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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 7 novembre 2007 18:09

    bonjour péripate

    excellent.



  • ddacoudre ddacoudre 6 novembre 2007 22:41

    Bonjour jc Allard.

    Ton article à été l’occasion d’échanges intéressants avec aussi des commentateurs. J’ai bien entendu parcours ton site, je l’ai même en favoris que je communique souvent. C’est pour cela que je savais que tu ne parlais pas de fermeture de frontière par ostracisme.

    Mais j’avoue que tout en ayant compris tes arguments et les motifs, je ne les partage pas fondamentalement, la raison n’en est pas un argument de conviction, mais une justification de nature.

    Les études anthropologiques font la démonstration que l’homme par sa multiplication et sous l’effet conjugué des richesses des espaces géographiques, c’est déplacé, il a donc migré, et même lorsqu’il a défini des États il a passé une bonne partie de son temps en conquête.

    Ce qui c’est transformé c’est un peu le schéma, car le passage du nomadisme à la sédentarisation engendrant elle aussi un nomadisme moderne, qui peut se caractériser par des gens de tous pays qui se rendent chez d’autres avec des raisons le plus souvent identiques que l’on appellent aller chercher fortune ailleurs. Naturellement cette migration pour les uns qui devient immigration pour les autres varie en fonction de la richesse des États et des facilités de circulation.

    Il parait commun de comprendre que le nomadisme n’est pas une caractéristique constante de l’humain, c’est une possibilité qu’il peut utiliser si cela est vital pour sa survie.

    Car pour migrer il faut qu’il y ait une raison majeure, qui est toujours la recherche de nourriture (tous sens). Il est facile de comprendre que nos ancêtres ne migraient pas en ayant à leur disposition une carte géographique, donc pour partir à petit pas vers un inconnu qui se découvre au quotidien il fallait une raison impérieuse.

    Sinon chacun reste dans son territoire ou la nourriture est abondante.

    C’est pour cette raison que l’on découvre des populations soit au fin fond de l’Indonésie ou de l’Amazonie, et aucune d’elles n’ont éprouvé le besoin de migrer.

    Si nous voulons qu’elles migrent il suffit de faire ce que nous avons fait avec nos populations de Guinée. Il suffit de leur dire qu’être civilisé c’est avoir une télé et ne pas leur donner les moyens de la fabriquer ou de l’acheter, alors ils iront chercher la nourriture nécessaire (monnaie) ailleurs, et si l’on ne veut pas qu’ils aillent la chercher ailleurs il faut la leur apporter ou les aider à développer les moyens d’en faire

    Il y a donc un comportement naturel chez tous les individus à chercher ce qu’il considère comme essentiel à sa survie. Et aujourd’hui cette nourriture n’est plus comme par le passé un fruit a cueillir mais la monnaie.

    Dans notre société moderne nous savons que ce sont des recherches de confort et ostentatoires sortie de la problématique de la faim et de la santé, pour le résumer simplement.

    Il est donc dans notre nature de migrer si cela s’avère nécessaire et aucune frontière n’a pu enrayer l’immigration pas plus qu’un rideau de fer.

    Ceci dit tout le monde a comprit que le seul moyen de l’endiguer et de faire en sorte que les homme se sentent bien où ils se trouvent, ce qui ne nuit nullement au commerce, sauf si l’on utilise un système d’exploitation de l’autre. Ce qui est le propre de notre organisation économique qui devant diverses possibilités de relations au travail s’accroche à celle de l’exploitation de l’autre, remake moderne de l’esclavagisme (hors traite des noirs d’Afrique qui constitue un phénomène particulier). Je veux faire allusion aux stratifications sociales qui en résultent, égale aux compositions sociale des grecs. Quand l’on s’aventure à la comparaison elle se recouvre parfaitement. Eux ils pensaient que la condition sociale était de naissance, pour ainsi dire inné, nous nous savons qu’elle est de naissance aussi, mais sociale.

    Chez eux l’esclave pouvait être émancipé, chez nous un salarié peut s’émancipé à être employeur, mais la relation reste l’exploitation d’autrui, non sa participation dans une contrainte volontaire de partenariat dans la poursuite d’un but.

    Il en résulte un type de relation humaine conflictuelle (sur ce plan) qui se pérennise depuis lors et exclue de fait « l’en trop » s’il ne lui ai pas fait une place par une autre activité.

