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Charmord

Avocat allergique à la désinformation et aux abus de pouvoirs. 
 

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  • Charmord 26 juillet 2011 11:14

    @ Jerôme Quirant,


    Comment expliques-tu que ma réponse à l’AFIS ait été censurée sur les quelques blogs orientés qui ont fait état de sa sortie ?

    Trois exemples :

    Chez Monsieur Rasplus, ma réponse n’est parue que l’espace de quelques heures, à la 15ème tentative de la poster, avant de disparaître sans raison, alors même que du troll pur jus produit par quelque Gonzague n’a pas subi les foudres de la modération malgré la vulgarité et le vide abyssal du propos.

    Chez Monsieur Reichstadt, j’ai renoncé au bout de trois tentatives après que l’intéressé ait refusé de me donner la raison justifiant la non publication de ma réponse.

    Enfin, sur le forum de france 2, alors que le sujet du fil est ce dossier de l’AFIS, ma réponse à l’AFIS n’a jamais été diffusé que très partiellement, malgré de multiples tentatives.

    Je la rappelle dans mon prochain post pour que chacun puisse juger si elle comportait un motif justifiant sa modération, en réalité sa censure pure et simple.


  • Charmord 25 juillet 2011 23:14

    Une première lecture de ce dossier de l’AFIS suscite les observations et remarques suivantes.

    1. Un nombre considérable de points controversés - et non des moindres -est complètement passé sous silence dans le dossier, s’agissant des explications données à la ruine des tours jumelles.

    a) On pense spécialement aux multiples indices d’utilisation d’explosifs pour lesquelles pas un mot n’est prononcé alors qu’ils justifient à eux seuls d’approfondir l’enquête et à défaut, des suspicions d’une variante dans le modus operandi des attaques, avant même de se hasarder sur la question des auteurs. 

    Ainsi, Mr M. Levy, directeur du bureau d’expertise Weidlinger, ayant produit le rapport d’expertise sur les causes des effondrements en faveur de la société de L. Silverstein, propriétaire et leaseholder d’une partie non négligeable du complexe du WTC, affirme-t-il que du kerozène a coulé dans les cages d’ascenseurs et escaliers. Il ne prétend toutefois ni a fortiori ne démontre que cet écoulement ait pu entraîner des explosions majeurs, comme l’enseigne le postulat non démontré du Nist de la théorie de la boule de feu responsable de diverses explosions à des étages sélectifs de la tour Nord ; que ce soient celles qui se produites dans le bas des tours, quelque trois cent mètres plus bas, au moment des crashes, comme le prétend le rapport du Nist, mais aussi celles largement postérieurs aux crashes, avant les effondrements, causant outre des dégâts matériels majeurs, de nombreux morts et blessés, selon plusieurs témoignages concordants !

    Voir ici par exemple (A noter les gesticulations des debunkers pour répondre à ce post)


    b) Les chaleurs extrêmes qui ont, selon des rapports officiels sortis dès 2002 (RJ Lee, notamment), été générées lors de la destruction des tours, ne reçoivent aucune explication plausible étayée. 

    La seule qui est fournie par le métallurgiste M. Brilich, attribue le développement des phénomènes jusque là incompris de telles chaleurs et du phénomène de fusion intergranulaire constaté par la Fema sur diverses poutrelles à des phénomènes anarchiques de réactions chimiques postérieures à la ruine des tours qui se seraient produites dans le tas de décombres. 

    L’auteur prétend se fonder sur la littérature scientifique en citant trois articles, en notes de bas de page. Les deux qui sont accessibles en version intégrale sur le net ne paraissent absolument pas corroborer son explication, malgré ce qu’il affirme, après vérifications dans les articles. Une dernière vérification a permis d’écarter la première source citée par l’auteur, aucune explication similaire à celle postulée, sans démonstration par l’auteur, ne s’y trouvant...

