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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 30 novembre 2007 00:59

    bonjour tibo 925.

    j’y veillerai parfois je me laisse aller.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 30 novembre 2007 00:47

    Bonjour martin.

    Martin tu viens de découvrir avec étonnement que ce n’est pas nous qui décidons de notre destinée. Je suppose que tu comprends très bien que ni les pharaons ni les mésopotamiens ni les grecs n’avaient choisis de mettre un terme à leur civilisation.

    Ensuite je ne pense pas que, si notre berceau fut le continent africain, les habitants de l’époque aient choisi d’aller s’installer au pôle nord parce qu’ils faisaient chaud chez eux.

    Le nomadisme fut donc un facteur de circulation des individus et notre espèce, (comme les fourmis, sauf pour les pôles) est une grande voyageuse.

    Notre sédentarisation du à notre aptitude à l’adaptation et à la « créativité » nous à permis de survivre puis de vivre presque partout.

    Cette vie a exigé des tabous et des totems qui ont varié en fonction des divers territoires d’occupation humaine et des ressources qu’ils comportaient.

    Cette propension n’a pu se faire que par un accroissement de population, malgré les taux de mortalité infantile élevé.

    La caractéristique de notre espèce est biologiquement d’enfanter tous les neufs mois. S’il en est ainsi c’est que la nature ou (dieu pour les croyants) avait ses raisons.

    Nous voyons dans le vivant organique de la bactérie à l’humain que la faculté de se multiplier est un facteur de survivance.

    Les anciens avaient compris cela depuis longtemps puisque nous le trouvons dans la bible.

    Partant de là tout groupe qui croît assure sa survivance et avec ce qui le caractérise.

    Les sources d’extinctions ou de mixions d’ethnies ou de peuples aux cultures différentes peuvent être la colonisation ce que rapporte pour le plus souvent notre histoire, le commerce comme en témoignent les habitants des anciennes royautés biblique entre l’Égypte et la mésopotamie.

    Mais aussi une règle qu’il est difficile de comprendre quand l’on croit disposer de son destin. La nature ne retient pas ceux qui sont de mauvais géniteur par ce que nous appelons la sélection naturelle, et donc nous n’avons pas compris qu’elle s’appliquait à nous d’une autre manière que celle que nous nous retenons pour dire que nous sommes des dominants.

    Son action sur nous se fait par les pressions environnementales dont nous sommes parties prenantes

    Ainsi il faut conclure que si les pays riches on une population qui ne croit pas c’est que la manière dont se déroule notre existence est un facteur de disparition de ces groupes parce que la nature les perçois comme ayant développé une existence néfaste pour la prolifération des humains composants ces groupes. Dans le cas des pays riches nous ne pouvons pas dire que c’est la nourriture qui est sélective, ou alors nourriture de tous biens au sens générique comme parfois je l’emploie.

    Et ceux qui nous remplacerons s’ils vivent comme nous vivons actuellement seront conduis aux mêmes résultats. Par contre ce qui sera intéressant de suivre, car moi je ne vivrais plus, c’est comment va évoluer dans les prochains 50 ans la population chinoise qui s’ouvre à notre mode de vie, elle qui avait déjà répondu à la pression environnementale en régulant les naissances.

    Ce que nous nous pensons de notre existence est une chose, la grande orchestration de la planète avec le vivant, pour m’arrêter là, en est une autre.

    Désoler de voir que nous allons vers une « métisation »de la peau et des cultures, il n’y aucun échappatoire actuel, en dehors d’une paupérisation de l’ostentatoire avec le système d’économie actuel ou la décroissance sélective et d’autres voies moins matériellement énergétivore et plus intellectuelle qui redonne à la femme le rôle pour lequel elle est aussi conçu assurer la descendance d’une espèce.

    L’on peut penser que la liberté de la femme et de l’homme est de choisir la maternité, cela n’est qu’une illusion narcissique. Puisque ceux qui disposent du savoir permettant ce choix disparaîtrons parce que ils n’auront pas su le faire prospérer en enfantant assez de descendance. Mais il y a beaucoup de possibilités et de lignes de réflexions qui s’ouvrent à la venue des remplaçants qui eux sont des familles nombreuses. Mais je m’arrête là et je reviens à ton article.

