Je retiens dans l’article 2 remarques frappées au coin du bon sens, mais il paraît que le bon sens est du côté des bigots et des traditionnalistes qu’on vous dit…
« Déjà, pour une Eglise qui repose sur la philosophie christique du « Aimez-vous les uns les autres ! » cela relève de la haute trahison. »
Le trait m’a bien fait rire…
"D’autant que jusqu’à preuve du contraire, elle considère toujours les femmes comme des êtres inférieurs et fauteurs de mal puisqu’Elle leur refuse le droit à la prêtrise et que rectifiant la Création sans aucune pudeur, elle prône le célibat et sanctifie l’abstinence.
Deux gifles lancées à Dieu pour nous avoir créés sensuels et sexués.« Ah, mais c’est qu’il y a »sexe« et »sexe" pour l’Eglise, le bon et le mauvais, sans blague !
Encore une citation, pour finir : « on aimerait, qu’au regard de l’Histoire de l’humanité elle fasse preuve d’un peu plus d’humilité et de discrétion. » Exactement ! dans un premier temps, je ne lui en demande pas davantage.
« sur le fonctionnement de l’Eglise, si vous êtes catho, vous pouvez émettre des critiques, mais si vous ne l’êtes pas, en quoi cela vous regarde-t-il ? »
Cela cessera de me regarder quand l’Eglise cessera de me regarder, moi et mes orifices.
Vous vous trompez : les féministes sont sensibles à toutes les formes de discrimination, notamment sexistes, qu’elles reconnaissent, dénoncent et combattent.
Ce n’est pas la première fois que je lis des articles aussi lucides que celui-ci sur l’Algérie vue de l’intérieur par ses propres intellectuels et qui ne reçoivent pratiquement aucun commentaire. Je pense qu’on est au coeur d’un déni et que personne, en France, n’a envie de lire ces analyses si « contrariantes »… Ni les populations musulmanes de France, ni l’extrême-gauche, ni même l’extrême-droite qui n’a pas envie de se confronter à un discours digne et nuancé comme celui-ci :
« La dignité, c’est l’honneur ; et la première des dignités, c’est la liberté. Si on ne se bat pas pour elle, on la perd et on devient un être assujetti, un esclave ».
Seulement derrière cette belle sentence, il y a la critique féroce :
« Crédules, chacun a choisi son camp, les uns ont soutenu les islamistes, les autres les militaires, alors qu’ils devaient constituer un front pour se battre contre l’hydre à deux têtes, la chéchia et le képi, qui a étouffé – et étouffe toujours – l’Algérie. On ne peut pas dissocier l’islamisme du banditisme d’État, donc du pouvoir maffieux. »
Et, pour clore la démonstration :
« L’islamisme n’est pas une maladie bénigne, mais un véritable cancer qui ronge nos sociétés. L’islamisme, c’est le péril vert, il vise à dominer, à avilir l’être humain. »
Je comprends que cela déplaise… Article à lire, vraiment passionnant, jusqu’à la fin.
Il faut arrêter de s’abriter derrière des justifications sur les fondements de l’Humanité avec un grand H et les sociétés « primitives », alors que vous ne maîtrisez ni l’ethnologie si sûrement l’anthropologie ou la préhistoire.
Au milieu de tant d’autres considérations assez brouillées (crise économique, la fameuse Nature, droit au divorce, droit de s’aimer -merci bien…), vous dites qu’il faut « Garder au mariage sa dimension sacrée ». Eh bien voilà ! Inutile de se cacher derrière son petit doigt et d’amalgamer la procréation et le mariage qui ne sont pas sur le même plan : on peut procréer sans être marié, on peut être marié sans procréer. Et surtout, personne ne vous empêche, vous, de vous marier et de procréer selon les préceptes de votre Eglise.