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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

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  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 17 octobre 2007 22:02

    bonjour rupert.

    je t’apporte si tu le permet la contre verse.

    Bonjour rupert.

    Il n’y a pas de doute que dans la vie il vaut mieux prendre du plaisir à ce que l’on fait.

    Mais c’est un peu plus compliqué car l’on a un système inné qui nous pousse à ne pas se satisfaire indéfiniment de ce que l’on fait ou de ce que l’on a, phénomène de la désirabilité sur lequel s’appuie largement les théories de marketing.

    La contrainte volontaire que représente le travail depuis la sédentarisation de l’humain après bien des phases peu glorieuses est devenue une activité d’apprentissage revêtant deux aspects. 1° celui d’obligation de produire pour chacun le nécessaire pour vivre, se nourrir, se vêtir, se s’abriter (naturellement cela varie suivant les régions du monde).

    2° l’industrialisation avec ses entreprises productrice de biens de confort et de bien être est devenue une source d’enrichissement au delà de la production d’utilité, même si cette notion est discutable et difficilement cernable. La notion négative d’enrichissement qui lui est attaché ajouté à celle de recherche permanente de compétitivité stressante dans un marché de l’emploi qui génère la crainte. Il faut avoir le moral pour y trouver de la motivation.

    Et même chaque salarié aurait-il le moral d’acier que cela ne changerait rien sur le fond. Ce n’est pas avec le moral que l’on fait un échange mais avec la monnaie qui circule et qui se crée par l’endettement.

    Le moral je te l’accorde mais du beurre dans les épinards, ou pour le dire autrement rend les personnes moins malades et plus productives, plus dépensières sous réservent qu’elles suscitent de la création de monnaie.

    Mais tu as bien développé ce phénomène issu de l’entrée dans la rationalisation. Cette transformation se retrouve dans l’exercice du pouvoir, où toute organisation possède un système d’autorité au travers duquel circulent les objectifs et les consignes parce qu’il est convenu d’appeler l’encadrement.

    La forme de l’entreprise avec un dirigeant monarchique, ou conduite comme un régiment, a laissé la place à un tout, formé de sous-ensembles, dans lequel la classe dirigeante n’est pas seulement celle qui détient l’autorité, mais celle qui gère d’abord l’investissement.

    La fonction des dirigeants est moins d’assurer l’autorité que de veiller à ce que les sous-ensembles relativement autonomes s’adaptent aux changements qui rentabilisent l’investissement. Ainsi, la classe dirigeante n’est plus celle qui agit directement sur la fabrication des produits et services et qui commande à l’encadrement.

    Elle agit hors de la structure de production ; elle agit sur le marché ; et les rapports de travail sont commandés par le prélèvement du profit marchand. Elle gère les forces d’auto transformation de la société qui conduisent à une accumulation d’activités professionnelles en fonction des intérêts de ses propres investissements.

    L’autorité, elle, est confiée à des managers la plupart du temps intéressés aux investissements, chargés moins de diriger comme des monarques que de diffuser une politique d’organisation, de gestion, d’exercer une influence participative sur les partenaires sociaux : développer un esprit d’entreprise.

    Seules les entreprises de haute technologie échappent à cette gestion économique, car pour elle c’est la gestion technique qui gouverne et qui s’exerce directement sur la fabrication du produit ou du service de haute technologie. Et dans le déroulement de l’efficience de cette évolution nous en sommes arriver à rebondir sur une stupidité doctrinaire du premier ministre.

    L’Etat n’est pas une entreprise, on ne compare pas une organisation totalitaire avec celle d’un Etat démocratique, à moins que l’on ne désire qu’il le devienne.

    L’Entreprise est un moyen, la vie est la finalité.

    L’Entreprise est le produit d’une vie communautaire due à l’évolution de la solidarité organique plus ou moins bien « individuée », qui est capable de se définir des droits et besoins sociaux qui reflètent les exigences de la vie des individus comme finalité. Une finalité qui ne peut être atteinte que collectivement par des projets politiques.

    Nous sommes donc en permanence dans la nécessité de transgresser les règles qui conduisent à une « liberté arbitraire », tout comme celles qui conduisent à une communauté univoque.

    Or le rationalisme, issu de la performance « scientifique », mis au service de l’efficacité de la production qui a investi tous les domaines de la vie, ne peut pas conduire à cela, puisqu’il est arbitrairement normatif et ne laisse aucune marge de transgression. Il l’est à tel point que tous les désirs de droits sociaux doivent recevoir l’aval de la rationalité normative dans des domaines où, d’une utilité indicative, elle devient arbitraire (tel les débats actuels ou passés autour de la sécurité sociale ou des retraites ou encore les 3% de déficit budgétaire imposés par les critères de Maastricht).