    La nature retient effectivement la diversité comme moyen d’offrir les meilleures chances de réussites dans la procréation. Mais c’est pour qu’elle se rencontre et non pas qu’elles s’isolent. Si se n’était pas le cas elle tiendrait ces groupes isolés les uns des autres.

    La biologie humaine n’a, ni religion, ni philosophie, ni dogme, ni territoire et encore moins de frontières, mais surtout elle n’a pas notre temps.

    Si tu veux préserver la civilisation judéo-chrétienne capitalistique occidentale (car les états unis sont également concerné) du métissage culturel, il faut faire plus d’enfants, ou créer un Zoo.

    Et pour cela il faut changer notre mode d’existence car il ne semble pas convenir à la nature, même si à nous, sur notre courte vie, il nous offre un hédonisme réalisé.

    Sur ce sujet je te joins un extrait écrit en 2000.

    Comme nous le savons aujourd’hui, il n’y a de génération spontanée dans aucun domaine, tout notre futur est contenu dans notre passé, d’où nous le faisons émerger grâce à notre intelligence. Bachelard disait : « Le futur ce n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire ». C’est pourquoi, notre futur économique est contenu dans l’organisation de notre présent économique. Dans cette loi du marché, qui basculera lorsqu’elle atteindra son seuil critique (ordre / désordre), de la même manière qu’ont basculé les civilisations passées, lorsqu’elles l’ont atteint, et qui a entraîné leur extinction. Alors, allons-nous attendre le seuil critique, ou allons nous l’anticiper ? Allons-nous attendre le seuil critique, ou réveiller l’homo-sociabilis ? Nous pouvons aujourd’hui estimer que la suprématie du « Blanc » (d’origine indo-européenne) va s’éteindre d’elle-même, compte tenu du taux de natalité inférieur à son propre renouvellement. L’activité économique importera de fait des populations extérieures, et nous seront conduit vers un métissage. Au-delà de la couleur, qui n’a d’intérêt que pour les racistes, (qui sont d’ailleurs condamnés d’avance et qui en perpétuant la xénophobie fabriquent de futurs martyrs), c’est le mélange des croyances qui va constituer la difficulté maximale, et ce, au travers de celle qui se présente sous son aspect le plus hégémonique aujourd’hui, l’Islam. Non parce que c’est l’Islam, mais parce qu’elle est dans sa période obscurantiste, la « dogmatisation », et constitue, et la voix, et la voie d’une forme d’opposition politique aux pays riches. Pays riches pris aussi dans leurs représentations dogmatiques, « le judéo-héléno-christianisme et la colonisation économique ». Nous savons d’expérience, que contre des convictions les armées sont de peu de poids. Alors il faudra que « l’homo oeconomicus », dans ses rapports et ses échanges catégoriels, comme dans ceux avec l’extérieur, songe à laisser une place à « l’homo-sociabilis », afin d’y développer l’émancipation intellectuelle, de manière que le langage économique ne se limite pas à poser « seulement des entraves de geôliers ».

    En effet, la comparaison des tendances démographiques entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement ne va cesser de s’accroître. Les régions développées, Australie, Amérique du Nord, Europe, Japon, Nouvelle-Zélande, abritent 1,2 milliards d’habitants avec un taux de fécondité de 1,57 enfant par femme. Dans les 50 prochaines années, leurs populations ne devraient pas évoluer car leur taux de natalité va rester inférieur au taux de renouvellement (qui est de 2,1), avec des disparités. On notera un affaiblissement dans des pays comme l’Espagne, la Fédération de Russie, Hongrie, Italie, Lettonie et Portugal, parce que leur taux de renouvellement avoisinera le zéro. Celle des pays comme L’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et les États Unis seront ceux qui auront un taux de renouvellement le plus élevé autour de 1, en parti du fait de l’immigration. Dans le même temps, les populations des pays en développement qui abritent 4,9 milliards d’habitants auront doublé, passant à 8,2 milliards d’habitants avec un taux de fécondité de 3,1 ; parmi lesquels les pays les moins avancés, se situant en Afrique, auront eu triplé la leur, passant de 269 millions à un milliard, avec les taux de fécondité les plus élevés ; alors que l’ensemble des pays les moins avancés passera de 658 millions à 1,8 milliards. Corrélativement l’urbanisation s’accroîtra également les villes de plus de 1 million d’habitants passeront de 4,3% en 2000 à 5,2% en 2030 et celles de moins de un million passeront de 28,5% en 2000 à 30,6% en 2030. (Source, UNFPA réalisé sur la période de 1995 à 2000.) Comme je ne vois pas toute cette population aller sur les bancs de l’école pour apprendre la relativité de nos valeurs, et celles « du monde sensible ».

