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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 5 octobre 2007 00:31

    bonjour nicolas.

    je suis particulièrement surpris de la mise en cause de total alors que les compagnies pétrolière américaine se sont approprié par contrat celles de l’Irak. C’est juste un parallèle.

    Ce que je préfèrerai c’est que le tribunal international, (celui qui ne condamne que les perdants, en faisant croire que leur condamnation sert d’exemple aux autres dictateurs)j’aimerais qu’il adresse un ordre d’arrestation aux responsables Birman.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 4 octobre 2007 23:50

    bonjour ceri

    certainement qu’il est important deprendre du recul, maiscela généralement arrive avec l’âge ou le vécu, ou bien si l’on acquier cette particularité cultivé par notre espèce la curiosité de savoir et comprendre, c’est à cela que conduit la philosophie. Mais il est tout aussi important de savoir s’engager car notre monde se construit sur des concepts même s’ils sont des idéos économiques. Pourtant ce qu’il est important de sentir, c’est quand ces idéos deviennent dogmatiques, c’est à dire totalitaire, c’est à dire dominant exclusif. c’est facile ils développent la pensée unique et ne tolèrent plus le débat d’opinions divergeantes en la faisant condamner par cette opinion publique qui est souvent un excellant prétexte, surtout quand on la manipule par la fibre sécuritaire et affective.

    Je te joins un article que agora n’apas diffusé sur la liberté subjective.

    Cette liberté subjective ne peut donc s’évaluer qu’au travers des systèmes d’autorité censés préserver l’individuation tout en maintenant la solidarité mécanique qui est la nôtre avec pour objectif de faciliter l’intégration sociale.

    La subjectivité de la liberté.

    La subjectivité de la liberté n’a pu être cernée que lorsque l’Homme a découvert de manière plus précise les lois ou certains principes de la nature, qui l’incluait dans un système unifié déterminer par des probabilités aléatoires. Si bien que la liberté subjective est antinomique de la nature car nous ne pouvons pas être « libre » de notre « création » (innéité), à tel point que l’homme doit toujours indiquer de quelle servitude il veut s’affranchir ou de quelle fonction il veut user sans contrainte.

    L’Homme est né libre d’agir, il a restreint et a supprimé cette liberté à certains d’entre eux, quelles qu’en soient les raisons, et il s’est redéfini cette liberté. Pourtant au-delà des mots, garantir cette liberté d’action, pour tous les hommes, n’a pas résolu le problème de la dépendance des actions des uns envers les autres, si ce n’est par la sémantique et les conditions d’exécution de ce qu’il s’est reconnu comme étant un droit.

    Car cette liberté naturelle est un état de la condition humaine et la reconnaître comme un droit, c’est admettre qu’elle est limitée ou cette liberté naturelle transformée en « droit » par l’Homme, donne à celui-ci un sentiment de toute puissance. Comme si l’Homme pouvait définir que la planète Terre a le droit d’exister. Pourtant cette démarche dans laquelle nous sommes inscrits révèle la malléabilité de notre psychique propice au conditionnement.

    La liberté mystique.

    Ainsi la notion de liberté a été élevée à un niveau de mysticisme, et il nous faut constamment apprécier cette notion de liberté pour ne pas nous perdre en elle. Cela ne nous empêche pas de reconnaître que ce mysticisme joue un rôle : celui de justificateur de la transgression de « l’arbitraire, de la contrainte, de la servitude, de la dépendance normalisée. » La liberté en ce sens exprime la catalyse de la réalité des intrications humaines qui ne sont pas toujours accessibles à notre compréhension et nous pousse à l’évolution et à l’apaisement. Par exemple quand des politiciens s’opposent sur sa définition et finissent par s’accorder dans un consentement consciemment hypocrite autour des contraintes qui limitent la subjectivité du mot. Mais au-delà l’Homme ne peut s’attacher qu’à des fins qui lui sont supérieures, et ne peut se soumettre à des règles que s’il perçoit ce dont-il peut-être solidaire. C’est ce qu’offre cette notion de liberté subjective. Sous certains aspects elle s’est « sacralisée », sans pour autant avoir un contenu clairement identifiable, hormis par la notion de « liberté arbitraire », ou bien celle des libertés publiques que je nomme « liberté positive. »

    De la sorte dés lors qu’il est porté atteinte à ce qu’il juge être sa « liberté arbitraire », tout individu peut à tous les instants se référer au principe sacré subjectif de liberté individuelle installée par sa reconnaissance dans la Constitution Universelle des Droits de l’Homme.