    L’on assiste, de fait, à des boucles de rétroaction de l’instance de socialisation secondaire qu’est l’Entreprise, vers l’instance primaire qu’est la famille.

    Ceci parce que l’absence ou l’insuffisance de socialisation par la famille ne permet pas d’intégrer la socialisation par l’école. Par voie de conséquence l’intégration sociale dans l’entreprise et le monde du travail, est compromise. De telle manière que des valeurs humaines (même imparfaites) issues de la socialisation organique dont nous avons conscience et qui devraient conduire à une « intériorisation » des ensembles complexes que représentent nos relations, s’inhumanisent au contact d’une rationalité productive dans une recherche d’autonomie périmée, à tendance régressive, qui nous empêche de faire face au défi qui est : comment organiser la liberté des personnes au sein des nécessités collectives ?

    Cela pour qu’elles ne deviennent pas des esclaves heureux, efficaces, mais stupides au point d’organiser leur déclin.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 16 octobre 2007 22:41

    bonjour bernard.

    une superbe synthèse devant la difficulté du sujet traité l’information.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 16 octobre 2007 22:22

    bonjour pallas.

    bien ta réflexion philosophique, mais navré qu’elle est été sanctionné la vie n’est que dans son tout, et dans ce tout faut accepter toutes les paries qui se génèrent les unes les autres en inter activité. alors il est bien évident qu’un trop de bruit (au sens scientifique)emmène des silences que certain avec leurs raisons apprécient. cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 16 octobre 2007 22:06

    Bonjour sylvain. Bon article et analyse, mais ce qui m’a interpellé est la conclusion qui contient sa réponse.

    Faire des prévisions pour guider et orienter l’existence dans les constructions tangibles ou virtuelles que produisent nos comportements exige de disposer de tous données et éléments susceptibles d’apporter les moyens de satisfaire le présent et envisager l’avenir.

    Dans ces donnés il y a celles qui sont d’utilités économiquement et en ce sens elles ne justifient pas de tout connaître et savoir sur les individus, les acteurs économiques ont un certain risque à prendre, et nous savons qu’ils orientent la consommation par des enquêtes mais aussi par des concepts publicitaires qui se déroulent ensuite par le bouche à oreille.

    Alors quand la cumulation de données met en péril l’individu, la démocratie, la laïcité, la tolérance, les secrets de l’existence de chacun, il y a une certaine folie collective à croire que tout doit être transparents que l’on peut aller lire dans toutes les têtes l’acte criminel ou interdit ou inconvenant ou iconoclaste sans qu’en partant delà chacun fasse des sérialisation à sa convenance pour y trouver ce qu’il considère ne pas lui ressembler, moins parce qu’il ne lui ressemble pas que pour servir de défouloir de ses propres comportements ou insuffisances.

    D’une manière plus biologique reconnaître l’autre comme son semblable repose sur un certains nombres de réactions qui tiennent compte autant du comportement de survie inné pour prendre en compte les sources nourricières et affectives qui se développent dans la matrice éducative. Donc ce n’est pas sans un effort de réflexion que l’on reconnaît celui que l’on désigne l’étranger pour son semblable parce qu’il appartient à la même espèce.

    Sérier offre une clairvoyance comme tu l’indiques aux sociologues, aux historiens à tous ceux qui de par leur activité apporte une vision de nos tendances et comportent, n’ont pas pour but le contrôle des populations au sens sécuritaire et policier.

    Une parenthèse (pour toi qui aime dissocier les situations, as-tu noté l’ambiguïté à laquelle conduit l’utilisation du terme sécurité, sans préciser s’il s’agit de sécurité civile ou policière, soit l’action des pompiers et autres acteurs comprenant aussi l’action des force de l’ordre et de l’armé et tout ce qui relève de la répression au nom aussi du terme générique sécurité.

    Une conséquence en est de rendre plus facilement acceptable les uniformes s’y rapportant et l’uniforme en général qui est devenue un symbole d’identification et d’appartenant, curieux, même dans le monde économique.

    Il s’y est imposé justement au nom de la sécurité dans le travail revendiqué par les salariés et maintenant s’ils ne le portent pas comme signe d’appartenance à une entreprise et son refus risque le licenciement, pour une population qui se veut dans le langage libertaire ?).

    je reviens au sujet après cette digression. Lorsque la deuxième guerre s’est achevée, beaucoup ont crié plus jamais cela, mais leur intervention n’a pas été d’être vigilant à toutes les causes qui engendrait de tel désastres, seulement de considérer que l’union économie était de nature à y mettre un terme, fustigeant le nationalisme guerrier au passage.

