côté, je continuerai aussi à faire ce qui me paraît juste et bien, en privilégiant le juste, lorsqu’il est en conflit avec le bien.
« Je croyais, bêtement, que de varier les sources de revenus pouvait être bénéfique pour un pays, quel qu’il soit.......... »
... et quelle que soit la diversification des sources, manifestement. Pour ce qui est de votre intervention précédente, il était question d’investissement dans les industries de transformation. Et là, ça devient tout de suite plus compliqué.
Il faut commencer par renforcer et assurer l’approvisionnement électrique du pays, puisque c’est l’un de ses talons d’Achille. Ensuite, il faut concevoir des projets industriels concrets et réalistes, construire des usines et des infrastructures pour les relier aux réseaux routier et ferroviaire,renforcer les capacités portuaires, sans doute, et dans le même temps former des personnels dans de multiples domaines et spécialités, pour tous les échelons de responsabilité.
Cela demanderait des investissements colossaux et des années d’efforts énormes, dans un pays qui n’a développé aucune culture de l’industrialisation et de la productivité depuis qu’il existe. Ainsi 80 % de la population active du pays ne génère que 40 % du PIB. Ce qui fait que le Venezuela sortant de la crise par l’investissement et le développement soudain, et renforcé, je n’y crois pas une seule seconde.