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Christophe

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  • Premier article le 26/06/2023
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Derniers commentaires



  • Christophe 13 décembre 2022 19:42

    @mursili
    On reste d’accord, le renforcement est en cours car à l’inverse de ce que disent les journaux occidentaux les nouvelles recrues qui sont des réservistes sont en cours de formation militaire. Il reste pas mal de monde à intégrer aux forces.

    Je reste cependant surpris que les russes ne détruisent pas les satellites qui permettent aux Himars d’atteindre leur cible, sachant que ces instruments, même s’ils sont américains, participent activement à la guerre. Je sais qu’ils ont les moyens pour détruire des satellites mais actuellement ne les utilisent pas. Ils peuvent rendre l’armement occidental aveugle.



  • Christophe 13 décembre 2022 19:16

    @pemile
    Rien à voir, je vous parle du référendum de janvier 1991. C’était la première phase liée à l’éclatement de l’URSS afin de déterminer qui se prononcerait pour être indépendant de l’URSS. Pour cela, seule les pays de l’URSS avaient droit de citer mais il était prévu que des oblast pouvait aussi demander leur indépendance d’un pays et rejoindre de fait, si le référendum était favorable, le concert des pays qui se prononceraient pour l’indépendance vis-à-vis de la Russie. Ce jour là, la Crimée s’est détachée de l’Ukraine mais l’Ukraine a contourné la loi soviétique en ne respectant pas le droit du moment.



  • Christophe 13 décembre 2022 18:46

    @Dudule
    Il faut relever deux choses en fait.

    D’abord la Crimée. Lorsque l’URSS implose en 1991, les Criméens expriment par référendum le vœu très majoritaire devenir une nation indépendante de l’Ukraine conformément au droit de toutes les parties de l’URSS de définir son avenir. Mais le Parlement de Kiev, qui a lui-même organisé le référendum, le décrète nul, le résultat d’un référendum que le gouvernement ukrainien a soutenu en pensant qu’il lui serait favorable est donc annulé. Cependant, le statut spécifique d’autonomie de la Crimée le rend valide devant le droit international. De fait, l’Ukraine a annexé la Crimée en 1991 dans un silence assourdissant de la communauté internationale.

    Les milices nazies ne sont pas un épiphénomène en Ukraine, du moins en Ukraine occidentale. L’historien germano-polonais Grzegorz Rossolińsli-Liebe, dans son livre Stepan Bandera : The Life and Afterlife of a Ukrainian Nationalist-Fascism, Genocide, and Cult documente les origines de ce nazisme qui remonte au nazisme de l’OUN et de l’UPA expurgé de l’antisémitisme. Il faut comprendre une chose essentielle c’est qu’après la seconde guerre mondiale, bien que la Waffen SS Galicie ait été condamné par le tribunal de Nuremberg pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, ce bataillon SS a trouvé refuge au Canada avec l’aide des anglo-saxons. Ils ont investi une association ukrainienne (UCC) qui a obtenue des moyens des américains, britanniques et canadien pour lutter contre l’URSS communiste mais aussi pour réécrire l’histoire de ces nazis pour atténuer le fait qu’ils puissent être réellement des nazis dans l’âme. L’histoire pourtant démontre que c’était les mêmes nazis que les allemands, leur rapprochement n’a pas été opportuniste mais dans le partage des idées.
    Cette diaspora ukrainienne, héritière de la pensée nazie, sont revenus avec des moyens occidentaux en Ukraine en 1991 et ont fait, comme l’écrit Grzegorz Rossolińsli-Liebe, l’apologie des nazis ukrainiens pour intégrer les valeurs de ce héros qu’était Bandera dans l’identité ukrainienne.

    Ce ne sont pas que des milices, la culture de l’Ukraine occidentale est fondamentalement attachée aux valeurs du nazisme (je cite l’historien) : Bandera et les nationalistes révolutionnaires ukrainiens sont redevenus des éléments importants de l’identité ukrainienne occidentale. [...] Non seulement les militants d’extrême droite, mais aussi le courant dominant de la société ukrainienne occidentale, y compris les enseignants du secondaire et les professeurs d’université, considéraient Bandera comme un héros national… dont la mémoire devait être honorée pour sa lutte contre l’Union soviétique. La politique mémorielle postsoviétique en Ukraine a complètement ignoré les valeurs démocratiques et n’a développé aucune sorte d’approche non apologétique de l’histoire.

    C’est ce qui me fait penser que la Russie n’a pas voulu s’accaparer l’ensemble de l’Ukraine, elle laisse les nazis que nous, occidentaux, avons soutenu et armé à ses donateurs pour que nous nous en dépêtrions ; que nous conservions l’outil que nous avons créé qui se retournera contre nous à un moment ou à un autre. C’est cela que nous voulons faire entrer dans l’UE.



  • Christophe 13 décembre 2022 14:04

    @alinea
    En effet quand on voit toute la précision légale qu’a mis Poutine pour arriver à cette intervention c’est assez parlant ; Poutine a pensé que le droit international pouvait être respecté et il continu sur cette idée alors que nous ne respectons que ce qui nous arrange ; une sorte de pragmatisme à l’anglo-saxonne.
    Quand on voit que dès le déclenchement des hostilités par l’armée ukrainienne le 16 février 2022 contre le Donbass la recherche auprès des occidentaux du respect des accords de Minsk (ce que rejette les occidentaux) pour ensuite signer les décrets de reconnaissance de l’indépendance des deux oblasts, l’accord international d’entraide et d’amitié pour in fine déboucher sur un accord de demande d’aide de chacune des nations fraichement reconnues, c’est là où on voit la différence entre un pays qui se met en règle avec la loi et d’autres qui ne respectent pas les lois même celles qu’ils émettent.



  • Christophe 13 décembre 2022 13:54

    @l’auteur,

    Vous éclairez ce conflit avec une perspective qui n’est pas souvent abordée dans nos médias, le jeu géopolitique de cette guerre qui me semble être actuellement de mise.

    Le monde est en train de changer depuis un petit moment, la création des BRICS en 2009 et leur regard critique des instances internationales, BM, FMI, OMC et sans doute in fine l’ONU où règnent en maître absolu l’occident ; nous voyons les décisions prises par les instances internationales contre la Russie pour cette guerre alors que jamais ces instances n’ont pris ce type de décisions pour nos guerres qui sont en fait les mêmes.

    Cela met en lumière cette volonté hégémonique et de conserver cette suprématie mondiale qui anime l’occident et affiliés.

    C’est sans doute cette affichage qu’exploite au mieux la Russie avec ses partenaires. Cette volonté d’instaurer un nouvel ordre mondial embarque d’autres nations (Egypte, Arabie Saoudite et Turquie prépare leur adhésion aux BRICS pour 2023) et fait contrepoids au diktat américain, le chantage permanent, les pression guerrières ou meurtrière, ... des occidentaux montre des signes de faiblesse à l’ONU où la dernière résolution contre la Russie n’a pas atteint les 100 pays favorables ; une forte régression notable qui engendre un changement de ton des occidentaux aujourd’hui.

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