Nous sommes d’accord,
un moteur thermique qu’il soit essence ou diesel, n’est pas conçu pour faire
des petits trajets journaliers. La mécanique s’use beaucoup plus, dans ce genre
d’utilisation pour rester dans un domaine technique.
A froid le
thermique, quel qu’il soit, consomme plus donc pollue plus, à chaque remise en
marche ; sauf si ces arrêts sont courts, c’est-à-dire que la mécanique n’a
pas le temps de refroidir. D’où la pertinence de l’électrique en ville dans le domaine de la pollution.
Maintenant
je suis bien conscient que vu les prix des VE, beaucoup dont moi, ne pourrons
jamais se les payer.
Je profite
de l’occasion pour vous dire que je suis persuadé que les anciens diesels avec
pompe injection mécanique d’avant 1990, polluent certainement moins au niveau
des Nox et particules fines que les derniers modèles à rampes haute pression et
turbo. Leur seul problème c’était ces fumées noires, mais qui ne présentaient pas
la nocivité des particules fines pm 2.5.
« Leur stratégie Basée en grande
partie sur les revenus de la maintenance des moteurs thermiques ».C’est vrai, mais ne nous faisons pas d’illusions,
ils trouveront bien le moyen de prescrire des vérifications annuelles, ou kilométriques,
sur les VE et c’est déjà le cas pour
certains renseignez-vous. En jouant sur le prix de la main d’œuvre, au motif de
technicité supérieure.
Bien sûr, que depuis l’affaire du « diesel gate »,
c’est le haro sur le moteur diesel. Apres l’avoir porté aux nues dans le début des années 2000,
les autorités, bien aiguillonnées par les lobbies verts, ont décidé sa mise à
mort sans analyse fine de la situation. Tout est dans l’idéologie.
Mais les constructeurs ont aussi leur part de responsabilité.
Moi qui qui suit un diéséliste depuis des lustres, mais aussi féru de technologie,
je reconnais que l’utilisation du diesel en milieu urbain n’est pas logique,
car les dispositifs de réduction de la pollution mis au point ces dernières
années ne fonctionnent correctement qu’avec des régimes moteurs que l’on ne
peut atteindre en circulation urbaine. Les constructeurs en poussant les ventes
de ces véhicules aux urbains, se sont tirés une balle dans le pied. Le diesel
reste malgré tout intéressant pour les gros
rouleurs et les « campagnards » dans mon genre.
Depuis l’affaire ukrainienne, et l’augmentation spéculative
des carburants, beaucoup s’intéressent au carburant éthanol E85 qui bénéficie toujours
d’une détaxe importante. Même si la consommation est supérieure de 20% avec ce
type de carburant, le cout d’utilisation reste plus qu’intéressant.
Par contre dommage que la majorité des constructeurs n’ai
pas suivi l’exemple de Ford et Rover dans ce domaine. Car l’adjonction d’un
boitier, sur un moteur non adapté à l’ origine, peut poser à termes quelques problèmes.
A l’évidence les instances européennes ont décidé l’arrêt de
la fabrication des thermiques en 2035. On verra que cette échéance sera
certainement reculée, par impossibilité de mettre le système en conformité tout
électrique aux dates prévues. Outre que cette mesure n’améliorera en rien les
modifications climatiques, elle n’empêchera pas le reste du monde de continuer à
utiliser le thermique pendant encore de nombreuses décennies.
Au sujet des
particules fines , en plein cœur de l’épidémie covid en 2020 période ou la circulation était réduite de
plus de moitié , Air Parif n’a pas constaté de baisse sensible du taux de
particules fines , « les particules fines en
suspension dans l’air qui ont des sources multiples (leur baisse a été plus
modérée et progressive car le confinement a peu ou pas affecté certaines
sources d’émission comme le chauffage les jours froids au
début de l’épidémie ou les épandages agricoles) ».https://www.vie-publique.fr/en-bref/279599-pollution-de-lair-limpact-du-premier-confinement-sur-la-mortalite
Encore une fois je
vais contre argumenter .Mais toujours dans le respect bien sur….
Le
climat se réchauffe c’est factuel ; Il y a des tas de
domaines dans lesquels on peut œuvrer pour l’amélioration de l’environnement. ça j’en suis convaincu et depuis très longtemps. Mais prétendre que l’on peut agir sur
le climat en jouant sur une décarbonation hypothétique est une utopie.
Ce qui est détestable
c’est cet argumentaire CO2, bilan carbone, que beaucoup mettent en exergue à
tout bout de champs et généralement à
chaque épisode météorologique extrême,
sans avoir vraiment étudié l’affaire.
Un exemple ; sur
la période de chaleur intense juillet et aout, les météorologues attribuent la
situation a une anomalie des courants
jets Stream. Quelques infos sur ce thème ;
Premier réflexe. C’est
peut-être dû au réchauffement. Peut-être… mais l’inverse est aussi
réaliste :
Les courants jets
stream sont un des éléments dans cyclogenèse au niveau du front polaire. Il n’existe
que peu d’études sérieuses sur l’incidence du réchauffement avec les courants
jets je cite ;
« Les chercheurs qui ont réalisé l’étude
sur le double jet-stream se sont penchés sur les canicules marquantes en Europe
de l’Ouest depuis le début du siècle et ont constaté un lien très net avec le
phénomène. Que ce soit en août 2003, en juillet 2006 ou en juillet 2018, les trois canicules qui ont touché la
France étaient clairement associées à un phénomène de double jet-stream ».
On peut noter ;
Etudes depuis le début du siècle…mais avant 1950 !!!! les relevés météo n’étaient
pas de la même précision que celles d’aujourd’hui. Donc on ne peut se caler que
sur les épisodes 2003, 2006, 2018, et 2020. Il
faudrait pouvoir démontrer et surtout
vérifier que les épisodes caniculaires antérieurs, soient liés à ce phénomène. C’est Impossible
techniquement, mais de nombreux épisodes de sècheresse sont relatés dans le
livre de Leroy ladurie « le climat
depuis l’an mill ».fascicule paru en 1965 bien avant les premières polémiques
climatiques.
Pour info, même en météorologie, l’épisode
corse récent démontre qu’il existe toujours une possibilité d’aléas
difficilement prévisibles.,, Les météorologues actuels ne peuvent prévoir le temps à plus de 10 jours , les experts du Giec nous modélisent à 20,50,100 ans..à partir d’algorithmes semblables ! soyons sérieux...
En matière
climatique, Soyons pragmatiques, sortons du dogme, et arrêtons d’affoler les
masses !
je vais terminer une x
eme fois par ce rappel du discours de la Méthode de DESCARTES :
"Il faut
commencer par mettre en doute tout ce que l’on croit connaitre" Car le
pire serait que la Science devienne une nouvelle religion et ses experts de se
prendre pour des Dieux.
Hors, aujourd’hui en
matière de CO2, nous sommes dans le dogme, oui nous y sommes !!!!!!