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ddacoudre

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poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

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  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 10 octobre 2007 13:57

    Bonjour vivons curieux.

    La satire faite pour tourner en ridicule les vices, les travers des hommes. Ecrit, discours qui raille quelqu’un ou quelque chose. (Le Larousse)

    Mais aussi.

    L’art de permettre de dire, écrire etc. tous ceux qui par ailleurs seraient sanctionné par les puissants.

    L’art de dire, écrire etc. ce que l’on pense avec sérieux pour rire.

    L’art de nuire sans condamnation.

    La satire ou l’auto flagellation des puissants.

    La satire est un bien mal dit ou écrit.

    La satire faire souffrir aux autres ce qu’ils vous font endurer.

    Nous pourrions comme cela détailler toutes les approches en fonction des acteurs qui se livrent à la satire ou qui en accepte d’en être l’objet. Cela n’empêche nullement le fait que les personnes à titres personnels ou représentatifs s’en sentent affectées surtout quand c’est l’objet de toute leur existence.

    La finesse de sont analyse dépend de ceux qui la font et du moment.

    La satire n’a jamais été faite pour rire, c’est seulement notre époque qui en a fait un commerce burlesque. Elle était comme les carnavals un moment ou les puissants acceptaient d’être raillés.

    Pour autant notre perversion en fait un objet de nuisances volontaires.

    Il n’est pas possible d’apprécier ce travers sans tomber dans la censure, mais il est toujours possible de donner à celui qui s’en sent atteint un droit de réponse s’il n’en dispose pas des facilités et possibilités.

    Nous savons également que la rumeur tue tout autant que de vouloir la faire cesser.

    C’est ainsi que s’éduquer et s’élever dans un esprit critique, est accepter que votre ego souffre d’un bien, mal pensée des autres à votre égard, qui amoindri notre réactivité épidermique ou émotionnelle aux vérités ou aux mensonges déplaisants.

    C’est le prix du débat, de la créativité, de l’inventivité, de l’évolution, de la liberté subjective. Tout ce qui n’est pas dans la nature de l’homme fait pour survivre face aux autres, mais qui s’acquiert par l’éducation, car notre faculté d’apprentissage est inné.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 9 octobre 2007 00:00

    Bonjour bernard.

    J’ai regardé en pointillé l’émission, j’ai de loin préfère le débat Besanceno Attali.

    Je ne pense qu’estimer que certains ne soient pas de bon philosophe, et une appréciation qui peut habiter ceux qui le disent, pour autant qu’ils ne jettent pas le discrédit sur cette aptitude.

    Cette aptitude qui est la capacité de s’interroger, se retourner sur ses interrogations en sachant que les réponses ou les pensées déroulées doivent concourir à la compréhension de l’être et de ses intrications dans son monde, il est généralement un généraliste ouvert a toutes les cultures, mais il est aussi celui qui s’engage sur une logique du raisonnement comme d’un attachement à un ou des idéaux, un chemin qu’il parcours avec l’handicaps ou l’avantage de sa propre culture sociétale en essayant ou en ouvrant de nouvelles voies, des bifurcations sur des espaces vierges ou incertain.

    J’ai une définition un peu plus large que le Larousse, car j’ai trouvé tous cela dans tous ceux que j’ai lu. Alors pour en rester à ta question, je vais faire un peu comme les juifs, en poser une autre. C’est quoi être de gauche, bien entendu pas dans le positionnement spatial de l’hémicycle parlementaire.

    Tout ce qui se regroupe sous le vocable de gauche ne doit pas se définir par rapport à un acronyme politique, mais par rapport aux idéaux politiques qui les distingue.

    Lévy peu en tant que philosophe donner une nouvelle définition de ce qu’il considère être de gauche, mais il aurait du expliquer à compter de quand ?

    Il est vrai que l’on entend parfois parler de la nouvelle gauche. Il est tout de même important de souligner que la décomposition du PS ne remet pas en cause les événements historiques qui on conduit au développement de ce que l’on qualifie de gauche.

