« Le comportement sexuel déviant indique la présence du bogue qui l’induit. »
Si je voulais rire, je rajouterais « et vice versa »… ce qui prouve que ce n’est pas une réponse, c’est un raisonnement circulaire.
La suite de votre réponse ne suit pas davantage les principes d’un argumentaire et pour ce faire, détourne même mes questions. Ainsi je vous parle d’une jeune fille de 16 ans, et vous me répondez « de 12 ans ». Pourquoi ? la question vous ennuie ? et 13 ans ? et 14 ? et 15 ?…
Vous confondez la loi de Gauss et le « bug » qui est un accident qualitatif. En gros, confusion entre les marges de la normalité statistique et l’anomalie.
La « norme » en tant que moyenne.
Soit on est en dessous, soit au dessus de la moyenne, mais toujours à une certaine distance de la norme. Ex du QI qui est calculé par rapport à une moyenne générale. Le mode normal, c’est 100. Est « normal » celui qui a 100 de QI… « peu ou prou » : tout est là ! A quel moment s’écarter trop de la norme fait de vous une anomalie pathologique ? « débile », selon l’expression juste, ou « génie » ?
Même ainsi, vous constatez que, sous ses dehors d’objectivité (en sous-entendant une altération qualitative, alors qu’elle n’est que de degré), le « non-normal », le bug, si vous voulez, doit encore être apprécié par rapport à des règles sociales… Allez-vous soigner un génie ?…
De même, êtes-vous pour corriger les « gauchers » ?
Vous voyez que vos réponses ne répondent en rien aux questions que vous devriez vous poser en « stigmatisant » le « bogue »…
Vous ne définissez que vos propres goûts personnels…
« Le mot race et sa suppression des textes n’ont qu’un objectif : lutter contre le racisme. »
C’est sans doute là où nous ne sommes pas d’accord. Je ne pense pas que la suppression du mot serve à cela. Il s’agit (de mon point de vue) de montrer à quel point le mot est tombé en désuétude et ne signifie plus rien de tangible, sauf dans des intentions biaisées par un racisme sous-jacent.
Je n’ai pas non plus fait l’étude historique du mot, mais je sais que le premier sens dans les dictionnaires se rapporte à la race = la lignée, l’aristocratie. L’aspect « biologique » n’arrive qu’ensuite. Dans ses 2 champs d’application, difficile désormais d’employer le mot trop connoté par les idées de hiérarchie et de supériorité. Les 2 mots tombent donc tout doucement en désuétude pour l’homme (et même pour l’animal d’ailleurs, dont l’usage se restreint).
Je pense que ce nettoyage des textes est une façon de prendre acte de cette situation, tout en envoyant un signal symbolique à la société.
La catégorisation à des fins d’ostracisme ne va pas disparaître comme ça (les racismes), mais l’éducation est un long apprentissage comme disait Revel que vous citez : « Pour surmonter ces sentiments et corriger ces conduites, il faut à chacun de nous une éducation, une philosophie politique, fruit d’une longue participation à la civilisation démocratique, d’une longue imprégnation des mentalités par une morale humaniste et universaliste ».
Le vocabulaire, véhicule privilégié des valeurs et des symboles, me semble être un bon levier vers de bonnes évolutions.
(ps : vous dites à la fin que le vocabulaire est une richesse, mais encore faut-il que les mots soient utiles en désignant qque chose qui a du sens. Nazisme et communisme en ont, bien sûr ! mais « race », donc, bof… trop lourd, l’employer c’est y adjoindre tout un tas d’explications. Bref, je n’y reviens pas)
Vous citez Revel expliquant le racisme en ces termes : « La défiance, la peur ou le mépris vis-à-vis de l’individu différent, qui vient d’une communauté différente, parle d’une langue différente, pratique une religion différente, a une apparence physique différente, sont des sentiments anciens et universels. Ils donnent lieu à des conduites d’exclusion. Au mieux de distinction, au pis, de ségrégation, qui sont les conduites spontanées, populaires hélas ! des hommes entre eux, etc. »
Il parle donc, d’individu différent, de communauté, de langue, de religion, d’apparence physique… Mais où est citée la « race » dans ces paramètres ? nulle part… justement, parce que le mot « race » est pratiquement inutilisable. Vous-même ne l’utilisez pas, sauf à répéter que le mot va être supprimé des textes…
Voyez-vous, il se trouve que moi, en y réfléchissant, je n’utilise jamais le mot race. Je parle souvent de racisme, mot indispensable, et pas de race… Je n’en ai pas besoin car il ne veut pas dire grand chose pour l’homme : il est flou, ambigu, sans intérêt sémantique.
Pourriez-vous me donner un exemple de phrase où vous employez le mot, où il vous est indispensable pour exprimer votre pensée ?
Mendosa, je vous admire souvent pour votre calme à répondre aux délires… mais ça marche : vous n’avez pas remarqué ? il est rare que vous ayez une réponse à vos interventions, car je crois que vous les clouez par la pertinence de vos arguments…