    Il est facile d’imaginer que le souci de se nourrir donnera plus d’acuité aux penchants d’aller chercher ailleurs ce dont ils ont besoin, et ils deviendront de fait réceptifs à toute idéologie porteuse d’une espérance.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 29 novembre 2007 00:19

    Bonjour yann.

    Tu fais un exposé de la situation très sociologique, car il s’agit bien d’un problème sociologique qui débouche sur des situations de violences que l’on pourrait, si elles étaient concerté qualifier d’insurrectionnelle. Pour l’instant nous bénéficions de la chance qu’ils n’ont pas encore acquis une conscience de classe sociale car il n’en ont pas les compétences intellectuelles, ni l’élément fédérateur, mais il s’agit bien d’une révolte contre l’institution républicaine qui n’est en rien responsable de leur situation, car cela dépend des choix politiques fait par les citoyens qui concourent sans le savoir à ces circonstances, alors qu’ils s’en croient les victimes, mais par leurs choix politique ils n’apportent pas de solution malgré la récurrence historique de ce type de révolte lié aux conditions économiques qui les engendre.

    Ce ne sont pas les miséreux qui se révolte car la misère ne donne guère de moyens de se révolter, ils sont dans la pauvreté relative, celle qui ne permet pas d’accéder à tous les biens qu’ils voient au quotidien et auxquels ils n’ont pas accès, si ce n’est certains par des moyens illicites qu’ils veulent préserver.

    Notre stratification sociale par le revenu, et le coût du logement relègue les moins chanceux de la compétition économique dans des zones en bordure des grandes villes. De tous temps il en a été ainsi avec plus ou moins de bonheur suivant si la croissance était porteuse d’emploi suffisant ou non (indépendamment des francs tireurs de toutes sociétés).

    Il en découle une zonification constituante d’une zone « zoo anthropologique » où se développe des règles en marges de la société, dans laquelle ils sont immergés mais dont ils sont exclus par l’activité économique, et en plus s’y accole toutes les reconnaissances ethniques et communautaristes.

    Il faut avoir en mémoire ce qui fut la source du développement de la conscience de classe en France avec l’industrialisation durant le 19e siècles.

    Nous sommes exactement dans le même phénomène avec un nouvel paradigme bien sur, c’est pour cela que nous pensons que ce n’est qu’un phénomène de violence.

    Pour deux raisons, celle que cela nous évite de nous remettre en cause et satisfait à la recherche de boucs émissaires pour notre besoin de justification.

    La réponse de l’état par la violence publique si elle est utile pour rompre un processus d’emportement, qui ne cesse de lui-même que lorsqu’il a consommé toute son énergie, se contente d’être le droit de la force plutôt que la force du droit.

    La nuance entre les deux c’est que l’on utilise le droit de la force pour contraindre les pauvres à conserver leur sort, la force du droit est celle qui régule la sociabilité des citoyens et rend donc leurs comportements sécurisants

    Ainsi, nous voyons les plus riches et les plus développés qui se sont constitués sur des principes démocratiques, passer progressivement, en interne et en externe, d’une logique où prévalait la force du droit, à une logique du Droit de la force.

    Cela conduit obligatoirement à d’autres développements qui ne manqueront pas de surgir.

    Il faut être vraiment de mauvaise fois pour penser qu’un tel événement est pu surgir spontanément comme réponse à un accident regrettable, et considérer ces événements récurrents que comme un phénomène de violence.

    Si il y a violence c’est celle d’une compétition effréné qui broie particulièrement les derniers.

    Il est bien évident que si ces révoltés avaient une conscience structurée des sources de leurs conditions ils auraient choisi d’autres symboles à brûler.

    Et ce n’est qu’un aperçu de ce que sera l’avenir si nous ne trouvons pas une sortie au tout marchand et pas de moyen monétaire, car d’ici trente ans nous allons passer à 10 milliards d’habitants, et même en mettant des barbelés aux frontières nous ne les empêcheront pas de passer, et ils irons là ou ils vont tous dans tous les pays du monde, s’entasser dans les banlieues des grande villes, ou sur les décharges.

