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Connolly

Historien, enseignant-chercheur précaire

Tableau de bord

  • Premier article le 19/12/2011
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Derniers commentaires



  • Connolly 7 décembre 2012 09:47

    Ce n’est pas tout à fait exact Spartacus.


    En 2010, les Scop et Scic ont généré un chiffre d’affaires cumulé de 3,7 milliards d’euros (4,1 milliards en incluant leurs filiales) et créé 1,7 milliards d’euros de valeur ajoutée. Ces chiffres sont respectivement en hausse de 2,3 % et 0,6 % par rapport à 2009. Toutefois, les coopératives ont été impactées par la crise. Le chiffre d’affaires consolidé des coopératives a légèrement diminué depuis 2007 (- 1,7 %). 


  • Connolly 7 décembre 2012 00:08

    « Non ? Alors, c’est qui, nommément ? Il faut le dire, parce qu’on ne peut soulever durablement la colère des gens contre un concept abstrait. Si vous n’offrez pas un visage de chair et d’os à la haine que vous prévoyez de déclencher, vous n’aboutirez à rien. Pareil si le visage que vous jetez en ppâture ne déclenche pas suffisamment la haine. »

    Mais vous n’y êtes absolument pas cher ami ? L’expression métaphorique « se battre contre des moulins à vent » signifie que l’on se bat contre des ennemis imaginaires (à l’instar justement de Don Quichotte). Dire que le capitalisme néo-libéral mondialisé est un moulin à vent implique donc que celui-ci soit imaginaire, n’existe pas et in fine relève du fantasme.

    C’est qui, concrètement et humainement, demandez-vous ? Vous ne le savez vraiment pas ou faites-vous semblant ?

    Mais tous ceux qui appartiennent à cette catégorie de la population qui répond au nom d’« oligarchie », laquelle n’est nullement un « concept abstrait » et regroupent en son sein : les grands patrons (dont Parisot) et les actionnaires, ainsi que leurs valets issus du monde politique, médiatique, intellectuelle et culturelle. Et ce au sein des pays les plus développés du nord.

    « C’est leur problème, ce n’est pas le nôtre et nous ne leur devons aucune solidarité, puisque ne pouvant déjà pas grand-chose pour eux-mêmes, ils ne peuvent absolument rien pour nous. »

    Quitte à choisir, vous préféreriez donc maintenir en place l’oligarchie nationale plutôt que les immigrés. Quel grand pourfendeur du système vous faites ! Il est effectivement plus facile de s’en prendre à plus faible que soi, n’est-ce pas ?

    Nous sommes, ne vous en déplaise, collectivement (même si ni vous ni moi ne l’ont voulu) responsables de la situation dans laquelle se trouve leurs pays, situation dont on a tiré profit (du moins essentiellement l’oligarchie) : à ce titre cela ne me gêne point de faire œuvre de solidarité à leur égard en guise de compensation.

    « C’est bien la première fois que j’entends parler de « démusulmanisation » »

    C’est à la fois un néologisme de mon invention et un terme générique désignant les desseins des « grands combattants de la menace islamique ». Je reconnais que le terme de « désislamisation » serait peut-être plus pertinent esthétiquement parlant.

    « Mais ce n’est pas du tout ce cela qu’il s’agit. Il s’agit de faire barrage à la tiers-mondisation, qui est déjà très avancée dans nombre d’endroits d’Europe occidentale, du Portugal à la Suède et du Royaume-Uni à la Grèce ».

    Oui, enfin, là vous jouez sur les mots. En bref, il s’agit pour vous de faire barrage à tous ceux qui ne seraient ni chrétiens ni suffisamment blancs de peau à votre goût.

    « Ce n’est pas contre les immigrés, c’est contre l’immigration ».

    Pour le coup, je vous trouve bien tartufe. C’est un peu comme si je disais : « ce n’est pas contre les oligarques que je lutte mais contre l’oligarchie » ou alors « ce n’est pas contre les capitalistes que je lutte mais contre le capitalisme ».

