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Cristophe

Cristophe

Un quadra parisien qui se pose beaucoup de questions sur la démocratie française, un opposant farouche à la pensée unique.
Un membre de l’association CLARA

Tableau de bord

  • Premier article le 13/09/2008
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Derniers commentaires



  • Cristophe Cristophe 25 février 2010 15:55

    Je suis bien d’accord avec vous sur le sujet des enfants dits « médicaments » : il n’est pas question qu’ils donnent un organe. D’ailleurs la loi l’interdit selon le principe du consenteemnt libre et éclairé. Là où cela devient plus compliqué, c’est lors que le don porte sur de la moëlle épinière ou sur des tissus. Ce sont des produits certes renouvelables, mais il ne faut pas non-plus oublier le risque médical lors du prélèvement. Et quand l’enfant est né suite à une sélection des embryons pour avoir un profil compatible du receveur, on entre dans une problématique lourde : le bien-être voir la survie d’enfant d’un côté, et un risque de plomber la vie d’un enfant qui se demandera peut-être s’il a été autant désiré que ses frères ou soeurs. C’est pour celà que j’ai été étonné que l’on autorise ces pratiques sans débat ni recul alors que l’on interdit des pratiques où on a plein de recul qui montre que cela se passe bien si on respecte certaines règles. Un poids deux mesures.



  • Cristophe Cristophe 24 février 2010 16:24

    L’article est intéressant sur le fait qu’il pointe qu’il n’est pas éthique que des milliers de personnes meurent chaque année en attente de dons. Mais une ouverture complète au marché est un extrême qui au delà des problèmes éthiques ne solutionnerat pas du tout le problème. Il existe de nombreuses études sur les modèles économiques du don. Une des plus intéressantes est selon moi :


    The effects of compensation on the supply of surrogate Mothers (Charlène Peabody Zyl)

    http://claradoc.gpa.free.fr/doc/39.pdf

    Le premier impact d’un marché sans aucune régulation va faire que ceux qui ont les moyens vont surrenchérir sur les offres d’achat pour ne pas attendre trop longtemps un organe. Donc les coûts vont s’envoler et de fait l’accès aux organes sera encore plus difficile pour la majorité des patients. Il deviendra beaucoup plus intéressant pour tous les intermédiaires de gérer la pénurie pour avoir des prix unitaires élevés que de jouer sur la quantité. Cette voie n’est pas donc la solution.

    Le deuxième impact d’un marché sans aucune régulation est que des personnes qui n’auraient pas voulu faire de don au départ mais le font pour des motivations purement économique seront prêtes à mentir sur des éventuels problèmes de santé personnels. Ceci entraînera donc des risques pour eux-mêmes, mais aussi pour le receveur. Au final, le rapport bénéfice/risque est discutable.

    Le troisième impact concerne la démarche du donneur altruiste. S’il n’existe aucune incentive même dans le remboursement des frais, cela freinera nombre de donneurs qui ne voudront pas ou ne pourront pas payer de leur poche. Ensuite, si on prévoit une compensation des frais raisonnable, cette partie des donneurs supplémentaires se mettra à donner et donc le nombre de donneurs va croître. Si l’on continue d’augmenter la compensation financière, on atteint rapidement un point d’équilibre où le nombre de donneurs attirés par la compensation financière augmente peu, mais où par contre le nombre de donneurs altruistes qui deviennent réticents à ce que leur don soit perçu comme une démarche financière augmente jusqu’au point où ils ne souhaitent plus donner. Si on continue d’augmenter la compensation financière, le nombre de donneurs diminue fortement et le deuxième impact que j’ai cité intervient.

    En conclusion, un marché libre ne fonctionne pas du tout et il est très important de réguler les compensations économiques à un niveau suffisamment faible pour ne pas décourager les donneurs altruistes et d’un point de vue éthique rester dans le consentement libre et éclairé.

