Les éco-tartuffes, c’est surtout ceux qui vivent du système et qui se prennent pour des sauveurs parce qu’ils achètent bio ou qu’ils n’utilisent plus de papier Q. Les écolos veulent vivre dans un monde où l’homme vit en harmonie avec la nature. Les politiques sont des hypocrites et surfent sur la vague. Il y a bien sûr des profiteurs de la croissance verte qui se font un max de pognon.
Et puis il y a tous ceux que cela énerve parce que l’écologie est donneuse de leçon et accepte peu la critique, car elle pense faire le bien, ce qui peut parfois dériver comme quand Hulot estime que les gens sont des enfants et qu’il faut que l’Etat les protège d’eux-même en faisant des lois qui orientent leur comportement. Rien ne vaut une dictature pour faire appliquer la bonne pensée ! Cette vision extrême prend le pas sur la notion de protection de la nature, les gens n’aiment pas ce genre de discours. Peut-être parce qu’ils ne veulent pas voir les choses en face, peut-être parce que l’écologie actuelle est une supercherie. Au final, c’est l’environnement qui en prend un coup, car on n’avance pas.
« Tenons-nous aux faits et sachons accepter toute opinion, surtout quand on parle de science. » Je retire cette phrase car je voulais en fait dire le contraire... Les opinions politiques se mélangent avec les recherches scientifiques et finalement on obtient un beau mix sociologique qui en dit long sur notre société.
Mouais bon. Attaquer Allègre là-dessus, alors pourquoi ne pas mettre en parallèle NS qui confond trou dans la couche d’ozone et effet de serre. L’impact sur le grand public est encore pire. Dans le film Home dans la dernière partie on pouvait recenser une multitude de contre-vérités scientifiques.
La manipulation semble obligatoire quand on veut se faire entendre et aussi quand on fait de la propagande.
Tenons-nous aux faits et sachons accepter toute opinion, surtout quand on parle de science. Je rappelle que même si les politiques n’ont pas le choix et doivent se lancer dans la réduction des GES, rien ne dit au niveau scientifique que les GES d’origine anthropique sont à 90% responsables du réchauffement constaté (réchauffement basé sur des données douteuses) et que les modèles prédictifs ne se plantent pas (ils se plantent toujours, de toute façon).
Si Allègre se plantent, c’est parce qu’idéologiquement il est libéral et qu’il ne veut pas que l’Etat s’occupe de ses affaires, tout comme Hulot se plante parce qu’idéologiquement il voudrait que les Etats imposent sa vision écologiste. La vérité est sûrement entre les deux.
Le plus inquiétant est de constater qu’un président ne s’intéresse pas de lui-même à certains sujets aussi fondamentales et ne comprend tout simplement pas les tenants et aboutissants de ses décisions. Donc : - Soit il fait confiance à ses collaborateurs, qui eux-mêmes font confiances à, etc., et on tombe finalement sur le Giec, et la boucle est bouclée. - Soit il décide sans connaître parce que le sujet n’est qu’un prétexte pour, ce qui revient au premier point. - Soit c’est une boulette de sa part. Notons que Rocard avait fait la même. Qu’en déduire ? En dehors du lapsus (ce que je ne crois pas), un président est une sorte de marionnette avec un égo surdimensionné (les meilleurs pantins qu’il faut flatter). Je crois plutôt que nous avons besoin à la tête de l’Etat d’un homme libre et intelligent qui agit pour les autres. Mais je n’en connais pas.