    Cette explication, qui est identique à celle « développée » par Monsieur Quirant sur son site bastison, sans le moindre début de démonstration, semble au premier abord incompatible avec celle avancée dès 2002 par le laboratoire RJ Lee, selon laquelle les très hautes chaleurs capables de produire la fusion de l’acier dont des indices probants ont été retrouvées dans des poussières recueillies non seulement dans les ruines fumantes de de Ground Zéro même mais également dans un immeuble situé à proximité de celui-ci, ont été générées lors du « WTC Event », soit lors de la ruine des tours. Vous avez dit qu’il n’y a pas de controverse sur ce point ?

    c) Quant aux raisons de l’initiation de l’effondrement lui-même des tours jumelles, les experts consultés leurs apportent pour toute caution, des modèles informatiques invérifiables censés démontrer comment elle s’est produite, en répétant les explications données par la théorie officielle, avec quelques variantes notables, comme le nombre de colonnes ayant perdu leur fonctionnalité dans chaque tour. Au demeurant, le rapport de la société Weidlinger a fait l’objet de cet article, qui le critique très sévèrement.



    Monsieur Levy ne fait pas grand cas du fait que le rapport du Nist contient la propre démonstration de son insuffisance quand il admet que les tests réels autant que les simulations qu’ils ont effectuées n’ont pas permis de reproduire le scénario de tirage des poutres d’acier sur les fixations, pourtant crucial pour la fiabilité de leur modèle. Tout ceci est expliqué en détail ici : http://www.darksideofgravity.com/WTC_init.pdf

    d) Ce qui frappe aussi, c’est le silence radio complet - tout comme pour la version du Nist - sur l’effondrement lui-même dans l’article de M. Levy (ni dans aucun autre) ! Il n’y pas la moindre description et encore moins d’explication de la théorie de l’effondrement dit progressif dans cet article, cette théorie qui est tant décriée par de nombreux architectes, ingénieurs et scientifiques, dont certains ayant le même domaine de compétence que les experts consultés, quoique le dossier SPS tente d’insinuer. Récemment, plusieurs membres de l’association reopen ont été en contacts avec le Dr R.M Korol, dont la réputation est indiscutable et à qui s’est associé le Dr F. Greening, ayant debunké jusqu’ici les hypothèses de démolition contrôlée mais qui paraît avoir fortement modifié son approche... 

    Exit Z. Bazant, donc, et sa théorie dite du marteau, pourtant si chèrement défendue par Monsieur Quirant. 

    e) On, cherchera aussi en vain une explication cohérente à tous les phénomènes qui se sont produits lors des prétendus « effondrements » des tours tels que les squibs et éjections de pans latéraux des tours bien en deçà du front théorique d’effondrement, les coulées de métal fondu antérieures et contemporaines à l’effondrement de la tour Sud, la « désintégration » dès les premiers instants du bloc supérieur de la tour Nord, avant l’initiation même du front d’effondrement théorique à partir des étages impactés, tel que parfaitement lisiblesur une illustration graphique figurant dans le dernier article cité ci-dessous.

    2. Pour le WTC 7, on a droit de la part des experts consultés à une synthèse conforme des explications que le Nist a finalement délivrées mais sans jamais que les critiques adressées par de très nombreux ingénieurs et scientifiques à cette théorie soient davantage adressées. 

    A titre d’exemple, dans l’enchaînement des événements ayant conduit à la ruine de ce troisième immeuble, les experts laissent paraître que la ruine interne de cette tour préalable à l’effondrement des façades - ce qu’ils appellent « la ruine en chaîne horizontale - soit des plus logique et naturelle. 


    Pourtant, sur le forum de l’association ReOpen911, Monsieur Quirant a affirmé qu’à partir du moment où l’une des colonnes dans le penthouse east perdait sa stabilité, non seulement, la stabilité du penthouse était perdue mais en outre, le report de charges qui s’ensuivrait au niveau de la paroi externe était tel que cette-dernière ne pouvait certainement pas résister et allait immanquablement flamber. Dans la version développée par le Nist - reprise par les experts précités, avant ce flambement localisé à l’est de la tour 7 qui aurait, dans les conditions décrites par Monsieur Quirant, produit l’effondrement dissymétrique du bâtiment immédiatement après l’effondrement du penthouse, on a une tour qui est privée progressivement mais en quelques secondes par un jeu de domino de la stabilité des 47 colonnes de son noyau, sans le moindre signe extérieur visible attestant d’un tel phénomène, avant donc l’effondrement visible d’un bloc et quasiment parfaitement symétrique de ses parois externes soutenues par un treillis de poutrelles, incapable par lui-même de supporter le poids de la tour. 