    Ainsi son usage peut-être en permanence actualisée par l’évolution du droit. Mais un droit qui ne peut se prévaloir du blanc seing de la liberté subjective qui seule autorise la transgression du droit dans la recherche d’une liberté arbitraire individuelle attractive, vers une nouvelle liberté positive.



  • ddacoudre ddacoudre 4 octobre 2007 23:20

    Bonjour ceri. merci de ta réponse je te joins un commentaire que j’ai écris il n’y a pas longtemps pour Forest.

    Cela ne saute pas aux yeux si l’on n’a pas toute l’information et la capacité d’analyse qui est la tienne. Les autodafés ne sont pas le fruit du « hasard ».

    Aujourd’hui elles se pratiquent d’une manière moins brûlante par la régression du savoir alors qu’il n’y a jamais eu autant de disponible. Sauf qu’il fut une époque ou l’émancipation de la classe dite ouvrière était un objectif, former la population à assumer sa citoyenneté, ce qui exige d’en connaître la complexité de ses mécanismes, de ses systèmes avec toutes les dichotomies qu’il en ressort, garante de notre humanité dans un monde de cruauté.

    Mais voila nous avons une nature, nous dirons un inné hérité du cueilleur que nous étions, qui par soucis d’économie d’énergie recherche la facilité. Or s’instruire demande un effort que ne ferait personne si nous n’y étions pas contraint, si bien que même quand il s’agit d’apprendre nous apprenons ce qui demande le moins d’effort, ou alors il faut une émotion forte pour retenir facilement une difficulté ou se souvenir durablement d’un événement. (L’actualité des faits divers s’appuie largement sur ce processus, en plus de la répétition Pavlovienne)

    Donc ce qui c’est développé est la lecture, la connaissance mercantile, qui pour être vendu utilise nos innés.

    La connaissance au sens du savoir qui apporte les moyens de comprendre son être et le monde dans lequel nous vivons, tout comme les mécanismes ou systèmes qui nous organisent et que nous contribuons à ériger consciemment ou non, celle là qui est difficile qui demande un effort n’est l’apanage que de quelque uns, d‘une élite que nous formons pour cela et de ceux qui croient à l’émancipation par le Savoir.

    J’ai le souvenir de ma première mission mettre en place un plan de formation fin 1969 dans la droite ligne de l’éducation permanente cheval de bataille de la nouvelle société voulu par Delors et Chaban avant qu’il se fassent bouter, et bien personne n’en voulait ni les employeur ni les salariés. Son essor n’a pu se développer que grâce aux grandes entreprises, mais tout le contenu devait n’être que professionnel dépouillé de toute formation générale.

    J’ai participé aux premiers stages de communication dirigés vers les chefs du personnel qui allaient devenir les DRH (directeur des relations humaines) eux avaient droit à une formation générale sur les comportements humains pour y approprier au mieux la communication.

    Nous sommes toujours sous ce rapport seul ceux qui ont vocation à diriger les autres ont accès à ce savoir, je dirais d’initié, en faisant une comparaison avec les séculaires mésopotamiens qui disaient « l’initié doit instruire l’initié, l’ignorant ne doit pas savoir »

    Si bien qu’aujourd’hui le savoir émancipateur (certains diraient citoyens) existe mais il est, pas brûlé comme par le passé, mais étouffé sous la masse énorme d’informations narcissiques, informatives, ludiques et mercantilistes. Il n’est plus utile d’allumer des brassiers il suffit d’inonder l’espace informatif.

    C’est pour que la connaissance et le savoir collectif ne se construisent pas plus dans des kiosques à journaux et magazines, que dans les fractions informatives radio ou télévision (la culture populaire).

