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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 30 novembre 2007 23:05

    bonjour mohedi.

    un jour de 1998 ami pierre m’a apporté un livre 35 h pour une nouvelle société, car il savait que j’avais était un partisant de longue date de cette réduction d’horaire, dont je m’étais fait le porte parole en 1975.

    Un déménagement survenue ne m’a plus permis de retrouver ce livre et j’avoue ne pas avoir fait l’effort de l’acheter.

    Ensuite dans les années 1999 et 2000 j’écrivais un essai « rémunérer les hommes pour apprendre » à partir de la base d’une réduction d’horaire à 35 h qui anticipait l’avenir dans la recherche d’une richesse quasi perpétuelle, notre intelligence.

    comme quoi !!

    je te joins un cours extrait.

    3 - Ainsi, un jour, j’eus une idée née d’une problématique pas si simple, entre utopie et idéologie.

    Ainsi un jour...

    En 1975, à la tribune d’un congrès fédéral à Lyon, j’eus l’idée de réclamer dans les années à venir une réduction du temps de travail hebdomadaire, et de porter la semaine à 35 h. Le temps ainsi dégagé devait être utilisé, pour une moitié au gré des salariés, pour l’autre à s’éduquer. J’avais observé que l’accès au savoir, (ensemble des connaissances acquises par l’étude), permettant de comprendre, de maîtriser les rouages de l’activité socio-économique, échappait, à leur détriment à la majorité des salariés. Il m’a été donné à de nombreuses reprises, durant l’exercice de mes mandats syndicaux, d’en vérifier l’exactitude. Je dus approfondir plusieurs sujets, lois, droit, économie, sociologie, relations humaines, politique et autres, et je me heurtais inévitablement au mur incontournable du temps disponible.

    ...j’eus une idée...

    En 1978, je retenais comme fait marquant de la dégradation de l’économie la situation de l’emploie qui englobait, d’une part les difficultés rencontrées par les chômeurs pour changer d’emploi, et d’autre part l’allongement de la durée du chômage. C’est dans ces années que je réfléchissais à une source de richesse perpétuelle pour que chacun puisse s’assurer un revenu.

    Je préconisais donc de faire du développement de l’intelligence humaine une source de revenu direct, sans l’obligation de transiter par la production d’un bien monnayable

    ... née d’une problématique...

    En 1982 durant mon activité de militant, j’en retirais la problématique suivante. Si dans le futur, grâce aux nouvelles technologies, dix millions de personnes suffisent au fonctionnement de l’économie, et que l’espérance de vie s’allonge, qu’elle sera la source de revenu des citoyens ? Cette idée de développement de richesse intellectuelle, source de revenu individuel direct, me revint à l’esprit. J’imaginais alors, qu’elle ne devait plus seulement concerner que les seuls chômeurs, mais elle devait s’étendre obligatoirement à l’ensemble de la population adulte, active ou non, et cela jusqu’à l’âge de la retraite.

    ...pas si simple...

    Les années suivantes, je répétais, que dans une société riche, posséder le savoir et les moyens de communication étaient des atouts vitaux. (Par moyen de communication, je ne songe pas à la manipulation et à la désinformation qui se camoufle sous ce concept de communication mis au service de la duperie). En effet, je considérais comme une aberration de ne pas structurer l’accession à la richesse intellectuelle pour chacun tout le long de l’existence, tout en réalisant, en plus, l’objectif de n’avoir aucun citoyen dépourvu de ressources. Cependant nous verrons que ce n’est pas aussi simple. Bien que disposant de la quasi-totalité du savoir disponible, il ne peut se contenir dans un cerveau, aujourd’hui, comme hier.

    En conséquence, un choix qualitatif s’imposera sur plusieurs générations, tout en définissant des priorités.

