Ce que je pense, c’est que les « bonnes » places à hauts revenus et prestigieuses sont limitées, donc permettre à plus de monde d’y accéder au mérite, c’est faire déchoir ceux qui s’y trouvent, et il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils cèdent facilement.
De toute manière il y a l’héritage de la famille, du milieu, quand vous vivez, mangez, passez vos vacances avec des gens cultivés, privilégiés socialement, vous acquérez automatiquement et sans effort les codes qui vont bien et qui ouvrent les portes, sinon vous serez peut-être portier.
"Avant le xviiie siècle, la pratique de l’imitation littéraire était très répandue [Les exemples de plagiat sont légions et bien connus : Sénèque,
Shakespeare, Racine, Molière, Proust, etc. Tous les auteurs puisent chez
les autres. Mais, à partir du xviiie siècle, sous l’influence du romantisme et de l’individualisme, l’auteur s’affirme comme une monade créatrice : il ne doit son travail qu’à lui-même et il doit en recueillir les fruits [. À cette époque naît le droit d’auteur...
Ca concerne le domaine artistique, mais dans le domaine des idées, de la politique, de la religion, il n’y a pas de plagiat, il n’y a que des répétitions, des améliorations, de la pédagogie, de la vulgarisation, de la propagande, des nouveautés aussi, pas forcement parce que les éléments sont nouveaux, mais parce qu’ils sont arrangés d’une manière novatrice (c’est vrai également dans le domaine de l’art), la nouveauté pouvant être simplement une adaptation à un nouveau langage, à de nouvelles circonstances.
Une chose particulière à l’islam, c’est la reconnaissance des djinns , créatures d’air et de feu selon la cosmologie traditionnelle (en l’homme prédominent la terre et l’eau) ce qui donne aux djinns une apparence changeante et insaisissable. Bien sur ces créatures se retrouvent dans toutes les cultures traditionnelles, mais ici ils sont une existence reconnue par la religion. Il y a même des discussions théologiques sur les liens entre les djinns et les hommes, en cas de mariage par ex.
Dans la sourate « les djinns », ces êtres disent qu’ils ont reçu un Coran « étonnant » ou "merveilleux, cela s’applique probablement à leur modalité d’écoute plus subtile à certains égards, Mohammed ayant dit une fois que les djinns avaient une meilleure écoute, ce qui peut se référer à une théorie cosmologique du son, en partant du son extérieur pour aller vers des modalités de plus en plus subtiles ( par ex les sons que vous pouvez entendre en rêve) théorie qui est également présente dans l’hindouisme et dans la kabbale juive, mais absente du christianisme, entre autres parce qu’ elle repose sur les ressources particulières des langues de révélation.
Les livres précédents sont cités, mais également comme type d’écriture divine selon Ibn Arabi, Torah pour loi, Psaumes pour prières et poèmes de louanges ou de plaintes, Evangile pour la sagesse christique, ces différentes nuances ou modes d’expression se trouvant dans le Coran, et le Coran lui-même ayant différentes appellations, Coran pour message synthétique, Furqân pour mise en détail, dhikr pour rappel (au sens platonicien de souvenir des réalités immuables et au sens de technique invocatoire).