    On ne peut se contenter de simulations informatiques comme seules cautions de ce type d’explication d’un effondrement aussi atypique, surtout quand les paramètres de la simulation sont gardées confidentielles pour des raisons alléguées par le Nist de »sécurité publique« et pire, quand la visualisation de cette simulation non seulement possède un rapport très lointain avec la réalité visible de l’effondrement mais en outre, s’écarte manifestement de l’enchaînement des événements décrits dans le propre rapport, ce dont aucun des experts consultés pour la rédaction de ce dossier ne paraît s’émouvoir...

    3. Le sujet du Pentagone est abordé par Monsieur Quirant de façon particulièrement indigente. La controverse y est caricaturée et certains points majeurs de celles-ci mystérieusement oubliés, en particulier quand ils sont des plus sérieux, ce qui constitue un peu la marque de fabrique de ce dossier de l’AFIS. 

    Il s’agit pourtant d’un sujet qui nourrit un foisonnement de questions dont les réponses sont tout sauf aisées pour les chercheurs confrontés à insuffisance effective d’éléments probants et cohérents. Dans ce cas, il faut avoir l’humilité d’admettre que ces éléments connus sont à l’analyse incapables de fournir un scénario solide de ce qui s’est exactement produit au Pentagone, en oubliant pas que, comme pour tout autre versant de ce dossier tentaculaire, la charge de la preuve appartient aux enquêteurs qui ont échoué à convaincre de la véracité de leur version, en produisant des preuves qui n’en sont pas, si l’on prend la peine d’examiner objectivement les choses, en utilisant les principes applicables.

    4. En ce qui concerne la réfutation de la thèse alternative de la démolition contrôlée, Monsieur Muzeau commence par dire que la thèse de la démolition contrôlée est ridicule pour admettre à la page suivante que cette hypothèse est théoriquement possible.

    Il affirme ainsi que, dans la pratique, la démolition par explosifs était excessivement complexe et demandait à une équipe de spécialistes de mettre au point une opération complexe qui ne se fait pas en quelques jours, ayant du reste impliqué de mettre des grandes quantités d’explosifs dans les tours, à des endroits stratégiques. Un autre expert consulté va plus loin en soutenant qu’il est impossible d’avoir placé des explosifs au moment où les tours vivaient leurs derniers instants...

    Cependant :

    a). Les truthers ne prétendent pas que cette opération aurait été réalisée en quelques jours et encore moins au moment des crashes et des incendies postérieures. Ils ont au contraire, sous l’égide de K. Ryan ayant mené une enquête assez fouillée sur les liens apparents entre certains représentants des occupants des étages concernés, des sociétés assurant la sécurité des tours, de certaines administrations et départements d’état et personnages clés de celles-ci, de certaines institutions financières et industrielles, ébauché une piste de recherche alternative dans laquelle un réseau crapuleux aurait pu concevoir des mois voire des années auparavant, une opération d’une telle ampleur dans une relative discrétion et moyennant l’utilisation de techniques avancées faisant appel à des substances de la dernière génération développées durant les années 90, pour la destruction des tours. Ces »explosifs« auraient pu être installées en profitant des travaux (réfection de la protection anti-feux, modification de certains étages, rénovation des ascenseurs juste avant les attentats, ...) que les tours ont subi. 

    Seule une enquête non orientée dès le départ et effectuée dans les formes aurait pu ou permettrait de connaître la validité d’une telle hypothèse alternative qui n’en est qu’à ses prémisses, mais qui a l’avantage de pouvoir donner une explication à de nombreux phénomènes sur lesquels la théorie officielle et les experts de ce dossier restent peu diserts, comme le phénomène de fusion intergranulaire de l’acier dont question au point 1.

    En attendant qu’elle soit conduite, un nombre impressionnant de faits demeure figé comme autant de »coïncidences« , ce qui fait de la théorie officielle la plus improbable de toutes, comme l’a démontré le récent article tentaculaire paru sur le site ReOpen911 que chacun s’intéressant à ce sujet devrait lire, même s’il est parfois d’un abord difficile.



    b) Un chercheur du nom de J. Cole a démontré qu’il n’était pas nécessaire de disposer d’une grande quantité de thermate pour sectionner les poutres aux jointures et que cela pouvait se faire dans une grande discrétion, tant lors de la pose que lors de la réaction.