    Ceci, même s’ils y contribuent ou donnent envie de savoir, et même si le développement du savoir a commencé par-là (la communication orale, puis écrite et leurs supports), même si la culture populaire a servi, et sert de creuset, de foyer dont sont sorties toutes les émancipations. Et ce n’est pas la contester que de reconnaître aujourd’hui, que la diffusion du savoir et de la connaissance ne peuvent exister pleinement que par une structure d’enseignement permanent le long de l’existence compte tenu de sa quantité, et de la qualité nécessaire quelle exige.

    Alors bien entendu tous ceux qui croient que notre existence est comptable vont aller vers des déconvenues en ayant élu pour ne m’en tenir qu’a cela le représentant des grands argentiers. Le grand pas vers le totalitarisme l’avenir proche va nous en informer, et à mon sens il n’est pas le fait d’un homme mais celui d’une évolution des comportements de la population qui élise un homme qui correspond à leur aspiration. Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 3 octobre 2007 23:41

    tout à fait juste la seule difficulté est un problème de temps qui nous contraint à faire des stations géostationnaires et réaliser des trains sidéral.

    l’étude sur l’ensemencement terrien de mars à été abandonné, reste celle du « papillon des étoiles » de Max Webeer, car naturellement il n’a pas inventé le concept, ça gratte pas mal de scientifique, c’est la forme Christophe Colomb des temps moderne.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 3 octobre 2007 23:30

    l’histoire de l’humanité n’est pas emplie de démarches pacifiques et raisonnables, et elle n’a rien pour rassurer le lecteur. J’ai une vision personnelle de cette crise, assez difficile à étayer. Il s’agit à mon avis du vieillissement de l’occident, social et démographique. Depuis 1945, les taux d’intérêt nominaux ont augmenté pendant 25 ans, puis diminué pendant 25 ans. Les taux réels ont fait le contraire. J’y lis des phases d’expansion puis de déclin démographique. L’occident me semble aujourd’hui un monde vieux, qui cherche à tirer le plus grand profit à court terme de ses richesses, alors que la principale, sa jeunesse, croule sous le poids et les conséquences de cette avidité. La principale guerre enclenchée me semble être celle des générations. Il est possible que les vieux riches détournent cela habilement vers des théâtres extérieurs. Ca s’est déjà vu. Bonjour forest.

    Je disais dont que ta vision personnelle qui lie l’évolution démographique à la crise m’a interpellé.

    Il y en a évidemment une mais il est difficile de la faire ressortir. Je ne pense pas que les dirigeants soient des sots qu’ils soient politiques ou industriel et éventuellement auraient-ils quelques déficiences que leur cabinet ou leur staff y pourvoient. Il y a tellement d’études dans tous les domaines que l’on ne peut pas croire sérieusement que les dominant du moment ne savent pas qu’ils devrons passer la main, même s’ils s’accrochent à leur conviction. J’ai encore en mémoire une discussion avec le président de la chambre sociale des carrières et matériaux de construction membre de celle du CNPF de l’époque (1978). Nous discutions en apartés de ce que l’on ne disait pas en réunions. Que, pour reprendre ses termes, « nous avions mangé notre pain blanc ».

    Il y a eu l’acception 81/83 puis cela c’est toujours vérifié, malgré toutes les politiques drastiques ou de relances. Heureusement que la recherche à dégagé de nouvelles capacités technologiques, particulièrement avec l’informatique dans le traitement des informations (je ne pense pas au médias je ne dis pas cela pour toi mais pour des néophytes qui lirait). Comment peut-on en mesurer l’incidence sur la population en comparant les trois grands secteurs, l’agriculture, l’industrie et les services ou tertiaire.

    En effet, en France de 1886 à 1999 les salariés du secteur agricole sont passés de 47% de la population active à 4,2%. Dans l’industrie c’est la productivité qui s’est accrue, les salariés sont restés stables passant de 25,7% à 24,9% des actifs, avec une crête à 35,9% en 1980. Quant aux services ils ont progressé de 27,3% à 70,9 % des actifs. Toutefois, il me paraît nécessaire de signaler que n’est pas estimé, le transfert d’activité de « services » qu’effectuaient elles-mêmes antérieurement les entreprises, et qui se trouvent aujourd’hui comptabilisés dans « les services ».