    Nous, nous en avons, qui font les poubelles avant, car nous n’avons plus de décharges libres. Si l’on apporte une solution à cela, il ne restera que les francs tireurs.

    Je suis comme toi je comprends l’émotion que cela soulève chez les victimes, mais mon empathie ne me conduit pas à croire que traiter cela comme un fait divers ne soit pas une grossière erreur.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 28 novembre 2007 22:38

    bonjour thiland

    Très bon ton article.

    Je vais te copier deux commentaires qui conduisent à ce que tu développes mais plus fondamentalement.

    Le premier est une réponse à zen

    Bonjour Zen. « Pour un bilan du blairisme »

    Excellent commentaire, très dense, bien approfondit et développé.

    Le jour où une femme mettra au monde d’abord une liasse d’euro puis son enfant alors je reconnaîtrai que notre existence est devenue génétiquement monétaire, et que le culturel a pénétré le biologique. Pour l’instant je considère toujours la monnaie pour un moyen d’échange qui permet à chacun de nous de bénéficier de l’activité collective.

    La rationalité des esprits conduits à traduire en chiffre nos comportements puis dire que l’on ne peut pas s’écarter de ses chiffres. Ceux qui employaient des serfs, des esclaves, des journaliers, disaient pareil et les serfs les esclaves et les journaliers répétaient comme eux.

    Aujourd’hui nous disons qu’il est nécessaire qu’il y ait un patron et des salariés ceci se traduit par une comptabilisation de cet état de fait politique.

    Et au nom de cette comptabilisation nous disons qu’il ne peut en être autrement. La rationalisation des esprits est ce processus d’auto justification au travers de données comptables arbitraires présentées comme inéluctable quand ce n’est pas comme scientifique.

    Il est donc bien évident qu’il en découle ce que disait Foucault et que tu as rappelé. Tant est si bien que plus personne ne conteste la mort du socialisme historique, pas même ceux qui en sont issus, mais le socialisme utopique ressurgira car l’humain est un homo sociabilis.

    Et peut-être qu’un jour les mathématiques linéaires qui nous emprisonnent dans leur ratios fait pour les « dominant systémiques » seront remplacé par des calculs quantiques qui seront plus à même de traduirent la complexité des comportements humains. Et bien évidemment en découlera une autre société.

    Pour le moment c’est le retour de la « bête » moribonde et elle industrialise les consciences comme le soulignait un article.

    « Votre idée de « calcul quantique » comme nouvelle logique sociale et économique me laisse perplexe..J’ai failli ne pas en dormir...

    Bonjour zen désolé d’avoir faillit perturber ta nuit, j’espère que si épouse tu as elle ne m’en voudra pas .. »

    Ce n’est pas bien compliqué et tu en as donné la réponse avec la citation de Foucault.

    La nature par nos sens conditionne nos comportements. Les éléments émotionnels que nous enregistrons, notre cerveau les traites (notre corps aussi, mais c’est un peu plus complexe, on ne retiendra que le cerveau).

    Donc qu’en nous avons traduit par le langage nos émotions pour les préciser et ainsi en faire un élément de l’environnement qui sollicite les sens, nous nous sommes engagés dans ce que nous appelons l’évolution culturelle qui bien sur est le produit inné de la faculté d’adaptation par l’apprentissage.

    Cet accès au langage, malgré qu’il soit castrateur, puisque un mots ne recouvre pas toutes les déclivités des sens de chacun sur un champ de zéro à l’infini. Sur ce champ il occupe une place différent pour chacun, mais nous nous tendons à ce que chacun adopte le sens d’un, cela pour ceux qui sont proche de la place du mot dans son champs pose moins de problème que pour ceux qui en sont éloigné ou aux extrêmes. C’est donc de là que naissent toutes les opinions personnelles, pour exprimer tous les sens qui en ont été exclus.

