@L’apostilleur Tout n’est pas dit (même encore) et que ceux qui ont dit ouvertement ont été sanctionnés comme les esprits libres qui voulaient échapper à l’Eglise l’ont été. Il y a aussi le hadith des deux sacs, peu importe son interprétation, il correspond à une idée partagée chez les soufis, l’un des sacs de hadiths pouvant être propagés, l’autre exposant son divulgateur à avoir la gorge tranchée.
Il y a une difficulté logique : si une forme religieuse doit intégrer à la fin des temps la totalité des autres formes, elle doit répondre à certains critères, notamment elle doit s’adresser à une humanité unifiée avec un langage unique, non typé, or toutes les religions sont marquées par leur forme, leur origine, leur histoire, leur langage.
Mais toutes ne portent pas au même degré une réflexion sur la forme de la révélation elle-même, on trouve cette réflexion dans le bouddhisme où les formes ne sont que des moyens pédagogiques provisoires, dans le taoïsme (les Chinois intègrent facilement les deux dans un seul discours), et l’islam lui-même, le Coran disant explicitement que Dieu s’adresse à chaque peuple selon sa langue (que ce soit au point de vue formel linguistique ou au point de vue des modes de pensée, ce qui est lié d’ailleurs).
Il est probable que l’Emir Abd el Qader ait été un saint de type christique, ce qui explique qu’il ait pu s’entretenir avec des chrétiens et être apprécié par eux, il était aussi de l’école akbarienne.
Lee premiers chrétiens croyaient aussi à une apocalypse imminente.
La doctrine des trois sceaux selon Ibn Arabi (le Sheikh al Akbar) :
-le sceau de la Prophétie (légiférante), Mohammed
-le sceau de la Sainteté universelle, le Christ
-le sceau de la sainteté mohammadienne : Ibn Arabi lui-même.
Quant à la prophétie générale, elle n’est pas fermée. Selon Ibn Arabi et cela explique la méprise de certains chrétiens, chaque saint musulman peut relever, dans sa réalisation et ses états, d’un prophète antérieur, mais dans le cadre de la loi islamique. Ce explique qu’il y ait, particulièrement dans les pays proches de l’Occident, des saints « christiques » comme sidi Ben Aliwa en Algérie.
Cette doctrine des différents verbes prophétiques est enseignée dans les « Chatons des sagesses », livre qui selon Ibn Arabi lui fut dicté directement dans sa forme par Mohammed.
Alors que son oeuvre majeure « les Ouvertures Mecquoises », lui fut inspirée par un être mystérieux autour de la Kaaba, cette oeuvre volumineuse est une sorte de commentaire ésotérique du Coran (poésie et doctrine).
La plupart, la totalité des religions se sont divisées après la mort de leur fondateur, pour diverses raisons.
Le fondateur avait une présence charismatique, un nombre restreint de disciples, sa seule présence, ses paroles suffisaient pour féderer et arbitrer les conflits.
Si les modalités de successions ne sont pas précisées, il y a des luttes pour la légitimité, les circonstances changent, il faut une organisation plus importante, une hiérarchie plus évidente, les dogmes se constituent d’une manière antagoniste entre les différents groupes.
"La tradition musulmane des hadiths et l’étude académique occidentale des
origines islamiques représentent des approches diamétralement opposées
pour évaluer l’authenticité historique du hadith... Les deux approches sont critiques, en ce sens qu’elles se préoccupent de
la fiabilité des sources historiques, mais les deux reposent sur deux
séries d’hypothèses qui sont à l’origine des problèmes rencontrés"
Les Protestants de leur coté ont critiqué les Evangiles en distinguant ce qui constituait un apport ultérieur ou influencé par des polémiques tardives ne pouvant être imputées à la période de vie de Jésus.