    « Or comme l’immigration est une des armes de l’oligarchie. je comprendrais que vous luttassiez contre l’oligarchie ET l’immigration. »

    Non, puisqu’une fois mise à mal l’oligarchie responsable de la mondialisation capitaliste, l’immigration s’atténuera automatiquement. Et puis, il serait lâche, inhumain et hypocrite de s’en prendre à des gens qui ne sont pas responsables de leur sort. Tout est question d’éthique humaniste – car l’on a bel et bien affaire à des êtres humains et non à des marchandises ou à de la monnaie virtuelle -, laquelle vous fait visiblement défaut. Par contre m’en prendre à l’émigration et l’immigration des marchandises et de l’argent virtuel de l’oligarchie nationale et internationale (c’est-à-dire au fond aux vraies racines du mal) ne me pose aucun problème.

    Lâche, inhumain et hypocrite mais en plus vain, puisque tant que les inégalités nord-sud demeureront toutes formes de mesures dissuasives n’empêcheront pas nombre de personnes du sud à immigrer vers le nord, et ce même au péril de leur vie (voyez ce qui se passe aux US).

    « mais pas contre l’oligarchie et pour l’immigration »

    Pour ma part – à titre personnel donc - je ne lutte ni pour ni contre l’immigration, puisque pour moi le vrai problème se situe ailleurs.

    « Je ne crois pas au choc des civilisations parce que, pour moi, le vrai choc les transcende, c’est celui qui oppose les peuples qui savent faire (la seule richesse qui vaille) aux peuples qui ne savent pas faire (ce qui correspond à la pauvreté des pauvretés). Cela dit, qu’à un moment donné l’Islam tente d’instrumentaliser la croisade, me paraît inévitable, parce que de bonne guerre, mais c’est dans un deuxième temps. »

    Mais tous vos propos, ne vous en déplaise, s’inscrivent bel et bien dans la logique qui sous-tend la dialectique dite du « choc des civilisations ».

    « Je n’y crois pas, parce que je ne crois pas à la lutte des classes ».

    La question n’était pas là : je sais pertinemment que vous n’y croyez pas.

    « C’est une invention d’intellectuels réduisant, en réalité, les individus à un appareil digestif et à la satisfaction égalitaire de ses besoins minimums dans le cadre d’une communauté fraternelle et solidaire, placée sous le signe de la raison. Or, cest ce réductionnisme qui explique les échecs du collectivisme partout où il a essayé de mettre ses méthodes et croyances en application. »

    Non cher ami. L’échec de ses régimes est essentiellement imputable à l’absence de démocratie et au non-respect des libertés individuelles fondamentales, le tout s’apparentant dans les faits à un capitalisme d’Etat enrobé de rhétorique marxiste.

    Quant au concept de lutte des classes, il part du postulat que depuis le début de l’histoire de l’humanité (ce qui exclut la préhistoire et la proto-histoire) cette dernière a toujours été divisée en deux principales classes aux intérêts antagoniques, lesquelles s’opposent dans une lutte ininterrompue, tantôt déclarée, tantôt larvée, pacifique ou non. Et cette lutte aura constitué un moteur de transformations des sociétés humaines au cours de l’histoire.

    « Ca ne mange pas de pain et l’impact de la formule sur l’opinion doit être proche du zéro absolu. »

    Je vous trouve bien culotté !

    Avez-vous la naïveté de penser que le pamphlet anti-Le Pen de Parisot a eu un impact quelconque sur l’opinion ? Si tel est le cas, comment le savez-vous ?

    Et puis, dans notre débat, la question était de savoir qui, de Le Pen et de Mélenchon, suscitait le plus de crainte chez Parisot et le MEDEF. Or à ce petit jeu, il n’est pas sûr que MLP l’emporte : d’une part, parce que le bouquin de Parisot n’a pas fait l’unanimité au sein du MEDEF et d’autre part, parce que pour Parisot le programme économique de Le Pen aboutirait à la ruine du pays, alors que celui de Mélenchon amènerait non seulement la ruine mais la guerre civile et la dictature.