    Plus tard la nécessité de l’échange générant un sentiment de frustration de satisfaction ou d’équité a fait jaillir de notre cerveau le langage des chiffres pour traduire ces émotions relationnelles. Ainsi en traduisant dans le champ des échanges les comportements relationnels nous en sommes arrivés à définir l’économie, et étendre cela à l’observation de notre environnement pour en donner une explication mathématique ou géométrique, suscité l’on va dire par la curiosité. Pourtant ces mathématiques sont toutes aussi castratrices que les mots, alors que nous nous croyons qu’elles sont justes, et donc par leur restriction façonnent notre organisation dans une organisation limitée exclusif des autres. Ainsi le langage des mots et des chiffres n’est que la résultante de nos sens restreignant la réalisation de leur perception à la codification que notre cerveau a produite.

    C’est bien ce que dit Foucault.

    Alors la mécanique quantique n’y échappe pas, (sauf si c’est dieu qui la souffle à l’oreille des chercheurs) c’est juste, mais il leur parle par la terre, par l’environnement.

    Ainsi quand nous essayons de comprendre des forces ou des informations de flux que nous présentions et que nous n’avons jamais vu, mais dont nous mesurons les effets, nous sommes en pleine cogitation cérébrale pour essayer de traduire des systèmes complexe aux données partielle que nous réceptionnons et qui nous les rendent aléatoires.

    Or l’humain et un système complexe qui génère des comportements déterministes à partir de données aléatoires qu’il reçoit, et il s’étonne donc de les voir toujours remises en question, ce qui le conduit à développer des comportements agressif et guerrier, pour maintenir un ordre castrateur par ce que exclusif des autres.

    Aujourd’hui la « science » qui modélise le mieux la complexité de notre existence aléatoire est la mécanique quantique. Elle n’est qu’un langage du complexe qui pourrait parfaitement être modélisé à nos relations économiques, car elle serait plus à même de marier tous les paradoxes et les antinomies (le chat de Schrödinger) que nous développons par un système linéaire déterministe. Et donc en ressortirait une nouvelle existence, de la même manière que le langage des mots et des chiffres a façonné celui que nous vivons.

    Voila. Il y a deux ouvrages qui conduisent à cette pensée personnelle. C’est, Gell-Mann Murray. Le Quark et le Jaguar, ou du simple au complexe. (Il y a un auteur récent qui a publié un ouvrage sur le simple et le complexe mais je n’ai pas pu me le procurer). Éditeur Flammarion. 1997, et L’arbre de la Connaissance. Par Humberto Matura et Francesco Valera. Edition Addiso-Wesley France 1994 traduit du même ouvrage en langue anglaise édité en 1992.

    Ensuite ce commentaire sur le même sujet.

    Bonjour anny paule. « Loi LRU : l’esprit n’est pas une marchandise »

    Cela s’appelle l’industrialisation des consciences.

    Et contrairement à ce que peuvent penser leur initiateur cela nous conduira au déclin en appauvrissant la diversité de la pensée humaine pour la contenir dans une rationalité comptable mercantile, donc restrictive car ne couvrant pas toute les aptitudes de l’humain.

    A se répéter que seul le privé est performant, faisons l’effort d’imaginer une telle situation. Nous en arriverions rapidement, à considérer les vicissitudes de l’existence comme des charges à bannir, et ceux qui les subissent avec, c’est à dire rejeter tout ce qui fait de nous des humains fragiles, mortels, et non pas des androïdes parfaitement huilés qui conviendraient mieux pour une rentabilité maximale.

    Dans l’économie nous en sommes arrivés, à considérer toutes interventions de l’État citoyen comme parasitaire, et considérer la revendication collective comme inopportune, parce qu’elle contrarie notre quotidien discipliné.

    Dans cet ordre d’idée, celle de gérer la société comme une entreprise est souvent avancée, et cela arrivera car la population devient à son fort défendant servile

    C’est sous une certaine forme la reconnaissance de l’aptitude des dirigeants d’entreprises. Pourquoi pas ?

    Mais les inaptes, les incompétents, les licenciés, les « en trop », tous ceux qui ne rentrent pas dans le moule mercatique nous les rejetterions à la mer ?

    Un jour j’ai osé dire dans une réunion qui m’excédait, si nous irions jusqu’à créer des fours crématoires pour ces « en trop », le silence de mort qui s’en suivit fut éloquent, c’était en 1994 cela n’a pas empêché la marche de l’homo économicus.