    Sans ajuster en volume on constate une inversion 1/3 2/3. En 1886 2/3 des Salariés concouraient au développement de la richesse. Aujourd’hui 1/3 la produisent directement grâce aux technologies. Arbitrairement j’en exclus les services qui s’ils jouent leurs rôles et ont toutes leurs place ils ne sont pas stricto sensu des producteur de biens, même s’ils favorisent leur production par leur propre consommation. Il faudrait mesurer la consommation de biens des services par rapport à celles des particuliers.

    Dans le même temps la durée du travail a fortement diminué passant d’une durée moyenne de 3 232 heures annuelles en 1820, à 1355 h en 2000 pour les salariés français concernés par les 35 h. Ces réductions successives ont entraîné une évolution technologique compensatoire, avec comme conséquence la substitution du travail par le capital, au travers des investissements en machines-outils dont le transfert d’activité ne fut pas suffisant pour aboutir au plein emploi, malgré le concourt de l’innovation technologique dopée par l’obsolescence des produits. Puisque les salariés privés d’emplois sont passés de 260 000 en 1950, à 3 060 000 en 1999, suivant les critères du bureau international du travail . Parallèlement, l’activité de services et de loisirs n’offre pas une alternative suffisante faute de capitaux dans le cadre d’une demande existante soumise aux rapports prix/travail.

    Avec ces quelques chiffres et donc visible le paradoxe que travailler plus ne signifie pas plus de richesse.

    Et que d’une manière constante l’on tourne autour de 24 millions d’actif plus les chômeurs, avec une progression d’ici 2050 faible pour compenser le vieillissement lié d’une part à l’allongement des périodes de scolarisation, un départ à la retraite plus ou moins tôt et une plus grande longévité. Je ne pense pas que l’allongement du départ à la retraite apportera une solution, en l’état actuel cela ne fera que maintenir le taux de chômeurs ou l’accroître comme les heures sups, même dans le cas d’une croissance comme celles que nous connaissons.

    La population vieillissante si elle contribue à la consommation c’est surtout dans le domaine du service, santé particulièrement et loisirs et ne participe donc à la production que part une consommation plus indirecte que directe ; je ne sais pas s’il est possible de trouver des données analytiques dans ce domaine. On doit pouvoir le faire en recoupant des données mais c’est un sacré boulot.

    Dans la phase des taux d’emprunts aux ajustements inversés en fonction de l’évolution de l’inflation, il est certain que durant les périodes inflationnistes ils développaient une capacité d’augmentation de pouvoir d’achat dont la génération du baby boom à bénéficié est qui est aujourd’hui celle vieillissante.

    La croissance a pu se maintenir par une inflation non pas monétaire mais d’endettement des particuliers, parfois à l’excéd. Par ailleurs il y a une capacité d’épargne dont il faudrait dégager celle qui relève des agents vieillissants et qu’elle est l’affectation qui lui est attribué, est ce qu’elle va nourrir comme en 2002 des placements plus spéculatifs que productifs. Enfin dans la décision d’investissement en orient chine est inde, l’économie capitaliste à retrouvé le profit naturel retiré du travail.

    Est-ce qu’effectivement l’occident vieillissants et nanti, consacrant une activité plus grande aux services moins lucratif sauf quand ils justifient des emportements irrationnels comme nous l’avons vécu avec les nouvelles technologies, de sorte que une fois tous les secteurs soumis à l’étranglement des taux d’intérêts usurier, faute de pouvoir dégager de plus fort taux les capitaux glissent vers les puissances émergeantes.

    Mais je pense que cela tient plus aux « dominants systémiques » qui se déplacent à la recherche de nouveaux territoires productifs, nouveaux et propices à une nouvelle récolte qui vient à maturité, comme n’importe lequel des animaux qui change de territoire de chasse quand le sien est devenu trop vieux et moins productif. C’est en ce sens que je suis d’accord avec toi.

    Mais je craints que le pétrole soit un agent perturbateur dans cette analyse linéaire. Egalement le taux de natalité soit aussi un facteur déterminant, car il y a deux axes qui se dégagent. La pollution affecte la fertilité des spermatozoïdes, tous les pays riches ont un taux de natalité inférieur au renouvellement de leur population.