    Monsieur Muzeau a-t-il envisagé une telle possibilité avec ses étudiants ou leurs a-t-il seulement parlé d’explosifs classiques type TNT ? Monsieur Muzeau a-t-il expliqué à ses étudiants que des standards existent lors de tels événements catastrophiques enjoignant les responsables de l’enquête à rechercher si des explosifs ou des incendiaires de quelque type que ce soit ont ou non été utilisés, ce qui suppose de faire des examens visant à détecter l’éventuelle présence d’explosifs ou d’incendiaires, qu’il n’y eut pas ni de la part de la Fema ni de la part du Nist, qui comptait pourtant en son sein une belle brochette de grands spécialistes de la chose, spécialement en matière de nanothermites de la dernière génération ? 

    c) Si Moniseur Muzeau se persuade autant que son auditoire qu’aucun spécialiste ne figure parmi les scientifiques, ingénieurs et architectes partisan d’une hypothèse alternative de démolition contrôlée, on peut sérieusement questionner sa connaissance du sujet autant que l’objectivité de sa démarche, voire l’intérêt de son intervention... L’exemple de R. Korol a été donné plus haut mais il en existe bien d’autres et ce ne sont pas les injures régulièrement proférées par Monsieur Quirant qui terniront d’un iota leurs contributions scientifiques.

    5. De façon générale, les rares fois où le dossier de SPS cherche à réfuter les hypothèses ou théories alternatives, c’est pour n’en retenir que les aspects les plus aisément »débunkables" que les truthers ne soutiennent pas, plus, ou n’ont jamais soutenu (sauf une fraction marginale du mouvement) et se retenir d’exposer les plus solides à l’encontre desquelles aucune explication n’est fournie dans ce dossier. 

    On en vient souvent à se demander si les experts consultés ont pris personnellement connaissance des explications et questionnements de ceux qu’ils sont censés taire, résumés dans le lien cité à la fin de cette réponse ou s’ils se sont contentés des explications de l’initiateur de cette initiative collective.

    Ce travail collectif est en tous les cas d’une très grande superficialité, quand bien même il paraît imposant par son volume. Il tient donc davantage de l’argument d’autorité que d’un travail de vulgarisation convainquant. 

    L’AFIS n’a pas retenu la suggestion que j’avais personnellement faite à l’un de ses membres (le Webmestre) de confronter les thèses et hypothèses en présence, ce qui aurait permis aux lecteurs de se faire leur propre idée notamment sur les arguments en présence dans les domaines suivants : Possibilité d’une démolition contrôlée, présence ou absence de nanothermite, aspects sismiques et, dans un tout autre domaine, indices de délits d’initiés. Il eût pourtant certainement été intéressant de recueillir les avis de pour ne citer qu’eux, K. Ryan, N. Harrit et al, A. Rousseau et M. Chesney, pour ne citer qu’eux, sur les sujets discutés. Au lieu de cela, on a une litanie de propos péremptoires qui ne prennent même pas la peine de résumer correctement avec un tant soi peu d’objectivité les arguments adverses ni davantage ne les sourcent afin de susciter la curiosité des lecteurs...

    En clair, ce travail de SPS, malgré son aspect clair et didactique indéniable - qualité qu’on ne peut du reste dénier à Monsieur Quirant - son initiateur, échoue à faire taire les questionnements légitimes des truthers dont l’association reopen911 assure la diffusion. Il est déplorable qu’une association qui se propose de dénoncer la pseudo-science ait adopté une méthodologie aussi critiquable de fermeture au débat alors que l’occasion était rêvée de laisser s’exprimer les uns et les autres pour chacun puisse déterminer, à partir d’arguments rationnels, qui des uns et des autres produit la pseudo-science.

    A présent, posez-vous la question suivante : les articles de vulgarisation qui figurent dans le dossier de l’AFIS mettent-ils fin au questionnement des truthers, exprimés dans cet article de synthèse ? 


    Pour beaucoup, la réponse est négative.

    PS : Une critique circonstanciée émanant de pairs devrait être adressée à l’AFIS pour la commémoration du dixième anniversaire.





  • Charmord 25 juillet 2011 22:34

    @ Jerôme Quirant,


    Comment expliques-tu que ma réponse à l’AFIS ait été censurée sur les quelques blogs orientés qui ont fait état de sa sortie ?