    Je me souviens avoir lu que tu préconisais le développement de la santé comme moteur économique. De mon côté j’ai développé celui du savoir et rédigé un essai « rémunérer les homme pour apprendre ».

    Si dans les pays pauvres ont favorisé la création de monnaie par la mise en place d’une activité éducative rémunéré ils n’auraient pas besoin de venir la chercher chez nous. Sous réserve que cette éducation soit sélective pour ne pas sombrer dans les travers où nous sommes, maintenant que nous savons que notre confort est mortel, mais c’est un autre problème.

    nos jugements de valeur sont émotionnels et suggestifs. Leur normalisation permet d’assurer la cohésion des groupes d’individus et constitue leur ethnogenèse.

    Néanmoins, puisque ce sont des jugements de valeur subjectifs, ils sont tous contestables dans l’absolu, et cela permet aux civilisations de se succéder. C’est le « relativisme culturel », dont l’acculturation est la démonstration.

    Nous ne pouvons pas dire d’après les traces archéologiques et les lectures qui nous ont permises de comprendre et d’apprendre l’existence des civilisations passées, que les dominants de chacune d’elles, assurés de leurs certitudes aient voulu laisser leur place, et considérer leur propre culture comme une valeur relative. Pourtant, le temps a eu raison de leurs certitudes absolues. Puissions-nous le comprendre à présent afin que le travail des anthropologues et archéologues ne soit pas vain ! Ces mêmes certitudes, nous les affirmons aujourd’hui avec heureusement beaucoup plus de moyens et de compétences.

    Toutefois, le risque demeure le même que par le passé, c’est à dire celui de croire que les idoles que nous bâtissons suffisent à nous prémunir de l’évolution. Nous avons toujours des hommes qui ont besoin de titres de « rois », comme si être simplement un être humain n’était pas difficile en soi, et d’autres qui ont besoin de les adorer.

    C’est cette orientation qui transpire parfois de tous les « accrocs » à l’économie de marché, sans trop s’apercevoir pour autant qu’ils entrent en prêtrise, et limitent l’activité de leur idole (l’homo oeconomicus) à leur propre dévotion. Ils condamnent ainsi l’Homme à n’être que le tube digestif de l’économie.

    Ils limitent ainsi sa substance, et son entité, à n’être que deux trous, l’un mangeur de bien et service, l’autre évacuateur de monnaie et de déchets, et ce, quel que soit l’intérêt que celui-ci y trouve. Ce faisant, ils récupèrent la monnaie et laissent les déchets à la charge de la collectivité future,et ils s’accommodent de toutes les cultures quand il faut y déposer leur processus capitalistique.

    Le plus caractéristique en est bien l’Arabie Saoudite.

    cordialement



  • ddacoudre ddacoudre 6 novembre 2007 18:56

    Bonjour pèripate.

    Je disais la même chose de cette manière en tenant compte des lois de la physique.

    Extrait.

    C’est pour cela que j’ai tant insisté sur le deuxième principe de la thermodynamique. Lorsque l’on a compris que l’on tend toujours vers le désordre structurel, nous ne devons pas être surpris que tous les ordres que nous élaborerons, que ce soit au nom du libéralisme ou autre, seront condamnés à se transformer. Pour deux raisons, l’une, parce que vivre dans l’ordre que nous avons établi le modifie de fait (c’est pour cela qu’une ménagère est toujours en train de ranger chez elle), ou ne serait-ce que par le renouvellement des générations dans lesquelles, évidemment, l’ancienne ne peut répercuter en totalité son « ordre culturel » sur la nouvelle. L’autre, parce que notre « ordre culturel » fait partie de l’ordre universel, et que cet ordre universel tend toujours vers le désordre.

    Ainsi, il devrait nous apparaître clairement que lorsque des hommes réclament au non du libéralisme leur ordre, ou d’autres un ordre pour leurs semblables, et que ceux-ci doivent légiférer sans cesse pour maintenir les dits ordres, cela signifie au minimum que notre « ordre culturel » repose sur des normes ou des références désuètes.

    Toutefois, si nous ne pouvons pas débrouiller le « désordre » universel, nous pouvons néanmoins comprendre que nos organisations communautaires, que nous voulons ordonner, tendront au désordre pour se réorganiser, et ceci rend éphémères toutes nos constructions closes, qui plus est rend compréhensible la nécessité permanente de se réformer, y compris réformer nos idéaux, et élargir son horizon intellectuel.