    La confusion de l’attachement à sa nation en est né,dont un certain rejet des autres en son nom qui ne reposent pas sur le développement des mêmes valeurs. L’une parce que l’on est attaché à ses valeurs républicaines et laïques qui s’ouvrent aux autres, l’autre pour les mêmes raisons mais ostracites qui se ferment aux autres et deviennent ségrégationnistes ( j’ai beaucoup simplifié).

    C’est dans ce dernier aspect des choses que l’on se situe nous voulons sérialiser par ségrégationnisme sous un prétexte toujours louable.

    J’écris souvent que la souveraineté du peuple s’impose, certes si un jour elle nous conduit hors de la démocratie nous n’y pourrons rien, et surtout pas sur ceux qui auront été élu par cette majorité. La souveraineté du peuple est une chose la clairvoyance des élites en est une autre et ni les uns ni les autres ne détiennent une vérité. C’est pour cela que nous devons attendre les actes pour juger de leur nocivité éventuelle.

    L’exemple de la Serbie en est la criante vérification. Alors déceler les décisions anodines prise séparément qui amalgamées à d’autres conduiront à ce dont l’on voulait se protéger relève de l’exégète.

    Et à cela nous ne leur donnons guère la parole car ils n’ont pas un discours commercialement médiatique ni partisan.

    Ainsi les 56% de l’opinion est une justification, si les même voulaient que l’on porte cousu sur son vêtement l’étoile de son origine faudrait-il le faire ? Tout dépend bien naturellement des enjeux, ils ne sont pas égaux, l’on ne peut comparer 56% des français se prononçant pour les jeux olympiques et les même 56% pour une décision ségrégationniste.

    C’est là que se situe le rôle des élites que nous avons contribué à former pour guider la nation, l’intrication des deux est indispensable, mais quand l’élite se « populismiphobe » il y a danger.

    Et je suis bien d’accord : Et si toutes ces données tombaient dans d’odieuses mains ?

    Sauf comme en Serbie l’on ne pourra le dire que l’acte accompli.

    Cordialement.

    Petit à petit, la vie d’un individu devient de plus en plus transparente. Des données de plus en plus précises s’accumulent sur lui, de façon plus ou moins connue. Des caméras de surveillance se multiplient dans les rues où il évolue. Des drones se manipulent désormais au-dessus de sa tête. Des traçages informatiques s’organisent pour le pister. Et si toutes ces données tombaient dans d’odieuses mains ? Pour aller plus loin, quatre documents :



  • ddacoudre ddacoudre 16 octobre 2007 18:39

    à la mouche du coche.

    Bonjour la mouche.

    Je suis allé lire le lien, tu as raison, son article est bien. Il est « compassionnel » de tous les avatars accidentels que l’existence nous réserve indifféremment du sexe parce que, nous ne pouvons pas lire la totalité des évènements qui y conduiront. Notre existence est aléatoire et non pas déterminé comme le chacun voudrait pour éviter avec certitude ceci ou cela.

    Mais celui de Massoulier dans un autre genre n’est pas mal du tout en rappelant la souffrance directe ou collatérale des victimes comme un expression de notre humanité, sans que pour autant elle ne débouche sur une chasse aux sorcières illusoire absorbant la justice et le pouvoir à ses seules fins, qui sont contestables car elles nous conduiraient vers un féminisme aussi délétère que le machisme. Dans le domaine de l’horreur le sexe n’y est pour rien, les mécanismes de la passion se façonne culturellement et s’il y a une prédominance de criminalité masculine cela ne tient qu’a notre type de développement culturel.

    Pour s’en convaincre il suffit de connaître des crimes commis par les locataires de la prison des femmes à Rennes. Je ne vais pas tomber dans la stupidité qui consisterait à préférer les crimes des uns ou des unes.

    Sauf qu’il y a moins de soupe médiatique à vendre de ce côté-là et le machisme pousse aussi à les préserver. Réduire l’homme a sa nocivité instrumentalisé par notre culture ou par ses passions qui si déploient et à long terme implanter les élément conduisant à un eugénisme pour ce préserver de l’incertitude événementielle et entrer de plein pied dans la dictature du dogme.

    Ainsi aider les victimes et se préserver des perversités que nous avons définies ne se solutionne pas par la haine et la rancœur en soumettant l’autre à la loi du talion revisitée ou le harceler jusqu’à ce que mort s’en suive, dans ce cas l’on devient soi-même un criminel.

    Je suis un farouche partisan de la liberté d’expression sauf quand elle conduit au « lynchage par le pilori ».

    Cordialement.

    .

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