    Pour ce faire, la montée en puissance durera des années pour ne pas déstructurer l’économie. Quel temps y consacrer ? Quel type d’enseignement ? Qui le dispensera ? Quelles seront les conséquences sur la vie au quotidien des actifs ou non actifs ? Quelles incidences sur l’appareil productif ? Quel financement ? Quels impacts sur la production de richesse ? Autant de domaine qu’il va falloir explorer. Quelles motivations incitatrices doivent être développées ? L’argent, l’idéal futuriste, la réflexion rationnelle, la contrainte partielle ou totale. Autant de réflexion à méditer. En revanche, que doit-on craindre ? Les effets, d’agrégations ? Les déviations idéologiques ? Que pouvons-nous espérer grâce aux technologies de la communication ? Quels rêves pouvons-nous nourrir grâce à la génétique ou la neurologie ? Ne pas oublier l’essentiel, clora cet essai. D’autre part, ces questions ne doivent pas nous faire oublier que les hommes et les femmes réagissent avec leurs symboles, leurs idéaux, leurs philosophies, leur mysticisme, leurs valeurs, leurs classes sociales, leurs pouvoirs établis, leurs rêves, et le tout imbriqué dans le « mensonge culturel » comme huilage de la sociabilité.

    ... entre utopie et idéologie.

    Dans mon développement je m’efforcerai d’éviter toute approche idéologique, sachant par avance que cela sera inconscient. D’une part, parce que je ne peux pas faire abstraction de mon vécu, et que je formulerais bien évidemment des critiques. D’autre part parce que vouloir que chacun dispose de ressources peut paraître un idéal utopiste, et en conséquence mon développement peut n’être qu’un déploiement idéologique. Ce en quoi, je paraphraserai Bergson « On ne lui avait pas dit que c’était impossible il la fait ».



  • ddacoudre ddacoudre 30 novembre 2007 22:35

    bonjour rené

    j’ai voté oui pour ton article et non pour le traité.

    tu fais un bon exposé, avec peut être une comparaison non fondé sur la peine de mort car cela n’est pas de même nature.

    le commentaire de blackeagle est bon ainsi que d’autres. je te colle le commentaire que j’ai adressé à odile pour son article sur le même sujet qui défend l’idée inverse.

    je crois qu’il va éclairer certain paradoxe.

    ensuite les « nonistes » avait des intérêts différents et divergents ce qui n’a pas fourni la possibilité d’une nouvelle proposition commune, mais les raison de l’opposition étaient connu, et il n’y a eu aucune démarche pour les intégrer ou les négocier, puisque Sarkozy n’était qu’un opposant de circonstance.

    Bonjour odile

    Bonne analyse. Je vais la poursuivre si je peux, nous avons franchi un certain nombre d’étape en passant du religieux au politique et maintenant à l’économie.

    Le religieux avait besoin de sacré, le politique de morale, l’économique de monnaie. Le religieux développe un mythe fondateur, le politique des représentation du peuple, et l’économie des structures d’exploitations. Le religieux développe le ses communautaires, le politique des sociétés organisationnelle, l’économie des système dominants. Le religieux à des détenteurs de la foi, le politique des représentations des peuples, et l’économie à des chefs dictatoriaux.

    Bien sur ce n’est pas aussi tranché dans la vie sinon nous aurions toujours des visions claires des choses. Ceci dit une chose est claire lorsque nous travaillons dans une entreprise nous oeuvrons dans une organisation de la production sous l’égide d’un pouvoir totalitaire.

    Chacun d’entre nous a donc une vision claire de sa source de revenu et d’où provient la richesse par un regard immédiat.

    Ensuite la valorisation de l’entreprise qui a suivit l’arrivé au pouvoir de Mitterrand a réconcilié les salariés avec l’entreprise, alors que leurs rapports étaient plutôt conflictuel sous la poussée de la pensée socialiste qui se voulaient une alternative de l’action syndicale, si bien qu’il y eu une pose revendicative qui leur fut néfaste, car les salariés finirent par attendre du pouvoir politique ce qu’il devaient conquérir par leur solidarité de classe organisé.

    Les difficultés successives ne concourant pas au redressement significatif de l’emploi et les campagnes de libéralisation privative et le dénigrement quasi systématique du public et des hommes politiques, encensera les manageurs qui sous cette conjonction n’ont pas manqué de se graisser leurs salaires l’on s’en souvient.

