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Connolly

Historien, enseignant-chercheur précaire

Tableau de bord

  • Premier article le 19/12/2011
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Derniers commentaires



  • Connolly 4 décembre 2012 11:10

    La « simplicité » évoquée résidait dans le raisonnement et non dans les actes stricto sens (lesquelles sont loin d’être simples en effet). En clair : je pense que vous vous trompez d’adversaires, Lutter contre vos adversaires désignés ne pénalisera nullement (ou très près) ceux que je considère comme les vrais adversaires.




  • Connolly 4 décembre 2012 11:06

    « Je vous rappelle, à toutes fins utiles, que nous parlions des abyssales inégalités qui, au XVe siècle, séparaient les « nations » de l’Europe « renaissante » et celles de l’Afrique « néolithique ». »

    Un point que j’aurais dû préciser d’entrée de jeu : il n’est jamais pertinent en histoire de comparer des périodes totalement différentes. Autrement dit : aujourd’hui notre époque n’a plus rien à voir avec l’antiquité et la renaissance par moults aspects.

    Par ailleurs, à l’époque de la Renaissance, toute l’Afrique (loin de là) n’en était pas resté au néolithisme. Au même titre que certaines parties de l’Europe étaient loin d’avoir atteint le niveau d’évolution de notamment la France.

    « Il est aussi tombé pour avoir accueillis à bras ouverts des barbares - élevant même certains d’entre eux à de très hautes fonctions - dont les Romains pensaient qu’ils se romaniseraient, alors que ce sont eux qui ont barbarisé l’Empire ».

    Ils ont accueilli des barbares parce qu’ils n’avaient pas le choix : il s’agissait d’un moyen d’endiguer l’expansion barbare et de permettre la défense des frontières - que les « autochtones n’étaient plus capables d’assumer efficacement - face à l’invasion éventuelle d’autres barbares. Or, à l’instar des celtes de Gaules, les premiers se sont bel et bien intégrés - voire assimilés pour certains - à l’Empire, mais ont fini par être défait ou par s’allier à d’autres barbares germaniques ou asiatiques qui, eux, ont provoqué la chute de l’Empire.

    Quoi qu’il en soit, - et encore une fois - comparer la France et l’Europe du 21e siècle avec l’Empire romain manque complètement de pertinence, tant les différences à tout point de vue sont criantes.


     »S’ils ont été arrosés par des dizaines de milliards d’euros, ce n’était certainement pas pour leur permettre de sortir de la pauvreté, mais pour se doter des moyens de créer durablement de la richesse, et c’est ce qu’ils n’ont pas fait« . 

    Bien sûr que si ils l’ont fait, avant d’être interrompu par la crise (quoi nous frappe aussi).

     »L’outil de production n’a pas été sensiblement amélioré et, aujourd’hui, nous nous retrouvons dans le schéma qui précédait l’adhésion, à savoir chômage massif et émigration, parce que l’émigration a repris tant en Espagne qu’au Portugal« . 

    Mais pourquoi à votre avis ? En raison de la crise (laquelle nous frappe également), tout simplement !


     »Il ne sert à rien de lutter contre des moulins à vent et il ne sert à rien de lutter aux côtés d’une mouvance altermondialisto-gauchisto- intello-émeutière qui est complètement discréditée au sein de l’opinion publique depuis son émergence dans les années 60« .

    D’une part, le discrédit dont vous parlez n’est pas aussi prégnant que cela. Bien au contraire : si les alter ne suscite pas effectivement une adhésion massive, ils n’en génèrent pas moins de la sympathie auprès de l’opinion publique.
    Le capitalisme néo-libéral mondialisé n’est nullement un moulin à vent. Il n’est en place que depuis la moitié des années 70. Or comme vous le savez Rome ne s’est pas fait en un jour.

     »La seule façon de combattre efficacement, concrètement, physiquement presque, l’oligarchie, c’est de le faire de l’intérieur de chaque pays, dans l’optique de la reconquête de la légitime prééminence de chaque peuple sur la terre que lui ont léguée ses ancêtres.
    Vous avez le droit d’être sceptique, mais si c’est le cas, demandez-vous donc pourquoi Mme Parisot finance la publication d’un livre - à hauteur de 300’000 euros a-t-on dit - contre Marine Le Pen, et non contre le chimérique braillard Mélenchon« .

    Et cela, en vous en prenant non point directement à l’oligarchie mais à ses victimes que sont notamment les immigrés ? Vous pensez vraiment que l’oligarchie disparaîtra une fois la France »demusulmanisée« . Je n’y crois absolument pas en effet. Tant que l’on ne mettra pas à mal le capitalisme sous toute ses formes, l’oligarchie demeurera.
    Par contre, j’abonde dans votre sens pour ce qui est de lutte au sein de chaque pays : non contre les immigrés mais directement contre l’oligarchie (je m’inscris non point dans une dialectique de choc des civilisations comme vous mais dans une dialectique de lutte des classes).

    Si Parisot a certes écrit un livre à charge contre Le Pen, cela ne l’a pas pour autant de dire à propos de Mélenchon qu’il était »l’héritier de ,la terreur". http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/parisot-melenchon-l-heritier-de-la-terreur-01-04-2012-1447227_324.php

    Parisot/Le pen symbolise la confrontation de deux types de capitalisme : l’un mondial, l’autre nationale. Sachant que dans le patronat Parisot ne fait pas l’unanimité sur cette question.


  • Connolly 4 décembre 2012 09:50

    « Ne parlons même pas des compétences. 
    Quelles qu’elles soient, à un moment où à un autre, les structures doivent faire face à des choix, malheureusement pas totalement quantifiables. 
    A un moment le « pifomètre » va devoir jouer. 
    Un dirigeant unique va oser, ou pas, une décision collectiviste, c’est plus délicat ». 


    Certains passages de mon message explicatif (situé plus haut) adressé à Spartacus répond en partie à la problématique que vous soulevez.


  • Connolly 4 décembre 2012 09:47

    Sauf que ce que vous présentez comme des exceptions constituent une généralité - et ce n’est pas moi qui le dit mais bel et bien les chiffres.

    « Je prends les devants de votre réponse : je suis de nature optimiste, et je crois en l’homme...mais je le connais !! »

    Ce n’est pas parce que vous le connaissez, que vous n’avez plus rien à apprendre de lui : alors oui, certes, l’homme est capable du pire ; mais ne faudrait-il pas oublier qu’il est aussi capable du meilleur, comme tend à le démontrer (chiffres à l’appui) la réussite globale de l’économie sociale et solidaire ?


  • Connolly 4 décembre 2012 09:38

    Propos on ne peut plus subjectifs. En clair : cela, c’est vous qui le dites !


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