    Historiquement il faut inclure le mouvement anarchiste qui à laissé place à l’anarcho-syndicalisme, les débats et les luttes autour de la nécessaire révolution de classe, qui débouchera avec Marx sur la dictature du prolétariat, l’abolition de la loi chapelier permet la création de partis politiques et groupements syndicaux, le parti ouvrier français et d’autres. Après la guerre autour du débat issus de la révolution bolchevique (qui elle aussi donnera un certains nombres partis politiques), il s’en suivra des scission et des recompositions qui refaçonneront le socialisme d’où sortiront deux grands partis, le PCF et le PS.

    Le Parti Ouvrier Français se propose de grouper, autour d’un programme commun et pour une action de classe, tous les travailleurs des deux sexes, tant manuels qu’intellectuels, en vue de la conquête totale du pouvoir politique, qui, seule, pourra réaliser l’affranchissement économique de la classe ouvrière, en socialisant définitivement l’ensemble de tous les moyens de production, actuellement possédés par une petite minorité de capitalistes non-travaillant, mais qui, devenus propriété collective de tous les travailleurs, à quelque nation qu’ils appartiennent fonctionneront pour l’usage et au profit de la société humaine tout entière. Après des premiers mouvements d’unification de la gauche française en 1901, le Parti socialiste français et le Parti socialiste de France s’unissent pour former la Section Française de l’Internationale ouvrière. Ce regroupement, opéré lors du congrès du Globe, permet aux marxistes représentés par Jules Guesde et aux réformistes tel que Jean Jaurès de faire front commun. Divisé après le Congrès de Tours qui voit la naissance du PCF, la SFIO sera notamment marquée par les personnalités de Jaurès et de Léon Blum. Elle deviendra le Parti Socialiste en 1969.

    Suite à la victoire du Front Populaire aux élections législatives, Léon Blum, dirigeant de la Section française de l’international ouvrière (SFIO), est appelé à former un nouveau cabinet. C’est la première fois que la France se dote d’un gouvernement socialiste. Celui-ci se distingue par deux innovations : la création d’un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports, confié à Léo Lagrange, et la participation de trois femmes au ministère, alors qu’elles n’ont pas encore le droit de vote.

    Le 58ème congrès du SFIO s’ouvre à Epinay-sur-Seine et doit aboutir à une étape décisive pour ce qu’il faut désormais appeler le Parti Socialiste : la réunification des forces de gauche. Après le maigre score de Defferre aux présidentielles de 1969, la gauche se rassemble et refonde la gestion et la politique intérieure du parti. Ses représentants seront désormais élus à la proportionnelle. C’est François Mitterrand, issu d’un parti qui fusionne alors avec le PS, qui tire son épingle du jeu et sort premier secrétaire. Le nouveau programme de la gauche, « changer la vie », sera dévoilé un an plus tard.

    Tous se prévalaient du combat contre le capitalisme pour le développement social (intérêts matériels et moraux) des ouvriers, d’où la notion de socialisme. On est donc de gauche si l’on reste dans ce schéma historique résumé, car le socialisme au sens large inclue tous les partis en luttes contre l’exploitation des ouvriers par un principe économique issus du libéralisme d’Adam Smith.

    Ainsi comme toi je ne vois pas très bien où il veut aller en définissant sa conception de la gauche.

    Tout comme aujourd’hui d’autres laissent croire que l’entreprise est de nature à remplir un rôle républicain.

    Il est indéniable qu’il y a un certains nombres de repères historiques, qui inconnus par ceux qui utilisent des termes qui en sont issus, modifie de fait leur sens. Il en est toujours ainsi sinon nous ne trouverions pas mots dont le sens évolue, mais ce n’est pas le cas pour Lévy.

    Le PS ayant reconnu la loi du marché pour ne pas dire le capitalisme, car la loi du marché ne veut rien dire en soi si ce n’est que l’on se soumet à l’offre et a la demande, ce qui est une absurdité compte tenu du nombres d’accords et de codes qui régulent et régentent nos existences et nos échanges. Mais ça a un poids subjectif qui laisse encore croire que le PS est socialiste.

    Mais peut-être, compte tenu que le PS à du mal à convenir qu’ils n’est plus a gauche, mais une social démocratie plus proche de Bayrou que de Besanceno, a-t-il élaboré ce nouveau concept de gauche afin qu’il serve de voie idéologique au PS en rénovation. Moi j’aurais abandonné l’acronyme PS à Fabius et opté pour celui de CVS, capitalisme à visage social. cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 7 octobre 2007 00:14

    Bonjour docdory.