    Corrélativement il y a eu une poussé de la société civile que tu évoques qui est issus du droit de tout individus de pouvoir s’associer pour défendre ses intérêts particuliers.

    Sauf tous ne disposent pas des mêmes moyens et il y a eu une espèce de recherche d’homme miracle qui serait indépendance, de quoi d’ailleurs, serait-il anti démocratique d’avoir des idéaux politiques qu’il faille choisir des hommes à partialité économique présentés comme indépendants, car c’était cette fin qu’ils étaient investis parfois.

    Ainsi il y a la situation comportementale que tu décris où l’on voit l’expression du peuple sur le vote du TCE ignoré pour nous le resservir dans l’évitement référendaire, et ce même président se référer au vote des électeurs pour appliquer sa politique, avec le volontarisme d’un chef d’entreprise.

    Donc le peuple refuse l’union économique qui est une Europe qui consacre constitutionnellement le « libéralisme capitalistique » (c’est-à-dire sans philosophie humaniste : tout marchand y compris la vie), et ils votent au présidentielle pour un candidat qui en est le leader et dont la tâche consiste à déstructurer la réglementation du travail et d’assurer la sécurité d’exploitation du monde de l’entreprise contre la violence qu’elle engendre par la croissance de la pauvreté.

    Ce sont la les principes de base défini par l’accord de l’AGSC de 1994 et renégocié par OMC du « libéralisme capitalistique » et dont nous trouvons la source dans le libéralisme mais l’application qui en est faite est restrictive dans l’intérêts des oligarchie comme tu le dis.

    Je comprends au travers de cela que le vote Sarkozy fut un vote sécuritaire, mais il y a de forte chance qu’ils le paient au prix du développement de la pauvreté source de violence.

    Je ne sais par où l’on va s’en sortir mais certainement pas par un futur paisible à moins que l’industrialisation des consciences ne produisent que l’asservissement de l’esprit se vers quoi nous tendons avec les futures lois sur l’enseignement universitaire.

    Je ne vais pas te dire que les français sont immatures, mais ils ne sont pas en mesure d’infléchir ceux qui prennent la liberté de se passer de leur assentiment puisqu’ils savent qu’ils seront de toutes les manières réélus, à droite ou à gauche (excuse moi de ne pas détailler les nuances.

    Pour suivre mon raisonnement il faut avoir en mémoire une étude des comportements des français depuis 1999. Je te la joins tu verra que beaucoup de situation deviennent claire, y compris la campagne politique de Sarkozy.

    Dans la vie de tous les jours les Français disent compter sur leur famille et amis pour 82%, sur eux-mêmes 68%, tandis que seulement 2% accordent leur confiance aux partis politiques.

    Dans le même temps les Français attendent de l’État qu’il agisse moins pour l’ensemble de la collectivité, mais qu’il prenne en compte la singularité de chaque citoyen.

    Pourtant ils attendent de l’Entreprise, considération, restauration de liens sociaux par la convivialité et qu’elle invente des solutions aux problèmes contemporains. (enquête CCA, 1999).

    Une manière comme une autre de dire qu’ils sont à la recherche d’une réponse pour eux-mêmes, une réponse à la dichotomie due à la contrainte imposée par la nécessité de vivre une autonomie.

    Une autonomie dont un des moindres paradoxes est celui énoncé plus haut. C’est à dire que les Français attendent tout d’eux même, sauf de leur propre organisation politique (gestion de la cité, du pays) dans laquelle pourtant ils peuvent exercer leur responsabilité de citoyen.

    Ils ne s’investissent pas dans les structures politiques faites pour leur permettre d’exprimer leurs responsabilités d’acteurs décisionnaires et gestionnaires de la cité et de la nation ; structures dans lesquelles, justement, ils pourraient définir leurs conceptions de la liberté et de l’autonomie et satisfaire leurs attentes.