    J’ajoute que la mention dans l’article de la comparaison avec la compensation des femmes qui « loueraient leur ventre » est fausse et insultante. Ces femmes ne louent pas leur ventre mais sont dans une démarche de don de leur personne (et pas seulement de leur ventre). C’est pourquoi j’ai choisi le document cité plus haut dans mon commentaire. Aux rares exceptions des pays qui n’ont aucune régulation dans le domaine comme l’Inde (pays connu aussi pour ses trafics d’organes...), tous les pays qui ont régulé la pratique de la gestation pour autrui constatent que les compensations restent très inférieures à la rénumération minimum du pays, et qu’elles ne sont pas au coeur des motivations de ces femmes. Une expliquation rationnelle est qu’il y a plus de donneuses de gestation que de couples infertiles, ce qui fait que ces derniers ne prendront pas le risque de faire un parcours de gestation pour autrui avec une personne dont le consentement ne serait pas libre ou éclairé. De même, ces femmes préfèrent se retrouver dans une relation d’altruisme qui entraîne de facto chez le couple receveur une obligation morale de gratitude et de respect, plutôt que d’être dans une relation de dépendance financière qui suppimerait les obligations morales du receveur.

    En conclusion, c’est une utopie dangereuse de penser qu’il faille supprimer toute régulation pour solutionner le problème du don. Au contraire, il faut une régulation pointue qui s’assure du consentement libre et éclairé des donneurs tout en mettant en place une politique de défrayement contenue.



  • Cristophe Cristophe 16 janvier 2010 13:51

    J’ai une grande admiration pour l’œuvre d’Antoinette Fouque. Non seulement elle fait une analyse très pertinente de la place de la femme de la société, mais elle propose des pistes d’actions progressistes là où certaines féministes s’embourbent dans la dénonciation stérile.

    J’ai lu son magnifique essai « Les enjeux de la gestation pour autrui » publié dans la revue « le Débat » et cela m’a amené à signer l’Appel pour la légalisation de la gestation pour autrui dans un cadre altruiste lancé par l’association CLARA (http://claradoc.gpa.free.fr) dont Antoinette Fouque est une co-auteure.

    Au début du XXIième siècle, plus que jamais nous avons besoin d’un féminisme en mouvement.



  • Cristophe Cristophe 11 octobre 2009 20:05

    Monsieur l’intégriste de service, vous avez oublié vos gouttes d’eau bénite pour déverser un pareil fiel ? C’est vrai que la pédophilie se pratique beaucoup plus facilement et confortablement dans l’église et qu’il est injuste que certains pays pratiquent une concurrence déloyale.

    Plus sérieusement, je préfèrerais 100 fois être l’enfant adoptif de deux « pédérastes » comme vous dites ou avoir été porté par une femme altruiste (un mot que vous ignorez) qui serait venue en aide à une femme infertile, que d’être élevé par un sinistre obscurantiste de votre espèce.

    PS : le gouvernement, dit autrement l’exécutif, ne vote ni n’amende les lois. La démocratie et vous ça fait vraiment deux.



  • Cristophe Cristophe 18 août 2009 17:29

    Ce qui toujours drôle avec les intégristes, c’est qu’ils sont perpétuellement dans la dénonciation, ce qui me semble exactement le contraire de la parole de Jésus-Christ. Dans cette logique, il fallait bien-sûr exclure Nadine Morano du terme de catholique, dans un réflexe pavlovien de chasse à l’hérétique.
    Passons sur le fait que le billet dégouline de sexisme nauséabond et que l’on n’y voit pas la moindre valeur ajoutée.
    Rions encore avec la détermination des « valeurs » (diktats serait plus juste) catholiques : peut-on trouver une seule parole où le Christ condamne l’avortement ou les mères porteuses ? Que nenni ! Pour les autorités catholiques, la question n’a pas été si binaire que l’on voudrait nous le faire croire. Saint Augustin pensait que l’âme est unie au corps à la première respiration et Saint Thomas d’Aquin lui déclarait l’âme est unie au corps à la moitié de la grossesse. Cette position autorisant l’avortement dans les premiers mois de la grossesse fût confirmée par le concile de Trente et par la doctrine des Papes Pie II, III, IV et V. Chez les conservateurs, la mémoire est sélective.
    C’est presque aussi drôle que de trouver Sarkozy et l’UMP pas assez conservateurs. C’est sûr, Pétain est mieux sur ce critère. Sûrement la raison qui en fait le maître à penser de phiconvers.

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