    « Tandis que Mélenchon symbolise le collectivisme qui, partout où il a sévi strictement, n’a jamais débouché que sur des économies de pénurie. » 

    Mélenchon symbolise non pas le collectivisme (qui peut très bien s’épanouir dans un cadre capitaliste) mais le socialisme (système devant succédé audans lequel l’individu peut très bien s’épanouir), lequel dans les faits n’a jamais été expérimenté de façon viable sur une grande échelle. Ce que l’on a appelé à tort le socialisme ou le communisme n’était pas autre chose que du capitalisme d’Etat.

    « Or, on n’a rien trouvé de mieux que l’initiative individuelle pour développer l’innovation » et que la concurrence loyale pour tirer les prix vers le bas sans sacrifier complètement la qualité. » 

    Sauf que d’une part, initiative individuelle et socialisme (et je ne parle du pseudo-socialisme à la sauce soviétique qui dans les faits n’a pas dépassé le cadre du capitalisme d’Etat) ne sont pas incompatibles et d’autre part, le marché développé dans un cadre capitaliste bride l’initiative et donc l’innovation puisque seule les initiatives et innovations ayant une valeur marchande à court terme ont droit de cité.

    Dernier point : ce n’est pas parce que, dans l’absolu, on n’a pas trouvé mieux, que l’on ne fera jamais mieux. En fait, vous vous inscrivez vraiment dans l’air du temps : celui du « choc des civilisations » et de la « fin de l’histoire ».

    « la concurrence loyale pour tirer les prix vers le bas sans sacrifier complètement la qualité. » 

    C’est exactement ce que disent Mme Parisot et ses « camarades syndiqués » du MEDEF. Quel grand pourfendeur de l’oligarchie vous faites !

    Sauf que : combien de mesures ont vainement été mises en place pour aboutir à la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée » ? A terme, toutes finissent par être contournées d’une manière ou d’une autre.

    Quant à la qualité, ne me dites pas que vous ignorez que des gens sont payés pour trouver les moyens de rendre les produits de plus en plus fragiles en vue de toujours booster les ventes, générant ainsi maints gaspillages et autre frénésie consumériste.



  • Connolly 7 décembre 2012 00:05

    « On a toujours le choix, et on fait de mauvais choix quand on se trompe à propos leurs conséquences ».

    Non, car, en l’occurrence, d’une part le vers (la « décadence ») était déjà dans le fruit et, d’autre part, le mauvais choix, si mauvais choix il y eut, fut fait antérieurement à ce moment, c’est-à-dire lorsque les vertus guerrières furent sacrifiées sur l’autel du processus d’« embourgeoisement », à l’origine de la dite décadence.

    « Ce n’est pas tant qu’ils n’en étaient plus capables, mais surtout qu’ils n’en avaient plue envie. C’est pour cela qu’on parle de décadence. »

    Cette « décadence » était le fait d’un « embourgeoisement » généré par l’enrichissement issu des conquêtes, le tout se faisant au détriment des « vertus » guerrières propres aux romains, sans lesquelles leur empire n’aurait jamais existé. Une fois la décadence bien avancée il leur était de toute façon impossible de faire marche arrière. D’où l’absence de choix justement, car ainsi en allait-il de la survie de l’Empire.

    A propos d’empire justement, s’il est bien une constante avérée par les faits c’est que tous ont fini par disparaître. Ce qui renvoie à la question suivante : l’Empire romain n’était-il pas de toute façon condamné à péricliter ?

