« Donc votre augmentation de SMIC sera effacé par la hausse des prix. »
Laquelle hausse des prix - qui n’est pas inéluctable mais admettons qu’elle le soit -sera rattrapée à un moment donné par l’augmentation des salaires que cela s’est toujours produit avant le tournant des années 80 (c’est-à-dire avant de faire de l’inflation l’ennemi public n° 1).
« En plus de ça vous pouvez ajouter l’effondrement des exportations car nos produits seront trop chers >>> baisse du chiffre d’affaire >>> donc licenciements »
Sauf que l’augmentation du SMIC en question ne concernera que les entreprises n’étant pas soumises à une concurrence brutale (si j’ose dire) à l’échelle internationale.
« L’inflation détruisant aussi l’épargne, et pas celle des plus riches non, celles de tous les petits épargnants français. Merci Mélanchon ! »
C’est faux cher ami. L’inflation n’est un problème que pour les grosses fortunes, les gros rentiers en d’autres termes.
Par ailleurs, vous semblez confondre la notion d’inflation avec celle d’hyperinflation (comme celle de l’Allemagne d’après Première Guerre mondiale par ex), qui est vraiment néfaste pour l’ensemble des acteurs économiques.
Tout cela pour dire que l’inflation est un faux problème que l’on nous rabâche depuis 30 ans.
Quant à votre réflexion sur le « communisme », il démontre votre ignorance en la matière et votre vision binaire - et donc simpliste - du monde économique (le tout état ou le tout libéral, entre les deux, le néant).
Le « communisme » auquel vous faites référence n’a jamais existé. La politique économique menée dans ces pays ne pouvait même pas répondre au nom de socialisme puisque, dans les faits, elle ne dépassa pas le stade du capitalisme d’Etat, ainsi que j’essaye de l’expliquer dans l’article suivant :
A priori vous n’avez pas lu l’excellent post (à mon sens of course) que le Poulpe entartré vous a adressé. Lequel post démonte toutes vos assertions de façon circonstanciée.
« Kalagan est à peu près aussi crédible que Nadine Morano dès qu’elle aborde des sujets un tant soit peu technique du domaine social. Quelles sont les contributions qu’il apporte ? Il nous fait par de ses connaissances incommensurables, gracieusement, quelle générosité, comme l’impôt sur les sociétés par exemple. Selon lui, les taux d’imposition s’appliquent sur le bénéfice. Pas exactement. Il convient dans un premier temps de calculer le résultat de l’exercice qui est la différence entre le total des produits et des charges de l’exercice, à laquelle on rattachera ou non, l’ensemble des charges calculées, dans l’optique d’une continuité d’exploitation. Après les opérations de retraitements (dont l’évaluation des stocks entre autres), il sera possible de déterminer le résultat comptable de N. Cependant, il s’agit d’une donnée économique et non fiscale (grande nuance). Il conviendra par conséquent, de procéder aux autres retraitements (réintégrations, déductions) (prise en compte des dispositions de la nouvelle loi fiscale entre autres) pour déterminer le résultat fiscal. On peut très bien être en perte comptablement et en bénéfice fiscalement et inversement. Par ailleurs, de 0 à 38120, le taux de l’is est de 15% seulement et non 33% (pour le PME PMI).
Deuxième assertion du mickey : » un journaliste un peu plus futé que les autres a fait la remarque à Mélenchon qu’en France les charges étaient d’environ 100% du salaire net.« Une fois de plus, il aurait pu prendre la peine déjà de réfléchir, puis de compter mais ça, c’est fatiguant. Cette allégation fait partie de la panoplie des bobards que le MEDEF répand en permanence sur tous les médias mainstream. C’est de l’intoxication cérébrale pure et simple. Donc au lieu de citer, un laquais, un larbin du Medef (ex CNPF), il faut qu’il revienne sur terre.
En effet, il s’avère que les cotisations sociales sont ainsi composées.
Elles sont de deux ordres comme vous le savez : salariales et patronales.
En l’état actuel des taux de cotisations sociales et de la réduction dite »Fillion« (anciennement réduction bas salaires) : le cumul des cotisations patronales pour un salarié rémunéré au smic est presque négligeable. Autrement dit, du fait de cette réduction, les cotisations patronales pôle-emploi (4% d’assurance chômage + 0.30% d’ags) et caisse de retraite complémentaire ( 4.50% d’arrco + 1.20% d’agff ) représentent pour la société : zéro euros.