    Cependant ils attendent tout de ce qui les « aliène », l’Entreprise, dont ils retirent un sentiment d’autonomie par la double capacité de production/consommation qu’elle leur fournit, et à laquelle les prépare essentiellement le système éducatif.

    Ils espèrent que la satisfaction de leurs attentes viendra de la structure productrice qu’est l’Entreprise, dont l’objectif historique affiché, n’est pas de fixer un projet de société, mais d’exploiter au mieux la capacité de travail des individus pour enrichir quelques-uns uns d’entre eux.

    Entreprise, dont ce qui paraît être le caractère social, n’est que la nécessité pour elle de devoir redistribuer par obligation (conflits) une part de la richesse collectée afin de préserver ses propres attentes monopolistiques au travers d’une organisation concurrentielle débridée.

    Il n’y a donc pas une immaturité de la population mais un véritable asservissement à l’entreprise que vient troubler ce vote sur l’institution européenne, et si tu te souviens des discours qui ont suivi ce non, venant de droite ou de gauche, « les français n’ont rien compris, ils se sont trompés ».

    Et notre président voulant surfer sur le courant majoritaire s’en est servi pour maintenant se parjurer.

    J’espère que mon commentaire complètera le tient.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 30 novembre 2007 22:29

    bonjour rené

    j’ai voté oui pour ton article et non pour le traité.

    tu fais un bon exposé, avec peut être une comparaison non fondé sur la peine de mort car cela n’est pas de même nature.

    le commentaire de blackeagle est bon ainsi que d’autres. je te colle le commentaire que j’ai adressé à odile pour son article sur le même sujet qui défend l’idée inverse.

    je crois qu’il va éclairer certain paradoxe.

    ensuite les « nonistes » avait des intérêts différents et divergents ce qui n’a pas fourni la possibilité d’une nouvelle proposition commune, mais les raison de l’opposition étaient connu, et il n’y a eu aucune démarche pour les intégrer ou les négocier, puisque Sarkozy n’était qu’un opposant de circonstance.

    Bonjour odile

    Bonne analyse. Je vais la poursuivre si je peux, nous avons franchi un certain nombre d’étape en passant du religieux au politique et maintenant à l’économie.

    Le religieux avait besoin de sacré, le politique de morale, l’économique de monnaie. Le religieux développe un mythe fondateur, le politique des représentation du peuple, et l’économie des structures d’exploitations. Le religieux développe le ses communautaires, le politique des sociétés organisationnelle, l’économie des système dominants. Le religieux à des détenteurs de la foi, le politique des représentations des peuples, et l’économie à des chefs dictatoriaux.

    Bien sur ce n’est pas aussi tranché dans la vie sinon nous aurions toujours des visions claires des choses. Ceci dit une chose est claire lorsque nous travaillons dans une entreprise nous oeuvrons dans une organisation de la production sous l’égide d’un pouvoir totalitaire.

    Chacun d’entre nous a donc une vision claire de sa source de revenu et d’où provient la richesse par un regard immédiat.

    Ensuite la valorisation de l’entreprise qui a suivit l’arrivé au pouvoir de Mitterrand a réconcilié les salariés avec l’entreprise, alors que leurs rapports étaient plutôt conflictuel sous la poussée de la pensée socialiste qui se voulaient une alternative de l’action syndicale, si bien qu’il y eu une pose revendicative qui leur fut néfaste, car les salariés finirent par attendre du pouvoir politique ce qu’il devaient conquérir par leur solidarité de classe organisé.

    Les difficultés successives ne concourant pas au redressement significatif de l’emploi et les campagnes de libéralisation privative et le dénigrement quasi systématique du public et des hommes politiques, encensera les manageurs qui sous cette conjonction n’ont pas manqué de se graisser leurs salaires l’on s’en souvient.

    Corrélativement il y a eu une poussé de la société civile que tu évoques qui est issus du droit de tout individus de pouvoir s’associer pour défendre ses intérêts particuliers.