    « Il y a toujours une partie des allochtones, qui s’intègrent et même qui s’assimilent. Fondamentalement, c’est une question de nombres et lorsqu’ils sont importants, la majorité préfère reconstituer son cadre culturelle dans le nouveau cadre géographique. »

    Cette intégration a été voulu dès le départ par Rome – c’est-à-dire bien avant que la menace barbare ne devînt réelle. Maintes cités de l’Empire ont ainsi jouis d’une certaine autonomie, par laquelle ils ont pu continuer à vivre suivant leur mode culturel.

    « Et cela pose la question de la loyauté des populations immigrées et issues de l’imnmigration. Cette question se repose avec beaucoup d’acuité aujourd’hui, même si personne n’ose la soulever. Personnellement, je me suis toujours demandé si elle n’était pas, pour une part, dans l’abandon du service national. »

    Vous ne m’avez pas bien lu : tous ne se sont pas alliés aux barbares germaniques ou asiatiques qui ont provoqué la chute l’Empire. Ce qui rend caduque votre comparaison.

    « C’est votre avis, je ne le partage pas pour cette raison toute simple que la nature humaine n’évolue pratiquement pas, en-dehors de changements superficiels et momentanés. Ce que note Oswald Spengler « Du peu que nous pouvons connaître des événements du futur, une chose est certaine : les forces du mouvement de l’avenir ne seront rien d’autre que celles du passé : la volonté du plus fort, les instincts vitaux, la race, la volonté de posséder, et le pouvoir. » s’applique à toutes les époques. Tout comme l’adage qui veut que les mêmes causes provoquent les mêmes effets. »

    Venant d’un admirateur du fascisme mussolinien, protagoniste du mouvement connu comme la « Révolution conservatrice », elle-même l’une des sources d’inspiration du national-socialisme d’Hitler, il ne faut guère s’étonner - vous comprendrez donc volontiers que je ne fasse pas mienne sa perception des choses. Sauf que la vision pessimiste (ou cynique ?) de Spengler (qui n’avait pas la science infuse, comme personne en ce bas monde) est réductrice au sens où l’histoire a montré que la nature et l’existence humaine ne se réduisaient pas à ces aspects-là.

    Par ailleurs, que vous citiez Spengler pour étayer votre propos passe encore, mais que vous vous cachiez derrière un adage - et notamment celui-ci qui relève du déterminisme le plus grossier - ternit à mon sens le sérieux de votre démonstration. D’une part, parce qu’en l’occurrence, les causes et partant les effets ne sont pas les mêmes ; d’autre part, parce qu’un adage n’est nullement parole d’évangile et enfin, parce que tout adage peut être contredit par un autre, en l’occurrence entre autres par « comparaison n’est pas raison ». ou « d’autres temps d’autres moeurs ».

    « Je vous invite à vous informer sur les dépenses pharaoniques qui ont été consenties, et pas seulement pour l’Expo ’98, les J.O. de 2004, l’aéroport de Ciudad Real et le Musée Guggenheim de Bilbao... »

    Un peu facile de juger après coup.

    D’une part, tous les pays, quelque soit leur degré de développement, ont aspiré à organiser un grand événement sportif ou culturelle afin de bénéficier par la suite de retombées substantielles destinées à contribuer à la prospérité générale. Ce qui signifie que ces dépenses pharaoniques furent consenties dans ces pays en vue d’un retour sur investissement et ne furent donc nullement le fait de caprices ou de fantaisies visant uniquement à amuser la galerie.

    D’autre part, nul besoin d’investir des sommes pharaoniques pour tel ou tel projet pour revenir à la case départ du marase ; j’en veux pour preuve la République d’Irlande - qu’étrangement vous ne mentionnez pas - : bien que celle-ci n’ait pourtant pas dépensé de manière « indécente » (à l’aulne de vos propres critères) se montrant même plutôt « bonne élève » (si j’ose dire), elle n’en a pas moins été frappé de plein fouet par la crise...

    Conclusion : comme je l’ai dit précédemment, la crise est la principale responsable du marasme dans lequel se trouvent aujourd’hui les pays évoqués.