    Sujet des plus délicats dés qu’on évoque la nécessité des cultes d’abandonner ou de restreindre leur lecture intégriste des textes. Qui plus est il est quasiment devenu inopportun ou inapproprié d’utiliser ce mot, intégriste, (Intransigeance opposée à toute transformation relativement à la pratique et au dogme d’une religion) tellement il a été assimilé à tous les conflits et attentats, qui certes était fait en son nom aux yeux des occidentaux, mais tous les intégristes ne sont pas des terroristes islamiques. Il y a ceux qui livrent une guerre à l’occident avec les raisons qui sont les leurs et puis ceux qui pratiquent leur confession à la lettre sans à court terme (mais là c’est dans la logique de toutes les confessions) se livrer à la conquête des non croyants.

    Je pense qu’il est une évidence que les membres de toutes les confessions ne se livre pas à cela parce que la république leur reconnaît leur exercice.

    Mais nous savons historiquement et personne ne peut effacer les preuves, qui figurent mêmes dans leurs livres sacrés, qu’ils ne sont pas tolérant envers les autres quand ils sont institués en théocratie, et ce n’est pas injurieux que de le dire. En avoir la clairvoyance est un atout essentiel dans la réflextion.

    Ceci n’est pas un reproche, c’est une constatation historique, c’est comme si nous nous disions qu’au nom de la république nous n’avons pas trucidé nos semblables. Il serait tout aussi stupide de dire que ce n’est pas une éventualité à laquelle nous pourrions à nouveau être conduit, nous avons en cela aussi beaucoup de preuves historiques.

    Et c’est parce que nous le savons que nous cherchons parfois sans résultat à l’éviter, ceci parce que le comportement humain n’est pas plus le produit des livres sacrés que de celui des républiques laïques.

    Mais la différence c’est qu’au travers des républiques laïques des humains aux comportements belliqueux acceptent que d’autres pratiquent leur confession dans le cadre d’une éducation arbitrairement imposé et ouverte à toutes les autres formes de pensés sans exclusive.

    Parce que nous ne sommes pas des êtres démocratiques, nous ne sommes pas des êtres religieux, chacun apprend ce qu’il va devenir dans sa culture et sa famille, et s’il n’est pas contraint par des évènements à s’ouvrir aux autres il ne le fait pas.

    Ne pas avoir cela en têtes comme une évidence de la condition humaine rend intolérant.

    Alors si la laïcité peut contenir les communautarismes il faudrait que ceux-ci s’ouvrent aussi à la laïcité comme des protestants français, car les livres sacrés ne contiennent pas la laïcité.

    Il me semble donc évident que l’effort sans perdre sa foi pèse sur des confessions, comme la fait le catholicisme tardivement. Pour mémoire je ne prends que l’exemple de la lune, ils n’ont reconnu qu’en 1972 que les hommes avaient posé leur pied dessus. Ils n’en sont pas devenus athées pour autant, et dieu ne leur a pas fermé la porte des cieux.

    Il y a longtemps et je l’ai déjà dit que des scientifiques sont croyant et s’ils savent que le sang véhicules toutes sortes de maladie dont se protégeaient nos anciens par des pratiques religieuses.

    Aujourd’hui les mesures d’hygiènes vétérinaire y pourvoient, mais elles ne sont pas une garantie absolue pour celles que l’on ignorent et que l’on découvrent au fil du progrès de la science. En cela des pratiques religieuses se comprennent, et l’on ne peut reprocher à des groupes de vouloir une protection absolue.

    Cela devient un autre problème si elles sont présentées comme seulement des applications intégristes.

    C’est pour cela que je te disais dans l’article précédant que l’approche au travers de la nourriture ne me paraissait pas un argument de contre verse. Mais j’ai lu que pour certain, sauf un qui pose le problème en tant qu’hygiène alimentaire, pour d’autres c’est le respect d’un rituel religieux au travers du précepte de la pureté.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 6 octobre 2007 21:16

    Bonjour dr.goulu.