    Sauf tous ne disposent pas des mêmes moyens et il y a eu une espèce de recherche d’homme miracle qui serait indépendance, de quoi d’ailleurs, serait-il anti démocratique d’avoir des idéaux politiques qu’il faille choisir des hommes à partialité économique présentés comme indépendants, car c’était cette fin qu’ils étaient investis parfois.

    Ainsi il y a la situation comportementale que tu décris où l’on voit l’expression du peuple sur le vote du TCE ignoré pour nous le resservir dans l’évitement référendaire, et ce même président se référer au vote des électeurs pour appliquer sa politique, avec le volontarisme d’un chef d’entreprise.

    Donc le peuple refuse l’union économique qui est une Europe qui consacre constitutionnellement le « libéralisme capitalistique » (c’est-à-dire sans philosophie humaniste : tout marchand y compris la vie), et ils votent au présidentielle pour un candidat qui en est le leader et dont la tâche consiste à déstructurer la réglementation du travail et d’assurer la sécurité d’exploitation du monde de l’entreprise contre la violence qu’elle engendre par la croissance de la pauvreté.

    Ce sont la les principes de base défini par l’accord de l’AGSC de 1994 et renégocié par OMC du « libéralisme capitalistique » et dont nous trouvons la source dans le libéralisme mais l’application qui en est faite est restrictive dans l’intérêts des oligarchie comme tu le dis.

    Je comprends au travers de cela que le vote Sarkozy fut un vote sécuritaire, mais il y a de forte chance qu’ils le paient au prix du développement de la pauvreté source de violence.

    Je ne sais par où l’on va s’en sortir mais certainement pas par un futur paisible à moins que l’industrialisation des consciences ne produisent que l’asservissement de l’esprit se vers quoi nous tendons avec les futures lois sur l’enseignement universitaire.

    Je ne vais pas te dire que les français sont immatures, mais ils ne sont pas en mesure d’infléchir ceux qui prennent la liberté de se passer de leur assentiment puisqu’ils savent qu’ils seront de toutes les manières réélus, à droite ou à gauche (excuse moi de ne pas détailler les nuances.

    Pour suivre mon raisonnement il faut avoir en mémoire une étude des comportements des français depuis 1999. Je te la joins tu verra que beaucoup de situation deviennent claire, y compris la campagne politique de Sarkozy.

    Dans la vie de tous les jours les Français disent compter sur leur famille et amis pour 82%, sur eux-mêmes 68%, tandis que seulement 2% accordent leur confiance aux partis politiques.

    Dans le même temps les Français attendent de l’État qu’il agisse moins pour l’ensemble de la collectivité, mais qu’il prenne en compte la singularité de chaque citoyen.

    Pourtant ils attendent de l’Entreprise, considération, restauration de liens sociaux par la convivialité et qu’elle invente des solutions aux problèmes contemporains. (enquête CCA, 1999).

    Une manière comme une autre de dire qu’ils sont à la recherche d’une réponse pour eux-mêmes, une réponse à la dichotomie due à la contrainte imposée par la nécessité de vivre une autonomie.

    Une autonomie dont un des moindres paradoxes est celui énoncé plus haut. C’est à dire que les Français attendent tout d’eux même, sauf de leur propre organisation politique (gestion de la cité, du pays) dans laquelle pourtant ils peuvent exercer leur responsabilité de citoyen.

    Ils ne s’investissent pas dans les structures politiques faites pour leur permettre d’exprimer leurs responsabilités d’acteurs décisionnaires et gestionnaires de la cité et de la nation ; structures dans lesquelles, justement, ils pourraient définir leurs conceptions de la liberté et de l’autonomie et satisfaire leurs attentes.

    Cependant ils attendent tout de ce qui les « aliène », l’Entreprise, dont ils retirent un sentiment d’autonomie par la double capacité de production/consommation qu’elle leur fournit, et à laquelle les prépare essentiellement le système éducatif.

    Ils espèrent que la satisfaction de leurs attentes viendra de la structure productrice qu’est l’Entreprise, dont l’objectif historique affiché, n’est pas de fixer un projet de société, mais d’exploiter au mieux la capacité de travail des individus pour enrichir quelques-uns uns d’entre eux.