    « Parce que l’argent a été, en grande partie, dilapidé à d’autres fins ! »

    A d’autres fins ? Non justement puisque les dépenses avait pour finalité un retour sur investissement substantiel (voir mon commentaire plus haut)

    « Ca ne remplace pas les bulletins de vote »

    Je ne dis pas le contraire !

    « et ça n’incite pas à la complaisance pour les gens du tiers monde. »

    Vous concernant c’est certain ! Sauf qu’il ne faudrait pas prendre votre cas (et celui de vos camarades du FN) pour une généralité. Le score a priori excellent de votre candidate aux présidentiels ne doit pas faire oublier qu’en définitive 82 % des citoyens qui se sont déplacés aux urnes (rapporté à l’ensemble de l’électorat cela avoisine les 90%) ne lui ont pas accordé leur suffrage (soit une écrasante majorité) et partant n’adhèrent pas à ses desseins.



  • Connolly 7 décembre 2012 00:03

    « Ce n’est pas mon avis. C’est en lisant des livres de voyageurs des XVIIIe et XIXe - qui n’avaient pas nos pudeurs « antiracistes »
    - que j’ai constaté, sur place, en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud, combien les peuples ne changent pas en dépit de la succession des générations. »


    Les peuples ne changent pas, dites-vous ? Il y a certes des constantes mais aussi des évolutions à défaut de changements stricto sensu (j’y reviendrai plus bas). Et puis, dans quelle mesure les écrits de vos voyageurs des XVIIIe et XIXe étaient-ils empreints d’objectivité ? Ne voyaient-ils pas ses peuplades « exotiques » plutôt au travers du prisme de leurs préjugés judéo-chrétiens ?


    « On esquisse des grands traits de l’histoire, on ne fait ni dans l’exception ni dans le collatéral.

    Pour ce qui est de la France, quand Léonard de Vinci accepte d’y venir, en 1516, ce n’est pas pour y étudier des populations troglodytes et des hordes de chasseurs-cueilleurs. »


    Un peu facile pour le coup ! Vous réduisez donc l’Afrique du 15e siècle à « des populations troglodytes et des hordes de chasseurs-cueilleurs », ce qui est on ne peut plus réducteur (voire caricatural) et surtout factuellement faux.

    Par ailleurs, je ne parlais pas de la France mais de l’Europe, laquelle était traversée par de profondes disparités.

    En fait, je crois aussi que vous avez une vision idéalisée de la France (confondant ainsi histoire et mythologie) : à vous lire, on pourrait croire qu’à l’époque, tous les Français vivaient dans l’opulence, comme si les inégalités (réellement abysalles celles-ci) n’existaient pas, comme si, par exemple, la France ne comprenait plus dans ses rangs des populations « troglodytes » (je pense notamment aux grottes de Calès en Provence qui furent occupés de la Préhistoire au XVIe siècle) ou d’autres vivant comme au néolithique (que vous confondez avec le paléolithique où les hommes vivaient essentiellement des activités de chasse, de pêche et de cueillette).


    D’autre part, peut-on comparer objectivement des populations vivant, à une certaine époque (en l’occurrence le 15e -16e siècles) suivant des modes organisationnelles très différents – à mi-chemin entre le féodalisme et le capitalisme pour les uns, et une sorte de « communisme » primitif pour les autres, à savoir vos « hordes de chasseurs-cueilleurs » d’Afrique ? Je ne le pense pas, au sens où vos chasseurs-cueilleurs n’auraient échangé pour rien au monde leur mode de vie contre celui des Européens. De sorte que si inégalité il y avait,elle se situait non pas dans le domaine socio-économique stricto sensu (comme aujourd’hui) mais plutôt dans celui de l’évolution en termes de mode de production.

