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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 17 janvier 2008 23:27

    Bonjour véronique.

     

    Bon article et merci pour l’hommage rendu à Morin qui effectivement été plus connu à l’étranger qu’en france.

    Mais en ce qui concerne notre président je pense qu’il se sert de Morin comme d’un faire valoir, comme d’autre se servent du crédit de scientifique pour valider des concepts exclusifs.

    On ne peut pas devant le patronat dire être pour une économie d’entreprise, sous entendant clairement l’aliénation à l’esprit d’entreprise qui se gère par une comptabilité conduisant à dire que l’amélioration de la condition sociale est une charge, que dans la compétition le dernier a tord de désirer les mêmes choses que le premier et être pour une politique de civilisation à la Morin.

    Il y a incompatibilité, le libéralisme capitalistique que nous développons génère tous les mots que soulève et condense Morin. Il ne peut pas y avoir une éthique de l’exploitation de l’autre sans abandonner notre actuelle relation au travail.

    Pour la bonne et simple raison que l’entreprise est une organisation totalitaire qui convient parfaitement à l’image qu’il s’est construite avec celle du chef charismatique autoritariste, et quand l’on veut gérer l’état comme une entreprise le message est clair, et de plus il en donne des exemples constants, la notation des ministres en est un. Mais il est plus subtil que cela, ce faisant il dit aux français puisque dans les entreprises l’on vous note, il est normal que les ministres le soient et si un est mal noté je le vire, comme dorénavant une mauvaise notation justifiera un licenciement pour les salariés suivant l’exemple au plus haut niveau..

    Quand le président parle de morale c’est pour faire comprendre que les pauvres doivent accepter leur misère, et si Morin a fait l’éloge de la méconnaissance comme source de connaissance, le président la confond avec le populisme.

    Par contre le risque qui se présente c’est que dans les faits (qui seront ceux produit par la société capitaliste dans laquelle nous sommes) la pensée Moricienne reprise par le président soit dévoyée par les conséquences de l’économie sauvage du marché mondial et que les petites gens dévalorisent les propos de Morin, comme Staline a dévalorisé ceux de Marx.

    Il y a un monde entre le président et Morin et vous ne me ferez pas croire qu’en plus de six mois celui qui c’est fait élire sous le populisme le plus abject en jouant de l’affect des êtres en souffrance pour se présenter en sauveur et de nature à développer une pensée philosophique. Je crois que depuis que je suis la politique je m’en serais rendu compte. Encore heureux qu’il n’est pas repris le concept de Onfraie sur la société hédoniste.

    Cordialement.

     



  • ddacoudre ddacoudre 16 janvier 2008 23:16

    Bonjour la taverne.

     

    Je connaissais cette nouvelle vogue des neuroéconomies. Chaque fois que la science progresse il y a toujours des personnes qui utilisent les moyens qu’elle offre pour faire valider leurs concepts, qui existent bien évidemment puisqu’ils les ont défini, mais qui son réducteur parce que exclusif des autres. Mais le plus important c’est que ce sont des apprentis sorciers toujours prêt à trouver le gène qui valide leur concept, car lorsque l’on coupe la tête à un homme on isole le gène de la pensée.

    Toujours prêt à trouver le gène du commerce pour justifier du capitalisme, n’ayant toujours pas compris qu’il n’est qu’un paradigme de nos comportements animaliers qui permet à ceux qui accèdent au capital de penser être les dominants qui manger les premiers et qui se tapent les femelles. Pourtant la seule erreur qu’il commette c’est de se croire des dominants alphas, alors qu’ils ne sont que des dominants de deuxième rends bêta.

    Ils cherche ainsi la confirmation de ce qu’il ne sont pas, et n’ont donc aucune chance d’y parvenir, mais entre temps ils pourront au nom de leur concept par la force de conviction et d’exactitude que donne la scientifique distordre les esprits par manipulation eugéniste pour le bien être de l’homme, rendant leurs concepts indiscutables aux yeux d’une opinion publique qui ne cherche qu’à se rassurer avec ce genre de certitudes, et qui est prête à laisser le champ libre à ceux qui promettent de supprimer leurs angoisses et leurs peurs.