    Entreprise, dont ce qui paraît être le caractère social, n’est que la nécessité pour elle de devoir redistribuer par obligation (conflits) une part de la richesse collectée afin de préserver ses propres attentes monopolistiques au travers d’une organisation concurrentielle débridée.

    Il n’y a donc pas une immaturité de la population mais un véritable asservissement à l’entreprise que vient troubler ce vote sur l’institution européenne, et si tu te souviens des discours qui ont suivi ce non, venant de droite ou de gauche, « les français n’ont rien compris, ils se sont trompés ».

    Et notre président voulant surfer sur le courant majoritaire s’en est servi pour maintenant se parjurer.

    J’espère que mon commentaire complètera le tient.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 30 novembre 2007 21:46

    Bonjour pile

    Bonne analyse. Je vais la poursuivre si je peux, nous avons franchi un certain nombre d’étape en passant du religieux au politique et maintenant à l’économie.

    Le religieux avait besoin de sacré, le politique de morale, l’économique de monnaie.

    Le religieux développe un mythe fondateur, le politique des représentations du peuple, et l’économie de structures d’exploitations.

    Le religieux développe le communautarisme, le politique des sociétés organisationnelles, l’économie des système dominants.

    Le religieux à des détenteurs de la foi, le politique des représentations des peuples, et l’économie à des chefs dictatoriaux.

    Bien sur ce n’est pas aussi tranché dans la vie sinon nous aurions toujours des visions claires des choses.

    Ceci dit une chose est claire lorsque nous travaillons dans une entreprise nous oeuvrons dans une organisation de la production sous l’égide d’un pouvoir totalitaire.

    Chacun d’entre nous a donc une vision claire de sa source de revenu et d’où provient la richesse par un regard immédiat.

    Ensuite la valorisation de l’entreprise qui a suivit l’arrivé au pouvoir de Mitterrand a réconcilié les salariés avec l’entreprise, alors que leurs rapports étaient plutôt conflictuel sous la poussée de la pensée socialiste qui se voulaient une alternative de l’action syndicale, si bien qu’il y eu une pose revendicative qui leur fut néfaste, car les salariés finirent par attendre du pouvoir politique ce qu’il devaient conquérir par leur solidarité de classe organisé, et finalement renoncer aux deux pour se vassaliser à l’entreprise.

    Les difficultés successives ne concourant pas au redressement significatif de l’emploi et les campagnes de libéralisation privative et le dénigrement quasi systématique du public et des hommes politiques, encensera les manageurs qui sous cette conjonction n’ont pas manqué de se graisser leurs salaires l’on s’en souvient.

    Corrélativement il y a eu une poussé de la société civile que tu évoques qui est issus du droit de tout individus de pouvoir s’associer pour défendre ses intérêts particuliers.

    Sauf tous ne disposent pas des mêmes moyens et il y a eu une espèce de recherche d’homme miracle qui serait indépendance, de quoi d’ailleurs, serait-il anti démocratique d’avoir des idéaux politiques qu’il faille choisir des hommes à partialité économique présentés comme indépendants, car c’était à cette fin qu’ils étaient investis parfois.

    Ainsi il y a la situation comportementale que tu décris où l’on voit l’expression du peuple sur le vote du TCE ignoré pour nous le resservir dans l’évitement référendaire, et ce même président se référer au vote des électeurs pour appliquer sa politique, avec le volontarisme d’un chef d’entreprise.

    Donc le peuple refuse l’union économique qui est une Europe qui consacre constitutionnellement le « libéralisme capitalistique » (c’est-à-dire sans philosophie humaniste : tout marchand y compris la vie), et ils votent au présidentielle pour un candidat qui en est le leader français et dont la tâche consiste à déstructurer la réglementation du travail et d’assurer la sécurité d’exploitation du monde de l’entreprise contre la violence qu’elle engendre par la croissance de la pauvreté, cela en utilisant l’interventionnisme de l’état, antinomique du libéralisme historique.