    Tandis qu’aujourd’hui, le monde étant organisé sur le mode capitaliste, l’on peut objectivement comparer le nord et le sud, et partant parler d’inégalités abysalles à caractère socio-économique, lesquelles incitent justement certaines populations du sud a émigré vers le nord où ils comptent trouver de meilleurs conditions d’épanouissement à l’aune des paradigmes capitalistes. Par contre, très rares seront ceux parmi les Indiens d’Amazonie (par exemple) qui chercheront à quitter leur mode de vie, façon paléolithique, pour embrasser un autre (le nôtre) situé justement aux antipodes du leur.


    Dernier point : si, pour vous, les hommes n’ont pas changé depuis la nuit des temps parce qu’ils sont toujours capables aujourd’hui, pour schématiser, du pire (là encore pour schématiser les « tares » humaines : haine, violence, égoïsme, intolérance...) comme du meilleur (générosité, compassion, altruisme, tolérance...), alors oui, effectivement, les hommes n’ont pas changé, car telle se décline globalement la nature humaine, avec ses « bons » et ses « mauvais » côtés.


    Sauf que, selon les périodes et leurs environnements, les hommes ont été enclin à œuvrer ou pour le « pire » ou pour le « meilleur ». Dans ce cas, on ne parlera pas de changement mais plutôt d’évolution (voire de régression) des mentalités, phénomène que l’on peut qualifier de fluctuant – mais qui n’a rien de superficiel.

    Et même dans les périodes où l’on a incliné ou vers le « pire » ou vers le « meilleur », ces inclinations se sont manifestés et exprimés différemment en fonction des changements ou des évolutions, voire des révolutions, intervenus dans les domaines scientifique, technologique, politique, idéologique, spirituel, moral..., lesquels ont fait changer ou évoluer (voire régresser) la perception globale de l’humanité et de la vie, notamment d’un point de vue téléologique.


    Tout cela pour dire, une fois encore, qu’il n’est nullement pertinent de comparer la France et l’Europe du 21e siècle avec l’Empire romain (Spengler ou pas !) : d’une part, parce l’Europe du 21e siècle - et encore moins la France - n’est pas un empire et d’autre part, les pays dont sont issus les immigrés ne représentent nullement une menace militaire (les terroristes ne constituant qu’une minorité marginale) contrairement aux « barbares » vis-à-vis de l’empire romain. Enfin, compte tenu des évolutions et autre changements ou révolutions (dans les domaines scientifique, technologique, politique, idéologique, spirituel, moral...,) survenus depuis, et ce jusqu’à aujourd’hui, dans toute l’Europe, il est clair que notre appréhension et notre vision des choses font que nos actes divergent et divergeront radicalement de celles des Romains et des « barbares ». Lesquels divergences feront également que l’Europe ne connaîtra (sans doute) pas le même type de destin que celui de l’Empire romain. D’autant plus que les « barbares » de l’époque n’avaient nullement les mêmes desseins que les immigrés d’aujourd’hui (pour l’écrasante majorité d’entre eux, ne vous en déplaise)



  • Connolly 5 décembre 2012 23:58

    "Mais mon cher monsieur, votre discours n’est pas simple mais simpliste, pour ne pas dire simplet. il fait surtout étalage de votre incompréhension formelle de ce qu’est le processus de mondialisation économique de ces trente dernières années, et théorisé par d’éminents penseurs libéraux tout au long des années 60/70".

    Cher ami, ce n’est pas parce que l’on estime qu’il faut s’attaquer directement à la racine du mal (le « capitalisme néo-libéral mondialisé ») plutôt qu’à ses effets (sans quoi ses mêmes effets se reproduiront) que l’on n’a pas compris le processus de mondialisation économique. Et vos « éminents penseurs libéraux » (qui n’ont pas la science infuse) doublés de vos propos exprimés doctement, n’y changeront rien.

    « J’attends donc que vous nous démontriez comment l’on pourrait remettre en cause le « capitalisme néo-libréal mondialisé » sans s’attaquer à ses vecteurs fondamentaux, et aux corollaires absolument indispensable à son déploiement effectif !