    Ceci est un exercice périlleux qui exige d’apprendre et toujours apprendre, d’apprendre et désapprendre.

    De ce fait, il faudra nous séparer de la notion de « liberté absolue » comme nous nous sommes séparés du temps absolu, dans un monde où nous pouvons tout emprisonner même la pensée, et regarder notre monde comme il est, sous condition, sous référence de notre réflexion.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 6 novembre 2007 00:06

    Bonjour élise.

    Je ne sais pas si en l’espèce l’on peut parler de clonage institutionnel qui appartient à un autre domaine mais j’ai saisi l’image que tu veux induire.

    L’humain est construit biologiquement de la même manière avec ses singularités qui tienne une aux mélanges chromosomiques et deux au fait qu’il est unique car il n’a qu’une place et qu’une vie.

    Alors où qu’il se trouve sa famille (au sens large) va lui formater son cerveau par nécessiter il recevra donc l’apprentissage utile pour cela.

    Mais bien entendu « la nature » ou dieu « pour les croyant » si elle conçoit une dose de déterminisme il est évolutif et aléatoire de tous les autres qui viendront se greffer sur le formatage. Mais sur une période courte l’on peut ce clonage dont tu parles.

    Le fait social repose sur une dose de formatage qui offre sur la durée une stabilité pour que l’on puisse y trouver des comportements clonés qui caractériseront la culture de chacun. Mais ce même fait social développe ses agents d’évolution (progression) ou d’involution (processus régressif) qui entraîneront le fait social dans une suite de transformation successive.

    Or il semble évident d’admettre que la question économique et devenu un agent d’évolution (moi je dirais d’involution mais ce n’est que mon point de vue) qui reformate le fait social, et conduit tous ce qui s’y réfèrent à se cloner (pour reprendre ton terme).

    Naturellement les agents en question sont une certaine élite attachée à des convictions libérales. Mais cette notion de libérale n’est qu’une justification pour imposer une hégémonie économique dogmatique qui conduit à la pensé unique qui est le propre de tout formatage le propre de ce Daco appeler l’homme bloqué.

    « Supposons un homme qui ignorerait totalement l’existence des ondes radiophoniques. Qui ignorerait l’existence de stations émettrices et d’appareils radio. Un jour, un poste lui est offert, et on lui dit « si vous enfoncez cette fiche dans la prise de courant vous entendrez de la musique ». L’homme le fait. Il est émerveillé. Il ne sait pas comment se fabrique cette musique, ni d’où elle vient. Un simple geste lui suffit. Supposons qu’il reste ainsi toute sa vie. Toute sa vie il aura entendu le même genre de musique, les mêmes voix, les mêmes paroles, le même climat social, le même climat géographique. Mais en ignorant l’existence d’autres centaines de postes, d’émetteurs, de voix et de musiques possibles.... Imaginons qu’un jour, un technicien se présente chez lui. L’homme tout content montre son poste. Le technicien se penche, et constate que le poste est bloqué sur Radio Paris. Il constate également l’existence d’un condensateur. Et le technicien débloque ce condensateur. Brusquement des centaines de musiques apparaissent. Le monde entier défile. Et l’homme stupéfait, bourré de regrets, commence à se rendre compte qu’il croyait vivre dans la musique du monde entier, mais qu’il n’en était rien... Des millions de personnes sont semblables à cet homme. Bloquées dans leur vie sur quelques idées, quelques pensées apprises, quelques réflexes, toujours les mêmes.... Ne connaissant même pas l’existence de leurs propres possibilités. Malgré cela, elles croient vivre. En fait, elles tournent, comme des poissons dans leur bocal ; jusqu’à ce qu’un jour un technicien »....

    A la différence de l’exemple de Daco c’est que le monde entier se met sur Radio Paris. C’est pour cela que je parlé d’involution pour mon point de vue.

    Alors bien évidemment l’immigration africain pain béni durant les trente glorieuses devient de fait indésirable puisque nous ne créons pas assez de monnaie pour résorber le chômage et l’immigration. Et il ne faut pas espérer que les capitaux aillent s’investir ailleurs qu’en orient. Le principe capitaliste n’est pas un organisme de charité et il est peut-être bien qu’il en soi ainsi, car ce n’est pas à l’économie de choisir les décisions politiques du pays, mais aux citoyens, sauf comme les citoyens d’en leur ensemble s’y sont formater au tout économique (que je nomme parfois « l’économicologie »), ils élisent l’élite qui leur ressemble.