    Ce sont la les principes de base défini par l’accord de AGSC de 1994 et renégocié par OMC du « libéralisme capitalistique » et dont nous trouvons la source dans le libéralisme mais l’application qui en est faite est restrictive dans l’intérêts des oligarchie comme tu le dis.

    Je comprends au travers de cela que le vote Sarkozy fut un vote sécuritaire, mais il y a de forte chance qu’ils le paient au prix du développement de la pauvreté source de violence.

    Je ne sais par où l’on va s’en sortir mais certainement pas par un futur paisible à moins que l’industrialisation des consciences ne produisent que l’asservissement de l’esprit se vers quoi nous tendons avec les futures lois sur l’enseignement universitaire.

    Je ne vais pas te dire que les français sont immatures, mais ils ne sont pas en mesure d’infléchir ceux qui prennent la liberté de se passer de leur assentiment puisqu’ils savent qu’ils seront de toutes les manières réélus, à droite ou à gauche (excuse moi de ne pas détailler les nuances.

    Pour suivre mon raisonnement il faut avoir en mémoire une étude des comportements des français depuis 1999. Je te la joins tu verra que beaucoup de situation deviennent claire, y compris la campagne politique de Sarkozy.

    Dans la vie de tous les jours les Français disent compter sur leur famille et amis pour 82%, sur eux-mêmes 68%, tandis que seulement 2% accordent leur confiance aux partis politiques. Dans le même temps les Français attendent de l’État qu’il agisse moins pour l’ensemble de la collectivité, mais qu’il prenne en compte la singularité de chaque citoyen. Pourtant ils attendent de l’Entreprise, considération, restauration de liens sociaux par la convivialité et qu’elle invente des solutions aux problèmes contemporains. (enquête CCA, 1999).

    Une manière comme une autre de dire qu’ils sont à la recherche d’une réponse pour eux-mêmes, une réponse à la dichotomie due à la contrainte imposée par la nécessité de vivre une autonomie. Une autonomie dont un des moindres paradoxes est celui énoncé plus haut. C’est à dire que les Français attendent tout d’eux même, sauf de leur propre organisation politique (gestion de la cité, du pays) dans laquelle pourtant ils peuvent exercer leur responsabilité de citoyen.

    Ils ne s’investissent pas dans les structures politiques faites pour leur permettre d’exprimer leurs responsabilités d’acteurs décisionnaires et gestionnaires de la cité et de la nation ; structures dans lesquelles, justement, ils pourraient définir leurs conceptions de la liberté et de l’autonomie et satisfaire leurs attentes.

    Cependant ils attendent tout de ce qui les « aliène », l’Entreprise, dont ils retirent un sentiment d’autonomie par la double capacité de production/consommation qu’elle leur fournit, et à laquelle les prépare essentiellement le système éducatif.

    Ils espèrent que la satisfaction de leurs attentes viendra de la structure productrice qu’est l’Entreprise, dont l’objectif historique affiché, n’est pas de fixer un projet de société, mais d’exploiter au mieux la capacité de travail des individus pour enrichir quelques-uns d’entre eux.

    Entreprise, dont ce qui paraît être le caractère social, n’est que la nécessité pour elle de devoir redistribuer par obligation (conflits) une part de la richesse collectée afin de préserver ses propres attentes monopolistiques au travers d’une organisation concurrentielle débridée.

    Il n’y a donc pas une immaturité de la population mais un véritable asservissement à l’entreprise que vient troubler ce vote sur l’institution européenne, et si tu te souviens des discours qui ont suivis ce non, venant de droite ou de gauche, « les français n’ont rien compris, ils se sont trompés ».

    Et notre président voulant surfer sur le courant majoritaire s’en est servi pour maintenant se parjurer.

    J’espère que mon commentaire complètera le tient.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 30 novembre 2007 15:26

    Bonjour conrad

    Je pense que dans le commentaire j’indique également ce qu’il serait souhaitable de faire. Si tu penses que c’est par la force en obligeant tous ce qui viennent chez nous à se convertir à nos valeurs que nous les maintiendrons, cela durera un temps ensuite, nous succomberons sous le nombre, ou bien nous utiliserons notre puissance guerrière pour les exterminer et donc par hégémonie nous survivrons jusqu’à l’extinction de notre groupe, si le fait d’avoir exterminer les autres ne nous pousse pas à la procréation.