     

    Devant cette « preuve scientifique », comment s’étonner qu’apparaissent certains discours radicaux, et qu’émergent un peu partout des parties extrémistes qui cachent à peine leurs velléités eugéniques. Ceci permet d’extrapoler le raisonnement au niveau mondial, quand se présentent des événements comme ceux du 11 septembre 2001 à New York. Comment s’étonner d’entendre des discours comme ceux de S. Berlusconi à propos de la supériorité de la civilisation chrétienne occidentale sur la civilisation musulmane ? Comment s’étonner d’entendre G. W. Bush parler du combat du bien contre le mal ? Comment éviter les amalgames et les discours réducteurs dangereux basés sur les syllogismes ? « Ben Laden est un arabe. Ben Laden est un terroriste. Donc les Arabes sont des terroristes, et j’en passe

    L’usage de moyens technologiques d’investigation laisse croire que nous détenons la réponse, c’est aussi dangereux que de croire que dieu ne parle qu’à certains. C’est oublier l’inter relation des organes et des cellules qui échangent entre elles. C’est du même tonneau que la croyance du gène de la criminalité.

    Je suis un fervent adepte de la popularisation du savoir, mais il faudrait à certain commencer par la psychiatrie pour que ces adeptes du gène du commerce se rendent compte à quel point leur obsession est une maladie quand elle veut aliéner l’homme à un seul dieu.

    La « neuroéhtique » n’est pas mieux même s’elle s’oppose à la neuroéconomie, je me demande toujours pourquoi il y a des personnes pour emboîter le pas et vulgariser des concepts aussi nul, je crois que le neurocon et bien inné et que pour s’en débarrasser la neurointelligence accouplé à la neuroinstruction ne sont pas suffisantes si l’être n’est pas habité par la neuropenser juxtaposé à la neurosociabilité. Je suggère à ceux qui aiment la neuroscience le livre de jean Didier Vincent « voyage extraordinaire au centre du cerveau »

    Chez odile jacob

    Cordialement.

     



  • ddacoudre ddacoudre 16 janvier 2008 22:03

    bonjour dugué.

    Trés juste, se positionnant comme un chef charismatique, il utilise la puissance publique pour tout organiser ( y comprit son pouvoir) au bénéfice d’une organisation économique que je qualifie toujours de "libéralisme capitalistique" du tout marchand qu’il suit à la lettre, même quand des mesures semblent s’en écarter, comme sa dernière proposition de supprimer la pub sur les chaines publiques, qui n’est pour lui qu’un réajustement libéral capitaliste en rendant au marché privé les fonds publicitaires que captent les chaînes publiques, affaire à suivre.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 16 janvier 2008 21:44

    Bonjour Ajax.

    Je trouve ton commentaire sévère et injuste, aucun d’entre nous n’existe, en dehors de l’inné, qui n’est emprunté son savoir à ceux qui l’on précéder, et emprunter le savoir des autres est le moyen de se doter d’éléments nouveaux qui pourront réorganiser notre pensée, et l’écrire est un excellent moyen de mémorisation.

    Personne ne né penseur professionnel car nous naissons avec une mémoire vitale héréditaire, et tout le reste, le monde "culturel"(qui est une capacité de l’inné) s’apprend.

    Le hasard de l’existence pousse certains à trouver dans le développement de la pensée l’expression de leur ego et en font un art reconnu, mais si essayer n’est pas dégradant car c’est toujours par l’échec que l’on commence, et si jamais il dure il faut se dire que s’il n’y avait que les penseurs pour parler nous serions proche du silence.

    Cordialement.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 15 janvier 2008 23:42

     

    Bonjour dugué

    Je regrette de n’avoir pas eu connaissance de cette discussion, il est vrai que je regarde peu la télé.