    Avec la loi d’autonomie avant leur privatisation car la finalité est là, l’homo sociabilis ne va plus pouvoir compter sur ses élites pour s’émanciper des puissants, car si tous ceux qui forment la France intellectuelle disparaissent pour cause de non rentabilité humaine, nous allons rentrer dans une période d’obscurantisme économique plus dramatique que celui religieux. Et comme ce ne sont jamais les populations « ignorantes » qui se sont montrés transgressives, la pensée unique (soit la pensée économique) va se dogmatiser encore plus.

    Loin de moi l’idée de dénigrer l’économie, le tout économique et marchant oui. Le déséquilibre de l’emploi à rendu ce dernier très recherché, y compris par ceux qui sont encore dans les lycées et universités, qui conscients que de leurs formations dépend leurs avenirs dans une activité privée pour l’essentiel, ils en deviennent aveugles des enjeux à long terme.

    Il est vrai qu’en Grèce si Socrate avait reconnu les dieux de la cité et pas corrompu la jeunesse en leur demandant de s’interroger il n’aurait pas comparu devant ses juges démocratiques. Et oui à cette époque le dogme n’était pas l’économie.

    Cette ouverture de l’enseignement au privé lucratif pose donc un problème de choix de société. Si plus personne ne fait science humaine nous deviendrons des clones économiques. Pour le moment nous en discourons, car cela ne pourra pas être, car la puissance économique se déplace vers l’orient et les mesures mercatiques n’y changeront pas grand-chose. Sauf s’ils font de l’éducation un enseignement rémunérateur et l’étendre comme activité rémunératrice du potentiel créatif humain. Mais ceci n’exclut aucune option.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 28 novembre 2007 21:37

    Bonjour anny paule.

    Cela s’appelle l’industrialisation des consciences.

    Et contrairement à ce que peuvent penser leur initiateur cela nous conduira au déclin en appauvrissant la diversité de la pensée humaine pour la contenir dans une rationalité comptable mercantile, donc restrictive car ne couvrant pas toute les aptitudes de l’humain.

    A se répéter que seul le privé est performant, faisons l’effort d’imaginer une telle situation. Nous en arriverions rapidement, à considérer les vicissitudes de l’existence comme des charges à bannir, et ceux qui les subissent avec, c’est à dire rejeter tout ce qui fait de nous des humains fragiles, mortels, et non pas des androïdes parfaitement huilés qui conviendraient mieux pour une rentabilité maximale.

    Dans l’économie nous en sommes arrivés, à considérer toutes interventions de l’État citoyen comme parasitaire, et considérer la revendication collective comme inopportune, parce qu’elle contrarie notre quotidien discipliné.

    Dans cet ordre d’idée, celle de gérer la société comme une entreprise est souvent avancée, et cela arrivera car la population devient à son fort défendant servile

    C’est sous une certaine forme la reconnaissance de l’aptitude des dirigeants d’entreprises. Pourquoi pas ?

    Mais les inaptes, les incompétents, les licenciés, les « en trop », tous ceux qui ne rentrent pas dans le moule mercatique nous les rejetterions à la mer ?

    Un jour j’ai osé dire dans une réunion qui m’excédait, si nous irions jusqu’à créer des fours crématoires pour ces « en trop », le silence de mort qui s’en suivit fut éloquent, c’était en 1994 cela n’a pas empêché la marche de l’homo économicus.

    Avec la loi d’autonomie avant la privatisation des universités,car la finalité est là, l’homo sociabilis ne va plus pouvoir compter sur ses élites pour s’émanciper des puissants, car si tous ceux qui forment la France intellectuelle disparaissent pour cause de non rentabilité, nous allons rentrer dans une période d’obscurantisme économique plus dramatique que celui religieux. Et comme ce ne sont jamais les populations « ignorantes » qui se sont montrés transgressives, la pensée unique (soit la pensée économique) va se dogmatiser encore plus.

    Loin de moi l’idée de dénigrer l’économie, le tout économique et marchant oui.

    Le déséquilibre de l’emploi à rendu ce dernier très recherché, y compris par ceux qui sont encore dans les lycées et universités, qui conscients que de leurs formations dépend leurs avenirs dans une activité privée pour l’essentiel, ils en deviennent aveugles des enjeux à long terme.

    Il est vrai qu’en Grèce si Socrate avait reconnu les dieux de la cité et pas corrompu la jeunesse en leur demandant de s’interroger il n’aurait pas comparu devant ses juges démocratiques. Et oui à cette époque le dogme n’était pas l’économie.

    Cordialement.

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