    Donc si se battre c’est cela je préfère me métisser.

    Ensuite nous réagissons comme tout le vivant par les perceptions sensorielles de l’environnement, dont je l’ai dit nous faisons parti et donc nous avons à ce titre une action sur nous même en retour (rétroaction) il est important de connaître ce processus biologique qui détermine aléatoirement notre existence, et c’est pour cela que nous ne détenons aucune vérité absolue.

    Nos sens perçoivent tout ce qui est dans l’immédiateté environnementale en fonction de leur qualité. Ex le chat perçois des bruits qui nous sont imperceptibles etc. tu sais tout cela.

    Une fois parvenu dans le cerveau il le traite en fonction de tous les élément d’apprentissage qu’il à pu emmagasiné. Cela nous permet d’avoir une perception conceptuelle dans le long terme et donc de pouvoir imaginer des projets qui seront toujours différents de ce que l’on avait pensé, car les autres existent aussi et que notre existence faute de tout connaître est aléatoire.

    Donc pour agir il y a deux voies l’une courte qui enregistre l’environnement direct et qui nous pousse à agir que par une raison impérieuse qui court-circuite la réflexion, c’est la voies émotionnelle dont la télé et la pub se servent régulièrement qui n’est pas faite pour susciter la réflexion mais incruster des réflexes comportementaux et faciliter la mémorisation.

    L’autre par la même voie émotionnelle moins choquante et plus longue parce qu’elle passe par le magasin de notre mémoire analytique suscité aussi par le retour de nos actions, ce qui fait de nous des êtres pensants, et politiques.

    Donc pour pousser à la procréation il faut une décision émotionnel, l’attrait qui conduit au rapport sexuel, mais si la réflexion si joint elle va réguler cet événement en fonction de toutes les perceptions environnementales mémorisées qui lui commanderons ou non d’enfanter. Pour changer cela il ne faut pas une décision réfléchit, mais une décision impérieuse.

    La décision réfléchit est quand nous donnons des primes au deuxième ou troisième enfants, quand la chine limite les naissances (soit dit en passant je ne serais pas étonné que cela est donné lieu à de nombreux infanticides, la rationalité comptable ne fait pas bon ménage comme voie unique à suivre avec celle de la nature), la nature contient la voie rationnelle, mais la voie rationnelle ne peut contenir celle de la nature car elle n’est le produit que de notre esprit.

    Je comprends dont ta position qui est tout à fait politique et impérieuse car nous sommes né dedans et à nos sens toutes notes discordantes qui n’ont pas été mémorisé, tirent la sonnette d’alarme. Si c’est la voie courte il y a de forte chance que l’on aille au conflit ou que l’on fuit, si la longue n’a pas mémorisé cette intrusion elle donnera le même résultat en le considérant comme étranger de manière plus pondéré et développera des comportements pour le retenir ou le rejeter, décidera d’une politique incertaine. Je t’ai schématisé ce que l’on trouve dans des revues spécialisées, sur le fonctionnement du cerveau qui en traduisant nos sens décide de nos comportements.

    Il n’y a pas en cela de lâcheté intellectuelle ni d’apathie, je ne sais rien faire d’autres que de vivre comme un chrétien même si je suis athées, car notre morale est chrétienne, et je suis incapable consciemment d’en développer une autre même si je puis comprendre que certains puissent avoir d’autres modèles. Mais il a longtemps que j’ai compris qu’il n’y a qu’une espèce humaine avec ses différentiations, cela est le résultat de la voie longue, même si je suis d’accord pour penser comme toi que ceux, contre qui tu veux te défendre, procède par la voie courte et n’hésiteraient pas à me supprimer avant que j’ai pu leur explique qu’il en existe une autres.

    merci pour ton commentaire. Cordialement.

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