@Piere CHALORY Je ne partage pas vote perception de Thérésa May, elle s’est retrouvée à devoir faire le « bad job », entre ceux qui veulent sortir à tout prix mais n’ont pas assumé de prendre la direction des affaires, et ceux qui veulent bloquer la sortie pour contraindre à rester. Elle est évidemment épuisée, mais quelle est la porte de sortie, si elle ne peut pas dissoudre le parlement ? Laisser les clés, mais à qui ? alors pour l’instant, elle godille contre les courants contraire pour chercher un « compromis honorable », très dans la tradition britannique. Etonnant que le peuple britannique n’ait jamais demandé un scrutin plus représentatif, il est bien pire encore que le nôtre sur ce point.
@Alina Reyes Il y a des villes de banlieue comme Vélizy où il y a à la fois des logements et des bureaux. Idem des sites d’activité dans des petites villes créés dans les années 60/70 comme Lannion et les télécoms. Mais beaucoup de sociétés ont leurs siège/bureaux au coeur de la métropole (Paris ou en province) or le nombre de logements intra muros sont insuffisants (d’où le prix, mais pas seulement).
Et il y a un autre phénomène, désormais il est rare de rester toute sa vie dans la même entreprise comme jadis, donc même si le logement est proche du boulot initial, un boulot ultérieur risque d’être plus éloigné, d’où le chassé croisé des banlieusards-il est couteux pour les propriétaires de changer de logement, peut-être il y aurait à alléger les frais et procédures -et pour les locataires, il y a problème de disponibilités, peut être faudrait il instaurer des offres d’échanges.
Le problème d’éloignement du travail est surtout en région parisienne, la « décentralisation » de l’activité économique serait une des solutions
@Alina Reyes Le fonctionnel était le premier objectif, et les tentatives d’originalité à prétention esthétique nous paraissent aujourd’hui totalement kitch. Ainsi va-t-il de la « modernité », elle se démode plus vite que le reste. On était fier à l’époque de ces tours « à l’américaine », comme quoi...
@Alina Reyes Il est évident qu’un habitat moins dense ne peut s’effectuer qu’en s’éloignant de plus en plus des centre villes. Regardez comment actuellement les villages à proximité des métropoles régionales se bétonnent en lotissements et « petits ensembles » d’immeubles. Il est utopique d’appliquer une disposition urbaine correspondant à un pays de 20 millions d’habitants majoritairement ruraux à un pays de 70 millions d’habitants majoritairement urbains, ou plutôt péri-urbains. Donc se repose la question de la distance logement-travail et le temps de transport. On peut noter que pour ceux définitivement hors du marché du travail, une petite ville de province désertifiée offre des couts de logement minimes, proche des facilités (commerces, médecins, guichets...), et avec une ambiance à l’ancienne. J’ai des proches qui ont fait ce choix.
Et pourtant, les « grands ensembles » sont l’avenir que préconisent les écologistes (certes pas les « tours » mais des immeubles de taille moyenne) car les immeubles ont moins d’emprise au sol et les appartement un meilleur coefficient thermique (moins de surface extérieure par unité de volume) que les pavillons. Cela limite aussi la nécessité de voies d’accès, et cela peut être plus facilement desservi par les bus que l’habitat dispersé. Eh oui, on est loin du « retour à la campagne » des années 70 (les ruraux étant considérés comme des pollueurs avec leur diésel et leur cuisinière à bois).