    Deux exemples :

    Chez Monsieur Rasplus, ma réponse n’est parue que l’espace de quelques heures, à la 15ème tentative de la poster, avant de disparaître sans raison, alors même que du troll pur jus produit par quelque Gonzague n’a pas subi les foudres de la modération malgré la vulgarité et le vide abyssal du propos.

    Chez Monsieur Reichstadt, j’ai renoncé au bout de trois tentatives après que l’intéressé ait refusé de me donner la raison justifiant la non publication de ma réponse.

    Je la rappelle dans mon prochain post pour que chacun puisse juger si elle comportait un motif justifiant sa modération.


  • Charmord 13 mai 2011 18:41

    Article grotesque, comme d’habitude venant de cet auteur.


    Les preuves du fait que l’opération menée le 1er mai par la CIA ait abouti à l’assassinat d’Oussama Ben Laden ont été résumées lors de cette conférence de presse, dont le compte rendu a été publié suite à un câble de cryptome : http://www.defense.gov/transcripts/tran … iptid=4820

    J’engage chacun à lire ce document qui montre à quel point les journalistes ayant questionné le Department of Defense semblent se poser les mêmes questions que la plupart des truthers, dont ceux visés dans l’article insignifiant et mal écrit ici commenté.

    Mais tel n’est pas l’objet de mon propos qui est de montrer qu’une nouvelle, la posture de « doute » semble la seule qui se conçoive en raison, compter tenu des informations ayant été divulguées à ce jour.

    Le fait est que la version gouvernementale suivie par les médias n’est à ce jour aucunement prouvée et se heurte encore à pas mal d’invraisemblances, dont non la moindre réside dans l’indication par de nombreuses sources sérieuses du décès de Ben Laden il y a déjà bien longtemps, des suites de l’insuffisance rénale dont il semblait souffrir.

    Attachons-nous à passer en revue les « preuves » présentées à ce jour et celles qui pourraient l’être dans le futur.

    Les vidéos ayant été divulguées ne sont guère probantes ; les ressemblances entre les différentes représentations de Ben Laden suscitent des controverses à perte de vue, ce qui avait déjà été souligné à l’époque de la sortie en 2007, de la vidéo où OBL apparaît affublé d’une barbe noire. 

    Quant à Ben Laden qui se mire dans la TV, c’est rien moins évident non plus, vu le peu que l’on puisse apercevoir et la qualité de l’image... Le fait aussi qu’aucun son ne sorte de ces vidéos rend le matériel encore moins convainquant. Et puis, même si cela est sans doute plus subjectif, le procédé semble vraiment grossier : une vidéo privée d’OBL se mirant lui-même, en 3/4 profils, avec comme par hasard, une image furtive d’Obama... Il serait intéressant de tenter de deviner la date à laquelle cette vidéo aurait été tournée, à défaut d’indication certaine sur ce point. 

    Les témoignages indirects des femmes de OBL d’après les autorités pakistanaises ne sont pas identifiés par les médias qui les rapportent servilement, sans tenter de mieux les circonstancier. A ce titre, ces récits ne peuvent davantage être déterminants, sans même devoir s’appesantir sur la vraisemblance des faits qui y sont relatés. 

    Les prétendus aveux des différentes organisations d’al quaida n’en sont pas dès lors que, tous les témoins de la mort présumée de Ben Laden, étant détenus, on ne voit pas de quelles informations privilégiées ils disposeraient, autre que celle qui fut diffusée au public, pour détenir la certitude de celle-ci.

    On ajoutera que la reconnaissance par « Al Quaida » - sans plus de précision - de la mort d’OBL, a fait l’objet d’un spectaculaire revirement par une organisation prétendant représenter le dit réseau. 


    Ne nous leurrons pas, aucune de ces communications ne semblent permettre de conclure quoique ce soit, étant toutes deux affublés des mêmes tares... Remarquons au passage que dans la deuxième déclaration, l’organisation peu connue sinon inconnue présentant parler au nom de Al Quaida, reprend un argument que l’on trouve communément dans l’argumentaire « conspirationniste », ce qui ne manque pas d’interpeller.