    C’était si clair dans l’esprit d’une certaine élite qu’elle avait fait de la loi du marché un des socles de la constitution Européenne.

    Alors comme tu le dis sous une autre forme il y a une usurpation constitutionnelle et une confiscation des décisions publiques mais par le fait économique.

    En dehors de la nécessiter d’écouter d’autres radio que Radio Paris je ne vois pas d’autres solutions, sauf que contrairement à l’exemple de Daco la nouvelle radio économique est à inventer et j’ai bien peur qu’elle ne se crée dans la douleur.

    merci pour ton commentaire.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 5 novembre 2007 18:10

    Bonjour péripate.

    J’applaudis des deux mains à tes observations.

    je ne pense pas que ce que tu indiques soit compréhensible de tout un chacun, non parce qu’ils seraient sot, mais tout simplement parce qu’ils non jamais appris comment l’on passe de l’individu, la famille, au groupe, au clan, à la tribut,du territoire au pays, du chef à l’état.

    Mais je pense que le vivre en semble est à prendre au sens conceptuel d’aujourd’hui, non au sens biologique ou sociologique.

    Le libéralisme dans sa version garanti des libertés individuelles et le slogan fourre tout pour justifier qu’économiquement des individus nourris par le fait social, une fois aux commendes d’une entreprise se comportent comme des dictateurs (chef) et font avec leur personnel ce que faisaient les monarques avec les entrepreneurs d’antan avant qu’ils s’émancipent du pouvoir monarchique pour commercer. C’est pour cette raison que je reste un opposant à la confusion État et Entreprise dont Fillion avait fait un judicieux parallèle.

    Je te copie un extrait de ce que j’avais écrit sur un sujet similaire en 2002

    A la recherche d’une « âme ».

    Dans notre monde contemporain marqué par l’individualisme on aurait tendance à croire qu’il peut exister un Être capable de vivre seul, un Être sauvage qui n’aurait pas besoin de liens affectifs autres que la satisfaction de sa sexualité ; qui n’aurait pas besoin d’une reconnaissance sociale, ni de sentir le besoin d’appartenir à un groupe, d’être aimé. On aurait tendance à croire que nos sociétés modernes ne sont qu’un ajout d’individus égoïstes dont notre idéologie libérale actuelle veut absolument entretenir l’image en réunissant dans un fait social les individus pour qu’ils affirment qu’ils veulent vivre seuls au milieu des autres, ce qui donne une tendance à croire que le libéralisme consiste à faire les choses « comme chacun les sent ».

    Il nous faut donc faire la distinction entre. D’une part l’acquisition individuelle des aptitudes à une capacité de compétence et d’initiative, non pas pour être autonome, mais pour s’inscrire dans l’activité d’un groupe au sein duquel il y a, ou devrait y avoir, une place pour chacun et duquel chacun recevra en retour la sécurisation sociale qui lui donnera le sentiment d’être Un et Autonome. Et d’autre part la croyance ou suggestion que l’on peut exister sans les Autres parce que l’on aura acquis une capacité d’autonomie individuelle.

    Il nous faut également faire la distinction entre l’affection par la réalisation de sa sexualité qui se concrétise suivant le modèle en vigueur (le couple dans la société judéo-chrétienne), et les mœurs qui débouchent le cas échéant sur la pratique de relations sexuelles polygamiques non avouées (amant amante), et le besoin d’une affection plus large ; c’est à dire le besoin d’être aimé par tous les autres pour concrétiser le fait d’exister, d’être reconnu de ses semblables par ses œuvres. Objectif plus généralement atteint par le côtoiement inhérent à la vie sociale source de rencontres en dehors de la cellule familiale nucléaire. Autrement dit par la relation humaine, et la relation humaine implique de savoir « recevoir et donner ».

    Si je les mets dans cet ordre ce n’est pas le fait du hasard. Ils sont si banals que l’on en oublie que nous existons parce que nous avons d’abord reçu un héritage et qu’il ne peut y avoir un développement organique si nous ne savons pas donner, qu’elles que soient les imperfections de cet échange.

    D’une certaine manière donner une âme à notre communauté Humaine.

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