    Les commentaires sur ton article sont intéressant, même ceux caustiques quand l’on comprend au delà de ce qu’ils disent.

    L’on peu être un fermant défenseur du capitalisme, mais il faut l’accepter avec les effets régulateurs qu’il génère si non il en mourrait.

    Je m’explique autour d’une aporie, la meilleure rentabilité pour le capital est que la production d’un bien ne lui coûte rien, en quelque sorte que ceux qui travaillent à la production des biens le fasse gratuitement (c’est le principe des spéculations, c’est pour cela qu’elles explosent régulièrement).

    Mais une fois vendu ses produits à ceux qui détiennent le capital on ne va pas loin et cela ne justifie pas une grande activité économique même si l’on fait tourner l’argent au maximum. Une fois tous les riches nantis le système aurait végété ou se serait éteint.

    C’était le mode d’activité des sociétés antérieures et ceux qui travaillaient gratuitement ne s’appelaient pas des ouvriers.

    Ainsi le nécessaire écoulement des produits a enduit de redistribuer la monnaie en échange,qui est récupéré par l’intermédiaire des biens et accéléré par l’endettement pour acquérir ces biens. Ford avait parfaitement comprit cette exigence du capitalisme.

    Nous devons donc tout notre progrès a ces deux constantes, des entrepreneurs qui utilisent la puissance de travail des hommes qui en échangent réclament une part (peu importe la forme) du capital investi et fructifié par eux pour acquérir les biens qu’ils produisent. Je ne vais pas me situer sur le plan écologique qui nécessite la décroissance ou une réactualisation des urgences économiques.

    Je ne vais pas faire l’historique du capitalisme mais seulement rappeler que forcément il a engendré une amélioration des conditions sociales d’une certaine partie de la population. Il n’est pas besoin de chiffres pour se rendre compte de cela, le principe de production l’induit.

    Ceci ne se fait pas de manière linéaire suivant les pays, d’autant plus que le développement des uns se fait aussi sur l’utilisation des matières premières des autres et de leurs conditions d’emplois.

    Le système de compétition pour la puissance, la richesse, ou simplement pour la capitalisation exige qu’il y ait un premier et un dernier. Il ne faut donc pas compter sur ce système pour être égalitaire sinon là aussi il en mourait. Pour autant cela ne justifie pas que les meilleurs ne se retournent pas vers les derniers pour qu’ils bénéficient de ce à quoi ils concourent par leur faiblesse, sinon ils seraient peut-être à la place de ceux qui sont les premiers. Ceci est donc régulé par le niveau social des cultures dans les quelles nous naissons et de dépend aucunement du mérite des uns et des autres, qui s’ils n’y étaient pas poussé par leur milieu respectif et abandonné à eux même ne feraient rien.

    Alors nous pouvons mesurer cela par des statistiques comme tu l’indiques, ce que nous faisons dans tous les domaines pour avoir une lisibilité de nos actions et comportements. La mesure d’un écart comme le montre les stats Gini reste un indicateur de distribution et répartissions des richesses, mais ne préjugent pas de ce qu’est l’inégalité puisque quel que soit le niveau ou se déroule la compétition il y aura un premier et un dernier. Et pourra ton empêché le dernier d’estimer qu’il est dans une société ou se creuse les inégalités même s’il est plus riche que ces prédécesseurs.

    Effectivement, les Français se sont enrichis. De 1949 à 1999, le patrimoine moyen des français est passé (hors inflation) de 2744 Euros (18 000 f) à 182927 Euros (1 200 000 f), avec un accroissement des inégalités que cela engendre. C’est ainsi que 5% des ménages détiennent la moitié des actifs financiers. Parmi eux 1% détiennent 20% de la richesse totale. La moitié des ménages se partagent 5% des actifs, dont 60% de ceux qui ont un patrimoine supérieur à 1,2 millions d’Euros (8 millions de francs), sont des indépendants (actifs ou retraités), et 30% d’entre eux sont, soit Chefs d’entreprise ou ont des professions libérales. Neuf ménages sur dix possèdent un patrimoine financier (livret d’épargne, valeurs mobilières, assurance-vie), 9% en possèdent toutes les formes de patrimoine, six sur dix possèdent des biens immobiliers, et 6% des français ne possèdent rien. Le patrimoine total des particuliers est estimé à 4345 milliards d’Euros (28 500 milliards de francs). (Francoscopie 2001).

