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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 15 octobre 2007 12:56

    Bonjour Chem,

    Une petite remarque. La tactique contre les All Black a légèrement changé entre la première et seconde période ... un peu plus de jeu à la main. Le jeu français n’était que très peu intéressant, peu conquérant en première mi-temps.

    Contre l’Angleterre, nous sommes d’accord sur l’erreur tactique ; lorsque les avant sont plus puissant, on mise généralement sur un jeu plus vif. C’est souvent la tactique française payante contre l’Angleterre.

    La vivacité doit se traduire par de nombreux temps de jeu ; ce qui n’est pas ce que nous constatons dans cette dernière demi-finale. En jouant à l’anglaise, les français avait certes une possibilité de l’emporter ; mais en jouant dans un registre plus vif, plus ouvert, ils étaient quasiment certains de l’emporter.

    A jouer un match terne, sans ouverture, malgré une possession de balle de l’ordre de 60%, est une véritable erreur. Il vaut mieux perdre en tentant de l’emporter (comme l’a fait l’Argentine en demi finale) que perdre en axant sa tactique pour ne pas perdre. En tout état de cause, la tactique doit être élaborée avant match pour s’adapter au mieux aux forces et faiblesses de l’adversaire. La France n’a pas su le faire, elle n’a joué que sur les forces de l’adversaire, et à ce jeu là, on s’expose.



  • Christophe Christophe 14 octobre 2007 01:44

    Bonjour Luciole,

    Il me semble que dans les théories de Girard, il existe effectivement une discontinuité temporelle, mais qui relève plus de l’évolution que d’autre chose (Girard aime d’ailleurs plus se comparer à Darwin qu’à Copernic).

    Ne connaissant pas bien l’approche girardienne, je commence à mieux la percevoir, il me semble. Il recherche le fil conducteur animal qui persiste en l’homme ; objectant, je suppose, que l’approche de la raison faite par Nietzsche masque le fait que l’animal humain ne parvient pas à transcender la violence bestiale qui l’anime toujours. Il prend à contre pied tout autant Socrate qui exprimait qu’il vaut mieux subir une injustice qu’en commetre une.

    Les discontinuités spatiales peuvent donc s’interpréter non pas comme des différences ontologiques majeures entre différentes catégories d’êtres humains, mais plutôt comme la résultante d’un équilibre « écologique » local, qu’une perturbation extérieure peut remettre en question, voire anéantir.

    Sur ce point, nous sommes d’accord. Seuls les évolutionnistes en anthropologie abordaient ce différentiel par une catégorisation créant des sous-hommes ; nous savons, aujourd’hui, où cela nous a mené ; c’est, pour Annah Arendt, l’une des cause qui a conduit à bien des génocides en permettant d’avoir la conscience tranquille.

    Pour vous montrer toutefois à quel point Girard ne voit pas de fondement métaphysique à la discontinuité spatiale, c’est qu’il admet d’appliquer « à peu près » les mêmes mécanismes fonctionnels de base (le lynchage unificateur) à l’homme moderne comme au Néandertal, mais même aux dauphins et aux chimpanzés.

    Ou même le suicide individuel ou collectif pour le bien du groupe. Des rats, en Chine, avait eu un tel comportement, se noyant par centaines dans une période de surpopulation. Quant au lynchage unificateur, nous le retrouvons dans les bizutages, mais il doit pouvoir prendre d’autres formes !

    La discontinuité temporelle est introduite soit par une pacification temporaire de la société qui peut conduire à une idéalisation des formes du sacré (ou des valeurs philosophiques ?) soit par un message subversif qui empêche le mécanisme victimaire de fonctionner correctement et l’oblige à s’adapter vers des formes culturelles plus sophistiquées.

    Une forme de conditionnement dans le but d’enfouir profondément dans notre psyché les pulsions animales qui sont toujours présentes. Un refoulement, en quelque sorte. Cependant, nous savons, si nous nous référons à la psychologie ou à la psychanalyse, qu’il existe toujours des déclencheurs qui permettent à ces instincts de remonter à la surface.

    Cela me rappelle mes anciens cours lorsque nous comparions l’intelligence naturelle à l’intelligence artificielle. Beaucoup de nos comportements naturels sont perturbés par ce que nous apprenons ; nous sommes même souvent à l’opposé des caractéristiques que la nature nous a donné.

    Par exemple, le rationnalisme s’appuie principalement sur un principe analytique ; l’analyse n’est pas naturelle chez l’être humain, nous sommes plutôt synthétiques. L’analyse introduit la déduction alors que l’humain est naturellement inductif. L’analyse se rapproche des mathématiques qui sont extentionnelles alors que l’être humain fonctionne naturellement de façon intentionnelle.

    Ces exemples peuvent permettre de mettre en lumière que notre formation, notre éducation, ... tendent à nous éloigner de l’animal politique que nous sommes naturellement.

    Mais peut-être suis-je encore éloigné de ce que Girard veut mettre en avant. Il me faut lire ses ouvrages pour mieux comprendre ; même si le fait religieux n’est pas ma tasse de thé ! smiley

    J’ai dû travailler un peu sur cet aspect entre le religieux, principalement l’influence judéo-chrétienne, et les démocraties d’aujourd’hui avec Philippe MURCIA, ancien rédacteur d’Agoravox et membre de l’Académie des Sciences de New York. Notre sujet consistait à essayer de savoir si les démocraties n’étaient pas une transposition des valeurs religieuses adaptées à la nouvelle relation entre l’homme et sa temporalité, relation introduite par les Lumières en philosophie mais dont l’origine remonte à Brunelleschi lors de la construction du dôme de Florence (1420-1434). En fait, la révolution française consacre, à mon sens, le passage de l’homme-archaïque à l’homme-perspectif. Malheureusement, le manque de temps ne nous a pas permis d’aller jusqu’au bout de cette étude ; nous étions parti d’un article qu’il avait écrit : Et si nous n’étions que des théocraties travesties !

    Y aurait-il eu du grain pour Girard dans notre approche ? Je ne sais !



  • Christophe Christophe 13 octobre 2007 12:50

    Pour ceux qui comme moi ne connaissent pas suffisamment les travaux de Girard, il me semble que ce site pourrait être intéressant. Cela n’empêche pas de se faire une idée par soi-même en lisant les ouvrages de Girard !



  • Christophe Christophe 12 octobre 2007 19:19

    @Luciole,

    Il suffit de se référer à l’édition du mercredi ! smiley

    Mais nous sommes plusieurs à suivre ...



  • Christophe Christophe 12 octobre 2007 00:31

    @Serpico,

    Encore faut-il que BHL ait un système philosophique à nous faire comprendre.

    Oui, sur ce point nous sommes d’accord. Disons qu’il tente de nous expliquer son système dont je ne connais pas la nature ! smiley

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