    Ce qui signifie que leur manière de vivre n’est pas propice au développement de l’espèce, ou qu’elle représente un risque pour l’espèce, car ce n’est pas nous qui choisissons notre existence elle s’enchaîne dans les événements auxquels nous concourons.

    Les chinois l’on fait de manière raisonnée et nous nous avons laissé l’hédonisme nous diriger, mais il semble que la « nature » suis ses enchaînements en exportant l’hédonisme dans l’orient et si jamais nous retrouvons des taux de natalité plus élevé cela signifiera que nous avons changer de mode de vie.

    Nous pouvons avancer tous les chiffres que nous voulons ils n’en demeurent pas moins l’expression de ce que nous pensons car il ne peut y avoir d’économie sans les hommes, ce en quoi ils n’expriment que nos comportements systématisé.

    Ci-dessous une étude de l’insee.les tableaux sont mal disposés par agora je te donne le lien où tu pourras les trouver. http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/population_active.htm

    Cordialement.

    De 2015 à 2050, entre 28,2 à 28,5 millions d’actifs En 2005, la France métropolitaine comptait en moyenne 27,6 millions d’actifs au sens du BIT, soit 24,9 millions de personnes ayant un emploi et 2,7 millions de chômeurs. En dix ans, la population active a augmenté de 1,8 million de personnes. À l’horizon 2015, selon le scénario tendanciel de projection, elle pourrait encore gagner près de 700 000 personnes pour atteindre 28,3 millions (graphique 1). Entre 2015 et 2050, elle se maintiendrait entre 28,2 et 28,5 millions de personnes avec des variations annuelles de faible ampleur (en plus ou en moins). Le taux d’activité des 15-64 ans, proche de 69 % en 2005, gagnerait 1,5 point d’ici 2050. La part des 50 ans ou plus dans la population active devrait augmenter et passer de 24,3 % en 2005 à 27,3 % en 2050. En effet, se retrouveront à ces âges les générations nombreuses nées entre 1946 et 1970 et les seniors seraient plus souvent actifs. La part des 25-49 ans chuterait de 3 points. Celle des moins de 25 ans resterait stable (tableau 1). Cependant, le nombre d’actifs par rapport au nombre d’inactifs de 60 ans ou plus continuerait de diminuer du fait de la forte croissance à venir de la population âgée. En 2005, il y avait 2,2 actifs pour un inactif de 60 ans ou plus, en 2050, on en compterait plus que 1,4.

    Graphique 1. Projection de population active en moyenne annuelle selon le scénario tendanciel

    Champ : France métropolitaine, 15 ans et plus. Source : Insee, Projections de population active 2006-2050.

    Tableau 1. Projection de population active : scénario tendanciel 2005 2010 2015 2030 2050 Champ : France métropolitaine, 15 ans et plus. Sources : Insee, Enquêtes Emploi, Projections de population active 2006-2050. Observé Projeté Nombre d’actifs (en milliers) 27 639 28 170 28 319 28 197 28 537 Part de femmes (%) 46,4 46,7 46,7 46,2 45,9 Part des 15-24 ans (%) 9,5 9,4 9,0 9,5 9,3 Part des 25-49 ans (%) 66,5 65,0 64,0 63,4 63,4 Part des 50 ans ou plus (%) 24,0 25,6 27,0 27,1 27,3 Taux d’activité des 15-64 ans (%) 69,1 68,9 69,6 69,6 70,5 Rapport actifs/inactifs de 60 ans ou plus 2,23 2,07 1,89 1,51 1,36 Rapport actifs/inactifs de 15 ans ou plus 1,23 1,21 1,16 1,00 0,94 Haut de page Le scénario tendanciel : des comportements d’activité assez stables sauf chez les seniors Les perspectives de ressources en main-d’œuvre dépendent tout d’abord des comportements d’activité. Au cours de la dernière décennie, ces comportements ont semblé se stabiliser, et le scénario tendanciel prolonge en grande partie ces tendances. Cependant, les réformes des retraites de 1993 et 2003 qui allongent les durées de cotisation et modifient les modalités de calcul des pensions vont jouer sur l’activité des seniors tout au long de la période de projection (graphique 2). Ainsi, l’activité des 60-64 ans qui diminuait depuis plus de trente ans devrait remonter sous l’effet combiné des réformes des retraites et de l’allongement de la durée des études. Le taux d’activité des plus de 60 ans retrouverait progressivement son niveau du début des années 1980 pour les hommes et du début des années 1970 pour les femmes. Chez les 55-59 ans, le dispositif de retraites anticipées mis en place en 2004 provoquerait dans un premier temps une baisse de leur activité (entre 2006 et 2010). Mais des études plus longues et une entrée plus tardive dans la vie active rendraient de plus en plus rare le recours à ce dispositif. En 2050, les taux d’activité des hommes seraient légèrement plus forts qu’en 2005. Chez les 25-54 ans, l’activité des femmes a continué à se développer au fil des générations mais ce mouvement s’est ralenti au cours de la dernière décennie chez les plus jeunes d’entre elles (25-39 ans). Il ne se poursuivrait que chez les 40-54 ans. Chez les hommes, les taux d’activité sont toujours en très légère baisse. En projection, ils se stabiliseraient rapidement. Enfin, la baisse des taux d’activité des 15-24 ans s’est interrompue depuis le milieu des années 1990 en lien avec l’arrêt du mouvement d’allongement des études. Parallèlement, les places en apprentissage ainsi que le cumul entre emploi et formation initiale se sont développés. L’activité des jeunes resterait, elle aussi, stable en projection.