    L’affirmation unilatérale de l’administration Obama selon laquelle l’ADN de Ben Laden a été formellement identifié devrait être étayées plus qu’elles ne sont actuellement (voir premier lien cité). La preuve génétique exige en effet un formalisme accru afin de s’assurer du respect du principe de traçabilité des échantillons durant tout le processus d’authentification et d’identification. Une déclaration aussi vague que celle d’Obama n’est donc aucunement probante et, par ailleurs, la disparition extrêmement rapide du corps d’OBL a pour conséquence que les tests - probablement pratiqués par le Pentagone (comme ceux des victimes des attentats au Pentagone et à Shanksville) ne pourront pas faire l’objet d’un contrôle externe, autre que celui portant sur les échantillons de l’armée. C’est très dommageable car évidemment, on pourra toujours soupçonner ceux-ci d’avoir manipulé les échantillons, en rompant à un moment ou un autre la dite chaîne de traçabilité... Aussi, contrairement à ce que l’on entend de façon simpliste dans la presse mainstream, non seulement les informations actuelles à propos de la preuve génétique sont largement insuffisantes mais en plus, il est à craindre qu’une telle preuve puisse toujours être questionnée au regard du fait que la garantie de la chaîne de traçabilité ne provienne exclusivement du Pentagone, dont l’objectivité n’est évidemment pas la qualité maîtresse.

    On a appris par ailleurs que ce qui aurait pu être une autre « preuve » un peu plus solide, soit les images tournées depuis les casques des Navy Seals durant l’opération, ne pourra pas davantage étayer le dossier de l’administration Obama, puisque les images ont-semble-t-il , selon le directeur de la CIA, L. Pannetta, cessé d’être transmises au moment où les Seals ont fait irruption dans la spacieuse maison d’OBL, et ce pendant une durée de 30’. Il n’y aura donc pas d’image montrant la façon dont Ossama Ben Laden a été appréhendé et abattu, ce qui est d’autant plus dommageable que les versions à ce propos n’ont cessé de se contredire, augmentant encore la suspicion que l’on peut légitimement nourrir du simple fait de la faiblesse des preuves présentées. 

    On devrait pouvoir être mieux assuré de la réalité de l’événement, outre grâce à une documentation complémentaire nettement plus étayée sur les examens ADN pratiqués sur le corps d’OBL, par la divulgation de photos jouissant de meilleures garanties d’authenticité que celles ayant été divulguées jusqu’alors. Pour rappel, deux des photos qui sont sorties étaient fausses ou fortement soupçonnées de l’être, celle d’OBL abattu mais aussi celle du passeport katari de l’une des présumées femmes d’OBL. Des autres photos - dont Reuter garantit cette l’authenticité - ont été divulguées par les forces de sécurité pakistanaises montrant deux cadavres (Probablement les frères Khan) ainsi qu’un morceau d’épave d’un hélicoptère, lesquels établissent - mieux d’ailleurs que le fameux message du voisin qui tweetait - la réalité ou, soyons prudents, la très grande vraisemblance de l’opération américaine. 

    L’identification par des individus ou organes moins impliqués que les autorités pakistanaises ou américaines des femmes et des familles ayant prétendument accompagné OBL au seuil de sa mort ainsi qu’une audition sous serment de celles-ci pourraient également apporter plus de garantie d’authenticité et de sérieux pour la version de l’administration Obama.

    On peut conclure relativement simplement de cette énonciation des éléments probants ou pouvant l’être, qu’à ce jour, il n’est pas plus aisé et réaliste pour les personnes qui soutiennent la véracité de la version d’Obama de prouver celle-ci qu’il n’est aisé pour ceux qui la contestent, de prouver de façon irréfutable qu’elle est fausse !

    Bien à vous,



  • Charmord 5 mai 2011 20:55

    Merci pour cet article intéressant ; Taiké Eilée.


    Si je ne m’abuse, vous vous osez plus que de coutume à dresser des scénarios ; pour mieux vous rendre compte au final que les éléments dont nous disposons sont insuffisants pour disposer d’une thèse alternative crédible et cohérente.

    Pour en revenir à l’actualité récente, les mystères de cette opération commando et le fait de soumettre à la population, en ce compris les vils « complotistes » que nous sommes (car ne vous y trompre, malgré toutes vos réserves qui ne sont nullement réthoriques, vous saurez vous aussi assimilé à ce clan), un magnifique story telling qui n’est pas prouvé davantage qu’il ne peut être réfuté au moyen de preuves solides pourraient tenir d’une jolie opération de diversion.