    En réalité vous raisonnez de manière abstraite, hors sol, sans nullement comprendre que le libre-échange mondial est, de facto, précisément institué par la totale liberté d’établissement des capitaux, des marchandises/services, et des « travailleurs », et que fort à propos SANS ces vecteurs la mondialisation ne serait très justement ni libre-échangiste, ni mondialisée ! »

    Vous partez d’un postulat erroné en mettant sur un pied d’égalité « la totale liberté d’établissement des capitaux, des marchandises/services, et des « travailleurs ». La liberté de déplacement des travailleurs ne date pas d’hier et a toujours existé, mondialisation ou pas, alors que les deux premiers sont inhérents à une situation de mondialisation justement. En clair : « la totale liberté d’établissement des capitaux, des marchandises/services » font partie intégrante de la racine (le "capitalisme néo-libéral mondialisé") qu’il convient d’extirper. L’immigration massive n’est donc que la conséquence d’un accroissement des inégalités entre pays du sud et du nord dû à cette mondialisation. En s’attaquant efficacement à « la totale liberté d’établissement des capitaux, des marchandises/services », on œuvre pour la réduction de cette inégalité et partant des flux migratoires (si l’on s’épanouit chez soi nul besoin d’aller voir ailleurs si on y est).

    « Et s’il fallait attendre de « réformer le capitalisme » pour envisager un arrêt et/ou une inversion des flux migratoires mortifères pour notre sphère civilisationnelle européenne, sachez que d’ici là nous aurions très certainement disparu sous le flot ininterrompu de nouveaux entrants charriés par millions du continent africain, du Caucase, ou du sud-est asiatique, et dont le taux de natalité est bien supérieur à celui des autochtones. »

    D’une part, il ne s’agit pas de réformer le capitalisme mais de l’éradiquer. D’autre part, avons-nous disparu ? La réponse est non ! Or si l’on suit votre logique, depuis 30 ans que la mondialisation existe, on aurait eu largement le temps de disparaître. Ce qui est encore extrêmement loin d’être le cas. Ne vous en déplaise !

    « Il est d’ailleurs tout à fait hilarant de constater comment les mêmes qui prétendent qu’il serait impossible de ne serait-ce que contrôler ces flux migratoires sont les premiers à soutenir être en capacité de réformer le Système dans son ensemble ! Ubuesque et drolatique, même si consternant de bêtise et de tartufferie...

    Un peu comme Mélenchon qui prétendrait imposer à l’Europe entière ces vues idéalisées alors qu’il a démontré en être absolument incapable vis à vis de son propre parti politique dont il fut pourtant un membre introduit pendant 31 longues années, contraint et forcé de le quitter piteusement pour cette raison ». 

    Ecoutez même les US que l’on ne saurait accuser de laxisme en la matière n’arrivent pas à contrôler les flux migratoires comme ils l’entendent. Ils ont même été jusqu’à construire un mur le long de la frontière avec le Mexique ; lequel mur n’empêche pourtant pas nombre de travailleurs mexicains de passer ... Ce que vous peinez à comprendre est que « quand on a faim » (pour schématiser) on est près à tout, quitte à prendre des risques pour sa propre existence...

    Mélenchon ne cherche pas à imposer mais à convaincre (nuance) la majorité des pays de l’Europe de suivre la France (2e puissance européenne) face à l’option germanique. Convaincre signifie ici convaincre les électeurs de ces pays de suivre la voie des citoyens français en élisant des gouvernements idéologiquement proches du FdG.

    « Nous sommes face ici aux combles irréfragables et aux inepties de nos puceaux en politique, utopistes notoires, apologètes de chimères avariées, incapables de saisir la réalité et la quintessence des rapports de forces politiques et géopolitiques, internes aux nations et extérieures à celles-ci ».

    Ne soyez pas aussi présomptueux cher ami ! Un peu d’humilité vous siérait davantage.

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