    Graphique 2. Taux d’activité observés et projetés

    Champ : France métropolitaine, 15 ans et plus. Sources : Insee, Enquêtes Emploi, Projections de population active 2006-2050. Haut de page La population totale augmente mais vieillit tandis que la population active stagne La projection du nombre d’actifs repose aussi sur l’évolution de la population totale, laquelle détermine le niveau et la structure par âge et sexe de la population en âge de travailler. Le scénario tendanciel s’appuie sur les hypothèses du scénario central de projection de population qui suppose un maintien des tendances observées pour ses trois composantes : un apport migratoire annuel de 100 000 personnes par an (solde moyen des dernières années), une fécondité de 1,9 enfant par femme (niveau observé au début des années 2000), une baisse de la mortalité au même rythme moyen que ces quinze dernières années. L’hypothèse sur la fécondité ne joue sur le nombre d’actifs qu’à partir de 2025, lors de l’entrée sur le marché du travail des premières générations à naître alors que les migrations entretiennent alimentent la croissance du nombre d’actifs dès la première année de projection. Haut de page Un million et demi d’actifs en plus ou en moins en 2050 selon le scénario démographique Compte tenu du poids des comportements démographiques dans ces projections, des scénarios alternatifs sont envisagés. Ce sont les hypothèses sur la fécondité et les migrations qui ont le plus d’influence sur le nombre d’actifs, tandis que celles sur la mortalité touchent principalement les personnes âgées. Dans la variante « basse » de fécondité, l’indice conjoncturel de fécondité passerait de 1,9 enfant par femme en 2005 à 1,7 en 2010 et se maintiendrait ensuite à ce niveau. Dans la variante « haute », il remonterait à 2,1 en 2010, seuil correspondant à long terme au renouvellement des générations. Les conséquences de ces variantes sur la population active ne se feraient sentir qu’à partir de 2025 quand les générations à naître commenceront à devenir actives. Au-delà de 2030, la population active continuerait à croître à un rythme soutenu en cas de fécondité « haute ». Elle décroîtrait par contre en cas de fécondité « basse ». En 2050, on compterait ainsi 1,5 million d’actifs de plus ou de moins que dans le scénario tendanciel (graphique 3). En revanche, les variantes sur les migrations auraient un impact dès 2006. Un apport migratoire de 150 000 personnes par an conduirait à 700 000 actifs de plus en 2030 et 1,5 million en 2050. Un apport migratoire de 50 000 personnes par an conduirait à un constat symétrique à la baisse. Au total, en 2050, selon l’hypothèse démographique retenue, le nombre prévisible d’actifs varierait dans une fourchette d’une amplitude totale de 3 millions de personnes. Cependant, quel que soit le scénario envisagé, on compterait entre 1,3 et 1,4 actif pour un inactif de 60 ans ou plus.

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