Le calcule de la réduction bas salaire requiert (pour des entreprises de moins de 19 salariés) l’usage de la formule suivante :
Pour ces entreprises de 1 à 19 salariés, l’allègement se calcule à partir de la formule suivante :
Coefficient = (0,281/0,6) × (1,6 × SMIC calculé pour un an(*)/ rémunération annuelle brute - 1)
(*) soit le Smic horaire multiplié par 1 820 (ou le résultat de la formule suivante : 12 X 35 x SMIC horaire x 52/12
Cependant : a titre exceptionnel, le coefficient maximal de 0,281 continuera de s’appliquer pendant 3 ans aux gains et rémunérations v ersés par les employeurs qui, en raison de l’accroissement de leur effectif, dépassent au titre de l’année 2008, 2009, 2010, 2011 ou 2012, pour la première fois, l’effectif de 19 salariés.
Vous pourrez calculer le montant de la réduction »Fillion« d’un salarié rémunéré au Smic en prenant pour base le brut soit : SMIC horaire brut = 9,22 € soit 1 398,37 € / mensuel.
N’oubliez pas de calculer le montant des charges sociales patronales URSSAF :
1- base salaire total : assurance maladie, maternité, invalidité, décès, etc : 13.10% vieillesse déplafonnée : 1.60% allocations familiales : 5.40% accident du travail : au minimum 1% fnal : 0.10% versement transport : au minimum 1% 2- base plafonnée (mais comme on est loin du seuil de la tranche A c’est pareil) vieillesse plafonnée : 8.30%
Totalisez et ..... vous constatez qu’un salarié rémunéré au smic fait supporter un coût faible à la structure. En conséquence, faire passer le smic à 1700€ (en changeant bien évidement les formules de calcul afférentes) c’est très loin d’être un coût soit-disant »insurmontable« pour la majorité des PME PMI en France. En raisonnant, toutes choses égales par ailleurs, changez le montant de la rémunération dans votre feuille excel et comparer les résultats.
D’ailleurs, il serait grand temps que le financement de la sécurité sociale incorpore non plus comme seule base le montant brut des salaires mais une cotisation ayant comme assiette l’excédent brut d’exploitation de l’exercice. Un gouvernement de progrès devrait l’incorporer à son programme mais curieusement Flamby l’ignore.
Kalagan est trop flemmard, incapable de lire un bulletin de salaire, le calculer : c’est hors de son entendement. Alors ? Alors il raconte des cracks, des bobards. Persuadé des arguments qu’un baltringue aux ordres répand à qui veut gober ces affirmations, par simple soucis du confort. Et comme les sots : il avale tout.
Quant à la bande de réac qui est aux commandes, ils préfèreraient revendre leurs mères sur Ebayplutôt que d’engager de véritables mesures équitables, de redressement du pays. »
Cela, c’est vous qui le dites. L’économie n’est pas une science exacte. De sorte que ni Stieglitz, ni Lordon, ni Généreux, ni les économistes atterrés, ni Pierre, Paul ou Jacques n’ont la science infuse en la matière.
« La modestie est peut-être du côté de ceux qui considèrent que toutes ces lectures ne sont que des rudiments. »
Cessez alors d’invectiver ceux qui n’abondent pas dans votre sens (en les traitant notamment de démagogues, sachant que ces derniers pourraient tout autant souligner le caractère démagogique de vos assertions). On ne saurait dire que vous vous exprimez comme si « toutes ces lectures n(’était) que des rudiments », mais plutôt comme si elles (vos lectures) étaient « paroles d’évangiles » tant votre condescendance et votre agressivité est grande.
« Et regardes la rage et la haine qui transpirent de toutes tes interventions. et tu prétends défendre des valeurs de gauche ! commence par les appliquer à toi-même ! »
Alors là c’est le pompon ! Ou plutôt « l’hôpital qui se moque de la charité », voire la morale du curé « faites ce que je dis pas ce que je fais » !
Bref, tout cela pour dire : d’une part, que le dogmatisme (donc l’extrémisme) se situe plutôt de votre bord tant vous ne pouvez souffrir la moindre différence (émanant de surcroît de votre courant de pensée, c’est dire !) ; et d’autre part, qu’un peu d’humilité vous siérait mieux, cher ami.