    Cela n’a pas empêché le président Chirac de dire et ses successeurs après lui, qu’il existe une fracture sociale. Le facteur demeure sociologiquement subjectif, c’est ce qui fait la différence entre les comportements humains et les comptes mathématiques.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 6 octobre 2007 10:46

    Bonjour philipakos.

    Intéressant ton article. Je m’étais penché sur le sujet comme tant d’autre avant moi, je te joins mes commentaires de l’époque. La situation a du légèrement évolué, sur le comportement des français je te conseille un excellent ouvrage d’un sociologue Gérard Mermet qui édite tous les deux ans un livre qui se nomme Francoscopie. Il est bien évidant que ce type de lecture induit un certain nombre d’analyses qui se retrouvent dans tous les débats et nous pouvons même voir les politiques s’y soumettre.

    Ainsi, sur une courte période de quelque 30 ans, la qualité du savoir-faire délivré par les revues spécialisées d’informations et autres sur le bricolage a évolué. Le bricolage est devenu une activité de loisir et de « faire soi-même », incité en cela, par la disparition de certaines tâches non rentables des métiers de la réparation ou par simple souci d’économie (voire de certain métier qui se sont raréfiés), en même temps que par l’individualisation et l’aménagement de l’habitat, et la production de biens de séries et du jetable, ainsi que des productions de masse réalisé dans des États pauvres. Aujourd’hui, il y a 60% des français qui bricolent, contre 45% en 1969. Dans ce seul secteur, la dépense par personne atteint 244 Euros (1600 f), le jardinage 213,50 Euros (1400 f), et le bricolage automobile 396 Euros (2600 f) par ménage motorisé. Ces quelques chiffres montrent à l’évidence que le marché du loisir se porte bien.

    Mais qu’en est-il du marché de la Connaissance et du Savoir, le marché de la culture.

    20 - Le savoir se vend mal sauf parmi ceux qui le possèdent, mais la culture populaire enrichit leurs protagonistes. Elle est l’objet de débats, dans lesquels il faut un décodeur qui existe en kit et en pièces détachées dans le magasin de la méconnaissance

    Le savoir se vend mal sauf parmi ceux qui le possèdent...

    Si on regarde à partir de l’exemple ci-dessus, le développement de l’enseignement complémentaire auxquels actuellement les adultes s’adonnent, cet enseignement, mis en parallèle à celui du loisir, en est au stade embryonnaire du bricolage. Cela, parce que chacun se cultive à sa convenance dans le « marché » de la culture existant, et que la part correspondant à un apport de Savoir, dans ce marché, est minime.

    Cet apport de savoir complémentaire se fait essentiellement au travers de la lecture. Il faut donc à la fois examiner et trier la part qui conduit à une accumulation de savoir, ceci par rapport à la culture ludique, quand les deux ne sont pas cumulés comme beaucoup d’ouvrages, ou le ludique permet de réaliser la vulgarisation de sciences dures, ou qu’il vient en complément pédagogique de l’enseignement traditionnel.

    Je ne veux pas dire par-là que j’écarte l’activité ludique comme moyen d’enseignement, ni l’utilité des ouvrages purement « récréatifs », (s’ils existent c’est que leur usage correspond à un désir exprimé) ; mais je ne les retiens pas comme constituant un apport de connaissances correspondant à une acquisition de savoir. Je reconnais par ailleurs que mon analyse est arbitraire, car des ouvrages « récréatifs » sont parfois des supports à un enseignement, et j’ai à l’esprit des ouvrages de romans ou de sciences-fictions, comme tout un chacun peut en avoir, qui sont conseillés parfois comme référence à lire à l’occasion d’un enseignement littéraire.

    Globalement ce sont les gens les plus instruits qui s’adonnent à la lecture, et les achats sont comme je l’indiquais « récréatif ».

    En effet, les diplômés de l’enseignement supérieur ont représenté en 1998, 24% de la totalité des achats pour ne représenter que 9% de la population. Les femmes ont effectué 57% de ces achats.