    On en viendrait presque à oublier que les preuves brandies par l’accusation à l’appui de la version gouvernementale des attentats demeurent quant à elles assurément aussi bancales et l’on dispose toujours, comme à la veille du 2 mai, d’un foisonnement d’éléments permettant de la mettre en échec… Et à questionner de la façon la plus légitime les preuves dont se prévalent les Etats-Unis pour mener un assassinat ciblé sur une personne en terre étrangère, alors que c’est là une condition minimale que l’on exige d’ordinaire pour en reconnaître la légalité...

    Je crains toutefois que, contrairement à ce qu’affirme d’aucun, cet événement storytellisé à l’extrême porte un sérieux coup au mouvement de remise en question de la version gouvernementale plutôt qu’il ne le renforce, à tout le moins aux USA.

    A cet égard, les incohérences, changements de version, … du récit des événements et de leur préparation (tiens tiens cela ne vous rappelle pas quelque chose…) constituent des incohérences réelles *** mais qui ne représentent rien ou presque à l’échelle du poids médiatique que porte en soi la nouvelle de la mort d’OBL, tant attendue par la majorité des citoyens américains et du monde en général.

    Les différents sondages réalisés à la suite de l’événement et les commentaires lisibles au dessous des articles tels que le New-York Times montrent que cette opération est assurément vue de façon majoritaire comme une réussite pour la majorité des américains et que les raisons avancées pour ne pas brandir des ’preuves photographiques« par l’administration Obama sont généralement parfaitement admises par la population.

    Il s’agirait sous cet angle d’un coup de maître de l’administration Obama puisqu’il aura pour effet de stigmatiser comme un premier jour de son éclosion le mouvement de remise en question de la version gouvernementale des attentats, qui commençait à prendre trop d’ampleur.

    Un accroissement du clivage entre les pro et anti-vo est inévitable et il n’est vraiment pas impensable que cela ait pu être un des effets recherchés, celui-ci fut-il collatéral par rapport à d’autres objectifs. C’est valable en tous les cas pour la population américaine dont la fibre patriotique a été brillamment réveillée à l’occasion de cet événement qui tombe tellement a propos dans une période de crise généralisée de confiance et peu avant le lancement officiel de la campagne électorale d’Obama mais aussi peu avant le « procès » des 5 accusés devant la commission militaire de Guantanamo. 

    Sur ce dernier point, on peut craindre que plus grand monde ne déplorera la justice d’exception qui sera appliquée à cette occasion après ce qui s’est passé, d’autant que des preuves nouvelles pourraient les accabler, non tant pour la préparation que pour l’exécution des attentats, en provenance direct des disques surs saisis, ayant pour effet de reléguer au second rang, le fait que des aveux aient pu avoir été obtenus par suite de méthodes assimilables à la torture (celles-ci ayant du reste permis la neutralisation de l’ennemi public incarné). 

    A la réflexion, il se pourrait bien que cette opération de communication soit brillante, quel que soient les imperfections manifestes du récit qu’elle nous conte, ce qui dans l’esprit de l’administration US autant que dans celle de la majorité de sa population n’aurait en définitive que peu d’importance en regard du de la »justice" consistant à assassiner l’ennemi numéro 1 des Etats-Unis !!!

    C’est pourquoi il est bon, comme vous le faites dans cet article, de bien cadrer l’événement de la mort d’Ossama Ben Laden dans un contexte plus global. 

    *** L’une de celles-ci non relevée sur ce fil et que j’ai lue dans un commentaire sur 911 blogger est la suivante : Comment est-il possible que les autorités qui doivent disposer des images du direct prises par les soldats lors de l’opération aient pu se contredire de multiples fois et apparaître aussi incertains sur le déroulement des événements (OBL armé, pas armé, coiup de feu pendant tout le déroulement ou au début, femme morte ou blessée, …) ? Ces hésitations seraient-elles destinées à occuper les conspirationnistes – d’ores et déjà qualifiés de « deathers » – après les « birthers » -, pour mieux les stigmatiser au regard de l’opinion majoritaire ayant vibré au son du noir et résolu « We got him » sortant de la bouche du non moins noir et résolu Président ? Simple hypothèse, parmi d’autres que je soumets à votre appréciation…

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