    J’ai bien aimé ta conclusion : « A la réponse d’Edgar Morin qui suggère de mettre l’homme au centre des préoccupations politiques je répondrai que cela semble vain et qu’il faut prendre la mesure de l’inconnu qu’est l’homme, dont la place est en premier lieu au centre de la philosophie. Ou carrément au centre de sa propre existence, comme sujet et objet de son expérience, apte à comprendre l’usage éclairé de son autonomie, au fur et à mesure qu’elle prend forme, contenu, responsabilité, maîtrise.

    J’avais un jour écrit sur le sujet, et c’est en réfléchissant tant à la notion d’autonomie et de liberté que j’avais écrit qu’après les dieux, l’état nous en arrivions aux "dominants systémique", fonctionnement plus complexe qui se nécrose par « oligarchisme » bancaire.

    L’autonomie.

     

    Prendre aujourd’hui conscience de la référence « au biologique », (qui nous est scientifiquement plus accessible) c’est être conscient d’une « dépendance » totale à ce que les anciens appelaient la « nature, ou dieu ».

    Alors quand nous parlons d’autonomie de quoi nous parlons ?

    Nous parlons de se définir par rapport à un pouvoir, une autorité, une hiérarchie et des moyens qui façonnent les individus comme pour la liberté. Cela compte tenu de la limite de la compréhension de nos intérêts dans « une solidarité organique » qui, s’ils conduisent à « nuire » à autrui, à léser ses intérêts, celui-ci, en réaction, réclamera au nom de la liberté subjective son autonomie en fonction du développement de ses aptitudes dont la nature biologique l’a investie. Même si cette science biologique sert aussi les buts idéologiques qui y trouvent une confirmation de « l’individu sujet unique » et l’amalgame avec l’individualisme qui justifie le besoin de possession névrotique insatiable, comme si cela allait de soi.

    La conséquence de cette appréciation de l’autonomie individuelle de plus en plus grande entraîne un rejet croissant des formes de contraintes extérieures, et donc du contrôle externe. Contrôle externe qui est exercé par les communautés politiques et religieuses, d’une manière séculaire au travers de l’apprentissage générationnel et au fil des modifications apportées successivement à la liberté positive.

    L’évolution actuelle de la notion d’autonomie, à laquelle nous nous référons de plus en plus pour toute chose est issue des années soixante-dix (1970). Elle est poussée par les mutations économiques et sociales et elle induit un conflit générationnel sur fond de normes et valeurs.

    Présentée comme cela, nous pourrions penser que l’autonomie est un sujet moderne. Pourtant toute l’antiquité en parle, Épictète, Aristote, Platon, les modernes, Pascal, Rousseau, Kant, et tant d’autres sans trouver malgré le talent de ses personnages une définition universelle, si ce n’est d’y reconnaître la définition de la liberté. Et pour cause. Car elle ne s’apprécie que dans le rapport à l’autre ; dans l’intérêt que se portent les individus à prendre conscience qu’ils constituent une communauté Humaine de jugements éclectiques.

    C’est-à-dire à une communauté (tous) qui concourt au développement de la capacité de jugement et d’aptitude des individus qui la composent (eux-mêmes), afin que la communauté soit capable d’assurer l’obéissance variable (solidarité) rétroactive qui en découle. De telle manière que la communauté humaine exerce un contrôle externe, pour que l’intérêt arbitraire « attractif » de l’individu ne soit pas celui de la destruction de la communauté humaine au travers de ses communautarismes et de ses sociétés culturelles closes. Ceci tout en permettant à la communauté de ne pas se dogmatiser et repousser une évolution générique qui s’exprime au travers du mysticisme (tendance à se fonder sur le sentiment, l’intuition).

    Les Hommes doivent s’évertuer de faire la plus juste traduction de ce mysticisme par l’apprentissage de ce qu’ils SONT au moyen d’une connaissance qui s’actualise en permanence.

    Tout ceci ne peut se réaliser que dans une capacité à la socialisation.

     

    cordialement.

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