    Par ailleurs 51% du total de ces achats sont des ouvrages de littérature générale, pour l’essentiel des romans. Les livres des sciences humaines ne représentent que 5% des achats, les ouvrages de sciences et techniques 3%. Si je peux, à tort ou à raison, considérer que les livres de sciences sont vecteurs de savoir , parce qu’ils permettent d’accéder aux mécanismes du savoir, ils représentent seulement 6,2% des achats pour 9553 titres vendus à 25476 exemplaires, les livres scolaires 17,3% pour 7274 titres vendus à 71209 exemplaires, les livres pour la jeunesse 7697 titres vendus à 70470 exemplaires (chiffres donné par le syndicat national de l’édition en 1999). Néanmoins, les livres sont présents dans 91% des foyers, et les écarts entre catégories sociales demeurent. Les ouvriers et employés ont trois fois moins de livres que les cadres et professions libérales. La dépense par personne toutes catégories confondues représentent 38,1 Euros (250 f) . Nous sommes donc loin des sommes consacrées aux loisirs (858,65 Euros, 5600 f).

    Pourtant il y a un autre « marché » celui de la culture populaire, mais le but n’est pas d’éduquer.

    ... mais la culture populaire enrichit leurs protagonistes...

    Si je fais cette distinction, et si j’ai mis entre guillemet le mot marché, c’est parce que nous vivons dans une société où se développe une culture populaire « commercialiste » universaliste qui va du fast-food aux séries télévisées, et films américains (je les cite symboliquement parce que se sont eux qui sont en position hégémonique, ce serait vrai pour tous ceux qui voudraient les supplanter). Cette culture populaire passe également par les multitudes de magazines à caractère informatif, et passera demain par les multimédias interactifs. Elle constitue un espace commercial qui favorise l’acculturation, mais qui ne constitue pas un objet propre au développement du savoir. Cette acculturation nous pouvons soit, la vivre malgré nous au travers de notre culture populaire publicitaire, soit l’accompagner par plus de connaissances didactiques, pour ne pas la subir, parce que nous le comprenons et la comprenons. La culture populaire a toujours était un espace commercial, il n’y a aucune nouveauté en cela. Ce qui l’est, c’est que ce marché dépend de plus en plus de groupes oligarchiques idéologiques anonymes (actionnariat), dont le but est certes de faire de l’argent, mais aussi de maintenir les conditions socio-économiques qui leur sont favorables. Ainsi, la diffusion de masse de la culture populaire devient à tort ou à raison « le fait majoritaire », voire s’universalise par recherche d’extension de son marché. Cela n’a donc rien à voir avec le savoir et la connaissance didactique, bien que dans la culture populaire se trouve l’activité artistique résultant d’un enseignement didactique ou autodidacte. Ce que je veux dire par-là, c’est que si toute la population était mélomane, ces groupes vendraient des mélodies, et ferait tout pour conserver cet esprit mélomane parce qu’il lui rapporte des profits ; si la population est ignorante ils vendront ce qui satisfait cette ignorance. Vendre du loisir ce n’est pas enseigné. Ainsi, même dans la culture populaire se rencontre le problème de la concentration et de son incidence sur le développement de la culture. Également, ce que nous appelons culture sous-entend aussi la possibilité d’élever ses connaissances, de se cultiver, or la culture populaire consiste à fournir une culture qui ne demande aucun effort de compréhension pour ne pas réduire la capacité de commercialisation espérée du produit mis sur le marché correspondant à l’image de la culture qu’il représente. La culture populaire est toujours en rapport avec le niveau de connaissance de la population concernée en fonction de sa propre culture, et ne contient aucun but d’émancipation. J’ai souligné ce passage, et que je le laisse tel quel, car il illustre parfaitement l’ambiguïté des mots aux sens multiples, dont il faudra se départir, quand il s’agira de faire l’usage des découvertes du génome ou celles neurologiques qui ne supporteront aucune ambiguïté. Car il y aura toujours quelqu’un pour nous vendre de la culture populaire pour de la culture didactique.

    La culture populaire, c’est aussi apprendre seul chez soi sans aide pédagogique, un marché qui va devenir exponentiel avec Internet, et qui est déjà l’objet de débats autour d’intérêts financiers.

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